.
-

La littérature japonaise
La littérature japonaise englobe une large gamme de genres et styles. Elle se caractérise par son souci esthétique que résume les concepts mono no aware et de wabi-sabi. Le mono no aware (物の哀れ) correspond à la sensibilité aux choses ou à la poignante beauté des choses éphémères; il reflète une appréciation profonde de la fugacité de la vie et des émotions subtiles liées à cette conscience. Le wabi-sabi (侘寂) est une approche esthétique qui valorise la simplicité, la perfection formelle en même temps qu'un goût pour l'incomplétude (la place donnée au vide, au silence), et dont la philosophie se reflète dans une écriture concise et dépouillée, qui ouvre un champ à l'interprétation et à la contemplation.

La nature est un thème récurrent dans la littérature japonaise. Elle est vue comme un moyen de symboliser les émotions humaines et les cycles de la vie. Cette importance attribuée à la nature vient regard avec l'imprégnation religieuse - celle du bouddhisme et du shintoïsme - qui à longtemps été celle de la littérature japonaise, et qui est encore acrtive aujourd'hui.

Les anciennes exigences esthétiques au perduré au fil du temps. Le thèmes d'éphémérité, de beauté subtile, sont restés présents. De nouveaux concepts sont aussi apparus, comme le yūgen (幽玄), terme qui renvoie à une qualité d'élégance mystérieuse ou de profondeur subtile non immédiatement apparente. Les auteurs modernes recourent ainsi volontiers à des descriptions allusives et des métaphores pour suggérer plus que ce qui est explicitement dit. ( Jun'ichirō Tanizaki, L'Éloge de l'ombre (陰翳礼讃, In'ei raisan, 1933).

Un autre point, apparu tardivement, mais désormais très caractéristique de la littérature japonaise est la place faite à l'introspection. Les auteurs insistent souvent sur les pensées et les sentiments intérieurs de leurs personnages, et portent une attention particulière aux subtilités émotionnelles. La littérature  japonaise moderne et contemporaine n'en finit pas non plus d'intégrer des éléments des traditions littéraires classiques tout en explorant de nouvelles formes et styles. Les traumatismes de la Guerre (et ceux plus récents du séisme de Kobé en 1995 ou du tsunami et de la catastrophe de Fukushima en 2011), la modernisation et les changements sociétaux, sont devenus les pivots de cette littérature.

La littérature japonaise avant 1600
La littérature japonaise avant 1600, c'est-à-dire avant la période Edo, englobe plusieurs ères historiques importantes : les périodes Nara (710-794), Heian (794-1185), Kamakura (1185-1333), et Muromachi (1333-1573). 

Période Nara (710-794)
La littérature de la période Nara (710-794) est fortement influencée par la culture et la littérature chinoises. Les textes bouddhistes et la poésie chinoise jouent un rôle central. C'est à cette époque que sont introduits les caractères chinois (kanji)qui marquent  le début de l'écriture japonaise formelle. Parmi les oeuvres de la période nara, on remarque :

• Le Kojiki (古事記). - Compilé en 712, le Kojiki est le plus ancien texte japonais existant. Il contient des mythes, des légendes et des histoires sur les premiers empereurs du Japon.

• Le Nihon Shoki (日本書紀). - Achevé en 720, le Nihon Shoki est une chronique officielle qui raconte l'histoire du Japon depuis les origines mythologiques jusqu'à la fin du VIIe siècle.

• Le Man'yōshū (万葉集). - Compilé vers 759, ce recueil de poésie est l'une des plus anciennes et des plus importantes anthologies poétiques japonaises. Il contient plus de 4500 poèmes écrits par des poètes de divers horizons et reflétant la vie et les émotions des gens de l'époque. Les poèmes du Man'yōshū sont vus comme un prototype du genre waka (和歌), autrement dit celui des poèmes de style classique.

Période Heian (794-1185)
La littérature de la période Heian (794-1185) est dominée par la cour impériale et l'aristocratie, avec une forte présence féminine parmi les auteurs. On invente à cette époque des syllabaires kana (hiragana et katakana), qui permettent une expression littéraire plus adaptée à la langue japonaise. Auteurs et oeuvres clés :
• Murasaki Shikibu (紫式部). - Auteur du Dit du Genji (源氏 物語,  Genji Monogatari). Cette oeuvre épique du début du XIe siècle raconte la vie et les amours du prince Genji et est un chef-d'œuvre de la littérature mondiale. Considéré  comme le premier roman du monde, cet ouvrage est un exemple du mono no aware, et fonde aussi au Japon le genre monogatari (物語) qui se réfère à des récits épiques ou narratifs.

• Sei Shōnagon (清少納言). - Auteur du Prévention des oreillers (枕 の 阻止, Makura no Sōshi), un recueil de notes, d'anecdotes, de poèmes et de réflexions sur la vie à la cour impériale au Xe siècle.

• Ki no Tsurayuki (紀 貫之). - Poète du Xe siècle et auteur de Tosa Nikki (土佐 日記, Journal de Tosa), un des premiers journaux intimes en prose, écrit en kana pour simuler la voix d'une femme. Les nikki (日記) constituent un genre particulier : ce sont des journaux intimes ou des mémoires.

Le tanka.
Le tanka est une forme poétique japonaise ancienne, remontant à la période Heian .  Le tanka possède une structure rigide de 31 syllabes, réparties sur cinq lignes, avec une disposition syllabique de 5-7-5-7-7.

Le tanka est utilisé pour exprimer des émotions profondes, des observations de la nature, des pensées intimes ou des moments fugaces. Il saisit des images et des impressions évocatrices. Les références saisonnières sont courantes, offrant une connexion avec les cycles naturels et les changements saisonniers.

Malgré sa brièveté, le tanka cherche souvent à exprimer une profondeur d'émotion ou de signification. Les mots sont choisis avec soin pour créer une expression poétique élégante et puissante. Historiquement, le tanka était utilisé comme moyen de communication entre les membres de la noblesse japonaise. Il était échangé entre amoureux, poètes et courtisans pour exprimer des sentiments et des pensées intimes.

Aujourd'hui, le tanka, bien que moins populaire que le haiku, continue d'être écrit et apprécié au Japon et dans le monde entier pour sa beauté, sa simplicité et sa capacité à capturer des moments fugaces avec une profondeur émotionnelle.

Période Kamakura (1185-1333)
La montée des samouraïs et l'établissement du shogunat Kamakura se sont reflétés dans la littérature, où l'on observe avec une transition vers des thèmes plus guerriers. A cette époque aussi, les récits et enseignements bouddhistes deviennent populaires, témoins de l'influence croissante de la religion. Deux titres à retenir :

• Heike Monogatari (平家物語). - Un récit épique du XIIIe siècle qui décrit la guerre de Genpei, la chute du clan Taira (Heike) et la montée de la famille Minamoto. C'est un texte clé pour comprendre l'esprit des samouraïs.

• Hōjōki (方丈記, Remarques d'un moine). -  Écrit par Kamo no Chōmei, ce court texte reflète les pensées bouddhistes sur l'impermanence de la vie à travers la description des catastrophes naturelles et des troubles sociaux.

