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Paris : IIIe arrondissement
Le Temple
Rues, places 

Rue Rambuteau
Rue des Francs-Bourgeois
Rue de Meslay
Rue Saint-Martin
Rue des Archives
Rue Portefoin
Rue de Bretagne
Rue Béranger
Rue de Turenne
Rue des Filles-du-Calvaire
Rue Vieille-du-Temple
Rue du Temple
Rue des Fontaines-du-Temple

Rue de Braque
Rue Greneta
Rue aux Ours
Rue Quincampoix
Rue Michel-Le-Comte
Temple (Prison du)
Temple (Carreau du)
Rue des Haudriettes
Rue des Minimes
Rue des Quatre-Fils
Rue Chapon
Rue Barbette
Rue des Coutures-Saint-Gervais
Rue du perche
Rue d'Orléans-au-Marais
Hôtels, édifices divers

Conservatoire des Arts et Métiers
Hôtel de Mesme
Hôtel de Rohan
Hôtel Carnavalet
Hôtel de Soubise
Porte Saint-Martin
Théâtre du Marais

Lieux de culte

Prieuré St-Martin des Champs
Abbaye Saint-Magloire

Le IIIe arrondissement, dit Le Temple, a un pourtour des plus simples, formé par l'axe du boulevard Sébastopol, à partir de la rue de Rambuteau, des boulevards Saint-Martin, du Temple, des Filles-du-Calvaire, la rue du Pas-de-la-Mule, l'axe de cette rue et de celles des Francs-Bourgeois et de Rambuteau jusqu'au boulevard de Sébastopol. C'est là un territoire de petite étendue : 116 hectares, et seul, le Ile arrondissement est moins grand encore

Historiquement, cette partie de la ville ne se bâtit qu'au XIIIe siècle : elle est, en effet, tout entière comprise dans l'enceinte de Philippe-Auguste et celle de Charles V; la première laissait en dehors de Paris tout ce qui est au delà, vers le nord-est, de la rue des Francs-Bourgeois; la seconde, représentée aujourd'hui par la rue de Meslay et la ligne des boulevards jusqu'à la Bastille, enferma donc cette région dans les limites de la capitale.

On croira sans peine qu'elle était alors bien différente de ce qu'elle est devenue. Les vastes enclos de nombreux monastères et d'hôtels seigneuriaux, dont quelques-uns très considérables en occupaient la majeure partie : au centre seulement, des rues étroites et sans air, où la population s'entassait; à l'est, jusqu'au XVIIe siècle, des terres en culture maraîchère que l'on nommait déjà le Marais. A partir de la seconde moitié du XIXe siècle et encore au début du XXe siècle, le secteur a beaucoup perdu de son  aspect pittoresque : d'importants travaux de voirie y ont été faits : le percement des rues Turbigo, Réaumur, l'élargissement de la rue Beaubourg, la trouée produite par le prolongement de la rue Etienne-Marcel. On y retrouve cependant encore bien des traits caractéristiques du vieux Paris. 

Quartier des Arts-et-Métiers.
Le quartier des Arts-et-Métiers, ainsi appelé à cause du Conservatoire situé dans sa circonscription, est manufacturier par excellence; la fabrication y a été traditionnellement spécialisée à un point extrême. Le théâtre de la Gaîté avec le square des Arts-et-Métiers, le Lycée Turgot égaye un peu cette région. Elle a pour églises Saint-Nicolas des Champs et Sainte-Elisabeth. A l'angle de la rue du Vert-Bois se dresse une tour restaurée de l'enceinte du prieuré de Saint-Martin des champs; il y a rue Volta, n° 16, une maison du XVIe siècle, et boulevard Saint-Martin, nos 31-33, un hôtel Louis XV.

Quartier des Enfants-Rouges.
Dans le quartier des Enfants-Rouges (nom d'un ancien hôpital), le marché du Temple est d'abord à signaler, haute construction en fer qui comprend 2400 boutiques de revendeuses, et, dans sa partie supérieure, le « carreau ».  Plusieurs hôtels sont intéressants : l'hôtel de Tallard avec son bel escalier du XVIIIe siècle au n° 78 de la rue des Archives; les hôtels du XVIIIe siècle également de la Rue Portefoin, et surtout ceux de la rue Charlot (formée des anciennes rue d'Orléans-au-Marais et de Berry), particulièrement l'hôtel Bayard (n° 58) et l'hôtel de Mascarani du XVIIIe siècle et très bien conservé (n° 83). Rue de Saintonge, n° 45, est à remarquer une construction du XVIIe siècle.

Quartier des Archives.
Le quartier des Archives, depuis longtemps donne un peu l'idée d'une ville de province. Trois établissements scientifiques : les Archives nationales (hôtel de Soubise); le musée Carnavalet et la Bibliothèque de la ville de Paris; autrefois s'y ajoutait l'imprimerie nationale qui était hébergée dans l'Hôtel de Rohan. Après ces monuments, il convient de signaler l'ancien cloître des Minimes de la rue de Béarn (devenu ensuite une caserne) et les hôtels des XVIIe et XVIIIe siècles des rues des Archives, Charlot, de Saintonge et de Turenne; la maison de la fin du XVe siècle, située au n° 54 de la rue Vieille-du-Temple, dont la jolie tourelle a été faussement attribuée à l'hôtel Barbette (rue Barbette); le somptueux hôtel Salé ou de Juigné, dû à Levau (1656), rue de Thorigny, n° 5 ; l'hôtel de Choisy, rue Barbette, n° 8; l'hôtel de Brissay, rue Saint-Gilles, n° 18 ; l'hôtel des Fusées du commencement du XVIIe siècle, rue du Parc-Royal n° 4. La rue des Francs-Bourgeois est bordée de maisons anciennes.

Quartier Sainte-Avoye.
Le quartier Sainte-Avoye (nom d'un ancien couvent) a été le centre de la petite industrie parisienne, de l'article de Paris. Rue Saint-Martin, aux nos 147, 160 et 194 se voient de jolies façades du XVIIIe siècle. Rue de Montmorency, n° 5, sont encore des restes du grand hôtel de Montmorency; au n° 51 de la même rue, subsiste l'inscription d'une maison de 1407, qui aurait été celle de Nicolas Flamel. Des constructions anciennes sont à signaler aussi rue Chapon et rue du Temple, surtout l'hôtel de Montholon au n° 79 de cette dernière rue, puis rue de Braque et rue des Archives. (F. B.).


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