 |
Joséphine
(Marie-J.-Rose
Tascher de la Pagerie), impératrice des Français,
né à la Martinique
en 1763, d'une famille originaire du Blaisois ,
qui a aussi produit le comte Tascher de la Pagerie, mort en 1861, grand
maître de la maison de l'impératrice et sénateur. Joséphine
vint en France
à l'âge de 15 ans, et y épousa, en 1779, le vicomte
Alexandre de Beauharnais, dont elle eut un
fils et une fille, Eugène et Hortense. Son mari périt sur
l'échafaud révolutionnaire en 1794, et elle fut elle-même
emprisonnée; mais Tallien, dont elle fut l'amie, la fit mettre en
liberté après le 9 thermidor.
-
Joséphine
de Beauharnais,
par François Gérard.
Elle épousa en 1796 le général
Bonaparte,
qu'elle avait séduit par sa grâce, et qui ne lui reprocha
jamais que sa prodigalité. On lit dans les Mémoires et
Correspondance politique et militaire du prince Eugène, publiés
par A. du Casse, que, lors de l'exécution du duc d'Enghien, Joséphine
dit au premier consul que « c'était un acte atroce, dont il
ne pourrait jamais se laver, qu'il avait cédé aux conseils
perfides de ses propres ennemis, enchantés de pouvoir ternir l'histoire
de sa vie par une page si horrible. » Devenue impératrice,
Joséphine n'employa son pouvoir qu'à se faire aimer.
L'empereur, à qui elle n'avait pas
donné d'héritier, fit annuler, en 1810, leur mariage par
l'officialité diocésaine de Paris,
qui, dans cette circonstance, outre-passa ses pouvoirs en prononçant
sur un cas réservé au Saint-siège .
Il épousa ensuite Marie-Louise, archiduchesse d'Autriche .
Joséphine ne se résigna pas sans peine à cette séparation.
Elle mourut à la Malmaison en 1814.
On a publié les Lettres de Napoléon
à Joséphine pendant la guerre d'Italie, le Consulat
et l'Empire, et les Lettres de Joséphine à Napoléon.
et de la même à sa fille, 2 vol. in-8°. |
|