Période Muromachi (1333-1573).
Le shogunat Ashikaga est marqué par des guerres civiles et une fragmentation politique, mais aussi par un renouveau culturel et artistique. Parmi les oeuvres de cette époque, on remarque le recueil d'essais et de réflexions sur la vie et la nature humaine, intitulé Tsurezuregusa (徒然草). Ecrit par Yoshida Kenkō, ce texte aborde des thèmes comme la beauté et  l'impermanence, et est considéré un chef-d'oeuvre de la prose japonaise. C'est aussi à cette époque que se développe particulièrement le théâtre Nō. 

Le théâtre Nô
Le Nô (能) trouve ses origines au XIVe siècle et a été développé par Kan'ami et son fils Zeami. Patronné par les samouraïs, il est devenu une forme de théâtre sophistiquée. Le Nô est connu pour son style minimaliste, avec des mouvements lents et stylisés. Les acteurs portent des masques (omote) pour représenter différents personnages, y compris les esprits et les démons. Les pièces de Nô abordent souvent des thèmes spirituels et philosophiques, mettant en scène des histoires de dieux, d'esprits, de guerriers, et de belles femmes. La musique du Nô, appelée hayashi, utilise des flûtes et des tambours, et les acteurs chantent de manière très stylisée. Les traités de Zeami Motokiyo (世阿弥 元清, 1363-1443), maître du théâtre Nō, comme celui intitulé Fūshikaden (Transmission de la fleur), sont fondamentaux pour comprendre cette forme d'art.

La littérature japonaise de 1600 à 1912 (périodes Edo et Meiji)

La littérature japonaise des ères Edo et Meiji reflète les profondes transformations sociales, culturelles et politiques du pays. L'ère Edo voit l'émergence de genres populaires et la célébration de la culture urbaine, tandis que l'ère Meiji est marquée par une ouverture aux idées occidentales et une exploration des tensions entre tradition et modernité. 

La littérature japonaise pendant ériode Edo (1603-1868).
La période Edo (période Tokugawa) suit la brève époque  Azuchi Momoyama (1573 à 1603) est marquée par une stabilité politique sous le shogunat Tokugawa. Cela favorise le développement culturel et artistique. L'essor des villes comme Edo (Tokyo), Osaka et Kyoto stimule la création de nouvelles formes de divertissement et de littérature. Les genres littéraires tels que le haiku, les ukiyo-zōshi (romans du monde flottant), le kabuki et le jōruri (théâtre de marionnettes) deviennent très populaires.

Le haiku.
Parfaite illustration de l'esthétique wabi-sabi, les haikus sont des poèmes japonais extrêmement courts qui suivent une structure spécifique et sont connus pour leur simplicité, leur profondeur et leur concentration sur la nature et les émotions humaines. Un haiku traditionnel est composé de 17 syllabes réparties en trois lignes selon le schéma 5-7-5. En cela il plus contraignant que le tanka dont il est l'héritier. Exemple :

        Le vieil étang (古池や, Furuike ya, 5 syllabes en japonais)
        Une grenouille plonge (蛙飛び込む, kawazu tobikomu, 7 syllabes)
        Le bruit de l'eau (水の音, mizu no oto, 5 syllabes)

Les haikus se concentrent sur des observations simples de la nature et des moments éphémères qui évoquent des émotions profondes. Ils saisissent des instants de beauté fugace et de réflexion. Ils utilisent un langage simple et direct pour transmettre des idées profondes et des émotions complexes. Chaque mot est soigneusement choisi pour maximiser l'impact et la signification. Traditionnellement, les haïkus n'ont pas de titre, car le poème lui-même doit suffire à évoquer l'expérience ou l'émotion.

Deux éléments sont souvent présents dans le haïku, le kigo et le kireji. Le kigo (季語) est un mot ou une phrase qui indique la saison de l'année, ancrant ainsi le haiku dans un contexte temporel et naturel (ex. : fleur de cerisier pour le printemps, neige pour l'hiver. Le kireji (切れ字) est un mot de césure ou une ponctuation qui marque une pause ou un changement de perspective, ajoutant une dimension de réflexion, de contraste, de profondeur ou d'émotion. En japonais, le kireji peut s'exprimer par des particules spécifiques. Dans une traduction, on peut l'indiquer par une ponctuation forte, comme un tiret ou un point.

Le haiku trouve ses origines dans le hokku, qui était la première strophe d'un long poème collaboratif appelé renga (連歌) et où plusieurs poètes se relaient pour composer des vers (ex. : les oeuvres de renga de Sōgi). Le hokku a gagné en indépendance au XVIIesiècle, devenant ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de haiku. Parmi les auteurs célèbres de haikus on peut nommer :

• Matsuo Bashō (松尾 芭蕉, 1644–1694). - Considéré comme le maître du haiku, Bashō a popularisé le genre avec des poèmes qui saisissent la beauté et la fugacité de la nature. Ses oeuvres, à l'instar de Le Chemin étroit vers les contrées du Nord (奥の細道 / おくのほそ道, Oku no Hosomichi, 1689), sont des classiques de la poésie japonaise. Le haiku donné en exemple précédemment est de lui. 

• Yosa Buson (与謝蕪村, 1716–1784). - Peintre et poète, ses haikus sont connus pour leur expression imagée.  Exemple :  春の海終日のたりのたりかな : Mer de printemps / Toute la journée, / La houle lente et paresseuse.

• Kobayashi Issa (小林一茶). - Ses haikus sont empreints d'humanité et souvent d'humour, abordant la vie quotidienne et la compassion envers toutes les créatures.

• Masaoka Shiki (正岡子規). - Réformateur du haiku au XIXe siècle, il a modernisé le genre en insistant sur la vérité et la précision dans la description.

• Fukuda Chiyo-ni. - Elle s'est illustrée dans divers domaines de la poésie. On lui doit notamment : Recueil des haikus de Chiyo-ni  (ちよーに くしゅ,  Chiyo-ni kushu,  1764) et La voix d'un pin errant (徘徊 松 の 声, Haikai matsu no koe, 1771).

Une évolution des poèmes de style haïku est représenté par le senryū (川柳), qui est une sorte de haiku plus centré sur les aspects humoristiques ou satiriques de la vie humaine. Ce genre tire son nom Karai Senryū, poète satirique du XVIIIe siècle. Au fil du temps, le haiku a aussi dépassé les frontières du Japon et est devenu populaire dans le monde entier. De nombreux poètes non japonais écrivent également des haikus, en adaptant légèrement les règles traditionnelles. Bien que le schéma syllabique traditionnel soit encore respecté par de nombreux auteurs, de nombreux haikus modernes et occidentaux prennent des libertés avec la structure stricte de 5-7-5, se concentrant davantage sur l'esprit du haiku - la brièveté, la profondeur et la connexion avec la nature.

Les ukiyo-zōshi.
Les ukiyo-zōshi (浮世草子), ou romans du monde flottant, sont une forme de fiction narrative populaire au Japon durant la période d'Edo. Ils étaient souvent publiés en feuilletons dans des journaux ou sous forme de livres imprimés bon marché. Les ukiyo-zōshi étaient populaires auprès d'un large public, des classes inférieures aux samouraïs et aux marchands aisés. Ils ont contribué à la diffusion de la culture populaire et ont été une forme de divertissement accessible à différentes couches de la société et ont influencé de manière significative la littérature japonaise ultérieure  avec leur représentation vivante de la vie urbaine et de la condition humaine.

