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M
Machelières, du mot mâcher. - Certains anatomistes ont appellé ainsi les dents molaires des Mammifères, parce qu'elles servent à mâcher.

Mâchoire (de mâcher). - Chacune des deux parties osseuses de la bouche, dans lesquelles sont implantées les dents : mâchoire supérieure, inférieure. La mâchoire supérieure est immobile; elle est formée chez l'humain de trois os pairs : les maxillaires supérieurs, les zygomatiques, les palatins, et d'un os impair : le vomer. La mâchoire inférieure, mobile, est formée par un seul os, le maxillaire inférieur, articulé avec l'os temporal. - La plupart des animaux possèdent des mâchoires. Rarement, il en existe moins de quatre. Tous les vertébrés en ont quatre, réunies symétriquement en deux ensembles, qui sont les maxillaires supérieurs et les maxillaires inférieurs. Elles portent presque toujours des dents. On donne, chez les insectes, le nom de mâchoires à la paire d'appendices, munis de palpes, qui se trouvent placés au-dessous des mandibules.

Macis. - Membrane épaisse, fendillée et frangée d'un rouge vif ou d'un rose clair qui enveloppe la noix muscade. Cette membrane, qui pour les botanistes est une arille charnue, a une saveur aromatique, piquante, et renferme une huile grasse fixe, odorante, colorée en jaune; une autre huile fixe, odorante, colorée en rouge; une huile volatile; une matière gommeuse qui représente un tiers environ de la substance du macis; enfin une petite quantité de ligneux. On emploie le macis comme aromatique dans l'art culinaire, dans la distillerie et la parfumerie. En médecine, on l'a considére comme un stimulant; mais il a aussi une influence narcotique. Les îles Moluques, l'île de la Réunion, l'île Maurice, Cayenne, et en général les pays qui produisent la muscade, fournissent également le macis au commerce.

Macromolécule biologique. - Grande molécule nécessaire à la vie construite à partir de molécules organiques plus petites.

Main. -  Partie du corps humain qui s'Ă©tend depuis le poignet jusqu'Ă  l'extrĂ©mitĂ© des doigts. La main est formĂ©e, au point de vue osseux, par le carpe ou poignet, composĂ© de huit petits os, puis par une sorte de grille (mĂ©tacarpe), formĂ©e de cinq tiges, qui rĂ©pondent Ă  la paume. A chacune des cinq tiges s'ajoute le squelette des doigts, constituĂ© par trois phalanges. Le pouce, seul, ne prĂ©sente que deux plalanges. Sur le squelette s'appliquent les tendons extenseurs des doigts, les tendons des longs flĂ©chisseurs, puis de petits muscles, les lombricaux et les interosseux. La face postĂ©rieure de la main est couverte d'une peau fine revĂŞtue d'un lĂ©ger duvet; la face antĂ©rieure, concave et glabre, constitue la paume, limitĂ©e par deux masses charnues saillantes : l'Ă©minence thĂ©nar en dehors, et l'Ă©minence hypothĂ©nar en dedans. La peau de la paume prĂ©sente des plis et des saillies de dispositions variables. 

Malaire. - malaire, du latin mala = joue. - Qui a rapport à la joue : l'os malaire détermine le relief de la joue.

Malléoles. - Structures anatomiques situées à la partie inférieure de la jambe, près de la cheville. Il y a deux malléoles dans chaque jambe : la malléole médiale (ou tibiale) et la malléole latérale (ou fibulaire). Elles sont formées par les extrémités inférieures des os de la jambe, le tibia et le péroné. La malléole médiale est située à la partie inférieure du tibia, l'os plus grand de la jambe. Elle forme une saillie osseuse sur le côté interne de la cheville. La malléole médiale est plus proche du sol que la malléole latérale et joue un rôle important dans la stabilité de la cheville lors des mouvements de flexion et d'extension. La malléole latérale est située à la partie inférieure du péroné, l'os plus petit de la jambe. Elle forme une saillie osseuse sur le côté externe de la cheville. La malléole latérale est légèrement plus élevée que la malléole médiale et joue également un rôle dans la stabilité de la cheville, en particulier lors des mouvements de torsion. Les malléoles sont des points d'ancrage pour les ligaments et les tendons autour de la cheville, contribuant ainsi à maintenir la stabilité de cette articulation. Elles sont également importantes pour la transmission des forces du pied vers la jambe lors de la marche, de la course et d'autres activités physiques.

