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Byron

Byron (Le commodore John), marin né le 8 novembre 1723 à Newstead-Abbey, mort à Londres le 10 avril 1786. Il accompagna en qualité de midshipman l'expédition de lord Anson autour du monde (1740). Le vaisseau qu'il montait échoua sur la côte Ouest de la Patagonie. Abandonné par une partie de ses marins, Byron, après des fatigues inouïes, parvint au bout de treize mois à l'île Chiloé où il  fut quelque temps prisonnier des Espagnols. Il put revenir en Angleterre en 1745.

John Byron se signala dans la guerre contre la France (1755-63), notamment en détruisant une de flottes françaises (1760). Georges III lui donna en 1764 le commandement d'une expédition de découvertes dans les mers du Sud. Byron découvrit plusieurs îles, entre autres celle des Mulgraves qui porte son nom (par 175° long. E. et 1° 18 lat. S.) et revint en 1766 par Batavia et le Cap. Gouverneur de Terre-Neuve en 1769, il prit part à la guerre d'Amérique en 1778 et fut nommé vice-amiral en juillet 1779. John Byron fut le précurseur de Cook.



En bibliothèque - John Byron a publié le récit très intéressant de ses aventures : Voyage round the world in the years 1764-66 (Londres, 1767, in-8). - Narrative of J. B., containing  an account of the great distresses suffered by himself and his companions on the coast of Patagonia, 1740-1746, etc. (Londres, 1768, in-8).

Le récit de son premier voyage, publié en Angleterre en 1748 a été traduit en français par Cantwell, Paris, 1800); en 1766, un de ses officiers donna la relation du deuxième (trad. par Suard, 1767). 

Byron (George-Noel Gordon, connu sous le nom de Lord), poète né à Londres (Holles-Street) le 22 janvier 1788, mort à Missolonghi le 19 avril 1824, petit-fils du précédent et fils de John Byron, capitaine aux gardes, et de sa seconde femme Catherine Gordon de Gight, d'une famille d'Aberdeenshire descendant des Stuarts. Le capitaine ayant dissipé la fortune de sa femme, celle-ci se retira avec son fils à Aberdeen et y vécut avec un mince revenu de cent trente livres. C'est donc dans les montagnes de l'Écosse que Byron passa sa première enfance qui fut triste et maladive. Le caractère aigri, capricieux et emporté de sa mère, qui l'accablait tour à tour de caresses et de mauvais traitements, développa cette irritabilité et cette susceptibilité excessives qui furent les principaux défauts de son caractère.

D'une beauté remarquable, il avait eu un pied tordu à la suite d'un accident survenu à sa naissance et cette difformité, quoique légère, fut pour lui une source constante d'amertumes. Il n'avait pas neuf ans qu'il tombait amoureux d'une jeune fille, Marie Duff, et lorsqu'il apprit son mariage quelques années après, il fut, il le raconte lui-même, comme frappé de la foudre. Une de ses cousines. Margaret Parker, fillette de treize ans, fut sa seconde passion. C'était, dit-il, une des créatures les plus belles et les plus éphémères qui aient vécu. Toute paix et beauté, elle semblait sortir d'un arc-en-ciel. Elle mourut à quatorze ans, à la suite d'un accident, alors que Byron d'un an plus jeune était au collège de Harrow, et cette mort lui inspira ses premiers vers.

En 1798, Byron hérita de la fortune et de la pairie de son grand-oncle William lord Byron, ainsi que du domaine de Newstead-Abbey donné à un de ses ancêtres par Henri VIII. Sa mère l'envoya au collège de Harrow où il se fit remarquer par son indiscipline et sa haine de toute tâche imposée. A Newstead-Abbey, en 1803, il s'éprit d'une jeune fille du voisinage, Mary Chaworth. Il n'avait que quinze ans et Mary, de deux ans plus âgée, dédaignait cet enfant boiteux qui devait pourtant, comme Dante à Béatrice, lui donner une poétique immortalité. Son père, tué en duel par l'oncle William, rendait d'ailleurs tout mariage impossible; elle se fiança à un autre et l'adolescent envoyé au Trinity College de Cambridge, se consola par de nombreuses amours et scandalisa bientôt l'Université par son indiscipline coutumière et des excentricités que sa fortune lui rendait faciles. 

