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Cooper ou
Couper
(Thomas), historien, lexicographe et théologien anglais, né
vers 1517, mort en 1594. Fils d'un pauvre tailleur de Londres et élevé
par charité, il fut d'abord médecin à Oxford; mais,
après la mort de la reine Marie, il
revint à sa première vocation et entra dans les ordres de
l'Eglise anglicane ,
où il se fit remarquer par son talent de prédicateur, et
où il devint évêque de Winchester. Ses deux premiers
ouvrages furent une continuation de la chronique universelle (Chronicle
of the World) de Thomas Languet, qu'il conduisit de l'an 17 av. J.-C.
jusqu'au règne d'Edouard VI (1549), et un dictionnaire
latin-anglais intitulé Bibliotheca Eliotae sive Dictionarium
Lat. et Angl. auctum et emendatum (1548). Mais son oeuvre la plus importante
est un Thesaurus Linguae Romanae et Britannicae, suivi d'un Dictionnaire
historique et poétique (1565). Cet ouvrage attira sur son auteur
l'attention bienveillante de la reine Elisabeth
Ire; il
est resté longtemps populaire sous le nom de Cooper's Dictionary.
On reproche à Thomas Cooper, comme administrateur ecclésiastique,
de s'être montré rigoureux et même cruel contre les
non-conformistes de son diocèse. Il a laissé un grand nombre
d'écrits de controverse théologique, dont quelques-uns sont
demeurés inédits. (B.-H. G.). |
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Cooper (Thomas). -
Littérateur anglais, né en 1805 à Leicester. Apprenti
cordonnier, il apprit seul le latin, le grec, l'hébreu et le français.
A vingt-trois ans, il se fit maître d'école et en même
temps prêcheur méthodiste. Devenu reporter de journaux chartistes,
il se mit à la tête du mouvement insurrectionnel à
Leicester, organisa des réunions, fut arrêté et condamné
à deux ans de prison (1842). C'est dans la geôle de Stafford
qu'il écrivit the Purgatory of Suicides, poème épique,
et Wise Laws and Modern Instances, recueil de nouvelles,
publié ainsi que le poème en 1845. L'année suivante
parurent Baron's Yule Feast et dans le Douglas Jerrold's Newspaper,
une série d'articles sous le titre Condition of the People of
England. En 1848, il commença des conférences historiques
et politiques à Londres et lança successivement deux organes
radicaux hebdomadaires, Plain Speaker et Cooper's Journal
qui n'eurent que peu de durée, continuant, entre temps, ses conférences
d'une ville à l'autre de l'Angleterre .
Vers la fin de 1855, ses opinions religieuses subirent un nouveau changement;
de sceptique, il redevint fervent croyant et retourna prêcher l'évidence
du christianisme ,
partout où il avait émis ses doctrines de libre pensée.
Tout cela ne l'enrichit guère, car ses amis se cotisèrent
pour lui faire cent livres sterling de rente. On a deux romans de lui,
Alderman Ralph (1853) et the Family Feud (1854), plus une autobiographie
parue en 1872, Ses oeuvres poétiques ont été réunies
en 1878. (Hector France). |
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Cooper (Thomas Thornville).
- Voyageur anglais, né à Bishopwearmouth le 13 septembre
1839, mort le 24 avril 1878. Après une traversée mouvementée
de Londres en Australie, il s'y établit et fit diverses excursions
dans l'intérieur du pays. En 1859, il passa aux Indes où
il entreprit plusieurs voyages, notamment en Birmanie .
Il s'embarqua en 1863 pour Shanghaï, où il prit part à
la répression de la rébellion des Taipings. Il fut, en 1868,
chargé par la chambre de commerce de Shanghai de chercher une route
de la Chine
à l'Inde
à travers le Tibet .
Après un vovage hérissé de difficultés, il
ne pot accomplir sa mission et fut obligé de revenir à Hankiou.
IIl retourna alors en Angleterre
où il publia le récit de ses voyages, sous le titre de :
A Pioneer of Commerce (Londres, 1868). En 1869 il renouvela sa tentative
en partant d'Assam pour se diriger vers la Chine. Il échoua encore,
publia une intéressante relation, Mishmee Hills (1869), et
après un nouveau séjour en Angleterre, fut chargé
par le gouvernement d'escorter jusqu'à la frontière du Yun-nan
une mission chinoise qui était venue à Londres. En 1876,
il eut encore mission de porter des dépêches et des présents
au vice-roi de l'Inde, et fut nommé agent politique à Bhamo
(Birmanie). Il fut assassiné par un des gardes indigènes
de son escorte. (R. S.). |