Malpighi (corpuscules rénaux de). - Structures microscopiques situées dans les reins. Ces corpuscules sont composés de deux parties principales, le glomérule et la capsule de Bowman :

 â€˘ Le glomĂ©rule est un rĂ©seau de capillaires sanguins enchevĂŞtrĂ©s situĂ© Ă  l'intĂ©rieur de la capsule de Bowman, une structure en forme de coupe Ă  l'extrĂ©mitĂ© d'un tubule rĂ©nal. Le glomĂ©rule est entourĂ© par la capsule de Bowman, qui forme une enveloppe en forme de cupule autour des capillaires. Le sang qui entre dans le glomĂ©rule est sous haute pression, ce qui favorise la filtration des dĂ©chets et des substances essentielles Ă  partir du sang vers le tubule rĂ©nal.

• La capsule de Bowman est composée de deux couches, la couche pariétale externe et la couche viscérale interne. La couche viscérale est en contact direct avec les capillaires du glomérule et est constituée de cellules appelées podocytes, qui ont des prolongements (pieds de podocytes) qui entourent les capillaires sanguins et créent des fentes de filtration. La capsule de Bowman recueille le filtrat (liquide filtré) provenant du glomérule, qui est ensuite traité dans les tubules rénaux pour produire l'urine finale.

Les corpuscules rénaux de Malpighi interviennent dans le processus de filtration glomérulaire, où une grande partie de l'eau et des solutés présents dans le sang est filtrée dans la capsule de Bowman à partir des capillaires sanguins. Cette filtration initiale est suivie par la réabsorption sélective de certaines substances essentielles, telles que l'eau, les électrolytes et les nutriments, ainsi que par la sécrétion active de déchets et de substances indésirables dans les tubules rénaux.

Malpighi (corpuscules splĂ©niques de) = follicules splĂ©niques. - Structures  prĂ©sentes dans la rate. Les corpuscules splĂ©niques de Malpighi sont des agrĂ©gats de cellules lymphoĂŻdes situĂ©s dans la pulpe blanche de la rate. Ils sont entourĂ©s par une gaine de cellules rĂ©ticulaires et sont composĂ©s principalement de lymphocytes B et T, ainsi que de macrophages. Ces structures sont des sites importants pour la rĂ©ponse immunitaire, oĂą les lymphocytes peuvent interagir avec les antigènes et se diffĂ©rencier en cellules effectrices pour combattre les infections. Les corpuscules splĂ©niques de Malpighi sont impliquĂ©s dans la filtration du sang, oĂą ils capturent les antigènes et les cellules Ă©trangères, facilitant ainsi leur Ă©limination par les macrophages. De plus, ils contribuent Ă  la production d'anticorps et Ă  la mĂ©moire immunitaire, ce qui permet une rĂ©ponse plus rapide et plus efficace Ă  une exposition future aux mĂŞmes antigènes.

Malpighi (pyramides de) =  pyramides rĂ©nales. - Structures anatomiques en forme de pyramide situĂ©es Ă  l'intĂ©rieur de la substance corticale du rein. Elles sont constituĂ©es de tissu rĂ©nal, y compris des tubes rĂ©naux et des vaisseaux sanguins. Chaque pyramide est composĂ©e de milliers de tubules rĂ©naux qui sont responsables du processus de filtration, de rĂ©absorption et de sĂ©crĂ©tion dans les reins. Les pyramides de Malpighi sont essentielles au fonctionnement des reins en aidant Ă  filtrer le sang, Ă  rĂ©guler les niveaux d'eau et d'Ă©lectrolytes, et Ă  Ă©liminer les dĂ©chets du corps. Les pyramides de Malpighi sont entourĂ©es par le cortex rĂ©nal et convergent vers la partie infĂ©rieure du rein oĂą elles s'ouvrent dans les calices mineurs, qui Ă  leur tour se rejoignent pour former les calices majeurs, puis le bassinet rĂ©nal, et enfin l'uretère, qui transporte l'urine hors du rein vers la vessie.

