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Les
gens
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| Philippe V
(ou III), roi de Macédoine, fils de Démétrius,
succéda en 221 av. J.-C. à son oncle Antigone-Doson,
à l'âge de 15 ans. Il s'engagea presque aussitôt dans
la Guerre des deux Ligues, prit parti pour les Achéens, remporta
sur les Étoliens de grands avantages, fit conclure la paix en 217,
et profita de sa puissance pour asservir presque toute la Grèce.
Aratus, qui lui avait servi de tuteur, voulut employer en faveur de ses
compatriotes l'influence qu'il croyait avoir sur lui Philippe ne l'écouta
pas; on le soupçonna même de l'avoir fait empoisonner (213).
Ce prince s'était déjà
imprudemment attiré l'inimitié de Rome, en faisant un traité
avec Hannibal,
malgré les avis d'Aratus. Sa flotte fut détruite à
l'embouchure de l'Aoüs, en 214: il n'éprouva depuis que des
revers, et fut forcé de signer une paix désavantageuse, 205.
Ayant reçu du sénat en 200 l'ordre de cesser ses hostilités
contre Athènes Intimidé depuis lors par la puissance romaine, il repoussa toutes les sollicitations d'Hannibal et d'Antiochus, roi de Syrie, qui le poussaient à reprendre les armes, et se montra obéissant aux moindres désirs du sénat; cependant, fatigué de plus en plus par les exigences de Rome, il se préparait à engager une nouvelle lutte, lorsqu'il mourut en 178. Sur de faux rapports, il avait mis à mort son fils Démétrius. Persée, son fils naturel, lui succéda. |
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© Serge Jodra, 2005. - Reproduction interdite.