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Les
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| Jamin (Jules
Célestin), physicien né à Termes (Ardennes) le 30
mai 1818, mort à Paris Jamin avait un esprit ouvert. Bien qu'il n'eût rien publié sur les sciences naturelles, il aimait ces sciences; à l'École normale il avait trouvé le temps de passer sa licence ès sciences naturelles; à Caen il avait institué des excursions de botanique et de géologie. II avait en outre un talent de peintre assez remarquable. Ses recherches de physique ont porté sur les sujets les plus variés. La liste donnée plus bas de ses principaux travaux montre bien cette diversité, mais ce sont surtout ses recherches d'optique, de magnétisme et d'électricité qui ont fait sa renommée. Son premier mémoire est sa belle étude de la réflexion de la lumière à la surface des métaux (Ann. Chim. Phys. (3) XIX, 296). Il découvre ensuite la polarisation elliptique de la lumière réfléchie par les substances vitreuses au voisinage de l'angle de polarisation et la différence de marche négative de la fluorine (id. (3), XXIX, 263). Puis il publie son grand mémoire sur les anneaux colorés (id. (3), XXXVI, 158) et invente un appareil d'interférences se prêtant à de nombreuses expériences (id. (3), II, 163), avec lequel il fait des recherches très intéressantes, en particulier, sur l'indice de réfraction de l'eau comprimée. Citons aussi ses expériences sur les courants magnéto-électriques (en commun avec Royer) (id. (4), XVII 276), sur le rapport des deux chaleurs spécifiques du gaz (en commun avec Richard) (Comptes rendus de l'Ac. des sciences, LXXI, 336). Citons encore ses travaux sur les chapelets capillaires, sur la vitesse de la lumière; la détermination des constantes de la formule d'Ampère (Journ. de Phys. (1), VIII, 264), sa méthode pour l'étude de la distribution du magnétisme (id. (1), V, p. 41), la construction d'aimants très puissants à laquelle le travail précédent l'a conduit, l'invention d'une lampe électrique remarquable (Comptes rendus de l'Ac. des sciences, LXXXVIII, 541, et XC, 1235). L'activité scientifique de Jamin fut considérable; il ne publia pas moins de quatre-vingt-deux notes dans les Comptes rendus l'Académie des sciences, dont il fut nommé membre en 1868 et secrétaire perpétuel en 1884. (A. Joannis). |
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