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Oasis. - Ilot de végétation situé au coeur d'un désert, et généralement caractérisé par la présence d'eau douce provenant de sources souterraines ou de cours d'eau. Les oasis fournissent des conditions favorables à la croissance de la végétation et à la survie des autres organismes vivants.

Obconique. - Épithète par laquelle, en botanique, on spécifie certaines parties des végétaux qui ont la forme d'un cône renversé; l'involucre est obconique dans l'Aster frutescent (A. fruticulosus, Lin.). - En zoologie, les antennes de certains insectes sont obconiques.

Obcordé. - Se dit principalement des feuilles oblongues partagées à leur sommet en 2 lobes arrondis et représentant ainsi la forme d'un coeur renversé. Les folioles de l'Oxalide oseille sont obcordées. Dans quelques Véroniques, les fruits ou capsules ont aussi cette forme, de même que les silicules de l'lbéride à tiges nues, du Thlaspi perfolié et du Thlaspi bourse à pasteur. On emploie dans le même sens le mot Obcordiforrne.

Obcurrent. - S'applique principalement aux cloisons de l'ovaire. On appelle obcurrentes des cloisons partielles dirigées les unes vers les autres et concourant, par leur rapprochement; à diviser en plusieurs loges la cavité de l'ovaire ou du péricarpe comme dans le lilas, les mufliers, les saxifrages, les acanthacées,les convolvulacées, etc.

Oblique, en latin obliquus. - Épithète que l'on ajoute au nom de certaines parties du corps dont la direction est oblique. Ce nom a été donné en particulier à des muscles; ainsi : - A l'abdomen : Le grand oblique ou oblique externe, large, mince, recouvre les parties latérales et antérieures de l'abdomen; le petit oblique ou oblique interne, situé au-dessous et derrière le précédent, recouvre les muscles sacro-spinal et transverse de l'abdomen. Ces muscles concourent à former les parois du ventre et ont pour usage de resserrer cette cavité. - A la tête : Le grand obblique ou oblique inférieur est arrondi, allongé et situé obliquement entre la première et la seconde vertèbre cervicale. Il s'étend du sommet de l'apophyse transverse de la première au tubercule de l'apophyse épineuse de !a seconde, obliquement. Étend la tête de son côté. Le petit oblique ou oblique supérieur s'attache en haut à l'occipital, en bas à la première vertèbre cervicale; il tourne la face en l'inclinant de son côté. - Au globe de l'oeil : Le grand oblique ou oblique supérieur imprime au globe de l'oeil un mouvement qui porte la pupille en bas et en dedans. Le petit oblique ou oblique inférieur porte le globe de l'oeil en haut et en avant, la pupille en haut et en dehors. (F.-N.).

Obovale. - Se dit des feuilles ayant la forme elliptique, mais l'extrémité supérieure plus, large que la base, de manière à figurer un ovale renversé, ainsi que l'indique le mot. L'arbousier des Alpes, la busserolle, le peplis aquatique, le samolus mouron d'eau, le saule petit marceau, etc., ont des feuilles obovales.

Obturateur, du latin obturare = boucher. - Ce nom a été employé en anatomie pour désigner certaines parties qui ferment une ouverture ou qui ont rapport à ces parties, tels sont les muscles obturateurs, les artères et veines obturatrices, le nerf obturateur. - Il y a deux Muscles obturateurs : l'Obturateur externe, situé au devant de la cuisse, s'attache au devant du pubis, à la circonférence du trou sous-pubien et se porte en se contournant sous le col du fémur, dans la cavité digitale du grand trochanter où il se fixe; l'Obturateur interne, à la partie postérieure de la cuisse, s'attache à la partie postérieure du pubis et se termine par un tendon qui passe sur l'échancrure sciatique, s'y réfléchit et va se fixer au même point que le précédent. Ces deux, muscles sont rotateurs de la cuisse en dehors. - L'artère obturatrice est fournie par l'artère hypogastrique ou une de ses branches, quelquefois par l'épigastrique; elle sort par le trou sous-pubien après avoir donné, des branches dans l'intérieur du bassin, et en fournit ensuite de nombreuses au dehors. - La veine obturatrice suit la même distribution. Le Nerf obturateur est principalement fourni par les deuxième et troisième nerfs lombaires; il suit les mêmes divisions que les vaisseaux. - On appelait autrefois, à tort, le trou sous-pubien Trou obturateur.

Obvoluté. - Ce mot s'applique principalement aux feuilles,considérées quant à leur disposition dans le bouton. La feuille obvolutée est pliée dans sa longueur et reçoit dans son pli la moitié d'une autre feuille pliée de la même manière. Cette disposition s'observe facilement dans les sauges, les marrubes, la. saponaire, les lycbnides, etc.

Occipital. - Qui appartient à l'occiput (région occipitale, os, muscles, vaisseaux, nerfs occipitaux, etc.).
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os occipital
Os occipital. - a, trou occipital ; b, crĂŞte occipitale;
c, condyle; d, apophyse basilaire; e, trou condylien.

Occipito-atloĂŻdien. - Qui a rapport Ă  l'occipital et Ă  l'atlas : articulation occipito-atloĂŻdienne.

Occipito-aurien (de occiput, et du latin auris = oreille). - Se dit d'un muscle qui, chez les mammifères, se porte de la tête à la conque de l'oreille, qu'il relève. Substantivement : L'occipito-aurien.

Occipito-axoïdien. - Qui a-rapport à l'occipital et à la vertèbre axis : articulation occipito-axoïdienne.

Occipito-cotyloïdien. - Se dit de la présentation du foetus, lors de l'accouchement, quand le sommet de sa tête correspond à la cavité cotyloïdienne de la mère : présentation occipito-cotyloïdienne gauche.

Occipito-frontal. - Qui appartient à l'occiput et au front. Muscle occipito-frontal, situé à la partie supérieure de la tête, il s'étend de l'occiput au front, et sur les côtés à la portion mastoïdienne du temporal; large, mince, charnu seulement à ses deux extrémités; la contraction de sa partie antérieure détermine le froncement en travers de la peau du front; celle de sa partie postérieure produit un effet opposé.

Occipito-latéral. - Se dit d'une présentation du foetus dans laquelle l'occiput de l'enfant répond à l'un des côtés du bassin de la mère.

Occipito-méningien. - Qui a rapport à l'occiput et aux méninges.

Occipito-mentonnier. - Qui s'Ă©tend de l'occiput au menton.

Occipito-pariétal. - Qui a rapport aux os occipital et pariétal : suture occipito-pariétale.

Occipito-pétreux. - Qui est formé par l'occipital et par l'apophyse pierreuse du temporal : hiatus Occipito-pétreux.

Occipito-sacré. - Se dit d'une présentation du foetus dans laquelle l'occiput de l'enfant répond à l'angle sacrovertébral de la mère.

Occipito-sacro-iliaque. - Se dit d'une présentation du foetus dans laquelle l'occiput de l'enfant répond à la symphyse sacro-iliaque de la mère.

Occipito-vertébral. - Qui appartient à l'occiput et aux vertèbres. Se dit du muscle appelé aussi Grand complexus, qui s'insère d'une part sur l'occipital, d'autre part sur les vertèbres.

Occiput (formé du préfixe oc, et de caput = tête). - Partie postérieure et inférieure de la tête (Occipital).

Ocelle, en latin ocellus = petit oeil. Les ocelles sont, chez les Insectes, les yeux simples isolés que l'on remarque généralement entre les deux yeux à facettes. On a encore appelé ocelles de petites taches arrondies, dont le centre est d'une autre nuance de couleur que la circonférence; on en voit souvent sur les ailes des papillons

Oculomoteur (nerf) =  nerf moteur oculaire commun = nerf crânien III. - Un des douze nerfs crâniens. Il  Ă©merge du mĂ©sencĂ©phale, la partie du cerveau situĂ©e au-dessus du tronc cĂ©rĂ©bral. Ce nerf est responsable de l'innervation des muscles qui Ă©lèvent, abaissent et tournent l'Ĺ“il vers l'intĂ©rieur, du contrĂ´le du muscle sphincter de la pupille, qui rĂ©trĂ©cit la pupille en rĂ©ponse Ă  la lumière, du contrĂ´le du muscle ciliaire, qui rĂ©gule l'accommodation ou la mise au point de l'oeil pour voir des objets proches.

Ocytocine. - Hormone impliquée dans plusieurs fonctions biologiques, y compris la régulation de l'accouchement et de l'allaitement chez les mammifères. Elle joue également un rôle dans les comportements sociaux, tels que le lien affectif entre les mères et leurs nourrissons, ainsi que dans la régulation du stress et de l'anxiété.

Odontoblastes. -Cellules spĂ©cialisĂ©es prĂ©sentes dans la pulpe dentaire,  juste en dessous de la dentine. Leur fonction principale est de produire et de sĂ©crĂ©ter la dentine en dĂ©posant de nouvelles couches de matrice dentinaire tout au long de la vie de la dent. Les odontoblastes sont Ă©galement impliquĂ©s dans la rĂ©ponse aux stimuli externes, tels que les lĂ©sions dentaires ou les caries. En cas de dommage Ă  la dentine, les odontoblastes peuvent rĂ©agir en produisant davantage de dentine pour protĂ©ger la pulpe dentaire.

Odorat (Olfaction). -

Oeil. - Oeil, pl. yeux , du latin oculus.
Organe de la vue. - Anatomie humaine. 1° Globe de l'oeil : L'oeil peut être comparé à une chambre noire photographique. Sa paroi, présentant à peu près la forme d'une sphère de vingt-deux millimètres de diamètre, est presque entièrement formée par la sclérotique ou cornée opaque, sorte de coque fibreuse, blanche, que tapisse intérieurement la choroïde, membrane mince, noirâtre, qui se termine antérieurement par deux feuillets : le muscle ciliaire et la couronne ou procès ciliaire. A sa partie antérieure, la sclérotique présente une ouverture à peu près circulaire, dans laquelle est enchâssée la cornée transparente. La plaque sensible est représentée par la rétine, membrane demi-transparente, constituée par les terminaisons du nerf optique. L'appareil optique est diaphragme au niveau de la jonction de la sclérotique et de la cornée par l'iris, membrane opaque percée d'une ouverture circulaire de diamètre variable, appelée pupille; il est composé d'une série de milieux transparents, qui sont, en allant d'avant en arrière : la cornée, l'humeur aqueuse, occupant la chambre antérieure, c'est-à-dire l'espace compris entre la cornée et l'iris; le cristallin, lentille biconvexe appliquée par sa face antérieure contre l'iris; l'humeur vitrée ou corps hyaloïde, substance gélatineuse qui remplit toute reste du globe. 2° Annexes de l'oeil : maintenu en arrière par la capsule de Tenon, le globe de l'oeil est recouvert en avant par la conjonctive, membrane muqueuse qui tapisse aussi la paroi interne des paupières; celles-ci protègent l'oeil en jouant le rôle d'obturateur. Le globe de l'oeil, mobile autour de son centre, est mis en mouvement par six muscles : droit supé rieur, droit interne, droit inférieur, droit externe, petit oblique et grand oblique. Dans l'orbite, au-dessus du globe de l'oeil, sont situées les glandes lacrymales, dont la fonction est de lubrifier la conjonctive. - Anatomie comparée. Chez tous les vertébrés, l'oeil a une structure très analogue à celle de l'oeil humain. L'oeil de tous les arthropodes pourvus de cet organe est immobile, souvent privé de cristallin et formé dans la plupart des cas de l'agglomération d'un grand nombre d'yeux élémentaires, dont l'ensemble constitue un oeil composé. Chez les insectes, les crustacés, le nerf optique se divise en filets, dont chacun se porte vers un ocelle particulier. La surface de l'oeil est un segment de polyèdre, dont Iliaque facette appartient à un oeil spécial.
Beaucoup d'arthropodes inférieurs sont dépourvus d'yeux.