Les ukiyo-zōshi abordent des sujets de la vie quotidienne dans les quartiers de plaisir des villes, tels que Edo et Osaka. Ils cherchent à rendre l'atmosphère vibrante et parfois turbulente de ces quartiers. Ils présentent des histoires d'amour, d'intrigues, d'aventures et de drames familiaux impliquant des personnages des classes sociales diverses. Ils sont généralement écrits dans un style narratif vivant et expressif, avec un langage coloré et des descriptions détaillées. Les Ukiyo-zōshi ont souvent été influencés par les formes d'art visuel de l'époque, tels que les estampes ukiyo-e. Les illustrations sont parfois incluses dans les publications pour ajouter à l'attrait visuel des romans.

Parmi les représentants de ce genre, mentionnons Ihara Saikaku (井原 西鶴), qui est un auteur prolifique de prose. Ses oeuvres, telles La Vie d'un Amant galant (好色一代男, Kōshoku Ichidai Otoko, 1682) ou Cinq femmes amoureuses (好色五人女, Kōshoku Gonin Onna, 1685) raconte les aventures amoureuses et les plaisirs des gens ordinaires  à Edo. 

Le théâtre.
Le théâtre traditionnel est une forme d'art dramatique profondément ancrée dans la culture japonaise, riche en histoire et en symbolisme. On a évoqué plus haut le nô, apparu au XIVe siècle. Pendant la période Edo, de nouvelles formes théatrales s'imposent :

• Le Kabuki (歌舞伎) a été créé au début du XVIIe siècle par une danseuse du nom d'Okuni. Initialement, c'était une forme de divertissement populaire. Le Kabuki est très dynamique et visuel, avec des costumes extravagants et des maquillages élaborés (kumadori). Les acteurs masculins, appelés onnagata, jouent aussi des rôles féminins. Les pièces de Kabuki abordent de nombreux de sujets, et comprennent des drames historiques (jidai-mono) aussi bien que  histoires contemporaines (sewa-mono). La musique du Kabuki, jouée principalement par des instruments traditionnels comme le shamisen, est accompagnée de danses énergiques et de combats chorégraphiés.

• Le jōruri (浄瑠璃) est une forme de théâtre narratif japonais qui utilise des marionnettes et est souvent accompagné de musique. Dans le jōruri, une seule marionnette est généralement utilisée, et la narration est accompagnée de musique en direct. Le récit est chanté ou récité de manière mélodique pour accompagner les mouvements de la marionnette.  Cette forme théâtrale a émergé au Japon à la fin du XVIe siècle et a été développé par un dramaturge et musicien du nom de Chikamatsu Monzaemon (近松門左衛門). Ce théâtre était initialement destiné à être une forme de divertissement populaire pour les classes moyennes et inférieures. Les pièces de jōruri comprennent des drames historiques et des histoires de samouraïs et de personnages légendaires. On y parle d'amour, de trahison, d'honneur et de loyauté.

• Le Bunraku(文楽), ou théâtre de marionnettes japonais, dérive du jōruri, et  a émergé au XVIIe siècle. Les marionnettes du Bunraku sont manipulées par trois marionnettistes : le maître (omozukai) et deux assistants. Les marionnettistes sont visibles mais vêtus de noir. Comme le Kabuki, le Bunraku traite de drames historiques et contemporains. Les histoires sont souvent tragiques et émotionnellement intenses. Un narrateur (tayÅ«) raconte l'histoire en chantant, accompagné d'un joueur de shamisen. La narration est très expressive et dramatique. Chikamatsu Monzaemon, était aussi un auteur de Bunraku. On lui doit notamment des pièces comme Les Amants suicidaires de Sonezaki ( 曾根崎心中, Sonezaki no ShinjÅ«, 1703) et Les Batailles de Coxinga (国姓爺合戦, Kokuseiya gassen, 1715).

Les autres genres et formes littéraires.
Parmi les autres genres et forme littéraires apparus ou populaires pendant l'ère Edo, on peut en mentionner les suivants : 
• Le genre kaidan (怪談) se concentre sur les histoires de fantômes et d'horreur, souvent basées sur des légendes et des traditions populaires japonaises. Le terme kaidan vient du chinois et signifie littéralement récit étrange. Les kaidan étaient populaires pendant l'époque Edo. Le recueil de contes de fantômes et de surnaturel intitulé Contes de pluie et de lune (雨月物語, Ugetsu Monogatari, 1776) de Ueda Akinari (上田 秋成) est considéré comme un  chef-d'oeuvre du genre kaidan.

• Les yomihon  (読本) sont des livres de lecture sérieux et souvent longs, influencés par la littérature chinoise. Développant des intrigues élaborées et des thèmes philosophiques, ils se concentrent sur des histoires historiques, morales ou surnaturelles. Ce genre a émergé à la fin du XVIIIe siècle. Exemple de yomihon : Nansō Satomi Hakkenden (南総里見八犬伝) de Kyokutei Bakin, long roman épique, publié en feuilleton entre  1814 et 1842.

• Les Kusazōshi (草双紙), littéralement livres illustrés en herbe, constituent un genre dans lequel on range des livres illustrés très  populaires durant l'époque Edo et destinés aux enfants ou aux jeunes adultes. Ils sont colorés et attrayants. On y reconnaît plusieurs sous-genres : les akahon (livres rouges), aohon (livres bleus), et kurohon (livres noirs), nommés d'après les couleurs de leurs couvertures, chacun ayant des caractéristiques distinctes en termes de public et de contenu. Exemple : Hizakurige (東海道中膝栗毛, TōkaidōchÅ« Hizakurige) de Jippensha Ikku, un récit humoristique sur les aventures de deux voyageurs sur la route du Tōkaidō, publié en feuilleton entre 1802 et 1822.

• Les Kōdan (講談) sont des récits oraux traditionnels souvent basés sur des faits historiques ou légendaires. Ils sont racontés par un narrateur professionnel appelé kōdanshi. Ce genre remonte à l'époque Edo, mais les performances continuent jusqu'à aujourd'hui. Le narrateur utilise un petit bureau en bois pour ponctuer son récit en frappant dessus avec un éventail. Exemple : L'histoire de Shiranui (不知火物語, Shiranui Monogatari, 1806) de Kyokutei Bakin, qui réunit des récits historiques héroïques et dramatiques.

• Les Ninjōbon (人情本) sont un genre de fiction populaire au début du XIXe siècle) qui met l'accent sur les émotions humaines. Les ninjōbon sont  centrés sur des histoires d'amour tragiques et des dilemmes émotionnels.  De bons exemples en sont donnés par les œuvres de Tamenaga Shunsui, qui décrivent des histoires d'amour tragiques et émouvantes, à l'image de Belles fleurs printanierres de prunier (春色梅児誉美, Shunshoku Umegoyomi, 1832-1833).

La lttérature japonaise pendant l'ère Meiji (1868-1912)
La fin du shogunat Tokugawa et la restauration de l'empereur en 1868 marquent le début de l'ère Meiji, une période de modernisation rapide et d'occidentalisation. Les écrivains japonais de cette époque sont fortement influencés par la littérature occidentale, ce qui conduit à l'émergence de nouveaux genres, thèmes et styles littéraires. Les écrivains interrogent notamment les tensions entre les valeurs traditionnelles japonaises et les nouvelles idées apportées par l'Occident. Ils commencent ainsi à mettre l'accent sur l'individu, en opposition à la collectivité.

