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Encyclopédie
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la Pâque juive |
La
Pâque juive (Pessah ou Pesah) est une des trois fêtes
solennelles pour lesquelles les mâles, parmi les enfants d'Israël,
devaient se présenter devant Yahveh (Dieu)
avec des offrandes (Exode, XXIII, 94.46). Il semble que c'était
celle qui amenait à Jérusalem« Vers minuit, je passerai à travers l'Égypte, et tout premier-né mourra, depuis le premier-né de Pharaon, qui devait être assis sur le trône, jusqu'au premier-né de l'esclave, qui travaille au moulin, même le premier-né des bêtes. Et il y aura un grand cri au pays d'Égypte, tel qu'il n'y en eût et n'y aura jamais de semblable. Mais, parmi les enfants d'Israël, un chien ne remuera point sa langue, depuis l'humain jusqu'aux bêtes, afin que vous sachiez que Dieu aura mis de la différence autre les Égyptiens et les Israélites (XI, 4-7) ».Pour bénéficier de cette différence et empêcher le dévastateur d'entrer dans leurs maisons, les enfants d'Israël devaient immoler, entre les deux vêprées, un agneau ou un chevreau de l'année, mâle et sans défaut. Le sang était reçu dans un bassin, et on devait y tremper un bouquet d'hysope, pour en arroser le linteau et les deux poteaux de la porte de chaque maison. Il arriva donc, selon la Bible, qu'à minuit Yahveh frappa tous les premiers-nés du pays d'Égypte; et il y eut un grand cri en Égypte, parce qu'il n'y avait aucune maison ou il n'y eut un mort. Pharaon se leva, il appela Moïse et Aaron et leur dit : « Sortez des milieu de mon peuple et servez l'Éternel » (XII, 5, 6, 7, 13, 22, 39, 31).Pour perpétuer le souvenir de cette délivrance et en reproduire les principales circonstances, Yahveh ordonna, par décret perpétuel, aux Hébreux d'instituer, lorsqu'ils seraient entrés dans le pays qu'il leur avait promis, une fête solennelle. Elle devait être célébrée chaque année et durer sept jours. Au premier et au septième, il y aurait une sainte convocation et on ne ferait aucune oeuvre. Dès le premier jour, on retirerait le levain de toutes les maisons; et quiconque mangerait du pain levé pendant les sept jours de la fête, serait retranché de l'assemblée d'Israël, tant celui qui habitait comme étranger que celui qui était né au pays. De là, le nom de Fête des pains sans levain donné à la pâque. En la première nuit, l'agneau ou le chevreau rôti au feu avec sa tête, ses jambes et ses entrailles, devait être mangé avec des herbes amères. Ce qui en resterait au matin serait brûlé. Quand les enfants demandaient ce que signifiait cette cérémonie, on leur répondait : « C'est le sacrifice de la pâque à l'Éternel, qui passa par-dessus les maisons des enfants d'Israël, lorsqu'il frappa l'Égypte et qu'il préserva nos maisons » (XII, 14, 25, 1u-19, 8-10, 26-27).L'agneau ou le chevreau devait être mangé dans la même maison; il était interdit d'en emporter la chair dehors et d'en briser les os. Les incirconcis ne pouvaient prendre part à ce repas (46-48). Le livre des Nombres (XXVIII, 16-25) complète ces prescriptions par l'indication des sacrifices et des offrandes qui devaient avoir lieu pendant les sept jours de la fête : chaque jour, outre les sacrifices ordinaires, un holocauste comprenant deux jeunes taureaux, un bélier, sept agneaux d'un an et un bouc expiatoire. On y joignait un gâteau de fine farine pétrie à huile. Primitivement, le père de famille immolait lui-même l'agneau pascal; mais peu à peu l'usage s'établit de charger les lévites de ce soin (2, Chroniques, XXX, 17 ; XXV, 11). Voici les renseignements
complémentaires qu'on trouve dans le Talmud Le 16 nissan, on allait en procession solennelle couper la première gerbe et on l'apportait au temple, où elle était offerte suivant les rites prescrits. Cette cérémonie a fait supposer qu'une fête agricole, une fête de printemps, avait été adjointe à la Pâque, et même que la Pâque n'était qu'une transformation de cette fête. (E.-H. Vollet). |
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© Serge Jodra, 2008. - Reproduction interdite.