Oesophage, du grec oisophagos = qui porte ce qu'on mange. - Canal qui sert à porter la nourriture de l'arrièrebouche à l'estomac. Chez l'humain, l'oesophage fait suite au pharynx. Placé à la partie inférieure de la région cervicale, il parcourt toute la région thoracique et traverse le diaphragme pour s'ouvrir dans l'estomac. Il mesure 25 centimètres de longueur, sur5 à 12 millimètres de largeur.

Oestrogènes. - Classe d'hormones stĂ©roĂŻdiennes principalement produites dans les ovaires chez les femmes, bien que les oestrogènes soient Ă©galement prĂ©sents en quantitĂ©s moindres chez les hommes. Ils sont impliquĂ©s dans le dĂ©veloppement des caractĂ©ristiques sexuelles secondaires chez les femmes, comme le dĂ©veloppement des seins, la croissance des poils pubiens et axillaires, ainsi que la distribution des graisses. Les oestrogènes jouent interviennesnt dans la rĂ©gulation du cycle menstruel en influençant la croissance de l'endomètre (la muqueuse utĂ©rine), la libĂ©ration de l'ovule lors de l'ovulation et d'autres processus hormonaux impliquĂ©s dans le cycle. Les oetrogènes contribuent Ă  maintenir la densitĂ© osseuse en rĂ©gulant l'Ă©quilibre entre la formation osseuse et la rĂ©sorption osseuse. Leur diminution peut entraĂ®ner une perte osseuse, ce qui peut augmenter le risque d'ostĂ©oporose chez les femmes mĂ©nopausĂ©es.  Les oestrogènes ont aussi des effets protecteurs sur le système cardiovasculaire. Ils peuvent aider Ă  maintenir des niveaux de cholestĂ©rol sain, favoriser la dilatation des vaisseaux sanguins et rĂ©duire le risque de maladies cardiovasculaires chez les femmes avant la mĂ©nopause. Il existe par ailleurs des indications suggĂ©rant que les oestrogènes peuvent influencer la fonction cognitive (mĂ©moire et  fonctions exĂ©cutives). 

Oestrus. - PĂ©riode du cycle reproducteur des mammifères femelles, pendant laquelle elles sont sexuellement rĂ©ceptives et fertiles. C'est une phase du cycle oestral, qui est le cycle reproducteur complet chez les mammifères femelles. Chez de nombreuses espèces, pendant l'oestrus, les femelles peuvent prĂ©senter des comportements spĂ©cifiques pour attirer les mâles, tels que des vocalisations, des postures spĂ©cifiques, une augmentation de l'activitĂ© et une rĂ©ceptivitĂ© accrue aux avances des mâles. Les niveaux d'hormones sexuelles, notamment les oestrogènes et la progestĂ©rone, fluctuent pendant l'oestrus, ce qui prĂ©pare le corps de la femelle Ă  la reproduction. Dans certaines espèces, des signes externes peuvent indiquer l'oestrus, tels que des changements de couleur ou de gonflement dans les organes gĂ©nitaux, des sĂ©crĂ©tions vaginales spĂ©cifiques et des phĂ©romones. L'oestrus est gĂ©nĂ©ralement associĂ© Ă  la pĂ©riode de fertilitĂ© maximale chez la femelle. Chez la plupart des espèces, l'oestrus se produit Ă  intervalles rĂ©guliers tout au long du cycle reproducteur, avec des variations selon les espèces. La durĂ©e de l'oestrus peut Ă©galement varier considĂ©rablement, allant de quelques heures Ă  plusieurs jours. Toutes les espèces ne prĂ©sentent pas nĂ©cessairement un cycle oestral ou des manifestations d'oestrus aussi prononcĂ©es. Par exemple, les primates ont des schĂ©mas de reproduction plus complexes et moins dĂ©pendants des saisons que de nombreux autres mammifères. 

Oeuf, du latin ovum. - Corps organique, qui se forme chez les femelles de plusieurs classes d'animaux et qui renferme un germe d'un animal de la mĂŞme espèce. (S'emploie plus spĂ©cialement pour les oeufs Ă  enveloppe dure, que pondent les femelles des oiseaux, des poissons, etc.). Les animaux qui pondent des oeufs sont dits ovipares, par opposition aux viripares, qui mettent au monde des petits libres. Tous les animaux ne sortent pas de I'oeuf sous leur forme dĂ©finitive : les insectes, les amphibiens subissent des mĂ©tamorphoses au sortir de l'oeuf (dĂ©veloppement post-embryonnaire).  - Chez les crustacĂ©s, les oeufs sont ronds et entourĂ©s d'une coque plus ou moins rĂ©sistante. Après la ponte, ils demeurent frĂ©quemment fixĂ©s aux pattes abdominales des femelles ou dans les replis du test. Les mollusques donnent des oeuf de forme et de consistance variables avec les genres : certains les enferment dans une enveloppe dite oothègue ou ovisac; d'antres les fixent Ă  un flotteur mucilagineux, que la femelle traĂ®ne avec elle sur l'eau, ou bien les attachent Ă  des fragments de plantes marines. Les oeufs des insectes sont presque toujours entourĂ©s d'une coquille lisse, granuleuse, prĂ©sentant, principalement chez les lĂ©pidoptères, un vif Ă©clat mĂ©tallique. Les araignĂ©es entourent les leurs d'un cocon soyeux et les portent toujours avec elles. - Parmi les vertĂ©brĂ©s, les mammifères seuls sont vivipares; tous les autres sont ovipares, et leurs neufs, en gĂ©nĂ©ral de grande taille, ont leur vitellus entourĂ© de couches d'albumine. La plupart des poissons dĂ©posent leurs oeufs (petits et ronds) sur les plantes aquatiques, mais il en est, comme les hippocampes, qui les portent dans une poche ventrale; certains plagiostomes entourent les leurs d'une sorte de sachet cornĂ©, quadrangulaire et prolongĂ© aux angles par des appendices rubanĂ©s, servant Ă  fixer le tout aux plantes marines, Les oeufs des amphibiens, de consistance molle, sont portĂ©s, après la ponte, soit par les mâles, soit par les femelles, dans des renflements de la peau, ou agglutinĂ©s en cordons autour des pattes postĂ©rieures. Les reptiles pondent des oeufs allongĂ©s, cylindriques et sphĂ©roĂŻdaux aux deux extrĂ©mitĂ©s, Ă  coquille parcheminĂ©e : mais cette coque molle peut devenir dure quand elle est exposĂ©e Ă  l'air. Certains reptiles comme la vipère, l'orvet, sont ovovipares, c'est-Ă -dire mettent au monde des petits vivants, leurs oeufs Ă©closant dans le ventre de la mère. Chez les oiseaux, tous ovipares, l'oeuf prĂ©sente cette forme particulière dite ovoĂŻde, qui est un ovule asymĂ©trique Ă  ses sommets (gros bout et petit bout); la coquille est de nature calcaire. Sous la coquille existe une membrane; membrane coquillière, composĂ©e de deux feuillets sĂ©parĂ©s par une couche d'air plus Ă©paisse au gros bout (chambre Ă  air). La membrane extĂ©rieure est le chorion; l'intĂ©rieur renferme le vitellus (jaune), dans lequel on distingue le germe (cicatricule) et qui est entourĂ© de couches d'albumine (blanc), que la progression en spirales dans l'oviducte termine en vrilles (chalazes). Les oeufs sont en gĂ©nĂ©ral proportionnĂ©s comme taille aux oiseaux qui les produisent; la couleur de la coquille et les dessins dont elle est revĂŞtue varient avec chaque espèce, mais sont toujours identiques chez les individus d'une mĂŞme espèce; l'Ă©paisseur aussi de cette coquille est variable: mince et fragile chez les petites espèces, elle devient Ă©paisse et dure chez les grands oiseaux (casoars, autruches), mais pas assez, cependant, pour rĂ©sister aux coups de bec que le jeune frappe au petit bout de l'oeuf au montent d'Ă©clore. L'Ă©closion de l'oeuf a lieu au bout d'un certain nombre de jours, qui varie avec les espèces. 

Oiseaux, dn latin populaire uncellus. Les oiseaux forment une classe de l'embranchement des vertĂ©brĂ©s. Ils sont ovipares, couverts de plumes, Ă  respiration pulmonaire, Ă  sang chaud, et leurs les membres postĂ©rieurs servent seuls Ă  la marche; leurs membres antĂ©rieurs (ailes) sont adaptĂ©s au vol. Ils sont en gĂ©nĂ©ral d'un poids mĂ©diocre par rapport Ă  leur taille; les muscles de la poitrine sont très dĂ©veloppĂ©s, et le squelette disposĂ© pour leur donner attache; le sternum, toujours très long, possède chez les grands voiliers une arĂŞte antĂ©rieure saillante, qui fait dĂ©faut chez les coureurs, dont, en revanche, les membres postĂ©rieurs sont très puissants. Le plumage des oiseaux est un revĂŞtement de nature Ă©pidermique, analogue aux ongles et aux poils chaque plume naĂ®t dans un follicule du derme. Les grandes plumes des ailes et de la queue (rĂ©miges, tectrices ou couvertures) sont cependant insĂ©rĂ©es parfois sur les os eux-mĂŞmes. Le plumage offre une disposition spĂ©ciale sur les ailes et sur la queue; sur le reste du corps, il ne couvre pas absolument toute la surface de la peau, malgrĂ© l'apparence extĂ©rieure : les plumes y sont disposĂ©es par places. Les pieds ont en gĂ©nĂ©ral quatre doigts : la forme en est variable avec les ordres; les pattes sont recouvertes d'une gaine cornĂ©e : le bec, cornĂ© et dur, est extraordinairement variable. Les organes des sens, chez l'oiseau, sont bien dĂ©veloppĂ©s : l'oeil surtout est parfait; l'oreille externe est rĂ©duite Ă  un conduit dissimulĂ© sous les plumes, mais l'oreille interne est aussi compliquĂ©e que chez les autres vertĂ©brĂ©s : les cornets olfactifs des fosses nasales servent Ă  l'odorat, et le sens du goĂ»t siège Ă  la base de la langue. L'appareil digestif de l'oiseau  n'est pas aussi parfait que chez les mammifères; l'estomac manque, mais il est remplacĂ© parle jabot, le ventricule succenturiĂ© et le gĂ©sier, renflements successifs et inĂ©gaux du tube intestinal, dont la partie supĂ©rieure est en rapport avec un foie et un pancrĂ©as, et dont la partie infĂ©rieure dĂ©bouche, avec les uretères, dans un cloaque, auquel fait suite le rectum. Le rĂ©gime des oiseaux est extraordinairement variĂ© (carnivores, phytophages, granivores, frugivores, insectivores, omnivores); il est d'ailleurs indiffĂ©rent Ă  la taille; il existe de minuscules carnivores et de très grands phytophages. Les nids des oiseaux offrent des exemples de leur merveilleuse industrie; certains sont de vĂ©ritables chefs-d'oeuvre.