Le roman devient une forme littéraire prédominante pendant cette période. Les auteurs japonais commencent à s'intéresser à la psychologie des personnages, à aborder des thèmes sociaux contemporains et à expérimenter des techniques narratives nouvelles.  Ils adoptent des approches réalistes pour décrire la vie quotidienne et les conditions sociales. Le naturalisme, en particulier, met l'accent sur les aspects sombres et déterministes de la vie humaine. La période voit également la création de nombreuses revues littéraires qui jouent un rôle déterminant dans la diffusion des nouvelles idées et des oeuvres littéraires. Des mouvements littéraires, tels que le réalisme et le naturalisme, prennent de l'ampleur.

Avant de faire un tour d'horizon des principaux genres littéraires  en faveur à cette époque, citons quatre écrivains qui joué un rôle crucial dans le développement de la littérature japonaise moderne.

• Natsume Sōseki (夏目 漱石, 1867-1916). - Considéré comme l'un des plus grands écrivains japonais, Sōseki a interrogé les conflits entre l'individu et la société, avec une perspective critique sur la modernisation rapide du Japon et ses impacts sur les valeurs traditionnelles. Il a aussi traité de l'isolement et de l'aliénation dans une société en mutation.. Oeuvres représentatives : Je suis un chat (1905), un roman satirique raconté du point de vue d'un chat, qui observe et critique la société humaine; ou encore Botchan (1906), un roman humoristique sur les mésaventures d'un jeune enseignant dans une école de province. 

• Higuchi Ichiyō (樋口 一葉, 1872-1896). -  L'une des rares femmes écrivains de l'ère Meiji à obtenir une reconnaissance littéraire, Ichiyō  est connue pour ses descriptions poignantes de la vie urbaine des pauvres et des marginaux. Elle a écrit sur les défis rencontrés par les femmes dans une société patriarcale, utilisant un style lyrique et empathique. Ses oeuvres, à l'exemple de Dans la rue des boutiques d’embellissement (たけくらべ, 1895), une histoire touchante sur les vies et les aspirations des enfants dans un quartier pauvre de Tokyo, sont saluées pour leur sensibilité et leur réalisme.

• Mori Ōgai (森 鷗外, 1862-1922). - Ōgai a introduit des idées et des styles européens dans la littérature japonaise. Il a aussi analysé les tensions entre les valeurs traditionnelles japonaises et les influences occidentales. Il a utilisé ses expériences personnelles, notamment en tant que médecin militaire et étudiant en Allemagne, pour enrichir ses récits de réflexions sur la modernité, l'identité et le changement social. Oeuvres principales :  La Danseuse (舞姫, Maihime, 1890), uUn récit semi-autobiographique sur l'amour et le dilemme culturel d'un étudiant japonais en Allemagne. Les Ailes (1911-1913), une série de nouvelles abordant les conflits internes et les dilemmes moraux des personnages confrontés à la modernité. 

• Kunikida Doppo (国木田 独歩, 1871-1908). - Doppo a été un pionnier du naturalisme au Japon. Ses romans et nouvelles sont marqués par une observation minutieuse de la nature et une étude des émotions humaines face à la beauté et à la cruauté du monde naturel. Oeuvres principales : Musashino (1898), une collection de récits courts qui décrivent la beauté de la nature et la vie rurale dans la région de Musashino; Une rivière en hiver (1901), un récit naturaliste qui saisit la mélancolie et la solitude de la vie humaine à travers des paysages hivernaux.

Roman réaliste.
Le réalisme littéraire  (写実小説, Shajitsu Shōsetsu), inspiré par la littérature occidentale, devient un genre dominant pendant l'ère Meiji. Les auteurs cherchent à représenter la vie de manière fidèle et précise, en se concentrant sur les détails quotidiens et les conditions sociales. Nuages flottants (浮雲, Ukigumo , 1987), de Futabatei Shimei, est considéré comme le premier roman moderne japonais. Il marque aussi le début du réalisme littéraire au Japon en décrivant les luttes et les dilemmes de la vie quotidienne. Futabatei Shimei se signale par son utilisation du style genbun itchi, qui intègre les éléments de la langue parlée dans la prose littéraire. Son oeuvre reflète les influences de la littérature russe.

Naturalisme.
Le naturalisme (自然主義, Shizen Shugi), influencé par des écrivains comme Émile Zola, met l'accent sur une représentation détaillée et souvent pessimiste de la réalité, en insistant sur les aspects déterministes de la condition humaine. Exemples : Le Briseur de codes  (破戒, Hakai, 1906), Shimazaki Tōson, un des principaux auteurs naturalistes, aborde les conflits sociaux et personnels d'un jeune homme d'origine burakumin (un groupe social discriminé). Futon (1907), de Tayama Katai est une analyse autobiographique et psychologique des désirs et des frustrations de l'auteur. C'est une oeuvre emblématique du naturalisme japonais, qui explore la vie intérieure de ses personnages avec une franchise sans précédent. 

Roman historique.
Le roman historique (歴史小説, Rekishi Shōsetsu) reste populaire. Il aborde les périodes passées du Japon avec une nouvelle perspective, souvent influencée par les idéaux modernistes de l'ère Meiji. Donnons ici l'exemple de L'Oie sauvage (雁, Gan, 1913-1915) de Mori Ōgai. Bien que classé habituellement parmi les romans réalistes Gan  traite des tensions entre les anciennes valeurs et la modernité  et incorpore des éléments historiques et offre une critique sociale tout en abordant des thèmes universels comme l'amour et la liberté.

Essais et journalisme littéraire.
Les essais et le journalisme littéraire (随筆, Zuihitsu) gagnent en popularité pendant l'ère Meiji, et offrent une réflexion sur les changements sociaux et politiques de l'époque. Représentatifs de ce genre, Fukuzawa Yukichi, un intellectuel influent, qui a écrit de nombreux essais sur la modernisation et l'occidentalisation du Japon, dont l'Encouragement à l'étude (Gakumon no Susume, 1872-1876) et  Tokutomi Sohō, journaliste et essayiste, qui a fondé des revues influentes et écrit sur divers aspects de la société japonaise contemporaine. Il a fondé notamment L'Ami du peuple (Kokumin no Tomo, 1887-1888), une revue contenant des articles et des essais qui abordent les questions sociales et politiques contemporaines.

Poésie (詩, Shi).
Bien que le tanka et le haiku continuent d'être pratiqués, l'ère Meiji voit également l'introduction de formes poétiques occidentales. Yosano Akiko, poétesse et féministe, s'est illustrée avec ses tanka et ses appels à l'égalité des sexes; on lui doit notamment Cheveux en désordre (Midaregami,1901), une collection de tanka passionnés et expressifs, qui remet en question les normes traditionnelles et promeut l'émancipation des femmes. Masaoka Shiki, réformateur du haiku, a également écrit des tanka et plaidé pour une modernisation de la poésie japonaise. On peut encore mentionner ici la Collection de nouveaux styles de poésie (Shintaishi-sho, 1882) de Toyama Masakazu, Yatabe Ryokichi, et Inoue Tetsujirō, qui est une anthologie pionnière où sont introuduites introduit des formes poétiques occidentales, notamment le sonnet, dans la littérature japonaise.

