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Baour-Lormian
(Pierre
Marie François Louis), littérateur né à Toulouse
le 24 mars 1770, mort aux Batignolles le 10 décembre 1854. Fils
d'un imprimeur-libraire, il débuta par des satires contre les membres
de l'Académie de sa ville natale et donna une traduction en vers
de la Jérusalem délivrée
(1795, in-8). Malgré sa médiocrité, cette traduction
excita la jalousie de Lebrun-Pindare (Ecouchard-Lebrun), alors dans tout
l'éclat de sa fugitive célébrité, et il s'ensuivit
une guerre d'épigrammes
où le nouveau venu ne fut pas toujours le plus faible. Ces coups
d'épingle et une satire intitulée les Trois Mots (1798,
in-8) contribuèrent autant à la fortune de Baour-Lormian
que sa traduction des Poésies d'Ossian
(1801) et que sa tragédie d'Omasis ou Joseph en Egypte (Théâtre-Français,
1807), admise à concourir pour les prix décennaux en même
temps, que les Templiers de Renouard.
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Pierre
Baour-Lormian.
En 1811, Pierre Baour-Lormian fit représenter
sans succès une autre tragédie, Mahomet II, et publia
les Veillées poétiques. Une refonte de sa traduction de Jérusalem
délivrée (1819), des poésies de circonstances,
telles que la Fête de l'hymen (1810), ou le Retour à
la religion, suivi du Sacre de Charles X
(1825), de séniles attaques contre les novateurs : le Classique
et le Romantique, dialogue (1825); les Nouveaux Martyrs (1820,
in-8); un roman historique, Duranti, premier président du Parlement
de Toulouse ou la Ligue en province (1828, 4 vol. in-42), sont les
autres titres littéraires, fort oubliés aujourd'hui, de Baour-Lormian.
Décoré de la Légion d'honneur en 1806, élu
membre de l'Académie française en 1815, comme successeur
de Boufflers, il passa de longues années dans une cécité
croissante, n'ayant guère d'autre ressource qu'une pension du gouvernement
dont il dut le maintien à la généreuse intervention
de Lamartine. Il fut remplacé par Ponsard
à l'Académie française. (Maurice Tourneux). |
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