Olfactif, -ive, du latin olfactus; odorat; qui a rapport à l'olfaction. - Membrane olfactive, c'est celle du sens de l'odorat. - Nerfs olfactifs. On appelle ainsi les, filets mous et grisâtres qui se détachent de la face inférieure des lobes olfactifs, pour se porter à travers la lame criblée de l'ethmoïde dans l'épithélium olfactif. Ces lobes communiquent eux-mêmes, d'autre part, avec l'axe cérébro-spinal par deux prolongements dont l'un, externe, part de la lèvre postérieure de la scissure de Sylvius; l'autre interne, plus court, part de l'angle interne du lobe frontal. Le point de jonction de ces deux origines correspond à l'extrémité antérieure du corps calleux; bientôt le tronc qui en résulte s'élargit pour former le lobe olfactif dont il a été question plus haut.

Olfactif (nerf) = nerf I = nerf crânien I. - Un des douze nerfs crâniens. Il est responsable de la transmission des informations olfactives (liĂ©es Ă  l'odorat) du nez vers le cerveau. Le nerf olfactif permet de dĂ©tecter et de discriminer une grande variĂ©tĂ© d'odeurs provenant de notre environnement. L'odorat est Ă©galement Ă©troitement liĂ© Ă  nos souvenirs et Ă  nos Ă©motions, et il joue un rĂ´le important dans notre expĂ©rience sensorielle globale. Ce nerf  Ă©merge des cellules sensorielles olfactives situĂ©es dans la muqueuse olfactive de la cavitĂ© nasale. Les axones des cellules sensorielles olfactives convergent pour former le nerf olfactif, qui traverse ensuite le toit de la cavitĂ© nasale Ă  travers de petits trous dans le crâne appelĂ©s foramina cribrosa. Ces axones se dirigent ensuite vers le bulbe olfactif situĂ© Ă  la base du cerveau. Une fois dans le bulbe olfactif, les signaux olfactifs sont traitĂ©s et relayĂ©s vers d'autres parties du cerveau, y compris le cortex olfactif, oĂą la perception consciente de l'odorat se produit.

Olfaction = odorat. - Fonction grâce à laquelle les odeurs sont perçues.Chez les humains, l'olfaction est réalisée principalement par le nez et les structures associées dans la cavité nasale. Voici les principaux éléments impliqués dans le processus de l'olfaction :

• Le nez. -  Le nez est l'organe principal de l'olfaction chez les humains. Il est constituĂ© de deux narines qui permettent Ă  l'air ambiant contenant des molĂ©cules odorantes d'entrer dans la cavitĂ© nasale.

• La muqueuse olfactive. - À l'intérieur de la cavité nasale se trouve la muqueuse olfactive, qui contient des millions de récepteurs olfactifs. Ces récepteurs sont des neurones spécialisés capables de détecter les molécules odorantes présentes dans l'air.

• Le bulbe olfactif. - Les signaux provenant des récepteurs olfactifs sont transmis au bulbe olfactif, une structure située à la base du cerveau. C'est là que les signaux olfactifs sont traités et transmis à d'autres régions du cerveau pour être interprétés.

• Le cerveau. - Les informations olfactives sont ensuite traitées dans différentes régions du cerveau, y compris le cortex olfactif, où elles sont interprétées pour identifier les odeurs et déclencher des réponses émotionnelles ou comportementales appropriées.

L'olfaction intervient dans la détection des dangers potentiels, la recherche de nourriture, la reconnaissance des autres individus, et même dans le plaisir et la mémoire. Les odeurs peuvent déclencher des souvenirs et des émotions intenses et sont étroitement liées à notre expérience sensorielle du monde.

Oligocène. - Epoque géologique époque géologique caractérisée par des conditions climatiques relativement plus fraîches et plus sèches que celles de l'Éocène précédent, ainsi que par l'évolution de nombreuses espèces de mammifères modernes et des changements significatifs dans les paysages et les environnements. L'Oligocène s'est étendue d'il y a environ 33,9 millions d'années à il y a environ 23 millions d'années. Il s'agit de la troisième époque du Paléogène ou période Tertiaire. Le nom « Oligocène » vient du grec et signifie « peu de récents », faisant référence à la relative pauvreté en fossiles récents par rapport à l'époque précédente, l'Éocène. L'Oligocène a vu l'émergence de nombreuses espèces de mammifères modernes, notamment des ancêtres des éléphants, des chevaux, des rhinocéros et des primates. Les premiers membres des familles de grands singes, tels que les hominidés, sont également apparus à la fin de l'Oligocène. Les forêts de l'Oligocène étaient composées principalement de plantes à feuilles caduques, bien que des plantes à feuilles persistantes aient également été présentes dans les régions tropicales. Les graminées ont commencé à devenir plus répandues, ce qui a éventuellement préparé le terrain pour l'expansion des prairies et des savanes. Bien que moins dramatiques que celles qui ont eu lieu à d'autres périodes de l'histoire de la Terre, des extinctions d'espèces ont également eu lieu pendant l'Oligocène, principalement en raison des changements climatiques et de l'évolution de nouvelles espèces.

Oligo-éléments. - Eléments chimiques indispensables au fonctionnement des organismes vivants, mais nécessaires en quantités très faibles par rapport aux macronutriments tels que les protéines, les lipides et les glucides. Ils jouent un rôle crucial dans le métabolisme, la croissance et la santé cellulaire. Les oligo-éléments comprennent des éléments tels que le fer, le zinc, le cuivre, le sélénium, le manganèse, le chrome et l'iode, entre autres. Bien que nécessaires en petites quantités, un déséquilibre dans la concentration de ces oligo-éléments peut entraîner des problèmes de santé. Ils sont souvent obtenus à partir de l'alimentation, mais dans certains cas, des suppléments peuvent être nécessaires pour atteindre les niveaux optimaux.

Olivaire (corps) ou Olive. - On appelle ainsi une saille oblongue à contour nettement accusé, située de chaque côté, sur la partie antérieure de la moelle allongée; en dehors des pyramides, longue de 1,2 à 1,5 cm, et offrant quelque ressemblance avec une olive.

Omasum  = psalterium = feuillet. - Une des quatre parties de l'estomac des ruminants. L'omasum est composĂ© de nombreuses feuilles ou plis appelĂ©s "feuilles omasales" Ă  l'intĂ©rieur de sa paroi. Ces feuilles sont couvertes de papilles, qui augmentent la surface interne disponible pour l'absorption des nutriments. Cette structure plissĂ©e est importante pour augmenter l'efficacitĂ© de la digestion. L'omasum jintervient dans le processus de digestion des aliments chez les ruminants. Il agit comme un filtre, aidant Ă  rĂ©guler le flux d'aliments digĂ©rĂ©s du rumen vers l'abomasum. L'omasum absorbe Ă©galement une partie de l'eau et des Ă©lectrolytes des aliments digĂ©rĂ©s, ainsi que des nutriments comme les acides gras volatils et les sels minĂ©raux. Dans l'omasum, les aliments partiellement digĂ©rĂ©s provenant du rumen sont encore plus traitĂ©s avant d'ĂŞtre envoyĂ©s vers l'abomasum pour une digestion plus complète. Cela implique souvent une rĂ©absorption de l'eau et une concentration des nutriments.

Ombelle, ombellule, du latin umbella, ombelle, parasol. - On donne ce nom à une inflorescence qui se compose de fleurs portées sur des pédoncules, partant d'un même point et se réunissant à leur sommet à une hauteur, égale, de maniére à simuler une sorte de parasol ouvert. Cette disposition des fleurs a donné son nom à l'importante famille des Ombellifères qui comprend la carotte, le persil, le panais, le céleri,.etc. L'ombelle peut être simple ou composée; dans le premier cas les pédoncules ombellés ne se subdivisent pas, et sont terminés par les fleurs comme dans le butome, l'agapanthe en ombelle, l'asclépiade de Syrie, qui sont des plantes de familles différentes; dans le second cas, les pédoncules ombellés se subdivisent en petites ombelles ou Ombellules, qui portent chacune une fleur. Toutes les ombellifères ont des ombelles composées. A labase des ombellules on voit de petites bractées formant une colerette analogue à l'involucre et que l'on nomme involucelle. Souvent aussi l'ombelle est accompagnée d'un involucre. (G-s.).

Ombilic. - L'ombilic ou cicatrice ombilicale n'est autre chose que la cicatrice déprimée de l'orifice par lequel, à la naissance, passait le cordon vasculaire réunissant le foetus au placenta. Le cordon ombilical est constitué par trois vaisseaux sanguins : la veine ombilicale qui se dirige vers le foie, les deux artères ombilicales qui vont se jeter dans les deux hypogastriques et le conduit de l'ouraque, débris allantoïdien situé entre les deux artères et réunissant l'ombilic et le sommet de la vessie. Après la naissance, le cordon lié tombe, les vaisseaux et l'ouraque s'oblitèrent et la peau se ferme par une cicatrice médiane, tantôt surélevée, plus souvent déprimée en infundibulum. Chez l'adulte, l'ombilic situé au-dessus du plan médian du corps présente l'aspect d'un infundibulum à bords plissés. - La peau relativement immobile en ce point, surtout de bas en haut, s'enfonce en doigt de gant, tiraillée qu'elle est par les cordons oblitérés que forment les éléments du cordon. Elle adhère par les bords de l'infundibulum avec les couches profondes qui s'arrêtent à elles, formant un anneau (anneau ombilical) à bords très nets et qui, de la superficie à la profondeur, est constitué par le tissu cellulaire sous-cutané souvent considérablement infiltré de graisse et l'aponévrose entrecroisée de la ligne blanche. Au-dessous on trouve le tissu cellulaire sous-péritonéal et enfin le péritoine viscéral qui vient passer en arrière de l'ombilic en prenant quelques adhérences au pourtour de l'anneau ombilical. (A19).

Ombilical. - Ce terme s'applique Ă  ce qui a un rapport avec l'ombilic.

