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Poésie
ïambique, nom donné chez les anciens Grecs
à ce qui s'appelle spécialement Satire
chez les peuples modernes. Les diatribes contre les personnes ou contre
les moeurs générales ayant été primitivement
composées en iambes, le nom d'ïambique a été
donné au poème lui-même : on disait vulgairement des
ïambes, pour dire une satire mordante, une invective. Archiloque,
Hipponax, Timocréon, sont les représentants les plus connus
de ce genre de poésie; mais nous ne saurions apprécier le
mérite de leurs oeuvres dont il ne nous est parvenu que de trop
courts fragments.
Nous n'avons pas de pièce latine
portant ce titre, bien que les poètes latins se servent fréquemment
du mot ïambes pour désigner une pièce médisante.
Mais nous devons rattacher à ce genre un grand nombre des pièces
d'Horace connues sous le nom d'épodes,
et dont quelques-unes sont d'une virulence extrême, notamment les
odes 4, 60, 10, 17. En France, André Chénier
a renouvelé ce genre, mais dans un seul essai inachevé. Après
lui, Auguste Barbier s'est fait un nom par ses ïambes. Ils sont composés
de grands vers alternant avec un plus petit placé en forme d'épode,
à l'imitation de ce que nous voyons dans Horace, qui lui-même
s'était modelé sur les iambographes de la Grèce. (P.). |
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