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Les
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| Justinien II,
empereur byzantin Au point de vue religieux, Justinien rompit la bonne entente qui avait été rétablie, entre l'Empire et la papauté, du vivant de Constantin IV. Pour faire pièce au sixième concile de Constantinople, il convoqua le concile in trullo ou Quinisexte, parce qu'il avait la prétention de combler le cinquième et le sixième. Présidé par l'empereur, le concile confirma à ce dernier la direction de l'Eglise et, entre autres articles, en adopta un qui autorisait le mariage des prêtres. Le pape Sergius refusa de souscrire au concile. Justinien irrité médita de le faire enlever par le protospathaire Zacharie. Sergius fut défendu par les milices de la Pentapole; Zacharie, pour n'être pas tué, fut obligé de se mettre sous la protection du pape, qui le cacha sous son lit (692). Justinien ne put pas se venger de l'affront subi par son envoyé; il allait bientôt en effet être précipité du trône. A l'intérieur, il avait accablé
ses sujets d'emprunts forcés et appliqué les expédients
fiscaux d'Etienne, chef des eunuques, et du grand logothète Théodore.
Le peuple et l'aristocratie, soutenus par le patriarche Callinicos, murmurèrent;
l'empereur ordonna de faire périr les principaux des mécontents.
Une révolution éclata, le patries Léontius se mit
à la tête du mouvement. Justinien est fait prisonnier; on
lui coupe le nez et on l'exile en Chersonèse Justinien prépara une deuxième expédition, qu'il confia au patrice Mauros. Celui-ci ne put entrer à Kherson; il fit cause commune avec les habitants qui proclament Philippique Bardane empereur. Justinien, réfugié à Sinope, est tué par un de ses amis, Elias. Son fils, Tibère, tombé aux mains de Philippique à Constantinople, est aussi mis à mort. Le règne de Justinien II fut un des plus funestes de la période anarchique, qui va de la mort d'Héraclius à l'avènement de Léon III (641-717). Avec lui la cruauté et l'incohérence sont installées sur le trône. (Beaulieu). |
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© Serge Jodra, 2005. - Reproduction interdite.