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Adam (Lambert
Sigisbert), sculpteur né à Nancy,
en 1706, mort en 1759, exécuta avec son frère, Nicolas-Sébastien
(1705-1778), plusieurs de beaux sujets qui ornent des parcs publics, entre
autres, la Seine et la Marne, à St-Cloud, Neptune
et Amphitrite ,
à Versailles. Lambert Adam publia, en 1754, un Recueil de sculptures
antiques. |
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Adam (Adolphe), compositeur,
né à Paris
en 1803, mort en 1856, avait pour père un habile pianiste alsacien,
Louis Adam (1760-1848), qui devint professeur au Conservatoire de Paris,
et à qui l'on doit une excellente méthode de piano. Ad. Adam
reçut, avec les leçons de son père, celles de Boïeldieu,
se fit de bonne heure remarquer par la facilité de ses improvisations
et obtint en 1825 le 2e grand prix de l'institut.
Doué d'une merveilleuse fécondité,
il composa le plus souvent pour l'Opéra-Comique et en collaboration
avec Saint-Georges ou Scribe, un grand nombre
de pièces charmantes, entre autres : le Chalet (1814),
le Postillon de Lonjumeau (1836), le Fidèle Berger (1837),
Gisèle,
ballet délicieux (1841), le roi d'Yvetot
(1842), le Toréador (1849),
Giralda (1850), le
Corsaire (1856), ballet, le dernier de ses ouvrages et l'un des meilleurs.
Élu en 1844 membre de l'Académie
des Beaux-Arts, il fut nommé en 1848 professeur de composition au
Conservatoire. Adam avait créé en 1846 le Théâtre
lyrique, pour lequel il composa plusieurs jolies pièces (le Bijou
perdu, Si j'étais roi, etc.); mais les événements
de 1848 étant venus interrompre le succès de cette entreprise,
il éprouva des pertes ruineuses, et dut, pour les réparer,
s'imposer de pénibles sacrifices et des travaux excessifs qui abrégèrent
sa vie. Comme compositeur, Adam se distingue par une musique fraîche,
gracieuse, correcte et facile. Il possédait au plus haut degré
l'entente de la scène lyrique, et excellait dans la disposition
des voix. |