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Burnouf
(Jean-Louis). - Professeur et philologue, né en 1775 à Urville
(Manche), mort en 1844, était fils d'un pauvre tisserand, qui le
laissa orphelin de bonne heure. Admis comme boursier au collège
d'Harcourt à Paris, il remporta en 1792 le prix d'honneur de l'Université,
et n'en fut pas moins obligé, pendant la Révolution, de se
faire commis marchand pour vivre. Il entra dans l'Université en
1808, fut successivement professeur de rhétorique au lycée
Charlemagne et au lycée Impérial, maître de conférences
à l'École normale, professeur d'éloquence latine au
Collège de France, inspecteur de l'Université, et fut admis
en 1836 à l'Académie des inscriptions.
Ou lui doit une Méthode pour étudier la langue grecque
(1813) et une Méthode pour étudier la langue latine
(1840), ouvrages classiques, qui sont conçus dans un esprit philosophique
sans cesser d'être d'un usage pratique; une édition de Salluste
(1822), dans la collection Lemaire; enfin des traductions de Tacite
(6 vol. in-8, 1827-1833), de plusieurs ouvrages de Cicéron,
et du Panégyrique
de Pline, qui unissent l'élégance
à la fidélité. |
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Burnouf (Eugène).
- Savant orientaliste, fils du précédent, né à
Paris en 1801, mort en 1852, se consacra aux langues orientales, et approfondit
surtout le sanscrit et le zend; fit un cours de grammaire générale
à l'École normale, fut élu en 1832 professeur de langue
et de littérature sanscrites au Collège de France. et entra
la même année à l'Académie
des inscriptions. Il venait d'être nommé secrétaire
perpétuel de cette compagnie, lorsqu'il fut enlevé par une
mort prématurée.
Outre un grand nombre de mémoires
sur des questions particulières et le texte explicatif de l'Inde
anglaise de Geringer, 1827-1835, on a de lui Vendidad-Sadé ,
l'un des livres de Zoroastre ,
texte zend, avec traduction, 1829-1832; le Yaçna ou le livre
des prières, en zend, 1833, avec un commentaire où le
vrai sens des livres sacrés des Parsis était pour la première
fois expliqué; un Mémoire sur les inscriptions cunéiformes,
1838, où sont déchiffrés des caractères restés
,jusque-là indéchiffrables, le Bhâgavata-pourana ,
histoire
poétique de Krishna ,
avec traduction et commentaires, 1840-1844; enfin une Introduction à
l'Histoire du Bouddhisme
indien, d'après les monuments originaux récemment retrouvés
: il achevait ce grand travail au moment de sa mort. |