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Cippe, en latin cippus. - Colonne peu élevée, ordinairement sans base ni chapiteau, quelquefois ronde, mais plus souvent de forme quadrangulaire, et creusée à sa partie supérieure en forme de cratère comme les autels de l'Antiquité. Tantôt les cippes étaient placés sur les routes romaines en guise de bornes milliaires, et on y gravait les distances d'un lieu à un autre; tantôt, érigés aux angles d'un champ, ils en indiquaient l'étendue; parfois on y inscrivait les décrets du sénat. Mais, dans leur emploi le plus général, c'étaient des monuments funéraires: alors ils étaient couverts, sur leur face principale, d'inscriptions rappelant les noms, la parenté, les titres et les actions des défunts, et, sur les côtés, d'ornements ou emblèmes faisant allusion à leur caractère ou à leur profession. Ils étaient souvent consacrés aux divinités infernales et aux Mânes. Quelquefois la partie supérieure des cippes offrait un petit fronton entre deux oreilles, ou un couronnement à moulures. Quand on traçait avec la charrue l'enceinte d'une ville nouvelle, on élevait des cippes de distance en distance, là où l'on devait ensuite bâtir des tours, et on y offrait des sacrifices. On voit au Musée du Louvre un magnifique cippe sépulcral, en marbre pentélique; il a 1,14 m de hauteur, et 0,69 m de largeur. (B.).
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Dictionnaire Architecture, arts plastiques et arts divers
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