Maltase. - La Maltase  est une diastase ou ferment soluble qui dĂ©double le maltose on deux molĂ©cules de glucose. La maltase, dĂ©jĂ  constatĂ©e par BĂ©champ, en 1865, dans des urines, par Bourquelot dans le pancrĂ©as et l'intestin grĂŞle du Lapin, a Ă©tĂ© prĂ©parĂ©e Ă  peu près pure par LĂ©on Cusenier, en 1886. Cette diastase s'extrait, par maltage, des cĂ©rĂ©ales et, en particulier, de l'orge, mais on la rencontre Ă©galement dans les levures, les champignons, le sang des Mammifères. Elle est utilisĂ©e dans la fabrication des glucoses; c'est sur son action qu'est fondĂ©e la fabrication de plusieurs boissons alcooliques de l'extrĂŞme Orient, tirĂ©es de la fermentation des matières amylacĂ©es.

Maltose. - Glucide simple, plus précisément diholoside, composé de deux molécules de glucose reliées par une liaison glycosidique alpha(1→4). C'est l'un des sucres que l'on retrouve dans les aliments et boissons contenant de l'amidon, comme les céréales, les pommes de terre et les légumineuses. Lorsque l'amidon est décomposé par l'action de l'amylase, une enzyme présente dans la salive et le suc pancréatique, le maltose est produit. Le maltose est ensuite dégradé en glucose par l'enzyme maltase, présente dans l'intestin grêle, ce qui permet à l'organisme de l'absorber et de l'utiliser comme source d'énergie.

Mamelle, en latin mamilla. - Organe glanduleux, propre à la sécrétion du lait. Les mamelles chez les animaux ont une importance telle, qu'on en a fait le caractère distinctif d'une classe entière des vertébrés : les mammifères. Le nombre et la forme des manuelles présentent d'ailleurs une grande variété. Elles sont par paire, dont le nombre varie avec l'espèce : chez la jument, l'ânesse, la chèvre et la brebis, il n'y a qu'une paire de mamelles, inguinales: chez la vache, deux paires, inginales; chez la chienne et la chatte. quatre ou cinq paires, ventrales; chez la truie, six paires, ventrales et pectorales. - Dans l'espèce humaine, il y a deux mamelles, pectorales, atrophiées chez l'homme, et qui se développent che la femme à l'âge de la puberté. Les mamelles représentent une demi-sphère surmontée par une grosse papille, le mamelon, entourée par un disque coloré, l'aréole.
Les mamelles se composent d'une glande en grappe, dont les lobes dĂ©versent leur sĂ©crĂ©tion dans des conduits excrĂ©teurs ou vaisseaux galactophores qui s'ouvrent au mamelon. 

Mammifères. - Classe d'animaux vertĂ©brĂ©s, caractĂ©risĂ©e par la prĂ©sence de mamelles.  Les mammifères mettent au monde leurs petits vivants, et les nourrissent avec le lait produit par les femelles, qui portent des mamelles. Leur peau est gĂ©nĂ©ralement couverte de poils, leurs mâchoires munies de dents. Ils ont le sang chaud; leur appareil respiratoire comporte toujours des poumons, mĂŞme chez les type, franchement aquatiques, tels que les cĂ©tacĂ©s. etc. Le genre de vie des mammifères est extrĂŞmement variĂ©. Les uns, comme les baleines, sont essentiellenient marins; les chauves-souris volent aussi facilement dans l'air que les oiseaux; les kangourous font des bonds prodigieux; les tatous peuvent se rouler en tire boule parfaite, et dĂ©valer ainsi sur les pentes abruptes; les singes semblent voltiger entre les arbres au moyen de leurs bras longs et de leur grande quelle prĂ©hensile, etc. Les formes nocturnes sont aussi nombreuses que les formes diurnes : les premières ont les yeux organisĂ©s pour la vue de nuit, soit que leur pupille s'ouvre dĂ©mesurĂ©ment, compte les chats et les makis ; soit que les yeux, Ă©normes, occupent presque toute la face, comme chez les loris et les tarsiers. Les membres, au nombre de quatre, peuvent cependant se rĂ©duire Ă  deux nageoires pectorales, comme chez les cĂ©tacĂ©s : alors, le corps possède une vĂ©ritable nageoire caudale horizontale, et mĂŞme une dorsale. Chez les chauves-souris, la membrane des flancs unit entre eux les doigts dĂ©mesurĂ©ment allongĂ©s, ou bien s'Ă©tend entre les membres, dont elle laisse les extrĂ©mitĂ©s libres, comme chez les Ă©cureuils et phalangers volants. Au rĂ©gime nutritif correspondent des particularitĂ©s non moins variĂ©es elles-mĂŞmes (conformation de la langue, des dents et du tube digestif tout entier). Le passage entre les mammifĂ©res et les oiseaux est fait par le curieux ornithorynque au crâne sans sutures apparentes, au bec de canard, et dont la femelle produit une sorte d'oeuf.
La distribution gĂ©ographique des mammifères ne se laisse pas rĂ©duire Ă  des formules nettes. On dirait que, dans l'ancien et le nouveau monde, des reprĂ©sentants des mĂŞmes groupes forment des sĂ©ries parallèles : marsupiaux, grands chats, tapirs, singes. La faune tropicale de l'ancien monde se caractĂ©rise par les rhinocĂ©ros et les Ă©lĂ©phants, manquant aujourd'hui en AmĂ©rique tout comme les singes anthropoĂŻdes. Mais parmi les herbivores, les formes les plus remarquables appartiennent souvent Ă  l'hĂ©misphère borĂ©al grands cerfs, Ă©lans, bisons. Quand on Ă©tudie la sĂ©rie palĂ©ontologique, on voit par contre que, suivant les Ă©poques, tous les types ont Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©s dans les diverses rĂ©gions du globe. - La classification des mammifères est la suivante, deux sous-classes: les aplacentaires (marsupiaux, monotrèmes) et les placentaires (Ă©dentĂ©s, carnivores, rongeurs, chiroptères, primates, etc.). 

