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Batrachomyomachie,
c.-à-d. Combat des rats et des grenouilles (du grec batrakos,
grenouille; mus, rat; makè, combat); petit poème
héroï-comique
de 294 vers, dont voici le sujet :
Le rat Psycharpax ( = Grippe-miettes),
fils de Troxartès ( = Croque-pain), accepte l'invitation d'aller
visiter le palais de la grenouille Physignathe ( = Joufflue); celle-ci
l'y porte sur son dos. Il fallait traverser un grand marais; Psycharpax
prend peur quand il se voit au milieu des eaux; néanmoins, le voyage
continue lorsque tout à coup une hydre apparaît. La grenouille
plonge pour l'éviter, et le rat, abandonné à lui même,
finit par se noyer. Mais un autre rat, Lichopinax ( = Lèche-plat),
a vu l'accident, et court l'annoncer à sa nation, en accusant Physignathe
d'avoir agi avec malice. Alors les rats, excités encore par Troxartês,
déclarent la guerre aux grenouilles pour venger le pauvre noyé.
Les habitantes du marais allaient être exterminées, lorsque
Jupiter
et les dieux de l'Olympe ,
témoins du combat, envoient à leur secours des cancres, qui
font fuir les rats en les attaquant, et cette grande guerre finit avec
le jour.
La Batrachomyomachie est une parodie
de l'Iliade ;
le style en est facile, élégant, et la plaisanterie de bon
goût; c'est un mélange très ingénieusement calculé
de choses petites et vulgaires et d'expressions grandes et sublimes.
Pendant longtemps on a attribué
ce petit poème à Homère;
Plutarque
et Suidas en font honneur à un poète
du Ve siècle av. J.-C., Pigrès
d'Halicarnasse ,
frère de la célèbre Artémisse,
reine de Carie
: Selon Leopardi, la Batrachomyomachie
ne daterait que du IIIe siècle av.
J. C. Elle a été imitée, en latin au XVe
siècle, par Calentius. (Dezobry,
1877).
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En
bibliothèque - Dissertation
de leopardi dans l'édition, avec traduction en prose, de la Batrachomyomachie,
donnée par M. Berger de Xivrey, Paris, 1837, 2e édition,
in-18; Goess, Dissertatio de Btrachomyomachia, Erlangen, 1789; Schlieben,
De
Batrachomyomachia Homero abjudicanda, Leipzig, 1816. |
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