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Rue Quentin-Bauchart, à Paris  (VIIIe arrondissement ). - Cette rue (partie septentrionale de la rue de Chaillot avant 1919) relie l'avenue des Champs-Elysées à l'avenue Marceau

L'hospice Sainte-Perine se trouvait au commencement du second Empire au Nord de la rue, sur l'emplacement de l'avenue de l'Alma et des rues Bassano, Magellan, Christophe-Colomb et Euler. Cet hospice, qui était devenu un asile de vieillards en 1806, grâce à la protection de l'impératrice Joséphine, était autrefois l'abbaye de Notre-Dame de la Paix, dite de Sainte-Geneviève, à cause des religieuses de Nanterre, qui étaient venues l'occuper en 1659. La communauté s'appela Sainte-Perine en 1749 et fut supprimée en 1790; l'hospice qui en avait gardé le nom disparut de cet endroit en 1858, pour le percement de l'avenue de l'Alma, et fut transféré 17, rue Chardon-Lagache (XVIe arrondissement).

La rue Quentin-Bauchart (qui s'appelait encore ici rue de Chaillot) fut habitée par Neuville, l'époux de la Montansier, et il y mourut, par Barras en 1829, par Cora Pearl (en 1865), dont l'hôtel aujourd'hui démoli fut occupé par Blanche d'Antigny. Mme de Girardin (Delphine Gay), qui avait habité 11, rue Saint-Georges puis 41, rue Laffitte, vint habiter en 1843 dans cette rue, à l'hôtel du comte de Choiseul-Gouffier. C'est là qu'elle mourut en 1845. Cet hôtel avait été édifié en 1812 sur le modèle d'un temple grec et portait le n° 104 en 1853.

La rue possède quelques beaux hôtels modernes. Au 22 (anc. 52) est l'hôtel de Gramont, qui occupe l'emplacement d'une caserne qui existait là au commencement du second Empire. Au 20 (anc. 50) est l'hôtel de Roussel. Le n° 10 (anc. 40) est l'hôtel de La Ferronnays. Le 8 (anc. 38) dont les jardins s'étendent jusqu'à l'avenue de l'Alma et la rue Pierre-Charron était l'hôtel de Kerjégu, etc. (F.de Rochegude).

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Dictionnaire Villes et monuments
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