Mandibulaire (nerf). - L'une des trois composantes principales du nerf trijumeau (ou nerf trigéminal), qui est le cinquième nerf crânien. Le nerf trijumeau est responsable de la sensibilité de la face et de la mastication. Le nerf mandibulaire est le plus gros des trois nerfs trijumeaux. Il prend naissance dans la région de la fosse crânienne moyenne et sort du crâne par le foramen ovale, une ouverture située dans l'os sphénoïde. Après avoir émergé du crâne, le nerf mandibulaire se divise en plusieurs branches qui innervent différentes parties de la mâchoire inférieure (mandibule), ainsi que certaines parties de la peau et des muscles de la face. Les principales branches du nerf mandibulaire comprennent le nerf alvéolaire inférieur, qui fournit la sensibilité à la dentition inférieure et aux gencives, le nerf lingual, qui innervent la langue, ainsi que le nerf auriculotemporal, qui fournit la sensibilité à la peau de l'oreille et de la région temporale. En plus de sa fonction sensorielle, le nerf mandibulaire transmet également des informations motrices aux muscles de la mastication, tels que le muscle temporal, le muscle masséter et le muscle ptérygoïdien latéral, ce qui lui confère un rôle important dans le processus de la mastication.

Mandibule . - On nomme ainsi chez les oiseaux chacune des deux mâchoires enveloppées par la corne du bec. On distingue ainsi, la mandibule supérieure et la mandibule inférieure, chacune composée de deux maxillaires, comme les mâchoires des autres vertébrés. La mandibule supérieure possède en dessous une crête appelée culmen, et une région recouverte par la cire et nommée lorum. La mandibule inférieure présente une pointe dite dille ou myxa, et son bord inférieur est le gonys. - Chez les insectes, on nomme mandibules la première paire de mâchoires.

Manducation, du latin manducare = manger. - Au sens large, action de manger. - Plus spécialement, tout ce qui dans l'ingestion d'aliments précède la digestion (préhension, mastication, insalivation, déglutition).

Manne, manna des Latins. - Par ce nom dont l'Ă©tymologie est très obscure, on dĂ©signe un suc concret, sucrĂ©, douĂ© de propriĂ©tĂ©s purgatives, et qui dĂ©coule de certains vĂ©gĂ©taux, et plus particulièrement de quelques espèces du genre FrĂŞne. L'espèce Ă  feuilles rondes (Fraxinus rotundifolia) et le FrĂŞne Ă  leurs (Fraxinus ornus) sont ceux qui en produisent le plus. La manne a Ă©tĂ© traditionnellement rĂ©coltĂ©e en l'Italie mĂ©ridionale, et principalement en Calabre, Pouille et Sicile. Elle coule d'elle-mĂŞme, par un temps serein, dans les mois de juin et de juillet, du tronc et des grosses branches de l'arbre, sous la forme d'une liqueur très claire, qui s'Ă©paissit ensuite peu Ă  peu et se forme en morceaux qui durcissent et deviennent blancs; on les dĂ©tache avec des couteaux de bois, et on les fait sĂ©cher sur du papier blanc; c'est la manne choisie. On recueille aussi sur les feuilles des grains de manne de la grosseur d'un très petit pois, qui sont des gouttes Ă©paissies et durcies. Enfin, lorsque le suc cesse de couler, on fait sur l'Ă©corce des incisions d'oĂą s'Ă©coule une liqueur sucrĂ©e qui se coagule et qui est quelquefois si abondante qu'elle se rĂ©pand jusqu'Ă  terre. On garnit souvent ces incisions de paille, le long de laquelle le suc forme des stalactites ou larmes. 

