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| Les
archéologues donnent le nom de Chrisme au monogramme
formé des deux lettres grecques X ( = Chi) et P ( = Rhô),
initiales du nom du Christ ; il représente
en même temps le nom du Christ et la figure de la croix (croix de
St-André). On l'écrit aussi XPS (CRS) et XPI (CRI),
par abréviation pour Christus et Christi.
Fréquemment,
pour le tracer, la haste du P a été simplement traversée
d'une barre transversale, ce qui donne la figure d'une croix ansée
c'est sous cette forme qu'on trouve de préférence le Chrisme
dans les monuments chrétiens de l'Egypte Beaucoup d'auteurs
ecclésiastiques le font remonter jusqu'aux temps apostoliques, ce
serait d'après eux le « signe du Dieu vivant » dont
il est parlé dans l'Apocalypse de saint Jean (VII, 2)
Chrisme sculpté à la base d'une croix (Mauran). Photo : © Serge Jodra, 2010. D'autres pensent qu'il n'a été connu que depuis Constantin, qui le fit le premier tracer sur son labarum entouré de l'inscription : In hoc signo vinces. Quoi qu'il en soit, on ne l'a trouvé jusqu'ici sur aucun monument d'une date certainement antérieure au règne de Constantin. C'est à cette époque qu'il apparaît dans les Tituli romains où on le rencontre jusqu'à la fin du Ve siècle. On le voit souvent figurer dans la décoration des églises, des basiliques et des baptistères, et spécialement dans les mosaïques, sur les monuments funéraires, les lampes d'argile ou de métal, les fonds de coupes de verre, les bijoux et les médailles. Constantin le fit graver sur les casques, les cuirasses et les boucliers de ses soldats, ainsi qu'au revers de la monnaie publique. Les évêques
prirent l'habitude de le tracer en tête de leurs lettres; et de là
vint l'habitude de le tracer en tête des actes publics et particulièrement
des diplômes de souverains, usage qui se perpétua dans l'occident
de l'Europe |
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