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Dictionnaire
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| Carreau
du Temple, à Paris Ces quatre carrés du vieux Temple, qu'on appelait le marché ou la halle au vieux linge, étaient surnommés le Palais-Royal, le pavillon de Flore, le Pou-Volant ou le Drapeau et la Forêt Noire. On y voyait des enseignes extraordinaires et l'on y trouvait des chaussures à 8 sous. Eugène Sue dans les Mystères de Paris, Paul Féval dans le Fils du Diable, ont donné des descriptions pittoresques du Temple. En arrière du marché, la rotonde était une propriété privée affectée à peu près au même commerce. Entre celle-ci et le marché, il y avait, suivant une ordonnance de police du 15 juin 1831, une place découverte dite Carreau des brocanteurs ou « chineurs », parce qu'ils pouvaient s'y réunir de 11 heures du matin à 2 heures de l'après-midi, mais sans avoir le droit d'y déposer leurs marchandises à terre plus que sur tout autre point de la voie publique. Le marché même avait une superficie de 10 831 m² et comprenait 1888 boutiques. L'édifice fut reconstruit en 1864 par les soins d'une compagnie concessionnaire, la ville devait entrer en jouissance de l'exploitation du marché à l'expiration de la concession, soit en 1945. Il se composait de deux corps de bâtiment. en fer et en fonte, d'une superficie de 8600 m² et de 4700 m², séparés par une voie de 15 m de largeur. Dû à de Mérindol, il fut ouvert le 1er août 1865 et contenait six pavillons. La rotonde était expropriée et le carreau disparut alors; cependant les brocanteurs eurent la faculté de vendre au premier étage du marché; que l'on continua à surnommer le carreau et dans lequel le public admis de 9 heures à midi paya un droit d'entrée de 0,05 F. La prospérité de ce marché commença à décroître précisément a partir de 1865. On a d'ailleurs pu dire souvent que la réputation de mauvais aloi dont jouissait cet endroit bizarre où Ies marchandes voulaient rendre l'achat obligatoire lui avaint été des plus nuisibles. Toujours est-il qu'il conserva son argot et représente toujours une tradition pittoresque. Un marché alimentaire y fut ouvert en 1882 sur une partie du marché à la friperie, en remplacement de celui de Saint-Martin-des-Champs. Puis, en 1901, la marché fut démoli et remplacé par l'édifice actuel. (Marius Barroux). |
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© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.