Manteau. - On donne souvent ce nom à la partie supérieure du corps des oiseaux; en fauconnerie, par exemple, un manteau uni, bigarré, etc. - On appelle également manteau chez les mollusques, cette portion des téguments qui enveloppe plus ou moins complètement le corps de ces animaux; ce sont d'ordinaire des expansions formées par les replis de la peau, qui est toujours molle et visqueuse. Ce manteau est souvent presque entièrement libre et constitue deux grands voiles qui cachent tout le reste de l'animal; d'autres fois, ces deux expansions se réunissent et forment un tube. Enfin ce n'est quelquefois qu'une espèce de disque dont les bords sont libres ou entourent le corps sous la forme d'un sac.

Manteau = pallium. - Structure anatomique présente chez les mollusques. C'est une membrane qui recouvre le corps et constitue une cavité appelée la cavité palléale. Cette cavité renferme les branchies (ou les poumons chez certains gastéropodes terrestres), ainsi que d'autres organes internes, tels que le cœur et une partie du système digestif. Le manteau a plusieurs fonctions importantes chez les mollusques. Il sécrète généralement une coquille calcaire protectrice chez les mollusques à coquille, comme les escargots et les coquillages. Chez les céphalopodes, le manteau peut produire une enveloppe externe ou des structures camouflantes complexes pour aider à la protection et à la dissimulation. De plus, le manteau joue un rôle dans la respiration et l'excrétion des déchets chez les mollusques aquatiques. Enfin, chez les céphalopodes, le manteau est également impliqué dans la propulsion par jet d'eau, un mécanisme de locomotion rapide et efficace.

Marc, du latin amurea, marc. - On appelle ainsi les résidus de café et de divers fruits tels que pommes, poires, olives, raisin; etc., des racines, légumes ou herbes dont on a extrait le jus pour les usages domestiques ou industriels. Ces différents produits sont en général utilisés pour la nourriture des bestiaux et des volailles; ils constituent aussi un excellent engrais. Dans les pays vignobles, on distille le marc de raisin et on en fait une eau-de-vie qui a une certaine réputation locale, mais dont le goût particulier, désagréable aux personnes qui n'y ont pas été habituées de longue date, décèle l'origine.

Marcescent; du latin marcescere, se flétrir. - Se dit des organes foliacés des plantes qui se fanent et se dessèchent sur la plante au lieu de s'en détacher avant de tomber, telles sont les feuilles des chênes; le calice des mourons, des ronces, des rhinanthes et d'un grand nombre de plantes; la corolle des bruyères, des campanules, de plusieurs cucurbitacées, etc. - Il ne faut pas confondre ce terme avec le mot persistant, qui s'applique aux organes qui, comme les feuilles de pin, de sapin, restent pendant plusieurs années sur l'arbre sans se dessécher.

Marcottage. - Méthode de multiplication végétative dans laquelle une partie de la plante, comme une tige ou une branche, est enracinée tout en restant attachée à la plante mère. Une fois que les racines se sont formées, la partie enracinée peut être séparée de la plante mère pour devenir une nouvelle plante.

Marginé, du latin margo, bord. - Se dit de certains organes dont les bords sont prolongés en des expansions foliacées qui leur forment bordure. Les pétiole des feuilles d'orangers (Agrumes), ceux du pois ochrus, sont marginés plus ou moins largement. Les akènes de la tanaisie, de la camomille, de la matricaire, etc., sont marginés d'un anneau membraneux en forme de rebord. - Les graines elles-mêmes sont marginées lorsqu'elles sont pourvues d'un rebord saillant, mais étroit, qui est produit par l'expansion de leurs enveloppes, comme dans le cheiranthe sinué, la spargoute pentandre, etc.