Théâtre et Drame.
Le théâtre  (演劇, Engeki) subit des transformations avec l'introduction du shingeki (nouveau théâtre), inspiré par les drames occidentaux, qui cherche à aborder des thèmes contemporains avec une nouvelle approche réaliste. Kawakami Otojirō, un des pionniers du shingeki,a introduit des éléments de théâtre occidental dans ses productions. Osanai Kaoru, co-fondateur du théâtre libre, a lui aussi joué un rôle clé dans le développement du shingeki au Japon. On lui doit une des premières pièces de shingeki, La Lumière de la rosée (Tsuyu no Hikari, 1909) où il  aborde les problèmes sociaux contemporains.

Le Rōkyoku.
Le Rōkyoku (浪曲) est un genre de récits chantés, souvent exécutés par des artistes itinérants, accompagnés de shamisen (instrument traditionnel japonais). Les histoires racontées dans le rōkyoku sont ordinairement dramatiques et émouvantes. Bien que le Rōkyoku soit traditionnellement une forme orale, il peut puiser son répertoire dans de des oeuvres écrites plus anciennes. Exemple : ChÅ«shingura" (忠臣蔵, 1748 comme pièce de théâtre de marionnettes), un récit dramatique parle de la vengeance des 47 rōnin. Ce genre a été populaire pendant la période Meiji et encorependant la période  Taishō (1912-1926). 

La littérature japonaise de 1912 à 1989 (périodes Taishō et Shōwa)

La période entre 1912 et 1989 correspond pour la littérature japonaise à une ère riche et variée, qui suit la fin de l'ère Meiji et comprend les ères Taishō (1912-1926) et Shōwa (1926-1989).

Époque Taishō (1912-1926).
L'époque Taishō, période à la fois de transition et de créativité, a été marquée par une ouverture sans précédent aux influences littéraires occidentales, ce qui a conduit à l'incorporation de nouvelles techniques narratives et stylistiques. Parmi les auteurs et les oeuvres occidentales qui ont influencé les écrivains japonais, on trouve Flaubert, Maupassant, Dostoïevski, Tolstoï, ainsi que les mouvements littéraires tels que le symbolisme, le naturalisme et le modernisme.

C'est le moment où le shishōsetsu (私小説), le roman personnel, gagné en popularité. Dans ce genre, les auteurs racontent des histoires fortement autobiographiques, , à l'instar de Shiga Naoya avec son An'ya Kōro (暗夜行路, Une nuit obscure, 1921-1937). Les romans sociaux (社会小説, shakai shōsetsu), qui traitent des problèmes sociaux contemporains, avec une perspective critique (par exemple, Kanashiki chichi (悲しき父, Triste père) de Naoya Shiga) tiennent un rang notable. Les nouvelles (短編小説, tanpen shōsetsu) sont également en faveur. De nombreux écrivains excellent dans ce genre si propre à saisir des moments intenses et introspectifs en peu de mots, à l'exemple de Ryūnosuke Akutagawa (芥川龍之介), que l'on a qualifié de père de la nouvelle japonaise, avec Rashōmon (1915) ou Dans le fourré (1922).

Parmi les caractères les plus saillants de la littérature de cette époque et  les thèmes les plus couramment abordé, on mentionnera les suivants :

L'occidentalisation.
L'impact de la modernisation rapide et de l'influence occidentale sur la culture japonaise est un thème récurrent. Les écrivains décortiquent les tensions entre tradition et modernité. Jun'ichirō Tanizaki ((谷崎潤一郎, 1886-1965), par exemple, dans  L'Amour d'un idiot (Naomi) (痴人の愛, Chijin no Ai, 1924), produit un roman sur l'obsession d'un homme pour une jeune femme moderne, illustre le choc des cultures entre le Japon traditionnel et l'Occident. 

L'aliénation.
Natsume Sōseki (1867-1916), dont on a évoqué des ouvrages appartenant à la période précédente, continue son oeuvre pendant celle-ci. On remarque notamment : Kokoro (こころ, 1914), un roman introspectif abordant le thème de la solitude, et Meian (明暗, 1916, posthume), roman resté inachevé, qui est une réflexion profonde sur la société et les relations humaines. Deux oeuvres en phase avec les préoccupations fréquemment exprimées par les écrivais de l'époque Taishō : les questions d'identité personnelle et de sentiment d'aliénation dans une société en transition.

La perception du réel.
Les écrivains s'intéressent à la façon dont la réalité est perçue différemment par chaque individu et comment cela impacte les choix moraux. Exemple : RyÅ«nosuke Akutagawa (芥川 龍之介, 1892-1927) dans les deux nouvelles mentionnées plus haut : Rashōmon (羅生門, 1915) et  Le Fourré (藪の中, Yabu no Naka, 1922), une histoire complexe racontée du point de vue de plusieurs personnages. (Le film Rashōmon (1950), d'Akira Kurosawa, est basé sur ces deux textes).

La nostalgie.
En lien direct avec les changements rapides de la société, la nostalgie pour les temps passés et la mémoire collective sont des thèmes importants. Bien que publié juste avant l'époque Taishō, La rivière Sumida  (すみだ川, Sumidagawa, 1909) de KafÅ« Nagai (永井 荷風, 1879-1959), illustre bien cette tendance.

La mélancolie.
Face aux bouleversements sociaux et personnels, un sentiment  de mélancolie, qui peut aller jusqu'au désespoir, imprègne de nombreuses oeuvres. Exemple : Une poignée de sable ( 握の砂, Ichiaku no Suna, 1910), de Takuboku Ishikawa (石川 啄木, 1886-1912), une collection de poèmes tanka qui exprime des sentiments d'angoisse et de recherche d'identité, dont l'influence va se faire sentir sur  la poésie de l'époque Taishō. 

Époque Shōwa (1926-1989)
La Seconde Guerre mondiale, l'occupation américaine, la reconstruction et le développement économique rapide du Japon dont donné une coloration particulière à la littérature de la période Shōwa. C'est une période de transformation et de diversification pour la littérature japonaise. Les écrivains naviguent entre les influences traditionnelles et modernes. Ils parlent de la guerre et du trauma, de l'aliénation et de la recherche de l'identité dans un monde en rapide évolution. Pendant l'époque Shōwa, Japona consolidé sa place sur la scène littéraire mondiale, et a ouvert la voie à une littérature de plus en plus globale et interconnectée.

L'évolution de la littérature japonaise pendant cette période peut se décomposer en quatre moments : 

• Années 1920 et 1930 : modernisme et prolétarisme. -  Le modernisme s'exprime par une ouverture encore accrue aux influences occidentales et une expérimentation stylistique. Les écrivains cherchent à moderniser la littérature japonaise en intégrant des techniques narratives nouvelles.
+ Yasunari Kawabata commence sa carrière à cette époque et se signale avec des oeuvres poétiques et introspectives, comme La Danseuse d'Izu.

 + Jun'ichirō Tanizaki continue son oeuvre avec des romans tournant autour des questions de l'esthétisme, de la sensualité et des contrastes entre l'ancienne et la nouvelle culture japonaise. La Mère du commandant Shigemoto et La Clef en sont des exemples.

