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Ferguson

James Ferguson ou Fergusson est né en 1710 dans un village du comté de Bamff, en Écosse. Il gardait les moutons d'un fermier, au service duquel il était. Ayant appris à lire en écoutant seulement quelques leçons données par son père à son frère aîné, il put se livrer à la lecture et satisfaire son goût pour l'étude. Il construisit lui-même, pour suivre le mouvement des astres, un globe céleste, une montre et une horloge en bois. Le fermier, tout étonné d'avoir un berger savant, lui procura la connaissance d'un homme qui lui donna des leçons de mathématiques. Se livrant dès lors à la passion irrésistible qui l'entraînait vers la science, Ferguson quitta son maître ; mais comme il fallait vivre et faire vivre sa famille, il entreprit des voyages en faisant des portraits à l'encre de Chine, et parcourut ainsi, comme peintre ambulant, plusieurs parties de l'Écosse et de l'Angleterre. Londres fut le terme de ses courses en 1744.

James Ferguson y publia des tables et des calculs astronomiques, donna des leçons publiques de physique, et fut reçu membre de la Société royale avec la faveur de ne payer aucun droit pour son admission. Ferguson mourut en 1776, aimé et estimé pour la douceur de son caractère et pour la sagesse de son esprit, aussi bien que pour son savoir. Plusieurs de ses ouvrages, remarquables par la manière claire, simple et familière avec laquelle les idées y sont exprimées, ont eu le plus grand succès. Citons-

l'Astronomie enseignée d'après les principes de Newton; Introduction à l'électricité; Leçons sur divers sujets de mécanique, d'hydrostatique, d'hydraulique, de pneumatique et d'optique; Traité de perspective. Il était membre de la Société royale. On a de lui de divers Mémoires, dans les Transactions philosophiques de cette société.
Ferguson (Adam). - Ecrivain écossais, né en 1724 à Logierait, près de Perth, mort en 1816, avait été jusqu'en 1757 aumônier d'un régiment écossais. Il fut en 1759 élu professeur de philosophie naturelle à Édimbourg, devint en 1764 professeur de philosophie morale, en 1778 secrétaire de la commission envoyée en Amérique pour traiter avec les colonies insurgées, résigna en 1785 ses fonctions de professeur pour voyager en Italie, et vécut depuis dans la retraite. Il débuta comme auteur en 1767 par un Essai sur la société civile (traduit par Bergier, 1783); publia en 1769 des Institutions de philosophie morale (trad. par Reverdit, Genève, 1775), qui ne sont qu'un sommaire de ses leçons, et donna un exposé plus étendu de sa doctrine dans les Principes des sciences morales et politiques, 1792; mais le plus célèbre de ses ouvrages est l'Histoire des progrès et de la chute de la république romaine, 1782, rééditée en 1799, avec des corrections importantes; traduite par Demeunier, 1784, Dans ce dernier ouvrage, il voulut imiter Gibbon; mais, s'il l'égale pour l'érudition, il lui reste inférieur par le style et l'intérêt.
Fergusson (Robert), né à Édimbourg en 1751, mort en 1774, se distingua comme poète. Ses poésies sont écrites les unes en anglais pur, les autres dans le dialecte écossais; ces dernières sont les plus estimées. Robert Burns le prit pour modèle. Le recueil de ses poésies a été imprimé à Glasgow, 1813, 2 vol. in-12, avec sa vie par D. Irving.
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