Marteau = malleus. - Un des trois osselets de l'oreille moyenne chez les mammifères. Il est situé plus près du tympan et fait partie intégrante du système auditif. Le marteau est nommé ainsi en raison de sa forme. Il se compose d'une tête, d'un manche et d'une partie appelée le processus court. Lorsque les vibrations sonores atteignent le tympan, celui-ci commence à vibrer. Ces vibrations sont ensuite transmises au marteau, qui agit comme un amplificateur et les transmet à l'enclume, le deuxième osselet de l'oreille moyenne. L'enclume transmet alors les vibrations à l'étrier, le troisième osselet, qui les transmet à l'oreille interne pour être converties en signaux nerveux.

Masséter, du grec masaomai, je mâche. - On nomme ainsi chez l'humain et chez les vertébrés en général un muscle situé à la partie postérieure de la joue, entre le niveau de l'oreille et l'angle de la mâchoire; il s'insère supérieurement, chez l'humain, à l'arcade-zygomatique, et inférieurement à, la branche montante du maxillaire inférieur (zygomato-maxillaire de Chaussier). Il rapproche la mâchoire inférieure de la supérieure et joue un rôle, important dans la mastication. Il reçoit une artère massétérine, née tantôt de la maxillaire interne, tantôt de la temporale profonde postérieure; une veine massétérine accompagne cette artère; enfin le nerf-maxillaire inférieur envoie à ce muscle le massétérin. (S.-Y.).

Mastication, du grec mastax, mâchoire. - On nomme ainsi l'un des actes mĂ©caniques qui, chez les animaux, concourent Ă  la digestion. Cet acte n'existe vĂ©ritablement que chez les mammifères; il a lieu dans la bouche et consiste en une trituration des aliments entre les dents molaires, sous l'influence des  mouvements des mâchoires, de la langue et des joues. La salive, abondamment versĂ©e dans la bouche en ce moment, amollit la masse alimentaire, en mĂŞme temps qu'elle y exerce ses propriĂ©tĂ©s chimiques. La mastication a pour effet spĂ©cial d'assurer le broiement des matières vĂ©gĂ©tales et d'en prĂ©parer ainsi la digestion; voilĂ  pour pourquoi cet acte est prolongĂ© chez les espèces phytophages (qui mangent des vĂ©gĂ©taux), et atteint une si remarquable perfection chez les ruminants. Chez l'humain, la mastication est une des conditions indispensables du maintien des fonctions digestives; et c'est pour en assurer la bonne exĂ©cution que l'on recommande de ne pas manger trop vite, de se tenir les dents en bon Ă©tat.

MastoĂŻde. - Structure osseuse situĂ©e Ă  la base du crâne, juste derrière l'oreille, dans la rĂ©gion latĂ©rale et postĂ©rieure de l'os temporal. Elle tire son nom de sa forme qui ressemble Ă  celle d'une mamelle ou d'un sein (du grec mastoidĂŞs = semblable Ă  un sein). La mastoĂŻde comporte plusieurs cavitĂ©s, dont la plus importante est la cellule mastoĂŻdienne. Cette cavitĂ© est aĂ©rĂ©e par un système de petites cavitĂ©s interconnectĂ©es et est tapissĂ©e par une membrane muqueuse. La cellule mastoĂŻdienne est considĂ©rĂ©e comme une extension de l'oreille moyenne et est impliquĂ©e dans la rĂ©gulation de la pression de l'air dans l'oreille moyenne. La mastoĂŻde est Ă©galement le site d'insertion de plusieurs muscles du cou, notamment le muscle sterno-clĂ©ido-mastoĂŻdien, qui s'attache Ă  la partie infĂ©rieure et antĂ©rieure de la mastoĂŻde. 

