|
|
|
|
Les
textes
|
|
| Vers fescennins.
- On appelait de ce nom une poésie grossière, dont
le nom venait soit de ce que, selon Festus Avienus,
les vers dont elle était composée préservaient du
mauvais oeil, en latin fascinum, soit plutôt de ce que, dans
les fêtes où on les chantait primitivement, figurait un Priape " des vers grossiers et du rire effrené des laboureurs italiens". Horace dit en
substance (Epîtres Aux approches de l'ère chrétienne,
les vers fescennins sont devenus un genre littéraire. Nous en connaissons
d'Octave, nous en possédons d'Ausone
et de Claudien. On les chantait aux noces, et,
de leur origine, ils avaient gardé quelque chose de cette grossièreté,
qui, encore au siècle d'Auguste, plaisait
tant aux Romains les plus distingués, cf. Horace,
Satires,
I, 5, sur le voyage à Brindes |
|
© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.