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Grégoire
de Nazianze (saint), docteur de l'Église ,
né vers l'an 328, et surnommé le Théologien,
à cause de sa connaissance profonde de la religion chrétienne,
était fils de saint Grégoire, évêque de Nazianze,
et de sainte Nonne, frère aîné de saint Césaire
et frère cadet de sainte Gorgonie. Il étudia à Athènes,
où il se lia d'amitié avec saint Basile,
et où il présagea ce que serait Julien l'Apostat, leur condisciple.
Il vécut à l'écart du monde avec saint Basile de 358
à 359. Rappelé alors à Nazianze par son père,
qui l'ordonna prêtre en 361, il assista ce vieillard dans le gouvernement
de son diocèse. Il ne consentit que par déférence
pour son père et son ami saint Basile à être sacré
évêque de Sasime en Cappadoce ,
en 372, et les circonstances ne lui permirent jamais de prendre possession
de ce siège.
Il fut appelé à Constantinople
par
les fidèles de cette ville, vers 376, pour être leur évêque.
C'est là qu'il eut saint Jérôme pour disciple. Il avait
détruit l'arianisme
et imposa la foi catholique
dans cette Église lorsque, voyant son élection contestée
dans le concile général tenu à Constantinople en 381,
il donna sa démission, retourna dans le village qui l'avait vu naître,
près de Nazianze, et y mourut en 389 ou 391.
Sa Vie a été écrite
par Hermant. Saint Basile le considère comme
un
puits profond de science par la vaste étendue de ses lumières,
et la bouche même de Jésus ,
par la force et la sublimité de son éloquence.
La pureté de sa diction n'est inférieure
qu'à celle de saint Jean Chrysostome
parmi les Pères ,
et il l'égale par la grâce et l'éclat. Il doit être
aussi considéré comme un grand poète. |
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