 Le prolétarisme, quant à lui, est représenté par des écrivains influencés par les idées socialistes et communistes,  et qui se concentrent sur les luttes des classes ouvrières et les inégalités sociales. 
+ Takiji Kobayashi dans son roman Le Bateau-usine, dans lequel il décrit les dures conditions de vie des travailleurs sur les bateaux-usines, produit un exemple emblématique de la littérature prolétarienne. Kuroshima Denji est un autre représentant de ce courant.
 â€¢ Années 1940 : guerre et censure. - Durant la Seconde Guerre mondiale, la censure et la propagande influencent fortement la littérature. Les écrivains sont souvent contraints d'écrire des oeuvres soutenant l'effort de guerre.
+ Yukio Mishima, bien qu'il commence sa carrière après la guerre, représente une figure de transition. Ses premières oeuvres, comme Confessions d'un masque, reflètent la tension entre l'individu et la société.
• Années 1950 et 1960 : traumatisme et renouveau. -  Après la défaite du Japon, les écrivains analysent les traumatismes de la guerre et la culpabilité nationale.
+ Osamu Dazai propose, avec La Déchéance d'un homme, une oeuvre puissante décrivant la désintégration d'un homme après la guerre.

+ Shūsaku Endō se fait connaître avec des romans abordant les thèmes de la foi et de la souffrance. Silence est une de ses oeuvres les plus célèbres.

La littérature japonaise commence à recevoir une reconnaissance internationale.
+ Yasunari Kawabata remporte le Prix Nobel de littérature en 1968 pour son oeuvre délicate et sensuelle, avec des romans comme Le Grondement de la montagne et Pays de neige.

+ Kenzaburō Ōe sera lui aussi lauréat du Prix Nobel, en 1994. Ses oeuvres prennent volontiers un tour politique et existentialistes, à l'instar de Une affaire personnelle.

• Années 1970 et 1980 : diversification tous azimuts. - Les genres populaires gagnent en popularité, en même temps que des thématiques nouvelles (voix des minorités et de la diaspora, féminisme) se foont jour.
+ La littérature populaire et de divertissement rassemble des romans policiers, de science-fiction, de fantasy, et d'autres formes de littérature destinées à un large public. Un exemple en est donné par Sakyo Komatsu (Japon submergé, 1973).
+ La littérature avant-gardiste, dont on peut placer les débuts dès les années 1960 est caractérisée par des innovations formelles et thématiques. Elle  cherche à défier les conventions et à repousser les limites de l'expression littéraire traditionnelle. Représentants notablesotables : Kobo Abe (La Femme des sables, 1962), Ryu Murakami (Bleu presque transparent, 1976).

+ Des perspectives particulières sont ouvertes par les expériences des Japonais à l'étranger ou des minorités ethniques au Japon.  Auteurs notables : Kazuo Ishiguro (Un artiste du monde flottant), Hisaye Yamamoto.

+  Haruki Murakami (La Course au mouton sauvage et La Fin des temps)  commence à attirer l'attention à la fin de cette période. 

+ Des voix féminines nouvelles comme celles de  Sawako Ariyoshi (Les Femmes du miroir) ou de Banana Yoshimoto (Kitchen) commencent aussi à se faire entendre.

Parmi les noms qui viennent d'être mentionnés, nous détacherons les suivants :

Yasunari Kawabata.
Avec Yasunari Kawabata (川端康成, 1899-1972), ce sont les complexités des relations humaines, l'amour, la famille et l'amitié, sont analysées en profondeur. Exemple : La Danseuse d’Izu (  伊豆の踊子, Izu no odoriko, 1926),  une nouvelle touchante qui se penche sur la beauté éphémère de la jeunesse et de l'amour. Kawabata est écrivain prolifique qui a remporté le prix Nobel de littérature en 1968. Ses oeuvres  Pays de neige (雪国, Yukiguni, 1947) et Le Grondement de la montagne (山の音, Yama no oto, 1954) sont particulièrement notables. 

Osamu Dazai.
Osamu Dazai (太宰 æ²», 1909-1948) a eu une vie personnelle troublée, marquée par des tentatives de suicide et une dépendance à l'alcool et aux drogues. Cela a profondément influencé son oeuvre, où il pose regard sombre  sur l'humanité. Ses thèmes de prédilection sont la déchéance, la honte, l'aliénation, et de la recherche de soi. Son style est introspectif et souvent autobiographique. On peut mentionner de lui : La Déchéance d'un homme (人間失格, Ningen Shikkaku, 1948), un roman semi-autobiographique sur un homme qui sombre dans l'alcoolisme et le désespoir; Le Soleil déclinant (斜陽, Shayō, 1947), qui décrit la chute d'une famille aristocratique après la Seconde Guerre mondiale; Nouvelles de l'incident (1935), un recueil de nouvelles abordant des thèmes de désillusion et d'échec.

Yukio Mishima.
Yukio Mishima (三島 由紀夫,  1925-1970) est l'un des écrivains japonais les plus controversés et prolifiques du XXe siècle. Sa vie et sa mort dramatique (il s'est suicidé par seppuku après une tentative avortée de coup d'État) ont autant marqué la culture japonaise que ses oeuvres littéraires. Ses thèmes de prédilections sont la beauté, la mort, la sexualité, la décadence et le nationalisme. Il est fasciné par la discipline physique et spirituelle, et ses oeuvres reflètent une lutte constante entre modernité et tradition. Par exemple, Confessions d'un masque (仮面の告白, 1949), roman semi-autobiographique sur l'identité et la sexualité; le Pavillon d'or (金閣寺, 1956), inspiré d'un fait réel, gravite autour de l'obsession de la beauté et de la destruction; La Mer de la fertilité (豊饒の海, 1969-1970), une tétralogie épique.

Kenzaburō Ōe.
Kenzaburō Ōe (大江健三郎, 1935-2023), lauréat du Prix Nobel de littérature en 1994, est connu pour ses oeuvres profondément humaines et engagées. Influencé par des écrivains occidentaux comme Jean-Paul Sartre et William Faulkner, il aborde des thèmes lourds liés à la responsabilité personnelle et sociale, ainsi qu'à la mémoire historique du Japon. Parmi ses oeuvres, on peut mentionner : Une affaire personnelle (個人的な体験, 1964), roman semi-autobiographique sur un homme confronté à la naissance de son fils handicapé,  Le Jeu du siècle (万延元年のフットボール, 1967), autour du retour à la nature et de la folie, ou encore Dites-nous comment survivre à notre folie (われらの狂気を生き延びる道を教えよ, 1966), recueil de nouvelles abordant des thèmes de désespoir et de rédemption.

La littérature japonaise contemporaine

La littérature japonaise contemporaine est extrêmement diversifiée, englobant une multitude de genres et d'approches narratives. Les écrivains se penchent souvent sur les réalités de la vie quotidienne, les problèmes sociaux et les défis personnels. Leur style d'écriture  se concentre sur les pensées et les sentiments intérieurs des personnages. De nombreux auteurs témoignent du sentiment d'isolement dans la société moderne, souvent amplifié par l'urbanisation et les pressions sociales. Les questions d'identité (genre, orientation sexuelle), sont couramment abordées. Autre thème récurrent, reflétant les changements rapides de la société japonaise,  la question de l'impact de la technologie sur la vie quotidienne et les relations humaines. Les oeuvres contemporaines interrogent aussi fréquemment le passé du Japon, notamment la Seconde Guerre mondiale et ses conséquences. 

