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L'Amour,
par Stendhal (H. Beyle), publié en 1822.
- L'auteur déclare, dans sa préface, qu'il a voulu faire
une description détaillée et minutieuse de tous les sentiments
qui composent la passion nommée amour, et l'expliquer raisonnablement,
mathématiquement. Le premier des deux livres de cette étude
est consacré à l'analyse de l'amour,
des conditions de sa naissance et des lois de son développement,
des différences qu'il présente dans les deux sexes; de la
pudeur et de son influence sur l'amour, de l'orgueil féminin, du
naturel dans l'expression de l'amour, de la jalousie, de la pique d'amour-propre,
de l'amour à querelles. Il y a, d'après Stendhal, quatre
amours différents : l'amour-passion, l'amour-goût,
l'amour physique et l'amour de vanité. Le principal phénomène,
celui qui joue le grand rôle dans l'histoire de l'amour, est cette
folie qui nous fait orner de mille beautés, de mille perfections
imaginaires l'objet que nous commençons à aimer. A cette
puissance de l'imagination l'auteur donne
le nom de cristallisation, parce qu'elle rappelle assez bien, dit-il,
la transformation qu'opère la nature sur le rameau effeuillé
que l'on jette dans la profondeur des mines de sel de Saltzbourg, et qu'on
en retire deux ou trois mois après couvert de cristallisations brillantes,
de diamants mobiles et éblouissants. Dans le deuxième livre,
Stendhal montre l'amour se diversifiant selon les tempéraments,
les gouvernements et les caractères nationaux. Il étudie
ces diversités de l'amour et en marque les traits et les couleurs
dans différents pays. L'Italie
lui semble le seul où croisse en liberté la plante qu'il
décrit. A chaque page on trouve des pensées fines, ingénieuses,
bien gravées, dont plusieurs frappent par leur aspect paradoxal,
mais incitent à la réflexion. (NLI). |
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