Cordon ombilical.  - le cordon ombilical  s'Ă©tend du placenta Ă  l'ombilic du foetus; d'une longueur qui varie dans l'espèce humaine, mais qui est ordinairement de 45 Ă   60 cm. Le cordon ombilical a une surface bosselĂ©e, noueuse et est destinĂ© Ă  porter, de la mère Ă  l'enfant, les matĂ©riaux de la nutrition. Il est composĂ© de la veine et des artères ombilicales, et dans les premiers mois de la gestation, des vaisseaux omphalo-mĂ©sentĂ©riques; on y a admis l'existence des nerfs. Il a pour enveloppes les membranes dites amnios et chorion. Sa grosseur est de 15 Ă  20 mm. .

Région ombilicale. - C'est une des divisions de l'abdomen admises par les anatomistes. Elle correspond à l'ombilic et est limitée par deux lignes idéales, horizontales, l'une supérieure passent à peu près au niveau de la base du thorax, l'autre inférieure au niveau de la base du bassin. Cette région est ensuite divisée en trois autres, une moyenne qui retient le nom d'ombilicale, et deux latérales ou lombaires.

Vésicule ombilicale. - Elle est formée par la membrane interne du blastoderme, et communique largement avec l'intestin dans les premiers temps de la vie embryonnaire, par un canal nommé omphalo-mesentérique; bientôt celui-ci s'oblitère peu à peu, et ne forme plus qu'un simple pédicule. Cette vésicule communique aussi avec l'embryon par les vaisseaux omphalo-mésentériques.

Vaisseaux ombilicaux. - Ils consistent en deux artères et une veine contournées les unes sur les autres. C'est la veine qui apporte au foetus le sang destiné à sa nutrition, et qui remplit véritablement les fonctions d'artères; tandis que les artères rapportent le sang qui a servi à la nutrition du foetus et font l'office de veines. (F.-N.).

Ombilical (cordon). -  En botanique, on appelle aussi cordon ombilical un prolongement du placenta, formĂ© de vaisseaux unissant la graine Ă  l'ovaire et servant Ă  conduire la nourriture Ă  l'embryon. On dĂ©signe plus souvent cet organe sous le nom de funicule. L.-C. Richard l'a nommĂ© podosperme. Le cordon ombilical est ordinairement assez court, comme dans le haricot, le genĂŞt, le ricin. Dans quelques magnoliers, il offre une longueur remarquable. A la maturitĂ© des fruits de ces vĂ©gĂ©taux, les graines d'un rouge corail pendent en dehors, attachĂ©es Ă  l'extrĂ©mitĂ© d'un cordon ombilical qui a plus de 2 cm de longueur.  Dans le pavot, les primevères, etc., les graines sont sessiles, c'est-Ă -dire que le funicule ne se distingue pas. Le cordon ombilical est filiforme dans la giroflĂ©e, le groseillier Ă  maquereau, urcinĂ© ou en crochet dans l'acanthe, la justicie, etc.; enfin, il est dit pappiforme quand il est formĂ© de filets soyeux rĂ©unis en aigrette, comme dans les asclĂ©pias.

Ommatidies. - UnitĂ©s structurelles qui composent les yeux composĂ©s des arthropodes, tels que les insectes et certains crustacĂ©s. Chaque ommatidie  est composĂ©e de plusieurs cellules spĂ©cialisĂ©es, (cellules photorĂ©ceptrices,  cellules pigmentaires et cellules de soutien), qui sont organisĂ©es en une structure cylindrique ou conique. Les ommatidies fonctionnent ensemble pour former une image composĂ©e. Chaque ommatidie capte une petite portion de l'image globale de l'environnement. La combinaison des informations provenant de multiples ommatidies permet Ă  l'animal d'avoir une vision composite de son environnement. Les yeux composĂ©s peuvent permettre une dĂ©tection rapide du mouvement et une vision panoramique, mais ils ont gĂ©nĂ©ralement une rĂ©solution spatiale plus faible que les yeux Ă  lentille unique.

Omnivores (du latin omnia = toutes choses, et vorare = dĂ©vorer). - Ce sont les organismes qui se nourrissent Ă  la fois de matière vĂ©gĂ©tale et  de matière animale. L'humain, omnivore lui-mĂŞme, a rendu omnivores presque tous les animaux domestiques; on en trouve aussi parmi ceux qui n'ont pas Ă©tĂ© domestiquĂ©s, l'ours, le raton, etc. Les omnivores ont une grande diversitĂ© d'options alimentaires, ce qui leur permet de s'adapter Ă  diffĂ©rents environnements et conditions alimentaires. Ils peuvent se nourrir de plantes, de fruits, de graines, d'insectes, de petits animaux et mĂŞme de dĂ©chets organiques. En raison de leur rĂ©gime alimentaire variĂ©, les omnivores peuvent transfĂ©rer l'Ă©nergie entre diffĂ©rents niveaux trophiques dans une chaĂ®ne alimentaire. Par exemple, un omnivore peut consommer Ă  la fois des plantes (producteurs primaires) et des animaux (consommateurs primaires ou secondaires), redistribuant ainsi l'Ă©nergie Ă  travers les niveaux trophiques. Les omnivores peuvent Ă©galement jouer un rĂ´le important dans le recyclage des nutriments dans les Ă©cosystèmes. En consommant une variĂ©tĂ© d'aliments, et notamment des dĂ©chets organiques et des cadavres d'animaux, ils contribuent Ă  la dĂ©composition de la matière organique et au retour des nutriments dans le sol ou l'eau. Les omnivores peuvent aussi jouer un rĂ´le dans le contrĂ´le des populations d'autres organismes, Ă  la fois en se nourrissant de prĂ©dateurs et en rĂ©gulant les populations de proies. Leur rĂ©gime alimentaire polyvalent leur permet de s'adapter aux fluctuations des populations et de maintenir un Ă©quilibre relatif dans les Ă©cosystèmes.

Omoplate, du grec omos = épaule, et platus = large. - Os large, mince, triangulaire, situé à la partie postérieure de l'épaule. Par extension : le plat de l'épaule. L'omoplate ou scapalum, légèrement bombée, présente au thorax sa cavité appelée fosse sous-scapulaire â laquelle s'insère le muscle sousscapulaire. Sa face postérieure présente une saillie osseuse appelée épine de l'omoplate où s'attachent les muscles trapèze et deltoïde, et qui se termine par une éminence, l'acromion. L'angle supérieur externe présente un renflement, creusé d'une cavité glénoïde, où s'articule la tête de l'humérus.

Omphalo-mésentériques (vaisseaux). - Ce sont les vaisseaux qui servent à établir les communications entre l'embryon et la vésicule-ombilicale; il y a deux veines qui pénètrent dans l'embryon et se jettent dans le vestibule du coeur, et deux artères qui sortent de l'embryon pour porter à la mère le sang qui a servi à la nutrition.

Ongle, unguis des Latins. - On désigne sous ce nom une lame d'aspect corné qui revêt la face dorsale de la dernière phalange des doigts et des orteils. - Elle présente deux parties bien distinctes : une racine qui est recouverte par la peau; le corps qui s'étend depuis le repli de la peau qui couvre sa racine jusqu'au sillon creusé entre sa partie libre et la pulpe du doigt. Il présente à sa partie supérieure un espace de couleur blanche, de forme semi-lunaire qui lui a mérité le nom de lunule. Le corps de l'ongle offre des stries longitudinales qui correspondent aux papilles de la peau, disposées en séries linéaires et parallèles à la direction de l'ongle. Les ongles sont formés de deux lames; l'une superficielle offrant l'aspect de la corne, qui se continue avec la lame externe de l'épiderme, formée de lamelles imbriquées les unes sur les autres, et qui recouvre la partie supérieure de l'ongle; sous cette couche s'en forme une seconde profonde, molle, se continuant avec le corps muqueux qui soulève la première en la poussant en haut et en avant, et ainsi de suite. Lorsqu'un ongle tombe, on voit le derme sous-unguéal se recouvrir sur tous ses points d'un verni qui est la couche la plus profonde de l'ongle. Une ou deux semaines après, une lame cornée apparaît sur la lunule; puis, à mesure que de nouvelles lames se forment, les premières avancent, et l'ongle s'est totalement reproduit au bout de deux mois et demi à trois mois; la portion de peau qui entoure la racine de l'ongle, et à laquelle on a donné le nom de matrice de l'ongle, est celle qui le reproduit. - La plupart des peuples coupent leurs ongles au niveau des doigts; en sorte que la longueur que nous voyons à ces corps n'est pas celle qui leur est naturelle. Abandonnés à leur accroissement , ils se prolongent en se recourbant du côté de la flexion. Cet accroissement a cependant un terme limité; chez les vieillards il n'est pas rare de voir l'ongle du gros orteil acquérir une grande longueur. On raconte l'histoire d'une vieille femme piémontaise qui s'était crue possédée; elle se fit exorciser et, s'imaginant que le diable s'était retiré dans ses ongles; elle les laissa croître au point que celui du gros orteil gauche avait douze centimètres de longueur. (DGS).

Onglet, dérivé d'ongle, terme par lequel on désigne la base plus ou moins rétrécie du pétale, qui supporte la partie élargie ou limbe. Les pétales n'ont pas tous d'onglet apparent; mais ceux qui en sont pourvus comme dans l'oeillet et en général les Caryophyllées, dans la rose, dans la giroflée, ainsi que toutes les Brassicacées, sont dits onguiculés; ceux auxquels. l'onglet manque sont dits sessiles. L'onglet est souvent d'une teinte différente de celle de la lame.

Onguiculés. - On donne ce nom aux Mammifères qui ont l'extrémité de la dernière phalange des doigts armée d'un ongle. Tous les plantigrades sont onguiculés.

OngulĂ©. - Se dit des animaux dont le pied est terminĂ© par un sabot continu, ou divisĂ© seulement en deux parties. Les OngulĂ©s forment  une division de mammifères comprenant ceux qui ont le doigt enveloppĂ© par un sabot, comme les chevaux, hippopotames, etc. - En botanique se dit d'un pĂ©tale muni d'un onglet. 

Ontogenèse. - Processus de dĂ©veloppement individuel d'un organisme, de sa conception Ă  sa maturation. L'ontogenèse commence avec la fĂ©condation, oĂą un ovule est fertilisĂ© par un spermatozoĂŻde pour former un zygote. Par la suite, le zygote subit une sĂ©rie de divisions cellulaires pour former un embryon, qui se dĂ©veloppe ensuite en un organisme multicellulaire. Au fur et Ă  mesure que l'embryon se dĂ©veloppe, les cellules se diffĂ©rencient en diffĂ©rents types cellulaires et tissus. Ce processus de diffĂ©renciation cellulaire conduit Ă  la formation d'organes et de structures spĂ©cifiques Ă  l'organisme en dĂ©veloppement, un processus connu sous le nom d'organogenèse. L'ontogenèse implique Ă©galement la croissance et la maturation de l'organisme au fil du temps. Pendant cette pĂ©riode, l'organisme subit des changements physiques, comportementaux et fonctionnels Ă  mesure qu'il se dĂ©veloppe vers sa forme adulte. L'ontogenèse est influencĂ©e par une combinaison de facteurs gĂ©nĂ©tiques et environnementaux. Les gènes hĂ©ritĂ©s d'un organisme dĂ©terminent ses caractĂ©ristiques de base, mais des facteurs environnementaux tels que la nutrition, la tempĂ©rature et les signaux hormonaux peuvent Ă©galement influencer son dĂ©veloppement. L'ontogenèse peut varier considĂ©rablement d'une espèce Ă  l'autre en termes de durĂ©e, de schĂ©ma et de dĂ©veloppement des caractĂ©ristiques propres Ă  chaque espèce. 

