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Le marathi ou marathe est
une langue indienne, parlée entre
les fleuves Nerbuddah et Krischna, c. -à-d. dans le Concan, le Gundwana,
et une partie des provinces de Malwah, de Kandeisch, d'Aureng-Abad, de
Bedjapour, de Goudjerate et de Bérar. Adelung l'apparentait aux
idiomes malabars; Balbi et Lassen le rattachaient au prâcrit. En
effet, sous le rapport de la lexicographie et de la grammaire, le mahratte
n'est qu'une mutilation du sanscrit, et peut être regardé
comme frère du bengali. On y trouve
un certain nombre de substantifs persans, amenés par la conquête
musulmane; mais les adjectifs et les verbes sont sanscrits. Comme dans
l'hindi, les flexions grammaticales ont à peu près disparu,
pour faire place au système analytique des particules et des auxiliaires.
La construction ressemble à celle
de l'hindi; mais le mahratte est plus logique que cette langue pour la
composition et la dérivation des mots. Il a plusieurs dialectes,
tels que le basopouri et le ouadi, qui règnent dans le Malwah; le
desh, parlé au Nord-Est de Pounah, etc. La prononciation est sourde
et traînante. Les Mahrattes emploient deux alphabets différents
: pour les sujets religieux ou d'un caractère relevé,
le balbodh ou balabandi, qui n'est autre que le dêvanagari
des livres sanscrits; pour les relations ordinaires, la correspondance
et les affaires, le mod ou modi, qui se compose de 44 lettres, difficiles
à lire sous leur forme cursive. Ils ont des chroniques, des compositions
morales, et des chants de guerre. La base de la versification est tantôt
la mesure des syllabes, tantôt la rime. |
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