C'est à Cambridge qu'il publia son premier recueil de poésies, imprimé à Newark (1807), sous le titre de Hours of idleness où s'étalent ses passions précoces et où percent déjà son humeur fantasque, son scepticisme et sa misanthropie. Lord Brougham, dans la Revue d'Édimbourg, en fit une violente critique à laquelle le jeune poète répliqua par une satire English Bards and Scotch Reviewers (1809), où il s'attaque, avec une verve égale à celle de Pope, à toutes les personnalités marquantes d'alors. Il regretta plus tard cette boutade, car il essaya, vainement, de retirer ce pamphlet de la circulation.

Au sortir de l'Université, où malgré l'irrégularité de sa conduite il fit de bonnes études, il se lança dans toutes les extravagances de la jeunesse dorée et devint le héros de maintes aventures scandaleuses, puis en 1809 prit sa place à la Chambre des lords sur les bancs de l'opposition, et bientôt, las des débats parlementaires, partit pour le continent. En deux années, il visita successivement le Portugal, l'Espagne, les rivages classiques de la Méditerranée, résida quelque temps en Grèce et en Turquie. Les deux premiers chants de Childe Harold's Pilgrimage, parus en 1812, sont le récit de ses impressions de voyage et de ses propres aventures. Le succès en fut immense :

 « Je me réveillais un matin, dit-il, et j'appris que j'étais fameux. » 
Sa popularité s'accrut encore du retentissement d'un discours qu'il prononça à la Chambre Haute contre les mesures de rigueur nouvellement prises pour étouffer les émeutes d'ouvriers. De 1812 à 1814, la publication du Giaour, de Bride of Abydos, du Corsair et de Lara, augmentent l'enthousiasme. Byron devint l'idole des cercles de la jeunesse aristocratique et viveuse de Londres. Enfin, fatigué de cette vie de dissipation, rassasié de plaisirs, il voulut se ranger et épousa la fille de sir Ralph Milbanke, baronnet du comté de Durham, qui s'était éprise de lui. Le mariage fut célébré le 2 janvier 1815 à Seaham, la résidence de son père.

Ce fut un grand étonnement pour ceux qui connaissaient le caractère de lord Byron, qui déclara d'ailleurs dans The Dream que le jour de ses noces toutes ses pensées étaient pour la demoiselle d'honneur de sa femme, qu'il trouva placée entre elle et lui dans la voiture. Cependant, de son propre aveu aussi, il fut quelque temps heureux, quoique « fort ennuyé par son pieux beau-père » qui avait offert au jeune couple une de ses résidences, dans le comté de Durham, pour y passer leur lune de miel. Mais dès le mois de mars les époux allaient s'installer à Londres près de Hyde Park, et c'est là qu'éclata leur incompatibilité d'humeur. Lady Byron jolie, intelligente, distinguée, mais imbue de tous les préjugés de la bonne société britannique, dévote et d'une vertu hautaine, ne pouvait faire les agréments du foyer d'un homme qui professait le mépris le plus profond pour toutes les conventions sociales, la haine du dogme religieux aussi bien que du credo politique de la « respectabilité ». Aussi dès sa grossesse se vit-elle délaissée par son mari, qui cherchait des distractions illicites au dehors, bien qu'il eût écrit d'elle avant son mariage : 

« Elle est si bonne que je voudrais devenir meilleur ». 
Correcte, sèche, sans tempérament, incapable de faillir et de pardonner, elle était de ces personnes qui rendent la vertu insupportable. Il faut ajouter les embarras financiers sans cesse croissants et qui sans doute aigrissaient son caractère. Les dettes de Byron ne diminuaient en rien le chiffre de ses dépenses. En novembre 1815 il avait été obligé de vendre sa bibliothèque et en moins d'un an les huissiers avaient fait neuf fois irruption dans la maison.

