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Meyerbeer
(Giacomo), né à Berlin
en 1794, d'un riche banquier, mort en 1864; annonça de bonne heure
les plus heureuses dispositions pour la musique; se lia à Darmstadt
avec Weber, étudia avec lui l'harmonie sous la direction de l'abbé
Vogler, organiste de la cathédrale, et composa plusieurs oratorios
qui eurent un grand succès
Meyerbeer donna en 1812, à Munich,
et en 1814, à Vienne, ses premiers opéras : le Voeu de
Jephté et Abimélech auxquels on reprocha de manquer de
chaleur et de mouvement; reçut alors de Salieri
le conseil d'étudier
Rossini et la musique
italienne, et acquit dans la pratique de ces nouveaux modèles plusieurs
des qualités qui lui manquaient. Romilda e Constanza (1817),
Sémiramide (1819), Emma, Margarita (1820), l'Esulé
di Grenata, I Crociato in Egitto (1825), operas joués en Italie,
marquèrent dans son talent une nouvelle phase, qui ne fut pas la
dernière.
Après s'être recueilli plusieurs
années, pendant lesquelles, sous le coup de malheurs de famille,
il composa de la musique religieuse (Stabat, Miserere, Te Deum, Psaumes
antiques), il donna une suite d'oeuvres remarquables où l'on
retrouve les qualités de sa seconde manière avec plus de
vigueur et d'originalité : Robert le Diable (1831), les
Huguenots (1836), le Prophète (1849, l'Étoile
du Nord (1854), l'Africaine (oeuvre posthume jouée en
1865). |
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