Oogone. - Dans la reproduction sexuée de certaines Algues et de Champignons, l'oogone est l'organe où se forment les cellules femelles (Oosphère); il est généralement placé à l'extrémité d'un rameau et subit des modifications déterminées par le mode d'accroissement de la plante.

Oosphère. - C'est la masse des cellules femelles qui naît dans l'oogone. Après la fécondation, cette masse s'entoure d'une membrane propre et forme l'oospore. Chez les Fucacées, plusieurs oosphères se forment dans chaque oogone, et les oospores peuvent germer tout de suite, contrairement à ce qui arrive pour les autres Algues. Le sac qui renferme l'oospore s'appelle oosporange et quelquefois archégone.

Oothèque (du grec oo = oeuf et theca = coquille).  - Structure de ponte produite pour protĂ©ger leurs oeufs par certains animaux invertĂ©brĂ©s (blattes, mantides, punaises,  phasmes, certains colĂ©optères,  escargots et limaces). Une oothèque est gĂ©nĂ©ralement une structure solide et protectrice, souvent en forme de capsule ou de sac. Elle est gĂ©nĂ©ralement fabriquĂ©e Ă  partir de matĂ©riaux sĂ©crĂ©tĂ©s par l'animal lui-mĂŞme, tels que de la mousse, de la soie, de la cire ou d'autres substances. L'oothèque offre une protection aux oeufs contre les prĂ©dateurs, les parasites, les conditions environnementales dĂ©favorables et d'autres dangers potentiels. Les oothèques peuvent varier considĂ©rablement en forme, en taille et en apparence en fonction de l'espèce qui les produit. Certaines oothèques sont lisses et symĂ©triques, tandis que d'autres peuvent avoir des formes plus complexes ou des structures externes texturĂ©es.  Certains animaux dĂ©posent leurs oothèques dans des endroits spĂ©cifiques, comme sous des feuilles, dans des crevasses ou dans le sol, tandis que d'autres attachent les oothèques Ă  des surfaces verticales ou les cachent dans des matĂ©riaux vĂ©gĂ©taux.

Opercule. - Chez les poissons, l'opercule est une structure osseuse plate située de chaque côté de la tête, juste derrière l'œil. Il recouvre et protège les branchies, qui sont essentielles pour la respiration aquatique. L'opercule s'ouvre et se ferme pour permettre le passage de l'eau sur les branchies, permettant ainsi à l'animal de respirer. - Chez les mollusques, comme les escargots et les coquillages, l'opercule est une structure dure qui sert à fermer l'ouverture de la coquille lorsqu'ils se rétractent à l'intérieur. Cela protège l'animal contre les prédateurs et les conditions environnementales défavorables. - Chez certains reptiles, comme les serpents, l'opercule peut faire référence à une plaque de peau qui recouvre l'œil lorsque l'animal se prépare à muer. Cette structure aide à protéger l'œil pendant le processus de mue. - Chez certaines plantes, l'opercule désigne une structure qui recouvre les organes reproducteurs, tels que les capsules de graines ou les fruits, avant leur ouverture pour la dispersion des graines. L'opercule peut être une partie distincte de la plante ou une structure qui se détache lorsque les fruits sont mûrs.

Opéron. - Unité fonctionnelle de l'ADN bactérien ou des virus à ADN, impliquée dans la régulation de l'expression des gènes. Les opérons permettent une régulation coordonnée de l'expression des gènes dans une voie métabolique ou un processus biologique particulier. Cela permet aux organismes de répondre de manière adaptative aux changements de leur environnement en activant ou en désactivant rapidement la synthèse des enzymes nécessaires. Il est composé de plusieurs gènes fonctionnellement liés qui sont transcrits ensemble en un seul ARN messager (ARNm), ainsi que de séquences régulatrices qui contrôlent cette transcription. On distingue dans un opéron trois éléments principaux :

 â€˘ Les gènes structuraux codent pour les protĂ©ines ayant des fonctions biologiques spĂ©cifiques. Par exemple, dans un opĂ©ron codant pour des enzymes mĂ©taboliques, les gènes structuraux codent pour les enzymes impliquĂ©es dans une voie mĂ©tabolique particulière.

 â€˘ Le promoteur est la rĂ©gion de l'ADN oĂą l'ARN polymĂ©rase se lie pour initier la transcription des gènes de l'opĂ©ron.

 â€˘ L'opĂ©rateur est la sĂ©quence rĂ©gulatrice situĂ©e Ă  proximitĂ© du promoteur. L'opĂ©rateur agit comme un site de liaison pour les protĂ©ines rĂ©gulatrices (facteurs de transcription), qui contrĂ´lent l'activation ou la rĂ©pression de la transcription des gènes de l'opĂ©ron.

L'expression des gènes dans un opéron est régulée par des mécanismes de contrôle transcriptionnel. Les protéines régulatrices peuvent se lier à l'opérateur et moduler l'accessibilité de l'ARN polymérase au promoteur. En fonction de la présence ou de l'absence de signaux environnementaux spécifiques, ces protéines régulatrices peuvent activer ou inhiber la transcription des gènes de l'opéron.

Ophtalmique (nerf) = nerf crânien V1 = nerf trijumeau V1. - Une des trois branches principales du nerf trijumeau, le cinquième nerf crânien. Le nerf ophtalmique prend naissance dans le ganglion trigéminal, situé dans le crâne, puis émerge de la cavité crânienne par le foramen rond. Après sa sortie de la cavité crânienne, il traverse l'orbite à travers la fissure orbitaire supérieure pour fournir la sensibilité sensorielle à diverses régions du visage et de la tête. Ses principales branches comprennent le nerf frontal, qui innerve le front, les paupières supérieures et une partie du cuir chevelu, le nerf lacrymal, qui innerve la conjonctive et les glandes lacrymales, et le nerf nasociliaire, qui innerve la muqueuse nasale et la peau du nez. Le nerf ophtalmique est principalement sensoriel, transmettant des informations sensorielles telles que la douleur, la température et le toucher de la région de la tête. Il joue un rôle essentiel dans la sensation de la douleur et dans les réflexes de clignement des yeux en réponse à des stimuli nociceptifs.

Opposé. - Se dit d'organes de même nature, placés deux à deux, l'un devant l'autre, à une même hauteur. Ainsi les feuilles qui naissent par paire l'une en face de l'autre, comme dans le lilas, les jasmins, sont dites opposées. On observe aussi, mais rarement, les étamines opposées aux pétales ou aux lobes de la corolle, lorsqu'elles sont insérées en face de ces parties. En général le mot opposé est le contraire d'alterne en botanique.

Opsonine. - Molécule du système immunitaire qui favorise la phagocytose des agents pathogènes par les cellules immunitaires, en particulier les phagocytes comme les macrophages et les neutrophiles. L'opsonisation est le processus par lequel les agents pathogènes sont marqués par des opsonines, ce qui rend leur ingestion et leur destruction par les cellules phagocytaires plus efficaces. Les opsonines peuvent être des protéines plasmatiques telles que les immunoglobulines (anticorps) ou des composants du système du complément, tels que le fragment C3b. Les immunoglobulines, en particulier IgG et IgM, se lient spécifiquement aux antigènes pathogènes, tandis que le fragment C3b est généré lors de l'activation du complément et peut se lier à diverses surfaces pathogènes. L'opsonisation des agents pathogènes par les opsonines facilite la phagocytose en améliorant la reconnaissance et l'attachement des cellules phagocytaires aux cibles. Lorsque les opsonines se fixent aux antigènes pathogènes, elles servent de "balises" pour les cellules phagocytaires, favorisant ainsi leur ingestion et leur destruction par ces cellules. Une fois que les agents pathogènes sont opsonisés, les récepteurs de surface des cellules phagocytaires, tels que les récepteurs Fc et les récepteurs de complément, reconnaissent les opsonines et s'engagent dans la phagocytose des cibles opsonisées. Ce processus accélère la destruction des agents pathogènes et contribue à l'élimination des infections. L'opsonisation est un mécanisme essentiel de la réponse immunitaire innée et adaptative. Les opsonines aident à renforcer les capacités des cellules phagocytaires à éliminer les agents pathogènes, ce qui contribue à la défense de l'organisme contre les infections bactériennes, virales, fongiques et parasitaires.

Optique (nerf) =  nerf crânien II. - Un des douze nerfs crâniens. Le nerf optique Ă©merge de la rĂ©tine de chaque oeil et se regroupe en un faisceau de fibres nerveuses qui traversent le canal optique situĂ© Ă  l'arrière de l'orbite. Ces fibres se rejoignent pour former le nerf optique, qui se connecte ensuite au cerveau au niveau du chiasma optique. A partir de lĂ ,  une partie des fibres nerveuses du nerf optique croise la ligne mĂ©diane, de sorte que les informations visuelles provenant du cĂ´tĂ© nasal (mĂ©dial) de la rĂ©tine d'un oeil sont transmises au cortex visuel du cĂ´tĂ© opposĂ© du cerveau. Les informations visuelles provenant du cĂ´tĂ© temporal (latĂ©ral) de la rĂ©tine d'un Ĺ“il sont transmises au cortex visuel du mĂŞme cĂ´tĂ© du cerveau. Le nerf optique transmet les signaux lumineux capturĂ©s par la rĂ©tine vers les centres visuels du cerveau, oĂą ces signaux sont traitĂ©s pour former une image visuelle. Le cortex visuel analyse ensuite cette information pour percevoir les formes, les couleurs, les mouvements et d'autres caractĂ©ristiques visuelles.

Orbiculaire, du latin orbiuculus = petit cercle. - Nom donné à deux muscles : 1° Orbiculaire des lèvres ou Labial; 2° Orbiculaire des paupières ou Palpébral; il est situé au devant et autour de l'orbite et dans l'épaisseur des paupières qu'il rapproche l'une de l'autre.

Orbite. - Les orbites ou fosses orbitaires, au nombre de deux, sont situées de chaque côté du sommet des fosses nasales, au-dessus des sinus maxillaires, au-dessous de l'étage antérieur du crâne; elles ont la forme de pyramides quadrangulaires creuses. La base par où entrent dans l'oeil les rayons visuels regarde en avant et un peu en dehors. Elle est limitée par le rebord orbitaire, fermée par des paties molles, les paupières, doublées du muscle orbiculaire et surmontées des sourcils. En dedans, le rebord orbitaire s'efface pour loger les voies lacrymales.
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Orbite de l'oeil.
Orbite. - os nasal; b, os malaire; c, os frontal; d, trou sus-orbitaire; e, goutère lacrymale; f, trou optique; g, fente sphénoïdale; h, canal sous-orbitaire.

