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Les
textes
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| Épître
(altération du mot latin epistola, message), nom que l'on
donnait autrefois aux lettres missives de Cicéron,
de Pline et autres Anciens, et qu'on remplace généralement
aujourd'hui par celui de lettre. II est demeuré aux lettres
envoyées par certains Apôtres En Littérature, on entend par épître
une pièce de vers en forme de lettre ou de discours, adressée
à quelqu'un. Horace est l'inventeur de
ce genre littéraire, qui comporte toute espèce de sujets
et peut prendre tous les tons, depuis le familier jusqu'au sublime. Mais
ses dimensions sont bornées. Horace a traité dans ses Epîtres En France, Marot
a écrit plusieurs jolies épîtres badines,entre autres,
une au Roy, pour avoir été dérobé. Mais,
pour trouver la belle épître sérieuse, il faut descendre
jusqu'au XVIIe siècle, où
Boileau,
prenant ce genre par son grand côté, a traité, dans
un recueil de onze Epitres On trouve aussi un certain nombre de jolies ou de belles épîtres dans les oeuvres de poètes de 2e et même de 3e ordre; nous en citerons quelques une : l'Épître à ma soeur, par Gresset (sur sa convalescence); celles Sur la bonne et la mauvaise Plaisanterie, de Lebrun; sur les Disputes, de Rulhière; sur les Pédants de société, de Sélis; à mon Habit, de Sedaine; à Chateaubriand, de Fontanes, sur le roman-poème des Martyrs. Parmi les poètes du XIXe siècle, nous rappellerons, en France, les épitres : à l'Académie française, de Casimir Delavigne; à Lamartine, de Barthélemy (dans la Némésis); et la magnifique réponse de Lamartine, à Némésis, etc. En Angleterre, les Épîtres de Pope sont au nombre des plus brillantes oeuvres de ce poète; celles de Young ont de l'esprit, mais peu de mesure et de goût. (P.). |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.