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Lectisternium.
- Cérémonie expiatoire ou lustrale
usitée à Rome ,
et qui consistait essentiellement en un repas offert aux dieux étendus
par couples sur des lits garnis de coussins (pulvinar). Nous empruntons
à Tite Live la description du plus ancien
lectisterne connu. Au milieu du IVe siècle
de Rome, un été pestilentiel précédé
d'un cruel hiver ayant désolé la République,
«
les livres sibyllins furent consultés d'après un décret
du Sénat. Les duumvirs des cérémonies sacrées
apaisèrent par un lectisterne, le premier qui se soit fait à
Rome et qui dura huit jours, Apollon, Latone
et Diane, Hercule,
Mercure
et Neptune, en leur dressant trois lits avec
le plus de magnificence possible. Cette cérémonie fut célébrée
aussi par les particuliers dans toute la ville; les portes des maisons
restèrent ouvertes, les objets domestiques furent exposés
dans les cours à tout venant, l'hospitalité fut donnée
à tous les étrangers connus ou inconnus, et des paroles amicales
et gracieuses furent échangées entre ennemis. On enleva leurs
liens aux prisonniers durant ces jours et l'on se fit ensuite scrupule
d'enchaîner de nouveau ceux que les dieux avaient délivrés.
» (Tite Live, V, 43. Cf. Denys d'Halicarnasse, Frag., 4, 1. XII).
Les divinités apaisées ne sont
pas toujours celles que nous voyons figurer ici. Les lectisternia,
d'abord peu fréquents, sa multiplient au temps des guerres d'Hannibal.
Mais on les trouva sans doute peu efficaces; car, après la bataille
de Cannes, il n'en fut pas célébré, et l'histoire
ne mentionne plus que rarement cette cérémonie, du moins
sous la République. Plus tard, en effet, ces repas divins deviennent
périodiques et sont confiés aux Septemviri epulares.
Les fastes de Maffei et le calendrier d'Antium
portent aux ides de novembre : Epul. Indict. (epulum indicitur),
c.-à-d. l'annonce du jour où se fera l'epulum. Cette cérémonie
est peut-être d'origine étrusque. (André
Baudrillart). |
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