Le sommet de l'orbite est perforé (trou optique, fente orbitaire) pour laisser pénétrer le nerf optique, organe de la vision de l'oeil, les nerfs moteurs des muscles de l'oeil et les vaisseaux ophtalmiques.

Ordovicien. - PĂ©riode du PalĂ©ozoĂŻque, situĂ©e entre le Cambrien et le Silurien, et qui s'Ă©tend d'environ 485,4 Ă  443,8 millions d'annĂ©es avant notre ère.  C'est une pĂ©riode marquĂ© par une augmentation significative de la biodiversitĂ© marine (explosion ordovicienne de la biodiversitĂ©).  Les trilobites, des arthropodes marins, Ă©taient abondants et variĂ©s Ă  cette Ă©poque, de mĂŞme que d'autres groupes comme les brachiopodes, les mollusques et les Ă©chinodermes. Les rĂ©cifs coralliens se sont dĂ©veloppĂ©s pour la première fois Ă  grande Ă©chelle, formĂ©s principalement par des coraux tabulĂ©s et des stromatopores. Suite Ă  un important Ă©pisode glaciaire, la fin de l'Ordovicien a Ă©tĂ© marquĂ©e par une extinction biologique, appelĂ©e l'extinction de l'Ordovicien-Silurien, qui a eu un impact sur divers groupes d'organismes marins. Cependant, la vie marine a rapidement rĂ©cupĂ©rĂ© pendant le Silurien.

Ordre. - Nom d'un groupe admis dans les classifications des naturalistes, principalement depuis Linné. Ce classificateur avait appliqué à peu près la même hiérarchie aux règnes animal et végétal. Les espèces étaient groupées en genres; les genres en ordres, ceux-ci en classes et les classes, en un règne. Par la suite on a intercalé la famille entre le genre et l'ordre, et (parfois) la cohorte entre l'ordre et la classe. - Linné, dès ses premières publications, rangeait les genres naturels de plantes dans 98 ordres, disposés eux-mêmes en 24 classes. Les genres naturels d'animaux étaient groupés dans 25 ordres formant 6 classes. Dans sa méthode de classification des végétaux, Jussieu adopta pour le groupe formé de plusieurs genres suffisamment analogues le nom de famille ou ordre naturel. Au XIXe siècle, les botanistes qui ont perdu l'habitude d'employer le mot ordre, préférant ne distinguer que des familles, avant de le réintroduire dans leurs classifications. Les zoologistes, eux, ont toujours conservé cette division, mais on adopté le terme de famille introduit par les botanistes. Dans son Règne animal, G. Cuvier a réparti toutes les familles naturelles de genres d'animaux dans 76 ordres, dont 27 pour l'embranchement des Vertébrés; 14 pour celui des Mollusques; 24 pour celui des Articulés, 11 pour celui des Zoophytes.

Oreille, du latin auricula. - Organe de l'ouïe, et particulièrement partie externe de l'organe placée de chaque côté de la tête. L'oreille est l'ensemble des organes qui nous font percevoir les sons avec leurs caractères variables. Elle comprend une portion externe en rapport avec l'atmosphère (oreille externe), une portion interne qui contient les terminaisons du nerf auditif (oreille interne), et, entre les deux, une portion constituée principalement par des osselets (oreille moyenne). L'oreille externe est constituée par le pavillon de l'oreille et le conduit auditif externe. Le pavillon de l'oreille, en forme de conque, présente des replis et des éminences divers. Le conduit auditif externe se termine par la paroi externe du tympan. L'oreille moyenne est une cavité remplie d'air. Elle se compose de la caisse du tympan, sorte de tambour dont les deux bases sont légèrement déprimées, qui communique par la trompe d'Eustache avec le pharynx. Dans l'intérieur de cette caisse se trouve la chaîne des osselets : marteau, enclume et étrier. L'oreille intente est la partie essentielle de l'ouïe. Elle est située dans le rocher, et est constituée par une série de cavités osseuses dans lesquelles se trouvent des cavités membraneuses. C'est le labyrinthe, où aboutit le nerf auditif en un grand nombre de terminaisons. - Les vibrations sonores recueillies par le pavillon de l'oreille, qui les renforce, arrivent au tympan qui entreà son tour en vibration. La chaîne des osselets transmet ces derniers au labyrinthe et aux terminaisons du nerf auditif. - Anatomie comparée : l'appareil auditif existe chez les invertébrés; il porte le nom d'otocyste. Certains insectes possèdent un tympan. Les otocystes des mollusques contiennent une petite concrétion dure, dite otolithe. Les poissons ont une oreille réduite au labyrinthe; les oiseaux n'ont pas de pavillon : celui-ci est l'apanage des mammiféres.

Oreillettes du cœur = atriums. - Ce sont deux des quatre cavités du coeur, les autres étant les ventricules. Elles se trouvent dans la partie supérieure du coeur, au-dessus des ventricules. L'oreillette droite est située à droite et au-dessus de l'oreillette gauche. Les oreillettes sont responsables de recevoir le sang qui revient du corps (oreillette droite) ou des poumons (oreillette gauche) et de le transmettre aux ventricules pour être pompé à travers le cœur. Elles servent de réservoirs temporaires pour le sang, permettant une transition en douceur entre les phases de remplissage et de contraction des ventricules. Les parois des oreillettes sont moins musclées que celles des ventricules. Elles sont principalement constituées de tissu musculaire cardiaque mince et sont moins puissantes que les ventricules. Entre les oreillettes et les ventricules se trouvent les valvules atrioventriculaires, également appelées valves cardiaques. Ces valves comprennent la valve tricuspide entre l'oreillette droite et le ventricule droit, et la valve mitrale (ou bicuspide) entre l'oreillette gauche et le ventricule gauche. Ces valves s'ouvrent et se ferment de manière synchronisée pour permettre au sang de passer des oreillettes aux ventricules et d'empêcher le reflux sanguin. Les oreillettes contiennent des cellules spécialisées dans la génération du rythme cardiaque, appelées nœuds sinusal et atrioventriculaire. Le nœud sinusal, situé dans l'oreillette droite, est souvent appelé le pacemaker naturel du coeur car il génère des impulsions électriques régulières qui déclenchent les contractions cardiaques.

Organe. - L'organe, constitué de plusieurs tissus, est une partie du corps dans laquelle on peut reconnaître une ou plusieurs fonctions particulières. Les organes de diverses espèces, en se réunissant pour une même fonction, forment les appareils. - Organes plastiques : ce sont ceux qui préparent les matériaux assimilables et servent à la nutrition (tube digestif). - Organes rudimentaires : ce sont des organes atrophiés sans fonction actuelle, mais avant joué un rôle dans les espèces à partir desquelles l'espèce concernée à évolué L'adaptation, la sélection, le balancement des organes en donnent l'explication. Les organes rudimentaires dérivant du corps de Wolff en sont un des plus beaux exemples. (Ch. Debierre).

Organe de Corti (Oreille).

Organe de Jacobson. - Tube cartilagineux dans lequel s'enfonce la muqueuse des fosses nasales. II est placé sur le plancher des fosses nasales et communique avec le conduit de Sténon. Très développé chez les carnassiers, les ongulés, etc., il est avorte dans les primates. Chez l'humain il n'existe que durant la vie embryonnaire. La similitude de texture entre la muqueuse de cet organe et celle de la région olfactive, la terminaison identique des nerfs dans les deux cas, font de l'organe de Jacobson un annexe de l'appareil olfactif.

Organe de Rösenmuller (Utérus, corps de Wolff).

Organisme vivant = ĂŞtre vivant. - EntitĂ© biologique capable de mener des processus vitaux tels que la croissance, la reproduction, le mĂ©tabolisme, la rĂ©ponse aux stimuli et l'adaptation Ă  son environnement. Les organismes vivants sont les composants de base de la biosphère terrestre et peuvent ĂŞtre trouvĂ©s dans une grande variĂ©tĂ© d'habitats. 

Organites. - Structures spécialisées présentes à l'intérieur des cellules eucaryotes. Exemples : le noyau, les mitochondries, le réticulum endoplasmique, l'appareil de Golgi, les lysosomes, les centrosomes, les centrioles, les ribosomes, les vacuoles, les peroxysomes et les microtubules et filaments d'actine.

Orgasme. - RĂ©ponse physique et Ă©motionnelle de plaisir intense  qui rĂ©sulte d'une stimulation sexuelle. L'orgasme est un Ă©lĂ©ment important de l'expĂ©rience sexuelle humaine et il peut ĂŞtre atteint Ă  travers diffĂ©rentes formes de stimulation sexuelle (stmulation gĂ©nitale, masturbation, rapports sexuels, etc.). L'orgasme est associĂ© Ă  une sĂ©rie de changements physiologiques dans le corps. Ces changements peuvent inclure une accĂ©lĂ©ration du rythme cardiaque, une augmentation de la pression artĂ©rielle, une augmentation de la respiration, des contractions musculaires involontaires, et une libĂ©ration d'endorphines et d'autres hormones liĂ©es au plaisir. L'orgasme est gĂ©nĂ©ralement accompagnĂ© d'une sensation intense de plaisir et de satisfaction. Cette sensation de plaisir peut varier en intensitĂ© et en durĂ©e d'une personne Ă  l'autre, ainsi que d'une expĂ©rience sexuelle Ă  l'autre. En plus des sensations physiques, l'orgasme peut Ă©galement ĂŞtre associĂ© Ă  une rĂ©ponse Ă©motionnelle positive, telle que le soulagement du stress, la relaxation, le bien-ĂŞtre et le sentiment d'intimitĂ© avec son partenaire. Bien que les hommes et les femmes expĂ©rimentent tous deux l'orgasme, il existe des diffĂ©rences dans la physiologie et l'expĂ©rience de l'orgasme entre les sexes. Par exemple, les hommes ont souvent une pĂ©riode rĂ©fractaire après l'orgasme, pendant laquelle ils ne peuvent pas atteindre un autre orgasme, tandis que les femmes peuvent ĂŞtre capables d'atteindre plusieurs orgasmes consĂ©cutifs sans pĂ©riode rĂ©fractaire. L'expĂ©rience de l'orgasme est très variable d'une personne Ă  l'autre. Les facteurs tels que la santĂ©, le niveau de stress, les expĂ©riences passĂ©es, les prĂ©fĂ©rences sexuelles et la relation avec le partenaire peuvent tous influencer l'expĂ©rience de l'orgasme.

Ornithine. - Acide aminé non essentiel impliqué dans plusieurs processus biologiques, en particulier dans le cycle de l'urée, où il se combine avec l'ammoniac pour former la citrulline, qui est ensuite convertie en arginine. L'argine est ensuite dégradée en urée, qui est excrétée par les reins dans l'urine, permettant ainsi l'élimination de l'ammoniac toxique du corps.

Ornithologie. - Bbranche de la zoologie qui se concentre sur l'étude des oiseaux. Les ornithologues étudient divers aspects de la biologie, de l'écologie, de la physiologie, du comportement et de la conservation des oiseaux. Cette discipline englobe un large éventail de sujets liés aux oiseaux, allant de leur anatomie et de leur physiologie à leur migration, leur reproduction, leur écologie alimentaire et leur habitat.

