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Laurier.
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Arbre consacré à Apollon,
soit parce que Daphné, qu'il avait aimée,
fut changée en laurier, soit parce que les feuilles de cet arbre
servaient à tirer des présages. Le trépied d'Apollon
était primitivement fait de bois de laurier, ou c'était près
d'un laurier tenant au sol par trois racines qu'on rendait les oracles.
La Pythie, les devins de toute sorte, ceux qui consultaient les dieux sur
l'avenir ou qui faisaient des expiations, portaient du laurier. On en brûlait
dans les temps où l'encens
n'était pas encore connu. On se servait du laurier dans les enchantements,
et de ses feuilles on composait des guirlandes pour orner la tête
des victimes. Non seulement Apollon, mais Esculape,
Vulcain,
Hercule,
Vesta,
Janus,
les dieux
Pénates furent représentés
couronnés de laurier.
Lorsque le feu des
Vestales
était éteint, on le rallumait en frottant vivement deux morceaux
de bois de laurier l'un contre l'autre. Dans presque toutes les solennités
publiques, les Romains décoraient leurs portes de lauriers. On mettait
du laurier la nuit sous l'oreiller, pour avoir des rêves heureux.
Souvent les soldats en prenaient pour marcher au combat, en paraient leurs
armes dans les cérémonies du
triomphe,
et il devint un symbole de victoire : de là l'expression de litterae
laureatae (lettres laurées) pour désigner des lettres
qui annonçaient de bonnes nouvelles. Enfin les poètes se
couronnaient souvent de laurier pour réciter leurs vers, et le laurier
était aussi le prix qu'on leur donnait, ainsi qu'aux autres vainqueurs,
dans les jeux publics. (B.). |
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