Le roman.
Les romans japonais contemporains interrogent les complexités de la vie quotidienne et les défis personnels, avec une attention particulière aux émotions et aux pensées intérieures des personnages. Beaucoup de romans intègrent des éléments de la culture traditionnelle japonaise tout en abordant des thèmes modernes comme la globalisation, l'aliénation et la technologie. Mentionnons quelques-uns des auteurs japonais contemporains qui acquis une renommée internationale.

Haruki Murakami.
Haruki Murakami (村上春樹, né en 1949) est  l'un des auteurs japonais les plus connus et traduits dans le monde. Ses oeuvres, empreintes d'une atmosphère onirique et mélancolique, sont  marquées par un mélange unique de culture pop, de réalisme et de fantastique (réalisme magique). Explorant les profondeurs de la psyché humaine, elles tournent autour de solitude, de  la quête de l'identité, de l'amour. Oeuvres notables. : La Ballade de l'impossible (1987), l'histoire d'amour et de perte qui a catapulté Murakami à la célébrité internationale; Kafka sur le rivage (2002), un récit envoûtant où se mêlent réalité et fantastique; 1Q84 (2009-2010), une trilogie dystopique et mystérieuse sur deux personnages dont les vies s'entrelacent dans une réalité parallèle.

Minae Mizumura.
Minae Mizumura (水村美苗, née en 1951) interroge  l'impact de la modernité et de la mondialisation sur la langue et l'identité japonaise. On retrouve ces thèmes  dans Honkaku Shōsetsu (本格小説, "Roman grandeur nature", 2002) et Nihongo ga Horobiru Toki – Eigo no Seiki no Nakade (日本語が亡びるとき 英語の世紀の中で, "Quand la langue japonaise meurt : au siècle de l'anglais", 2008).

Hiromi Kawakami.
Hiromi Kawakami (川上弘美, née en 1958) est l'autrice, par exemple, de Les Années douces (センセイの鞄), 2001) et de Soudain, j'ai entendu la voix de l'eau (水声, 2013). Elle y aborde les thèmes de l'amour, de la solitude, des relations intergénérationnelles. De façon générale, l'oeuvre de Kawakami tourne autour des relations humaines avec une touche de mélancolie et de tendresse.

Yoko Ogawa.
Yoko Ogawa (小川洋子, née en 1962), usant d'un style d'écriture clair et poétique, elle aborde au travers des thèmes de la mémoire et de l'identité, les aspects sombres et lumineux des relations humaines. On lui doit notamment : La Formule préférée du professeur (博士の愛した数式, 2003) et Hotel Iris (ホテル・アイリス, 1996).

Banana Yoshimoto.
Banana Yoshimoto (吉本ばなな, née en 1964) écrit principalement sur les émotions humaines et les expériences de la vie quotidienne, souvent à travers les yeux de jeunes femmes. Ses thèmes de prédilection : la perte, la résilience, la famille, les jeunes adultes. Elle a écrit notamment Kitchen (キッチン, 1988), Tsugumi (TUGUMI, つぐみ,1989) et Le Dernier Jour (不倫と南米, 2000).

Sayaka Murata.
Sayaka Murata (村田沙耶香, née en 1979) s'intéresse aux conflits entre les attentes sociétales et les désirs individuels, mettant en lumière les expériences des outsiders dans la société japonaise. Dans  La Fille de la supérette (Konbini, コンビニ人間, 2016) et Les Terriens (地球星人, 2018), elle interroge les normes sociales, l'identité et l'aliénation.

A travers les genres.
Les auteurs contemporains écrivent dans des genres divers : le mystère, la science-fiction, la romance et le fantastique, etc. Quelques mots sur les plus notables :

• La science-fiction (SF, エスエフ). - Les oeuvres de science-fiction japonaise abordent des visions du futur, des mondes dystopiques, des voyages spatiaux, et les technologies avancées. Elle sont influencés par la culture et les préoccupations contemporaines. Auteurs clés : Hideo Kojiman, connu pour ses contributions aux jeux vidéo et à la littérature, notamment dans des oeuvres comme Metal Gear Solid; Project Itoh (Satoshi Itō), auteur célèbre pour des romans tels que Harmony et Genocidal Organ. Yasutaka Tsutsui, auteur de Paprika ( (パプリカ, 1993), une histoire sur les rêves et la réalité.

• La fantasy (ファンタジー, FantajÄ«) . - La fantasy japonaise incorpore des éléments de mythologie, de folklore et d'imaginaire fantastique dans des contextes modernes . Ce genre est très populaire, avec des récits impliquant souvent des mondes alternatifs et des quêtes héroïques. Exemple : La Saga de Guin (グイン・サーガ) qui une série de plus de cent nouvelles d'heroic fantasy due à Kaoru Kurimoto (1953-2009). Celle-ci l'a commencée en 1979, et l'a continuée jusqu'à sa mort. 

• Le roman policier (推理小説, Suiri Shōsetsu) . - Ce genre inclut des romans policiers proprement dits et des récits de détectives. Populaires, ces histoires de mystère sont caractérisées par des intrigues complexes et des enquêtes minutieuses.  Exemple : Le Dévouement du suspect X (容疑者Xの献身, Yōgisha X no Kenshin, 2005) de Keigo Higashino.

• La fiction historique (歴史小説, Rekishi Shōsetsu). - Les romans historiques se concentrent sur des événements ou des périodes spécifiques de l'histoire japonaise, souvent avec un souci du détail historique et une exploration des dynamiques sociales et politiques de l'époque. Exemple : Musashi : La pierre et le sabre et la parfaite lumière (宮本武蔵, 1935-1939) de Eiji Yoshikawa, unne épopée historique sur la vie du célèbre samouraï Miyamoto Musashi. 

• La littérature LGBT+. - Les ouvrages de ce genre abordent les thèmes de l'identité de genre, de la sexualité et des expériences des personnes LGBT+ au Japon. Souvent écrites à la première personne, ces oeuvres offrent un regard intime sur les vies et les luttes des personnages. Auteurs clés : Rieko Matsuura, connue pour ses explorations de la sexualité et de l'identité de genre; Hoshino Tomoyuki, qui avec des romans tels que es oeuvres, comme Lonely Hearts Killer, s'intéresse à  l'identité sexuelle et à l'aliénation.

