.
-

Les langues > Indo-européen > langues indiennes
La langue bengali
Le bengali est une langue indienne parlée dans le Bengale (langue officielle du Bangladesh et de l'Etat indien du Bengale). On la nomme aussi Gaur, du nom de l'ancienne capitale des contrées où elle est en usage. A part quelques termes dont on ne retrouve pas l'origine, le bengali se compose, pour plus de moitié, de mots venus du sanscrit sans altération, et, pour le reste, il a fait des emprunts au persan et à l'arabe; quelques expressions malaises, portugaises et anglaises y ont été introduites par suite de fréquentes relations de commerce. 

En ce qui touche aux choses ordinaires de la vie, la grammaire du bengali est fort simple; les constructions se font avec une régularité et une clarté remarquables: mais, dans tout ordre d'idées élevé, le bengali, empruntant ses expressions et ses tournures au sanscrit, participe de la savante complication de cette langue sacrée. Les substantifs bengalis ont les trois genres; le masculin et le féminin ont, pour les deux nombres, des terminaisons particulières, mais le neutre n'a pas de forme spéciale au pluriel. II y a 7 cas de déclinaison rangés dans l'ordre suivant : nominatif, accusatif, instrumental, datif, ablatif, génitif, et locatif. Les adjectifs sont dépourvus de nombres et de cas; ils ont une terminaison particulière pour former le féminin. Les degrés de comparaison se forment, soit avec des affixes comme dans le sanscrit, soit avec des particules comme dans nos langues modernes. Les pronoms n'ont pas de genres. Dans le verbe, l'impératif est la racine; les modes sont l'indicatif, l'optatif, le subjonctif, l'inceptif, et le fréquentatif. Tous les temps de l'indicatif, à l'exception d'un présent, d'un prétérit et d'un futur, se forment du participe présent combiné avec le verbe être. Un des moyens de former la voix passive consiste à mettre le nom de l'agent au cas instrumental en laissant le verbe à l'actif. Il n'y a que trois verbes irréguliers, correspondant à nos verbes aller, venir et donner. Le participe est susceptible des trois temps. Le gérondif a une déclinaison complète. 

Dans la prononciation du bengali, il est à remarquer qu'un o bref s'intercale, comme l'a bref dans le sanscrit, entre les consonnes qui ne sont pas séparées par une autre voyelle. L'écriture est une modification du dêvanâgari; les formes sont plus arrondies, plus cursives.

.


[Histoire culturelle][Grammaire][Littératures]

[Pages pratiques][Aide][Recherche sur Internet]

© Serge Jodra, 2008. - Reproduction interdite.