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Élis
(géographie ancienne). - Ville principale de l'ancienne Elide, bâtie
au Sud du Pénée, au pied d'un rocher de 460 mètres
d'altitude. qui portait la citadelle (appelée par la suite Kaloskopi
ou Belvédère); elle s'étendait jusqu'à
la rivière. Citée d'abord comme ville des Epéens par
Homère,
elle ne prit .d'importance qu'après l'établissement des Etoliens
d'Oxylus; ce fut la résidence des rois et des chefs de famille aristocratique
qui gouvernèrent I'Elide après les rois. Sa citadelle
était le seul point fortifié de la contrée; les autres
villes ou villages étaient ouverts et payaient tribut aux Eléens.
Après la seconde guerre médique ,
la démocratie fut établie (471) et la ville s'agrandit rapidement.
La population, que les nobles, maîtres de l'Acropole,
tenaient dispersée dans les villages, se concentra, formant une
grande ville ; on ne l'entoura pas de remparts, la sainteté du pays
semblant une protection suffisante. L'organisation d'Elis et de l'Elide
nous est mal connue; elle a été étudiée surtout
à
propos du recrutement des Hellanodices qui présidaient aux jeux
olympiques .
La tranquillité garantie par la domination romaine avait enrichi
les Eléens, et leur ville était au IIe
siècle une des plus populeuses de la Grèce; Pausanias
et Strabon nous l'attestent. Son gymnase était
de beaucoup le plus vaste de la Grèce. On cite encore le portique
des Corcyréens, celui des Hellanodices, les temples d'Aphrodite
Uranie, d'Apollon
Acacesius, d'Athéna ,
des Charites ,
de Silène ,
le théâtre, etc. |
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