Orteils (anatomie), communément nommés doigts de pied. Ils sont au nombre de cinq; le premier, nommé gros orteil, diffère du pouce de la main, en ce qu'il n'est pas opposable aux autres. Du reste ils ont une grande analogie avec les doigts, si ce n'est qu'ils sont plus courts et non effilés. Ils offrent aussi les mêmes rapports avec des muscles extenseurs et des fléchisseurs, le même mode d'articulations; des artères et des veines analogues.

Os. - Partie dure et solide qui forme la charpente du corps de l'humain et des autres animaux vertébrés. Les os constituent dans leur ensemble le squelette des vertébrés; ils sont unis entre eux par des articulations et servent de levier aux masses musculaires qui s'insèrent sur eux. Le nombre des os varie suivant les espèces animales; chez l'humain adulte, il est de 206. A savoir : 26 pour la colonne vertébrale, 31 pour le crâne, la face et la langue, 25 pour le thorax, 64 pour les membres supérieurs et 60 pour les membres inférieurs. D'après leur forme, un divise les os en os longs et os courts. Dans les os longs, on distingue un corps ou diaphyse, et deux extrémités ou épiphyses. Si l'on coupe un os long dans le sens de sa longueur, on le trouve plus ou moins rempli d'une substance rougeâtre on jaunâtre, la moelle, contenue dans le corps de l'os. Une membrane, le périoste, enveloppe l'os dans presque toute son étendue. Les os sont constitués par une substance organique, l'osséine, imprégnée de substances minérales diverses, dont voici une analyse : substance organique, 310; phosphate de chaux, 597; carbonate de chaux, 73; phosphate de magnésie, 13; chlorure de sodium, 7.

Os crochu ou os unciforme. -  Quatrième os de la seconde rangĂ©e du carpe - On donne aussi le nom d'os crochu Ă  un petit os du genou chez le cheval.

Oscule. - Structure présente dans les éponges, des organismes marins appartenant au phylum Porifera. L'oscule est une ouverture qui sert de sortie principale pour l'eau filtrée, qui est expulsée hors de l'éponge après avoir traversé le système de canaux internes. L'eau sortant de l'oscule contient souvent des débris et des particules de nourriture retenus par l'éponge pendant le processus de filtration. Les oscules sont généralement situés à la surface supérieure ou latérale de l'éponge. Ils peuvent être de taille et de forme variables selon les espèces, allant de petites ouvertures à de larges ouvertures en forme de cratère. Dans certaines espèces d'éponges, les oscules peuvent se fermer pour protéger l'intérieur de l'éponge contre les prédateurs ou les conditions environnementales défavorables, comme une exposition prolongée à l'air.

Osmose. - Phénomène qui se produit lorsque deux solutions de concentrations différentes sont séparées par une membrane semi-perméable. Cette membrane permet le passage du solvant (généralement de l'eau) tout en empêchant ou limitant le passage des solutés (les particules dissoutes dans le liquide). Lorsqu'il y a une différence de concentration en solutés de part et d'autre de la membrane, le solvant a tendance à se déplacer de la solution moins concentrée vers la solution plus concentrée, afin d'équilibrer les concentrations de part et d'autre de la membrane. Cela se produit pour minimiser le potentiel chimique, qui est une mesure de l'énergie libre disponible dans le système. L'osmose est essentielle pour le maintien de l'équilibre hydrique à l'intérieur des cellules. Si une cellule est placée dans une solution hypotonique (plus diluée que le contenu de la cellule), elle peut gonfler à cause de l'entrée d'eau par osmose. À l'inverse, si une cellule est placée dans une solution hypertonique (plus concentrée), elle peut se déshydrater. L'osmose est également responsable du mouvement de l'eau à travers les plantes. Les racines absorbent l'eau d'une solution plus diluée du sol et la transportent vers les parties de la plante qui en ont besoin. L'osmose peut également avoir des implications environnementales, notamment dans les écosystèmes d'eau douce et salée, où les mouvements d'eau influencent la distribution des organismes et des nutriments.

Osséine ou Ostéine. - Substance particulière qui constitue le tissu cellulaire de la peau et des cartilages des animaux, et qui se trouve encore dans les parties osseuses. L'osséine se retire des os en traitant ceux-ci par l'acide chlorhydrique; les matières minérales, phosphate et carbonate de calcium, sont dissoutes, et l'osséine se trouve isolée. L'osséine possède la propriété de se transformer en gélatine par l'action prolongée de l'eau bouillante; cette transformation s'opère en quelques minutes, si l'on acidule la liqueur. La gélatine est d ailleurs isomère de l'osséine; avec l'acide sulfurique et les alcalis, l'osséine donne de la leucine et du glycocolle. L'osséine est fort altérable, surtout lorsqu'elle est humide. Exposée à l'air dans ce dernier état, elle se putréfie très rapidement; mais elle a la propriété de se combiner à certains oxydes métalliques et au tanin, en formant des composés insolubles dans l'eau et imputrescibles. C'est sur des réactions analogues de l'osséine que sont fondées plusieurs industries importantes, relatives à la conservation et au travail des peaux des animaux

Osselets . - On appelle ainsi en anatomie les petits os, ainsi les osselets de l'oreille interne (ou osselets du tympan). 
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Osselets du tympan.

Osselets du tympan. - 1. Marteau. - 2. Enclume. - 3. - Os lenticulaire. - 4. Etrier. - 5. Base de l'Ă©trier.

En botanique, on nomme osselets les les petits noyaux contenus dans les Nuculaines.

Osseuse (moelle). -  La moelle osseuse est une substance molle et grasse renfermĂ©e Ă  l'intĂ©rieur des os. La moelle osseuse varie de couleur suivant l'âge et l'Ă©tat pathologique des individus. Chez les foetus et les jeunes organismes, elle est rouge; chez les adolescents, elle prend un aspect gĂ©latineux; rosĂ©e chez l'adulte, elle devient jaunâtre, opaque. 

Ossification.  - Conversion en os des parties membraneuses et cartilagineuses. L'ossifieation est normale ou pathologique : 1° Ossification normale : On distingue l'ossification enchondrale, qui augmente l'os en longueur, et l'ossification pĂ©riostique qui l'augmente en Ă©paisseur. L'ossification pour chaque os se propage autour de diffĂ©rents points très dĂ©terminĂ©s pour chacun d'eux, et qu'on nomme points d'ossification. Elle se fait progressivement et chaque os est complĂ©tement ossifiĂ© Ă  un âge Ă  peu près fixe, ce qui permet de dĂ©terminer, d'après l'examen des os, l'âge d'un sujet; 2° Ossification pathologique : les dĂ©pĂ´ts calcaires des tissus doivent ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme des phĂ©nomĂ©nes de vieillesse.

OstĂ©oblaste, du grec ostĂ©o  = os, et blastos = bourgeon, germe.  - Cellule jeune, restĂ©e ou revenue Ă  l'Ă©tat embryonnaire, que l'on observe dans la moelle osseuse et la couche ostĂ©ogène du pĂ©rioste (moelle sous-pĂ©riostique). C'est elle qui Ă©labore la substance osseuse fondamentale (ossĂ©ine), dans laquelle elle finit par ĂŞtre emprisonnĂ©e.

OstĂ©oclaste. - Nom donnĂ© par Kölliker aux grandes cellules de la moelle osseuse spĂ©cialisĂ©es impliquĂ©es dans la rĂ©sorption osseuse, c'est-Ă -dire la dĂ©gradation de la matrice osseuse.  Dans la moelle osseuse rouge, les ostĂ©oclastes sont responsables de la libĂ©ration de certains minĂ©raux et composants organiques de la matrice osseuse, fournissant ainsi un environnement favorable Ă  la formation des cellules sanguines. Leur activitĂ© de rĂ©sorption est essentielle pour maintenir l'homĂ©ostasie du calcium et du phosphate, qui sont nĂ©cessaires Ă  de nombreux processus biologiques, y compris la formation des cellules sanguines.

OstĂ©oplaste, du grec ostĂ©o  = os, et plastès = qui forme.  - CavitĂ© de la substance fondamentale de l'os qui renferme la cellule osseuse dĂ©rivĂ©e de l'ostĂ©oblaste.

Ostium. - Ouverture ou une petite cavitĂ©. DiffĂ©rentes parties du corps humain. portent ce nom. Par exemple, les ostiums coronaires sont les ouvertures des artères coronaires dans l'aorte, qui permettent au sang de circuler vers le muscle cardiaque. 

Otocyste =statocyste. - Organe sensoriel prĂ©sent chez de nombreux organismes aquatiques, en particulier chez les invertĂ©brĂ©s.  L'otocyste est une cavitĂ© ou une vĂ©sicule remplie de liquide, situĂ©e gĂ©nĂ©ralement Ă  proximitĂ© du système nerveux de l'animal. Ă€ l'intĂ©rieur de l'otocyste, il y a des cellules sensorielles spĂ©cialisĂ©es appelĂ©es statocystes ou otolithes. Lorsque l'animal change de position ou d'orientation, le liquide Ă  l'intĂ©rieur de l'otocyste se dĂ©place en rĂ©ponse Ă  la gravitĂ©. Les statocystes ou otolithes, souvent constituĂ©s de cristaux de carbonate de calcium ou d'autres matĂ©riaux denses, bougent en rĂ©ponse Ă  ce dĂ©placement. Ces mouvements sont dĂ©tectĂ©s par les cellules sensorielles, ce qui permet Ă  l'animal de percevoir sa position par rapport Ă  la gravitĂ© et de maintenir son Ă©quilibre. L'information recueillie par l'otocyste/statocyste est transmise au système nerveux central de l'animal, oĂą elle est interprĂ©tĂ©e pour aider Ă  l'orientation, Ă  la navigation et au maintien de l'Ă©quilibre. Chez certains organismes, notamment les crustacĂ©s et les mollusques, l'otocyste/statocyste peut Ă©galement jouer un rĂ´le dans la dĂ©tection des vibrations ou des mouvements de l'eau environnante.

Ouïe. - Celui des cinq sens par lequel ou perçoit les sons. - Au pluriel, le terme désigne les ouvertures que les poissons ont aux côtés de la tête, et qui donnent issue à l'eau amenée dans leur bouche par la respiration.

Ouraque, du grec ouron = urine, et echein = contenir. - C'est, dans l'embryon, une portion de l'aIlantoïde qui traverse l'ombilic, se resserre d'abord en un canal qui fait communiquer la cavité de cette membrane avec la vessie, et devient plus tard un simple ligament.

Ovaire, du latin scientifique ovarium, de ovum = oeuf. - Organe des animaux ovipares, oĂą se forment les oeufs. Dans l'espèce humaine, l'ovaire est une glande paire, symĂ©trique, qui produit l'ovule.  - En botanique, l'ovaire est la partie intĂ©rieure du pistil, qui renferme les semences. 