Maturation. - En botanique, série de transformations qui se produisent dans un fruit qui mûrit, pour l'amener à l'état de maturité. D'un point de vue botanique, on dit qu'un fruit est mûr quand il a atteint tout son développement, et qu'il se détache naturellement du végétal qui l'a produit ; au point de vue alimentaire, on regarde comme mûr le fruit qui a acquis toutes les qualités qu'on exige pour qu'il paraisse sur la table. Cette maturité relative coïncide quelquefois avec la maturité physiologique. Dans leur jeune âge, les baies et les drupes sont ordinairement verts, acides et riches en tanin. Les acides les plus répandus sont les acides citrique (citrons, oranges), tartrique (raisin) et malique (pommier, sorbes, cormes). Les chloroleucites du fruit jeune renferment de l'amidon, parfois même en proportion telle que le fruit non mûr est farineux (banane). Pendant la maturation, sous l'action de la chaleur et de la lumière, s'opère une résorption progressive de ces principes : elle est complète pour l'amidon, presque complète pour la chlorophylle et le tanin, seulement partielle pour les acides organiques; il arrive même que certains fruits (oranges et citrons) se chargent de plus en plus d'acides en mûrissant. D'autres fruits (olives, accumulent de l'huile dans leur péricarpe : l'olive jeune renferme de la mannite, qui disparaît par la suite. On peut avancer artificiellement la maturité des fruits, soit à l'aide d'incisions annulaires de l'écorce, soit en cultivant la plante sous verre (en serre, par exemple). Certains fruits (figues, cerises et, en général, fruits à noyau) doivent acquérir toute leur maturité sur l'arbre qui les porte; beaucoup de fruits à pépins doivent, au contraire, être cueillis avant leur maturité. - En biologie générale, ensemble des phénomènes qui conduisent la cellule germinative à la qualité d'élément sexuel apte à la reproduction. En dehors de la réduction chromatique, découverte par Weismann, la maturation sexuelle consiste en bipartition des cellules germinatives, qui deviennent successivement des spermatogonies, des spermatocytes, des spermatides et enfin des spermatozoïdes, représentant l'élément sexuel mûr. L'ovogénèse est calquée sur la spermatogénèse, avec cette différence que l'ovocyte, en se divisant, donne naissance à un seul élément sexuel, l'ovule, et à des globules polaires, qui sont inactifs et disparaissent. Guignard a montré que, chez les végétaux, la maturation des éléments sexuels est comparable à celle qui vient d'être décrite chez les animaux

Maturation de l'ARNÉpissage.

Maxillaire, du latin maxilla = mâchoire. - Qui a rapport aux mâchoires. - Os maxillaires : la mâchoire supĂ©rieure est formĂ©e de deux os symĂ©triques, Les maxillaires supĂ©rieurs; la mâchoire infĂ©rieure, par un seul os. le maxillaire infĂ©rieur, rappelant la forme d'un fer Ă cheval, et dont les extrĂ©mitĂ©s sont relevĂ©es en angle droit et terminĂ©es par deux apophyses (apophyse coronoĂŻde et condyle) sĂ©parĂ©es par l'Ă©chancrure sigmoĂŻde. - Artère maxillaire interne : l'une des branches de la carotide externe. - Glande maxillaire : l'une des trois glandes salivaires que l'humain et la plupart des autres mammifères possèdent de chaque cĂ´tĂ© de la tĂŞte. 

Maxillaire interne (artère). - Branche de l'artère carotide externe. Elle fournit la vascularisation de plusieurs structures de la tête, y compris la dure-mère, les muscles masticateurs, la membrane muqueuse des joues, les dents, les muscles temporaux, et d'autres structures adjacentes. Principales branches de l'artère maxillaire interne :

 â€˘ Artère alvĂ©olaire infĂ©rieure. - Fournit du sang aux dents infĂ©rieures, Ă  la gencive et Ă  la membrane muqueuse de la bouche.

• Artère tympanique antĂ©rieure. -  Irrigue la caisse du tympan (la partie de l'oreille moyenne).

• Artères méningées moyennes. - Elles vascularisent la dure-mère et certaines parties du crâne.

• Artère auriculaire postérieure. - Elle alimente en sang une partie de l'oreille externe.

• Artère maxillaire postĂ©rieure. -  : Cette branche fournit du sang aux muscles masticateurs, au muscle ptĂ©rygoĂŻdien latĂ©ral, aux muscles temporaux, et Ă  d'autres structures environnantes.