Le 10 décembre 1815 la jeune femme accoucha d'une fille, Augusta-Ada, et le 6 janvier son mari, qui ne communiquait plus avec elle que par lettres, lui écrivit qu'elle devait quitter Londres aussitôt que possible pour vivre avec son père en attendant qu'il ait pris des arrangements avec ses créanciers. Elle partit huit jours après rejoindre ses parents à Kirkby Mallory et, bien qu'elle lui écrivit à son départ une lettre affectueuse, elle s'occupa de faire déclarer son mari « insane », affirmant qu'elle ne le reverrait jamais plus. Cette séparation fit scandale. Quelques propos répétés excitèrent une explosion d'indignation publique. 

Byron fut accusé de toutes sortes de vices monstrueux, et la presse anglaise, toujours hypocritement vertueuse et champion de la morale, le compara à Néron, Héliogabale, Caligula, Henri VIII. Il n'osa plus se montrer en public de crainte des outrages de la foule et des brutalités de la populace. La cause de cette fureur, tenue secrète par la génération suivante, ne fut révélée que cinquante-cinq ans plus tard par Harriett Beecher Stowe : Byron aurait eu des relations incestueuses avec sa demi-soeur Augusta (fille d'un premier mariage de son père), devenue mistress Leigh. Cependant celle-ci continua jusqu'en 1830 d'être en bons termes avec lady Byron, servant d'intermédiaire entre elle et son mari tant qu'il vécut. Elle mourut en 1851, et ce ne fut qu'en 1856 que lady Byron aurait confié ce secret à la romancière américaine, et cela par charité évangélique. Elle pensait qu'en ternissant la mémoire du poète, elle diminuerait l'influence néfaste de ses écrits et par suite son expiation dans l'autre monde. Mistrese Stowe ne publia ces confidences qu'en 1869 dans le Macmillan's Magazine et l'Atlantic Monthly. Dans son livre The Real lord Byron, J.-C. Jeaffreson revint sur cette question de l'inceste, qui ne devrait pourtant laisser aucun doute, à en juger par des stances écrites à sa soeur Augusta pendant le séjour du poète à la villa Diodati (1816), et des vers adressés à My sweet Sister (Ma douce soeur), détruits à sa mort sur son expresse volonté. Byron implora son pardon, qui lui fut implacablement refusé, et la séparation à l'amiable eut lieu le 2 février 1816, à la suite de quoi il quitta l'Angleterre pour n'y plus revenir, après avoir publié The Siege of Corinth et Parisina.
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.L'Océan

« Je me réveille en tressaillant : les vagues se soulèvent autour de moi; les vents remplissent l'air de leur voix; je pars... Où allons-nous? Je l'ignore; mais il n'est plus ce temps où mes yeux pouvaient être affligés ou réjouis par les rivages d'Albion disparaissant dans l'horizon lointain.

Encore une fois sur les mers! Oui, encore une fois! Les vagues bondissent sous moi comme un coursier qui connaît son cavalier. Salut à leur mugissement! qu'elles me conduisent avec toute leur vitesse, n'importe en quels lieux... Quand le mât du navire, près de se rompre, tremblerait comme le roseau, quand même les voiles déchirées voleraient en lambeaux dans les airs, je poursuivrais encore ma route. Je suis comme une herbe marine, arrachée du rocher et lancée sur l'écume de l'océan, pour voguer à la merci des courants de l'abîme et du souffle de la tempête.

Déroule tes vagues d'azur, majestueux océan! Mille flottes parcourent vainement tes routes immenses : l'homme, qui couvre la terre de ruines, voit son pouvoir s'arrêter sur tes bords. Tu es le seul auteur de tous les ravages dont l'humide élément est le théâtre; il n'y reste aucun vestige de ceux de l'homme ; son ombre se dessine à peine sur ta surface, lorsqu'il
s'enfonce comme une goutte d'eau dans tes profonds abîmes, privé de tombeau, de linceul, et ignoré.

Ses pas ne sont point imprimés sur ta face, tes domaines ne sont point une dépouille pour lui; tu le soulèves et tu le repousses loin de toi; le lâche pouvoir qu'il exerce pour la destruction de la terre n'excite que tes dédains; tu le fais voler avec ton écume jusqu'aux nuages, et tu le rejettes en te jouant aux lieux où il a placé toutes ses espérances. Son cadavre gît sur la plage, près du port où il voulait aborder...

