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| Arrière-plans | ||
| Le nom
de Ouïgours appartient spécialement à un peuple
nombreux, parlant une langue de la famille des langues turques ( Les Ouïgours se divisaient en quinze tribus, et le nom de plusieurs de celles-ci suffit à établir certaines de leurs affinités historiques. La première, la tribu dominante, était celle des Üngir. On l'appelait aussi Ogu et Oguz. La dixième était celle des Huns; la treizième, celle des Hekit. Ekis, Egiz, etc. Sous la dynastie de Sui (581- 618), ils étaient connus sous le nom de leur première tribu dans la vieille forme, Uigit ou Uigir. Ils furent un instant soumis aux Tou-Kiou, dont les premières familles s'étaient installées dans l'Altaï entre 424 et 451. Mais de 605 à 616, ils se révoltèrent et se choisirent un chef particulier. Le gros de la nation est dès lors établi sur la Selenga, affluent de l'Orkhon. Mais on a des monnaies de cuivre de type chinois provenant du lac Issik-Koul qui ont été émises après 621 et portent des légendes de l'écriture des Ouïgours. Ceux-ci n'avaient donc sans doute pas abandonné entièrement leur première patrie. Leur écriture
est d'ailleurs développée de l'écriture syrienne,
introduite en Chine Le texte ancien le
plus important qu'aient laissé les Ouïgours est l'inscription
sur rocher de Kara-Balgassoum (Orkhon), qui était leur capitale.
Cette, inscription en triple texte, en caractères dits vieux-turcs,
ouïgours et chinois. mentionne les khans ouïgours qui se sont
succédé jusqu'en 805.
Elle daterait de 825
à 832.
Ce premier empire ouïgour durera jusqu'à ce que les Kirghiz
en viennent à bout au vers 840.
Un second empire Ouïgour se constituera ensuite plus au Sud, et durera,
celui-ci jusqu'au début du XIe
siècle; il sera détruit
par les Tangout (
Les deux khanats ouïgours. Au nord : entre 745 et 840; au sud : de 840 à 1028. Schlegel qui, au
XIXe
siècle, en a traduit le texte chinois,
après l'ambassadeur chinois à Saint-Pétersbourg Shu-king-Cheng,
donne le portrait d'un Ouïgour d'après un ouvrage chinois (Die
chinesische Inschrift auf dem uigurischen Denkmal in Kara-Balgassun. von
Dr Schlegel, Profes. der chines. Sprache an der Universit. zu Leiden;
Helsingfors, société finno-ougrienne, 1896, in-8). Au pied
du Nan-chan, entre Kan-tchéou et Soutchéou (Nord-Ouest de
la Chine Les Soïotes - Il s'agit d'un peuple nomade de l'Asie centrale, établi entre les monts Altaï et Saïan, en Sibérie et Mongolie; les Chinois les nomment Oulyanghaï. On les rattache parfois aux Samoyèdes; mais ils ont fusionné avec les peuples turcs voisins, et une partie ont adopté la langue mongole. |
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© Serge Jodra, 2008. - Reproduction interdite.