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Oratorio,
pièce de musique religieuse, ainsi appelée parce que les
premières oeuvres de ce genre furent exécutées au
XVIe siècle à Rome dans l'église
de l'Oratoire, sur la demande de Saint Philippe de Néri. Ce fondateur
de l'ordre des Oratoriens, voyant les fidèles déserter l'église
pour les spectacles mondains, imagina de faire composer, non pas des drames
pieux dans le genre des anciens Mystères ,
pour les jouer sur un théâtre avec costumes et décors,
mais des espèces d'intermèdes ou de cantates à plusieurs
personnages, dont le sujet était puisé dans l'Écriture
sainte, et qui s'exécutaient comme musique de concert, soit à
l'église, soit au théâtre. Les oratorios, qu'on appela
aussi drames fleuris, prirent dans la suite plus de développement,
et acquirent les proportions d'un vrai drame, sauf la pompe théâtrale.
On n'en exécute plus aujourd'hui que dans les grandes solennités
musicales, ou, par fragments, dans les concerts spirituels. Sans parler
des anciens compositeurs italiens, Carissimi,
Léo, Jommelli, Caldara, Colonna, Alex.
Scarlatti, qui se sont plus ou moins distingués dans l'oratorio,
les plus célèbres compositeurs qui ont illustré ce
genre sont Haendel (le Messie,
Judas Machabée,
Athalie,
Samson ),
J.-S.
Bach (la Passion), Cimarosa (le Sacrifice
d'Abraham), Haydn (la Création, les
Saisons),
Mozart
(David pénitent), Beethoven (Jésus
au mont des Oliviers), Mendelssohn (Elie, Paulus, etc). |
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