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Bijouterie.
On entend d'une façon générale sous le nom de bijouterie
l'art de fabriquer en toutes sortes de matières, depuis les métaux
les plus fins, or et argent, les pierres les plus précieuses, jusqu'aux
matières les plus vulgaires, telles que le bois ,
les coquillages, les insectes, des objets destinés à la parure,
bagues, colliers, bracelets, pendants d'oreilles, broches, etc., à
les enrichir par des ciselures, des gravures
ou par l'adjonction de matières différentes comme les diamants,
les perles ,
le corail. L'art de la bijouterie fabrique un nombre considérable
d'objets ayant tous le même aspect et la destination commune d'orner
la personne, mais différant essentiellement les uns des autres par
la nature des matériaux mis en oeuvre. Ainsi prenons un simple anneau,
on trouvera ce même bijou d'abord en or ou en argent, plein on évidé
à l'intérieur, mais ne contenant que ce seul métal;
puis on pourra s'en procurer un autre de forme et d'aspect identiques,
mais le métal précieux ne composera que le revêtement
extérieur, le corps de la pièce étant en cuivre ou
en alliage de ce métal plein ou creux lui-même.
Enfin l'industrie fabrique encore des bijoux
où les objets, bien qu'exécutés sur des dessins analogues
à ceux des bijoux dont nous venons de parler, sont établis
en métaux différents, acier, fonte, etc., conservés
sous leur aspect naturel. Tous ces genres peuvent être divisés
en deux grandes classes, la bijouterie en vrai et la bijouterie d'Incitation,
celle-ci comprenant un assez grand nombre de subdivisions. Nous parlerons
donc de la bijouterie en or, en acier, en argent, en aluminium, en corail,
en imitation de vieil argent, en jayet et verroterie pour deuil, en doré,
en doublé, en fil de fer, en écaille, en ivoire et en nacre,
en bois durci, en buffle et même en cheveux.
En réalité, la nomenclature
que nous donnons ici : des divers genres de fabrication de la bijouterie
est incomplète en ce sens que dans le commerce, les bijoutiers offrent
encore à leur clientèle une foule d'autres objets dont nous
n'avons pas fait mention et qui forment une partie des plus considérables
de leur fabrication ; ce sont les bijoux enrichis de pierres différentes,
pierres précieuses, comme le diamant, le rubis, le saphir ,
etc., de pierres d'imitation, de matières diverses ; mais alors
la bijouterie s'allie forcément à la joaillerie, car il faut
non seulement fabriquer la pièce en métal qui forme le corps
du bijou, mais encore tailler ces pierres, les monter; nous renvoyons pour
l'étude de ces matières à l'article Joaillerie.
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Industries
auxiliaires
Outre
les émailleurs qui fournissent las motifs décoratifs des
bijoux avec les émaux de Limoges
ou qui viennent ajouter au fini du travail le charme de couleurs harmonieuses
; en dehors des ciseleurs et des graveurs, qui pétrissent l'or et
l'argent sous leurs ciselets d'acier, il est une industrie qui prête
un secours puissant à la bijouterie courante, c'est celle des apprêteurs-découpeurs-estampeurs.
L'industrie des apprêts pour la bijouterie, née en France,
inconnue à l'étranger, a été créée
en 1853 et a considérablement aidé l'accroissement de la
vente du bijou français, en fournissant à la bijouterie fine
comme à la bijouterie d'imitation des apprêts de toute espèce,
tels que ornements, galeries, chatons. Ces produits épargnent du
même coup la façon et le déchet sur le métal
; en effet, au lieu d'avoir à tracer sur un morceau d'or une pièce
entière, puis à la scier, la limer, la travailler à
l'échoppe, laissant malgré soi se perdre des parcelles d'un
métal précieux, grâce à des procédés
mécaniques extrêmement variés la pièce est obtenue
instantanément par un découpoir, qui lui donne ses contours,
sa forme, ses reliefs, en refoulant la matière de côté
ou d'autre, et en épargnant absolument tout déchet. Et ces
apprêts ainsi obtenus ne sauraient porter obstacle à l'exécution
de bijoux délicats; car ceux qui peuvent être employés
dans ce cas ne subissent qu'un simple dégrossissage, supprimant
seulement un travail long et aride. Cette branche d'industrie se développe
encore chaque jouret présente des produits fort intéressants.
(L.
Knab, c. 1900). |
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