• La littérature féministe. - Les oeuvres féministes interrogent et remettent en question les rôles traditionnels des femmes dans la société japonaise. On y remarque une utilisation de styles et de narrations qui défient les normes littéraires et sociales. Natsuo Kirino, connue pour ses romans noirs et féministes comme Out et Grotesque; Hiromi Kawakami, autrice notamment de Années douces et du Temps qui va, le temps qui vient, qui abordent les thèmes des relations humaines et des rôles de genre.
• Les mangas. - Le manga (V. plus bas) combine des images et du texte pour raconter des histoires.  Il couvret une vaste gamme de genres, de l'aventure et la romance à la science-fiction et l'horreur. Citons : Osamu Tezuka, le créateur des mangas Astro Boy  et Buddha

• Les Light Novels (ライトノベル, Raito Noberu). -  Les light novels sont des romans destinés principalement à un public adolescent et jeune adulte. Ils sont ordinairement illustrés avec des dessins de style manga et couvrent eux aussi  une large gamme de genres, incluant la fantasy, la science-fiction, et la romance. Exemple : L'art de l'épée en ligne (ソードアート・オンライン) de Reki Kawahara,  qui est une série populaire de light novels sur des aventures dans des mondes virtuels. Elles ont été publiée en 2009 en format light novel, mais leur première version web date de 2002. Montionnons aussi l'auteur prolifique de light novels  Nisio Isin, connu pour sa série Monogatari (depuis 2006).

• Les romans sur téléphone portable  (携帯小説, Keitai Shōsetsu). - Les keitai shōsetsu sont des histoires écrites et lues principalement sur des téléphones mobiles. Ce genre a gagné en popularité au début des années 2000 et est caractérisé par des chapitres courts, des intrigues simples et des thèmes souvent liés à la jeunesse. Exemple : Amour profond (ディープ・ラブ, DÄ«pu rabu, 2002) de Yoshi, un roman très populaire qui traite de thèmes de la jeunesse et de la vie urbaine.

Les mangas.
Les mangas (漫画) sont des romans graphiques japonais qui couvrent une vaste gamme de genres (l'action, l'aventure, la romance, la science-fiction, la fantasy, l'horreur, le mystère, la comédie, etc.) et d'audiences, allant des enfants aux adultes.  Leur richesse en genres et styles, combinée à leur capacité à traiter des thèmes universels et à créer des récits immersifs, en fait une part essentielle de la culture littéraire et populaire contemporaine., aussi bien au Japon qu'auprès d'un public l'international.

La plupart des mangas sont imprimés en noir et blanc, bien que certains incluent des pages en couleur. Contrairement aux bandes dessinées occidentales, les mangas se lisent de droite à gauche, tant pour les pages que pour les cases. Ils sont souvent publiés en chapitres dans des magazines hebdomadaires ou mensuels avant d'être compilés en volumes reliés appelés tankōbon.

Selon le public cible, on distingue les genres suivants :

• Shōnen (少年). - Mangas destinés aux jeunes garçons, axés sur l'action, l'aventure et le développement personnel. Exemples : Naruto de Masashi Kishimoto, One Piece.

• Shōjo (少女). -  Mangas destinés aux jeunes filles, centrés sur les relations et les émotions. Exemples : Sailor Moon, Fruits Basket.

• Seinen (青年). - Mangas destinés aux jeunes hommes adultes, avec des thèmes plus matures et complexes. Exemples : Berserk, Tokyo Ghoul.

• Josei (女性). - Mangas destinés aux jeunes femmes adultes, abordant les relations et les défis de la vie adulte. Exemples : Nana, Paradise Kiss.

• Kodomo (子供). - Mangas destinés aux enfants, avec des histoires simples et des personnages attrayants. Exemples : Doraemon, Pokémon.

Histoire et évolution
Les origines des mangas remontent à l'époque d'Edo (1603-1868), avec des oeuvres comme les kibyōshi, des livres illustrés destinés aux adultes. Cependant, le manga moderne a pris forme après la Seconde Guerre mondiale. Osamu Tezuka (1928-1989) a joué un rôle crucial dans le développement du manga moderne. Ses oeuvres comme Astro Boy (Tetsuwan Atom) et Black Jack ont établi de nombreux standards narratifs et stylistiques.

Dans les années 1960 et 1970, l'industrie du manga s'est rapidement développée, avec l'apparition de magazines dédiés au manga tels que Shōnen Jump et Shōjo Comic. Ces magazines ont lancé de nombreuses séries populaires et ont aidé à définir les genres shōnen et shōjo. Aujourd'hui, les mangas continuent d'évoluer, en abordant de nouveaux thèmes et styles. Des oeuvres comme Attack on Titan (Shingeki no Kyojin), My Hero Academia (Boku no Hero Academia), et Demon Slayer (Kimetsu no Yaiba) ont acquis une immense popularité à l'échelle mondiale.

Impact culturel et international.
De nombreux mangas populaires sont adaptés en séries animées (anime), ce qui contribue à leur popularité mondiale. Les animes servent souvent de porte d'entrée pour les lecteurs de mangas à l'international. Les mangas et les animes ont engendré un vaste fandom mondial, avec des conventions dédiées telles que la Japan Expo, Anime Expo et Comic-Con. Les fans participent à des activités comme le cosplay, où ils se déguisent en personnages de mangas et d'animes.

Les mangas sont traduits et publiés dans de nombreuses langues Les éditeurs internationaux, tels que VIZ Media, Kodansha Comics et Yen Press, jouent un rôle clé dans la distribution des mangas à l'étranger.

La poésie.
Expérimentation formelle, la poésie japonaise contemporaine joue avec la forme et le langage, tout en respectant les traditions poétiques japonaises comme le haiku et le tanka. Elle est influencée par les mouvements littéraires mondiaux et intègre souvent des techniques et des thèmes internationaux. Dans ses sujets, elle se confronte à la technologie, à l'environnement urbain, à la politique et aux relations sociales. Trois noms représentatifs :

Shuntarō Tanikawa.
Shuntarō Tanikawa (谷川俊太郎, né en 1931) est unn des poètes contemporains les plus célèbres. Il se signale par son style accessible et ses thèmes allant de la philosophie à la vie quotidienne.

Hiromi Itō.
Hiromi Itō (伊藤比呂美, née en 1955), dont la poésie aborde des sujets tels que le féminisme, la maternité et la sexualité avec une voix unique et provocatrice.

Takashi Hiraide.
Takashi Hiraide (平出隆, né en 1950), auteur notamment du Chat qui venait du ciel (猫の客), combine poésie et prose pour aborder les thèmes de la nature et de l'existence.

Le théâtre.
Le théâtre contemporain au Japon est souvent expérimental. Influencé par les mouvements théâtraux occidentaux, il explore de nouvelles formes et techniques, mais il  intègre aussi couramment des éléments du théâtre traditionnel japonais (Nô, Kabuki, Bunraku). Les pièces contemporaines, à l'image du reste de la littérature japonaise, abordent des problèmes sociaux comme l'aliénation, la crise économique, et les conflits interpersonnels. Dramaturges et oeuvres clés :

Yukio Ninagawa.
Yukio Ninagawa (蜷川幸雄, né en 1935). - Connu pour ses interprétations innovantes des classiques occidentaux et japonais, il a apporté une perspective unique et contemporaine au théâtre japonais.

Hideki Noda.
Hideki Noda (野田秀樹, né en 1955). - Dramaturge et acteur, ses pièces volontiers satiriques combinent des éléments de comédie, de tragédie, et de critique sociale.

Oriza Hirata.
Oriza Hirata (平田オリザ, né en 1962) : Dramaturge et metteur en scène, il est connu pour son style réaliste et ses pièces qui gravitent autour des dynamiques sociales contemporaines.

.


[Histoire culturelle][Langues][Dico des textes]
[Aide][Recherche sur Internet]

© Serge Jodra, 2024. - Reproduction interdite.