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Chronique de
Turpin ou Tilpin, ouvrage faussement attribué à
l'archevêque de Reims (Turpin) qui mourut
vers l'an 800. Il a pour titre : De vita et gestis Caroli magni;
mais il est bien éloigné d'embrasser tout le règne
de Charlemagne. C'est un résumé
très sommaire des exploits de cet empereur jusqu'à son expédition
contre les Sarrasins d'Espagne, et encore est-il incomplet. L'histoire
de la guerre d'Espagne est le véritable sujet de la Chronique. L'auteur
raconte que Charlemagne eut un songe où il vit St Jacques de Compostelle
lui ordonner de délivrer ses reliques
tombées aux mains des Sarrasins. Chemin faisant, il recommande au
prince d'élever beaucoup de monastères
pour n'être pas damné; et, après le récit de
l'expédition, il arrive à la mort de Charlemagne.
On a cru quelquefois que la Chronique
de Turpin était antérieure aux premiers romans carolingiens ,
et qu'elle leur avait servi de modèle. C'est une erreur que la lecture
de l'ouvrage peut facilement dissiper : on voit que cette Chronique
est
une compilation informe, tirée des chants populaires, dont elle
reproduit rarement la grandeur et la naïveté. Elle fut d'abord
écrite en latin, et, à ce qu'on suppose, par un moine de
St-André de Vienne (Dauphiné) au XIe
siècle, puis traduite en français au XIIe,
et de nouveau par Robert Gaguin. (H. D.).
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En
bibliothèque - Des éditions
en ont été publiées par Ciampi, Florence, 1822, et
par Reiffenberg, Paris, 1830. |
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