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Andrieux. - Homme de lettres, né à Strasbourg en 1759, mort à Paris en 1833, fut d'abord destiné à la profession d'avocat. Détourné de cette carrière par les événements de la Révolution il entra dans les affaires et devint successivement chef du bureau de la liquidation juge au tribunal de cassation (1796), membre au Conseil des Cinq-Cents (1798), puis du Tribunat (1800); il porta dans toutes ces fonctions une indépendance qui ne se démentit jamais; aussi fut-il éliminé du tribunat par le premier consul (1802).

Andrieux fut nommé en 1804 professeur de grammaire et de belles-lettres à l'École polytechnique, et en 1814 professeur de littérature au collège de France. Il exerça ces dernières fonctions jusqu'à, la fin de sa vie avec autant de succès que de zèle; malgré la faiblesse de sa voix, il se faisait entendre, a-t-on dit ingénieusement, à force de se faire écouter. Admis à l'Institut lors de la création de ce corps (1797), comme membre de la classe de littérature, il devint en 1829 secrétaire perpétuel de l'Académie française

Andrieux s'était fait connaître dès 23 ans par la jolie comédie d'Anaximandre (1782); il donna ensuite les Étourdis (1788), Helvétius (1802), un remaniement de la Suite du Menteur (1803), le Trésor (1803), la Soirée d'Auteuil (1804), le Vieux Fat (1810), la Comédienne (1816), le Manteau (1826), et une tragédie, Junius Brutus (1828). Il a aussi composé de charmants contes en vers dont il parut un premier recueil en 1800, in-8, des contes en prose et des fables.

On a rassemblé ses oeuvres en 4 vol. in-8 et 6 v. in-18, 1817-23. Andrieux fut uni d'une étroite amitié avec Collin-d'Harleville et Picard, ses rivaux en talent.

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