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Le lituanien, est une langue
balto-slave, de la branche lettique ( = langues baltes). Cet idiome
est appelé litewka par ceux qui le parlent. On y reconnaît
trois dialectes : le lituanien proprement dit, parlé à l'Est
(Vilnius, Troki); le samogilien ou polaco-lituanien, au Nord; et le prusso-lithuanien,
dans les pays de Tilsitt, d'Insterburg, de Gumbinnen et de Memel. Le lituanien
est généralement regardé comme l'ancienne langue des
Hérules
et des Wendes, et passe pour être, parmi les idiomes baltes, le plus
rapproché de la source proto-indo-européenne.
Les racines y existent plus simples et
plus mélodieuses, et les mots y ont des finales douces et sonores.:
il en a sept cas de déclinaison (comme le sanscrit), le nombre duel,
et les désinences. En lituanien, le substantif ne marque pas le
genre neutre. On ne distingue pas les 3es
personnes du singulier, du duel et du pluriel. Le passif s'exprime
à l'aide de l'auxiliaire être. il existe une voix moyenne
ou réflective, qui se forme par un suffixe et un préfixe.
Les coïncidences que le lituanien
offre avec le grec et avec le gothique ne sont probablement fondées
que sur la communauté d'origine. On se sert, pour l'écrire,
de l'alphabet allemand ou de l'alphabet polonais.
L'ancienne littérature lituanienne
n'est pas riche. Une traduction de la Bible à l'usage des
paysans fut commencée en 1580 par Bredke, mais ne put être
achevée que longtemps après par une réunion de pasteurs,
parmi lesquels on cite Schwab, Schimmel, etc. Jusqu'au XXe
siècle, la plupart des livres lituaniens appartenaient à
la littérature religieuse. La production la plus importante dans
le genre profane est un poème sur les Saisons, composé au
XVIIIe siècle par Donaleitis. Un
recueil de Daïnos a été publié par Rhesa à
Koenigsberg
en 1818. On doit à Ostermeyer une Histoire littéraire,
et à Hassenstein une histoire de la Réformation.
(B.). |
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