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Donat, Aelius
Donatus, grammairien et rhéteur latin du IVe
siècle
ap. J.-C. que les manuscrits de ses oeuvres, faisant sans doute allusion
à son titre de professeur de rhétorique, appellent Vir
clarus, orator urbis Romae. Nous ne savons rien de sa vie, à
part un détail : il fut en 354 le professeur de saint Jérôme.
Tous les autres renseignements accumulés dans sa biographie par
Flaccus Rebius sont de simples inventions du Moyen âge .
Il ne nous reste de lui que deux ouvrages, une grammaire et un commentaire
sur Térence.
Sa grammaire nous est parvenue dans deux
rédactions différentes; l'une, abrégée (ars
minor), est sous forme de dialogue et traite des huit parties du discours;
l'autre, plus développée (ars major), est divisée
en trois livres et, outre les huit parties du discours, étudie les
lettres, les syllabes, les pieds, les accents, etc., puis le barbarisme,
le solécisme, le métaplasme, les figures et les tropes.
Cet ouvrage eut, dès son apparition, un énorme succès;
il fut commenté, remanié, étudié pendant les
derniers siècles de l'Empire et au Moyen âge. Le nom même
de Donat était si populaire qu'il devint en France un nom commun
( Donat )
pour désigner un rudiment; c'est ainsi qu'on le trouve employé
dans le vieux proverbe :
«
Les diables estaient encore à leur donat. »
Le même fait semble s'être présenté.
en Angleterre; en effet, dans Longdale et Chaucer,
Donat
ou Donets est synonyme de leçon faite à un enfant;
le Commentaire sur Térence (Donati in Commn. Terenti praefationes,
éd. Reitferscheid; Breslau, 1875) ne nous est parvenu ni complet,
- le commentaire de l'Heautontimorumenos manque, - ni sous sa forme
primitive. Tel quel, ce commentaire ne manque pas d'intérêt.
Les préfaces contiennent des détails sur les originaux dont
Térence
s'est servi, sur la date de la représentation, sur la distribution
des personnages et les indications scéniques. Le commentaire proprement
dit nous donne des explications utiles gâtées trop souvent
par des répétitions, des contradictions et des remarques
enfantines.
Donat avait encore écrit un commentaire
sur l'oeuvre complète de Virgile; ce commentaire
est perdu : il ne faut pas le confondre avec un commentaire sur le même
poète rédigé au Ve
siècle par un homonyme, Ti. Claudius Donatus. (S.Dosson). |
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