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Christmann
(Jacob), orientaliste et mathématicien né à Johannisberg
(Nassau) en novembre 1554, mort à Heidelberg le 16 juin 1613. Il
fut successivement élève et professeur à Heidelberg;
mais sa foi calviniste lui fit quitter pendant quelques années cette
université luthérienne et il alla à Bâle ,
à Breslau ,
à Vienne,
à Prague
et à Neustadt-an-der-Hardt. De retour à Heidelberg en 1583,
il y fut nommé professeur d'hébreu en 1584, de logique
en 1591, recteur de l'université en 1602 et professeur d'arabe en
1608.
Jacob Christmann possédait de profondes
connaissances en philosophie, en histoire,
en mathématiques, en astronomie,
en médecine, et savait dix langues, parmi lesquelles l'arabe, l'hébreu,
le syriaque, le chaldéen. Il entrevit l'impossibilité de
transformer le cercle en une figure rectiligne équivalente et démontra
l'erreur de Joseph Scaliger qui prétendait
en avoir trouvé la quadrature. Il est l'auteur du premier livre
imprimé en Allemagne avec des caractères arabes : Alphabetum
arabicum (Neustadt, 1582, in-4).
On lui doit en outre de nombreux ouvrages
sur les mathématiques, la chronologie et la philologie orientale;
il convient de citer :
Muhamedis Alfragani Chronologica,
etc.. trad. d'après une version hébraïque de J. Antolius
(Francfort, 1590, in-8); Kalendarium Palestinorum, etc. (Francfort,
1594, in-4); Tractatio geometrica de quadratura circuli (Francfort,
1595); Observationum solarium libri tres (Bâle, 1601, in-4);
Theoria
lunae (Heidelberg, 1611, in-fol.); Nodus gordius ex doctrina sinuum
explicatus, etc. (Heidelberg, 1642, in-4). (L. S.).
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Christmann (Wilhelm
Ludwig), mathématicien né à Hirsau (Wurttemberg) le
6 juillet 1780, mort à Stuttgart le 22 septembre 1835. Il étudia
à Tubingue la philosophie, la théologie
et les mathématiques, et fut pasteur
à Thailfingen et à Heimerdingen, dans le Wurttemberg. On
lui doit une quinzaine d'ouvrages sur les mathématiques et la philosophie;
plusieurs eurent une certaine vogue :
Ars cossae promota (Francfort,
1814); Philosophia cossica (Stuttgart, 1815); Ein Wort über
Pestalozzi und Pestalozzismus (1816); Aetas augustea cossae
(Tubingue, 1819); Apollonius Suevus (Tubingue, 1822); Cabbala
algebraica (Stuttgart, 1827). (L. S.).
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