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Poésie
Gnomique, c.-à-d, sentencieuse; du grec gnômè,
sentence morale. Elle consistait, chez les Grecs,
à exprimer en vers précis, et dans un style élégant
et naturel, les vérités morales les plus importantes, qui
se gravaient ainsi plus aisément dans la mémoire. Phocylide
de Milet ,
Théognis
de Mégare ,
au VIe siècle avant J.-C., sont
les poètes gnomiques les plus célèbres; mais nous
n'avons que des fragments de leurs oeuvres. les
recueils de Brunck (1784), de Bekker (1875), et
les traductions françaises de Lévesque et de Coupé.
Chez les modernes, on peut compter parmi
les poètes gnomiques Dufaur de Pibrac (XVIe
siècle), dont les Quatrains moraux ont été
longtemps célèbres, et Pierre Matthieu, mort sous Louis
XIII. Quant aux Sentences de Publius Syrus, contemporain de
Jules
César, ce ne sont que des vers isolés extraits de ses
Mimes, et qui n'appartiennent pas proprement à la poésie
gnomique. ( P.). |
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