Ovale. - Nom donnĂ© Ă  certaines parties du corps, ainsi : - FenĂŞtre ovale, ouverture qui fait communiquer le tympan de l'oreille avec le vestibule; elle est bouchĂ©e par la base de l'os dit l'Ă©trier. - Trou ovale ou sous-pubien, improprement appelĂ© obturateur, ouverture qui existe dans l'os coxal et qui rĂ©sulte de l'Ă©cartement de deux branches osseuses qui naissant de la cavitĂ©-cotyloĂŻde, se contournent et se rĂ©unissent pour le circonscrire. A peu près ovale chez  l'homme, il est presque triangulaire chez la femme.

Ovalbumine. - Principale protéine du blanc d'oeuf, qui constitue environ 55% de sa masse totale en protéines. L'ovalbumine appartient à la famille des protéines de sérum albumine. L'ovalbumine est une protéine globulaire soluble dans l'eau. Elle est composée d'une seule chaîne polypeptidique et contient un total de 385 acides aminés chez la poule (selon la séquence typique). Sa structure tridimensionnelle est relativement bien caractérisée, avec des domaines spécifiques responsables de différentes fonctions. L'ovalbumine fournit les nutriments nécessaires pour la croissance et le développement du foetus de poulet. De plus, elle peut servir de réserve protéique pour le poussin à mesure qu'il se développe dans l'œuf.

Oviducte. - L'oviducte, du latin ovum = oeuf, et ducere, sup. ductum = conduire,  est la partie des organes gĂ©nitaux qui conduit l'oeuf vers l'extĂ©rieur. - Dans l'espèce humaine, l'oviducte a reçu le nom de trompe de Fallope. Il recueille l'ovule après la rupture de l'ovisac et, le conduit, grâce aux cils vibratiles de sa muqueuse, jusqu'Ă  l'utĂ©rus. - Chez les Oiseaux, l'oviducte conduit l'Ă©norme ovule de l'ovaire presque dans le cloaque, par suite des contractions pĂ©ristaltiques de ses couches musculaires.  La mĂŞme disposition existe, Ă  peu de chose près, chez les Batraciens, les Reptiles et les Poissons. - Chez les Insectes, l'oviducte rĂ©sulte de la rĂ©union des tubes qui naissent des ovaires; il prĂ©sente souvent Ă  son extrĂ©mitĂ© infĂ©rieure, près de l'orifice gĂ©nital, des glandes dont les produits servent Ă  envelopper et Ă  fixer les oeufs au moment de la ponte. (NLI).

Ovipares (zoologie), du latin ovum, oeuf et parere, mettre au jour. - Nom par lequel on désigne les animaux qui se reproduisent par des oeufs; ainsi les oiseaux, les reptiles sont ovipares. (ovovivipares, vivipares).

Oviscapte = ovipositeur. - Organe de ponte destiné à faire pénétrer les oeufs, soit dans le sol (Gryllides, Locustides), soit sous l'écorce des végétaux (Hémniptères-Homoptères, Hymnoptères térébrants et gallicoles), soit sous la peau de certains animaux (Hyménoptères pupivores). Il se transforme en aiguillon (Hyménoptères mellifères, fouisseurs, vespides, etc.). Il est formé de pièces dues à des modifications de certains anneaux de l'abdomen. La forme est très variable, depuis le sabre des Locustides jusqu'à la longue tarière des Pimples. (P. T.).

Ovocyte = oocyte.  - Cellule reproductrice fĂ©minine, Ă©galement appelĂ©e ovule ou gamète femelle. Les ovocytes sont produits par les ovaires dans le processus de l'ovogenèse, qui est la formation et le dĂ©veloppement des ovules chez les femelles.

Ovogenèse = oogenèse. - Processus de formation des ovocytes chez les femelles. Elle se produit dans les ovaires et est également caractérisée par la multiplication des cellules germinales, suivie de la méiose. Dans l'ovogenèse, seule une des cellules filles reçoit la majeure partie du cytoplasme, tandis que les autres deviennent des cellules polaires qui se dégradent. Cette différence conduit à la production d'un ovocyte mature et de cellules polaires.

Ovogonie = oogonie. - Processus de formation des cellules germinales fĂ©minines, qui se dĂ©veloppent ensuite pour devenir des ovocytes.  Pendant le dĂ©veloppement embryonnaire, les cellules germinales primordiales (PGC) se forment Ă  partir de cellules souches dans la crĂŞte gĂ©nitale de l'embryon. Ces PGC se diffĂ©rencient ensuite en ovogonies, qui sont les prĂ©curseurs des ovocytes.

Ovovivipares, du latin ovum, oeuf, vivus, vivant et parere, mettre au jour. - On a dĂ©signĂ© sous ce nom quelques animaux ovipares dont les oeufs Ă©closent dans le corps des femelles, comme cela se remarque chez quelques ophidiens (la vipère). 

Ovulation. - Processus au cours duquel un ovocyte mature est libéré de l'ovaire et se déplace dans la trompe de Fallope, où il peut être fécondé par un spermatozoïde. Pendant le cycle menstruel, un ovocyte primaire subit une série de divisions cellulaires pour devenir un ovocyte mature, également appelé ovule. Ce processus de maturation se déroule dans un follicule ovarien, une structure située dans l'ovaire. Une fois que l'ovocyte est arrivé à maturité, le follicule ovarien qui le contient se rompt, libérant l'ovocyte dans la cavité péritonéale adjacente à l'ovaire. Ce processus est connu sous le nom de rupture folliculaire. L'ovocyte, libéré de l'ovaire, est ensuite capté par la fimbria de la trompe de Fallope, la partie distale de la trompe de Fallope qui entoure l'ovaire, et il est transporté à travers la trompe de Fallope. Chez la femme, l'ovulation se produit généralement vers le milieu du cycle menstruel, soit environ 14 jours avant le début des règles suivantes. Cette période est souvent appelée la fenêtre d'ovulation. Cependant, la durée exacte de la fenêtre d'ovulation peut varier d'une femme à l'autre et d'un cycle à l'autre. Si un spermatozoïde rencontre un ovocyte dans la trompe de Fallope et parvient à le féconder avec succès, la fusion des gamètes mâle et femelle forme un zygote. Le zygote se divise ensuite de manière répétée par mitose pour former un embryon, qui s'implante dans la paroi de l'utérus pour démarrer la grossesse.

Ovule. - Nom donnĂ© Ă  la gamète - c'est-Ă -dire Ă  la cellule reproductrice  femelle (la gamète mâle Ă©tant le spermatozoĂŻde). Le terme s'applique communĂ©ment Ă  un oeuf non fĂ©condĂ©, ou oeuf vierge. La formation de l'ovule a lieu dans l'ovaire et se nomme l'oogĂ©nèse ou ovogĂ©nèse. - En botanique, onn nomme ovule le ou les corps que contient la cavitĂ© de l'ovaire, et qui sont destinĂ©s Ă  devenir des graines. L'ovule est ordinairement fixĂ© par une sorte de petit pĂ©dicelle nommĂ© cordon ombilical ou funicule, sur une partie plus ou moins renflĂ©e, nommĂ©e placenta. Lorsque l'ovaire, ou une de ses loges, ne renferme qu'un seul ovule, on dit que la loge est uni-ovulĂ©e, comme dans les cĂ©rĂ©ales graminĂ©es. ConsidĂ©rĂ© quant Ă  sa position dans la loge, l'ovule peut ĂŞtre ou dressĂ©, ou renversĂ©, ou ascendant. Les loges peuvent contenir 2, 3, 4, ou un plus grand nombre d'ovules; lorsque ce nombre est indĂ©terminĂ©, les loges sont multi-ovulĂ©es.

Ovule (botanique). - Structure reproductrice femelle des plantes Ă  fleurs (angiospermes). Les ovules se trouvent Ă  l'intĂ©rieur de l'ovaire, qui est la partie infĂ©rieure du pistil d'une fleur. L'ovaire contient un ou plusieurs ovules, gĂ©nĂ©ralement attachĂ©s Ă  un placenta Ă  l'intĂ©rieur de l'ovaire. L'ovule est entourĂ© par un tĂ©gument, qui est une enveloppe protectrice externe. Ă€ l'intĂ©rieur de l'ovule se trouve le sac embryonnaire, qui contient l'oosphère (ou cellule-Ĺ“uf) et d'autres cellules qui deviendront les tissus nutritifs de la graine.  Au sommet de l'ovule se trouve l'orifice ou micropyle, une petite ouverture Ă  travers laquelle le pollen peut pĂ©nĂ©trer pour fertiliser l'ovule. Après la pollinisation, si un grain de pollen atteint et fĂ©conde l'ovule, celui-ci se dĂ©veloppe pour former une graine. La graine contient l'embryon de la future plante ainsi que des rĂ©serves nutritives pour soutenir sa croissance initiale. Lorsque le pollen est dĂ©posĂ© sur le stigmate d'une fleur, il germe et Ă©met un tube pollinique qui pĂ©nètre dans l'ovaire et atteint l'ovule par le micropyle. Lorsque le pollen atteint le sac embryonnaire, il fusionne avec l'oosphère pour former un zygote, qui se dĂ©veloppe ensuite pour former l'embryon de la graine.

Oxydase. - Enzyme qui catalyse une rĂ©action d'oxydation. Les oxydases catalysent des rĂ©actions chimiques dans lesquelles une substance, appelĂ©e substrat, est oxydĂ©e en perdant des Ă©lectrons. Ces Ă©lectrons peuvent ĂŞtre transfĂ©rĂ©s Ă  un accepteur d'Ă©lectrons, tel qu'un cofacteur ou une autre molĂ©cule.  Il existe de nombreux types diffĂ©rents d'oxydases, chacune catalysant des rĂ©actions spĂ©cifiques impliquant diffĂ©rents substrats. Par exemple, la cytochrome c oxydase est une oxydase impliquĂ©e dans la chaĂ®ne respiratoire mitochondriale, tandis que la monoamine oxydase est impliquĂ©e dans le mĂ©tabolisme des neurotransmetteurs. Les oxydases utilisent souvent des cofacteurs pour faciliter leurs rĂ©actions enzymatiques. Ces cofacteurs peuvent ĂŞtre des ions mĂ©talliques, des groupes prostĂ©tiques ou des coenzymes. Par exemple, la cytochrome c oxydase utilise le cuivre et le fer comme cofacteurs pour catalyser la rĂ©action d'oxydation dans la chaĂ®ne respiratoire. Les oxydases sont impliquĂ©es dans  la production d'Ă©nergie dans les mitochondries, la dĂ©gradation des substrats dans le cytoplasme, la biosynthèse de diverses molĂ©cules, la dĂ©fense contre les radicaux libres et les toxines, et la rĂ©gulation du mĂ©tabolisme.

Oxytocine. - Hormone produite par l'hypothalamus et libérée par la glande pituitaire. Elle joue un rôle dans le travail et l'accouchement, la lactation, et elle est également impliquée dans les interactions sociales et affectives.

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Dictionnaire Les mots du vivant
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