Glorieux miroir où le Tout-Puissant aime à se contempler au milieu des tempêtes; calme ou agité, soulevé par la brise, par le zéphir ou par l'aquilon, glacé vers le pôle, bouillonnant sous la zone torride, tu es toujours sublime et sans limites ; tu es l'image de l'Éternel, le trône de l'Invisible... Ta vase, féconde elle-même, produit les monstres de l'abîme. Chaque région de la terre t'obéit; tu t'avances, terrible, impénétrable et solitaire.

Je t'ai toujours aimé, ô océan! et les plus doux plaisirs de ma jeunesse étaient de me sentir sur ton sein, errant à l'aventure comme tes flots. Dans mon enfance, je jouais avec tes brisants; rien n'égalait le charme qu'ils avaient pour moi. Si la mer irritée les rendait plus terribles, mes craintes me charmaient encore; car j'étais comme un de tes enfants : je me confiais gaiement à tes vagues, et je posais ma main sur ton humide crinière comme je le fais en ce moment. » (Byron, Childe-Harold, ch. III).

Le premier ouvrage fut composé pendant son année de cohabitation conjugale, car le manuscrit tout entier est copié de la main de lady Byron. L'éditeur Murray envoya, pour les deux poèmes, un chèque de mille guinées que Byron lui retourna. Il visite la France et la Belgique, se rend en Suisse où il se lie avec le poète Shelley, dont la vie agitée et courte eut tant de similitudes avec la sienne. A Genève, il compose le troisième chant de Childe Harold et The Prisoner of Chillon, et, en face des glaciers de l'Oberland, s'inspire pour son sombre drame de Manfred, écrit en 1817 ainsi que Lament of Tasso. De 1818 à 1821 il habita Venise et Ravenne, complétant Childe Harold et écrivant Mazeppa, Marino Faliero, drame lyrique et descriptif, Sardanapalus, Two Foscari, Werner, Caïn, Difformed transformed. Mais de toutes ces oeuvres, la plus extraordinaire est l'épopée de Don Juan, qu'il acheva à Pise en 1822; don Juan, héros railleur, cynique, passionné, enthousiaste, aventureux et mobile comme lui. La vie de plaisirs excessifs avait sans doute fatigué son cerveau, car il ne travaillait plus que sous l'influence de copieuses libations. Après un amour scandaleux avec la comtesse Guiccioli, sentant sa verve poétique lui échapper, il essaya de la politique. Whig (Tories et Whigs) en Angleterre, il ne pouvait être que carbonaro chez ce peuple qui aspirait à son émancipation. Le mouvement ayant avorté, il fonda, avec les poètes Leigh Hunt et Shelley, le Liberal, qui n'eut que quelques numéros.

Dépité et mécontent, voyant ses forces s'user, son génie s'appauvrir et sa fortune se fondre, il résolut de mettre au service de l'insurrection des Grecs pour leur indépendance (L'Agonie de l'Empire ottoman) tout ce qui lui restait. Il partit sur un brick frété à ses frais et débarqua à Missolonghi le 4 janvier 1824, ne trouvant partout que confusion, discorde, anarchie, rapacité et fraude. Un peuple brave mais sans discipline, une populace armée, cruelle, criarde, imbécile et turbulente, des chefs jaloux, antagonistes et mal obéis. Pendant trois mois, avec son âme de poète et son argent de grand seigneur, il essaya des remèdes. Désespéré et déjà malade, il fut saisi le 9 avril dans une de ses courses quotidiennes à cheval d'une fièvre qui l'emporta en dix jours. Les Grecs prirent le deuil et son corps fut rapporté en Angleterre, dans le caveau de sa famille, en la petite église de Hucknoll, près de Newstead.

