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Galitzine.
- Importante famille russe (l'orthographe exacte du nom est, en russe,
Golitsyne). Elle prétend descendre du prince lituanien Gedymin
et devoir son nom au gant de cuir (galitsa) que portait un des membres
de la famille, Ivan Boulgak. A dater du XVIe
siècle, elle joue un rôle considérable dans l'aristocratie
russe. Ses principaux représentants en politique ont été
:
Vasili
Vasilievitch, surnommé le Grand, né en 1633, mort en
1713. Il combattit les Tatares et les Cosaques et reçut le titre
d'hetman; investi de la confiance du tsar Alexis Mikhaïlovitch, il
contribua puissamment à la destruction du miestnitchestvo (préséances
hiérarchiques de la noblesse). Premier ministre et favori de la
tsarevna Sophie, régente, il réprima la révolte des
Strieltsy
(strelitz) et des Raskolniks. En 1686, il conclut un traité
avec la Pologne. Sophie allait l'épouser lorsque son frère,
le futur Pierre le Grand, la força à se faire religieuse.
Galitzine fut exilé en Sibérie ; gracié plus tard,
il finit sa vie dans un monastère .
Dimitri Mikhaïlovitch
Galitzine, né au XVIIe siècle,
mort en 1738, fut ambassadeur à Constantinople
et chargé du département des finances; il contribua à
l'avènement de l'impératrice Anna
Ivanovna ( Le
Printemps des Tsarines); plus tard, ayant voulu restreindre le pouvoir
de l'impératrice, il fut enfermé dans la forteresse de Schlüsselbourg
où il mourut.
Son frère,
Michel
Mikchaïlovitch Galitzine (1673-1730) fut l'un des meilleurs généraux
de Pierre le Grand; il conquit la Finlande en
1714, et la gouverna jusqu'en 1721 ; il devint feld-maréchal et
président du collège de la guerre.
Son frère,
Michel Mikhaïlovitch (1683-1764), fut ambassadeur en Perse, grand
amiral et président du collège de la marine.
Alexandre Mikhaïlovitch,
neveu du précédent, né en 1718, mort en 1784, fut
ambassadeur à Dresde, prit part à la guerre de Sept ans,
à la campagne de Livonie
et à celle du Dniester (1768), où il commandait la première
armée. En 1769, il s'empara de Khotin, fut gouverneur de Pétersbourg
et feld-maréchal.
A ces noms, il convient
d'ajouter ceux de quelques membres de la famille Galitzine qui se sont
faits connaîtres plutôt dans le mode de la musique et des lettres
:
Dmitri-Alexiéiévitch,
né en 1738, mort en 1803, fut ambassadeur à Paris et à
La Haye, ami de Voltaire, et publia quelques
ouvrages, notamment l'Esprit des économistes (1796. 2 vol.
in-8); Description de la Tauride (1788).
Sa femme, Amélie,
fille du général prussien von Schmettau, née catholique,
joua un rôle considérable dans la société allemande.
Née en 1748, morte en 1806, elle réunit autour d'elle, à
Munster, une élite de catholiques distingués. C'est une sorte
de Mme Swetchine. On a publié sur elle divers
ouvrages, notamment : Fürsten Amalia von Galitzyn Briefwechsel
und Tagebücher (Münster, 1874-1876) et Die Fürsten
Amalia von Galitzyn und ihre Freunde, par Galland (Cologne, 1880).
Alexandre Nikolaevitch
Galitzine, né vers 1786, mort en 1844, fut procureur supérieur
du synode, ministre des cultes et de l'instruction publique sous l'empereur
Alexandre et devint, sous l'empereur Nicolas, chancelier des ordres russes.
Il se retira de la vie publique en 1842. Il a été l'objet
d'une monographie considérable, Fürst Alexander Galitzin
und seine Zeit, par Peter von Goetze (Leipzig, 1882).
Georges Nikolaevitch
Galitzine,
né en 1813, mort en 1872, a été un musicien distingué.
Il avait été l'élève de Glinka, de Sierov et
de Rischel; il donna avec succès des concerts en Angleterre, en
France et en Russie; il a écrit environ 60 pièces de musique
vocale, des méthodes de chant, etc. Ce fut un excellent chef d'orchestre.
Nicolas Borisovitch,
né en 1795, mort en 1866, publia en français des poésies
originales ou traduites du russe.
Emmanuel Galitzine,
né en 1804, mort à Paris en 1853, a publié la Finlande
en 1848 (Paris, 1852, 2 vol. in-8) et traduit en français des ouvrages
russes.
Augustin Galitzine,
né à Pétersbourg en 1823, mort à Paris en 1875,
se convertit au catholicisme et passa la plus grande partie de sa vie à
l'étranger. Il vécut à Paris et collabora au Correspondant
et à d'autres organes catholiques. Il a publié un grand nombre
d'ouvrages relatifs à la Russie et aux questions religieuses :
Un Missionnaire russe en Amérique (Paris, 1856) ; le Saint-Siège
et la Russie (ib., 1864); la Russie au XVIIe
siècle
dans ses rapports avec l'Europe occidentale
(ib., 1855); la Russie
au XVIIIe siècle, mémoires
inédits; il a publié des éditions d'un certain nombre
d'ouvrages historiques relatifs à la Russie et traduit le Prince
Serebranny d'Alexis Tolstoï.
Nicolas Sergievitch
Galitzine, né en 1808, officier d'état-major et professeur,
a publié en russe un grand ouvrage : Histoire militaire depuis
les temps les plus anciens jusqu'à nos jours, trad. en allemand
(Kassel ,
1874 et suiv.), diverses monographies et des mémoires dans la revue
l'Antiquité russe. (L. Léger).
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