Lord Byron est l'un des plus grands poètes de langue Anglaise et, à un moment donné, il éclipsa la gloire de tous, même celle de Walter Scott, Wordsworth, Southey, Moore et Campbell. On l'a quelquefois comparé à Burns; tous deux, le pair et le paysan, écrivirent d'après leurs impressions et leurs sentiments personnels, se montrant tout entiers dans leurs oeuvres; esclaves de passions impérieuses, livrés également au doute et à la mélancolie, ils moururent prématurément, après une vie d'extraordinaire activité physique et intellectuelle. Ils furent l'un et l'autre des apôtres de cette école négative et stérile de misanthropie, de doute et de désespérance, qui fit tant de ridicules adeptes et de niaises victimes. 

Les écrits de Byron c'est lui-même, et de lui l'on peut dire : Le poète et l'homme ne font qu'un.  Il a beaucoup haï les Anglais,  c'est peut-être pourquoi il fut si populaire en France, mais voici l'épigraphe qu'il transcrivit en français en tête de Childe Harold

« L'univers est une espèce de livre dont on n'a lu que la première page quand on n'a vu que son pays. J'en ai feuilleté un assez grand nombre, que j'ai trouvées également mauvaises. Cet examen ne m'a point été infructueux. Je haïssais ma patrie. Toutes les impertinences des peuples divers parmi lesquels ai vécu m'ont réconcilié avec elle. Quand je n'aurais tiré d'autre bénéfice de mes voyages que celui-là, je n'en regretterais ni les frais ni les fatigues. » 
 (Hector France).


Editions anciennes - Les éditions et les traductions des oeuvres de lord Byron sont nombreuses. Voici les meilleures : Londres : 1832-33, 17 vol. in-18, avec sa vie, par Thomas Moore : 1837, in-8, John Murray, avec un très beau portrait gravé par E. Findev, d'après le tableau de G. Sanders; Paris, 1832, 4 vol. in-8. Traductions : A. Pichot, 4e édit. (avec une notice par Ch. Nodier), 1822-1825, 8 vol. in-8 ; Paulin Paris, 1830-1832, 13 vol. in-8 ; Benjamin Laroche, 5e édit. (avec une notice par Villemain), 1842, gr. in-8.

Byron avait laissé des mémoires dont sa fille, la comtesse de Lovelace, obtint la suppression.

Byron (Anne Isabelle Milbanke, lady), femme du précédent, née au château de Seaham, comté de Durham, le 17 mai 1792, morte à Brighton le 16 mai 1860. Fille de sir Ralph Milbanke Noël, elle hérita par sa mère de la fortune et des titres des lords Wentworth. Elle reçut une solide instruction et mêla à un goût prononcé pour la théologie et les mathématiques celui des lettres, car elle composa avant son mariage quelques pièces de poésie, dont deux ou trois ont été publiées dans les oeuvres de Byron. Liée avec plusieurs notoriétés féminines de l'époque rencontrées dans le salon de sa mère, mistress Siddons, miss Baillie, miss Edgworth, elle s'enthousiasma pour lord Byron déjà célèbre, entra en correspondance avec lui, et reçut en 1842 des propositions de mariage quelle repoussa d'abord tout en continuant à correspondre avec le poète, qui s'offrit de nouveau par lettre, et fut accepté.

A la mort de son mari, lady Byron mena une vie retirée. Sa fille unique Ada, mariée en 1835 au comte de Lovelace, mourut en 1852, laissant deux enfants, lord Wentworlh et lady Anne Blunt. Elle passa le reste de ses jours à Brighton. s'occupant de controverses religieuses, d'oeuvres de piété et de charité. 

Lady Byron a été fort diversement jugée. Miss Martineau, dans ses Esquisses biographiques, parle d'elle avec une respectueuse admiration, tandis que d'autres la considèrent comme une pédante au coeur sec d'une rigidité insupportable. Byron, dans un de ses poèmes, l'appelle une Clytemnestre morale et fait d'elle maintes allusions blessantes dans Don Juan et Childe Harold. Cependant Mme de Stael dit des adieux qu'il lui adressa après leur séparation : «Je voudrais avoir été malheureuse comme lady Byron et avoir inspiré à son époux les vers qu'il a faits pour elle ». (H.F.).

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Dictionnaire biographique
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