Maxillaire (nerf). - Une des trois branches principales du nerf trijumeau (nerf trigéminal), qui est le cinquième nerf crânien. Comme son nom l'indique, le nerf maxillaire innerve principalement la région maxillaire, qui comprend la partie supérieure de la mâchoire, les dents supérieures, les sinus maxillaires et une partie de la muqueuse nasale. Le nerf maxillaire émerge du crâne par le foramen rond et est responsable de la sensation (sensibilité) dans la région de la mâchoire supérieure. Il transmet des informations sensorielles telles que la douleur, la température et le toucher depuis la peau, les muqueuses et les structures osseuses de cette région vers le cerveau. En plus de la sensation, le nerf maxillaire est impliqué dans certains réflexes, tels que le réflexe de clignement. Il joue également un rôle dans la régulation du flux sanguin et la réponse aux stimuli nociceptifs (douleur) dans la région maxillaire.

Maxillaires (sinus). - Les plus grands des quatre sinus paranasaux . Ils sont situĂ©s dans les os maxillaires, juste en dessous des orbites et de chaque cĂ´tĂ© du nez. Ils sont en forme de pyramide et sont souvent dĂ©crits comme Ă©tant en forme de poche ou de cavitĂ© dans l'os maxillaire. Ces cavitĂ©s sont recouvertes d'une muqueuse similaire Ă  celle qui tapisse les cavitĂ©s nasales. Les sinus maxillaires sont connectĂ©s aux fosses nasales par de minces passages appelĂ©s ostia. Leur emplacement près des cavitĂ©s nasales leur permet d'influencer la qualitĂ© de la respiration nasale, ainsi que de jouer un rĂ´le dans l'humidification et le rĂ©chauffement de l'air inspirĂ©.  Les sinus maxillaires ont plusieurs fonctions, notamment : la rĂ©duction du poids de la tĂŞte, la  rĂ©sonance de la voix, l'isolation thermique de la cavitĂ© nasal, et la  protection contre les chocs.

Méat. - Terme qui signifie passage, conduit ou orifice. - En, anatomie, on parle de méat auditif (ouverture du conduit auditif externe), des méats des fosses nasales, du méat urinaire (orifice externe du canal de l'urètre). - En botanique, on nomme méat l'espace vide entre les cellules des parenchymes végétaux lâches. Les grands méats constituent des lacunes.

Méconium. - Au moment de la naissance et avant que l'enfant ait absorbé une nourriture quelconque, il rend des excréments spéciaux : le méconium. C'est une substance molle, visqueuse, d'un vert plus ou moins foncé, presque sans odeur et aseptique. Le méconium est constitué par les débris de la desquamation épithéliale qui se sont accumulés dans l'intestin pendant la dernière période de la vie intra-utérine, par du mucus et enfin par de la bile, qui lui donne sa coloration verdâtre. L'enfant rend 75 grammes de méconium en moyenne (Depaul), et l'évacuation complète n'a lieu que vers le troisième jour. L'écoulement du méconium mélangé aux eaux, au moment où les membranes se rompent, indique que l'enfant souffre, et souvent il y a lieu d'intervenir alors rapidement. Toutefois l'intervention est moins urgente quand, le liquide amniotique étant sorti clair tout d'abord, la sortie du méconium se produit avec une présentation du siège. Il peut s'agir dans ce cas d'une simple expulsion, par suite de la compression de l'abdomen de l'enfant pendant les contractions utérines, et cela sans gêne de la part de l'enfant. (Dr P. Langlois).

Médian, qui est au milieu. - Nerf médian, ainsi nommé de la position qu'il occupe en avant du bras; il naît par un gros tronc de la partie antérieure du plexus- brachial, descend derrière la partie interne du biceps en côtoyant l'artère brachiale qui est en dehors, passe au devant du pli du bras, derrière la veine médiane; il s'enfonce ensuite entre le brachial antérieur et le rond-pronateur, continue son trajet jusque sous le ligament annulaire du carpe, et, arrivé dans la paume de la main, il se divise en autant de rameaux qu'il y a de doigts. Il porte notamment le mouvement à l'avant-bras, à la main et aux doigts, et surtout au pouce, à l'index et au médius. - Les veines médianes sont au nombre de trois : 1° la veine médiane commune, formée par les veines antérieures du carpe et de l'avant-bras, elle est située entre la radiale et la cubitale; 2° la médiane céphalique résulte de la division de la précédente; c'est sa branche externe qui va s'unir à la radiale pour former la céphalique; 3° la médiane basilique est la branche interne de cette division; ordinairement plus petite, mais plus superficielle, elle va s'unir à la cubitale pour constituer la basilique.

Médiastin, du latin medius, au milieu. - Cloison membraneuse formée par l'adossement des deux plèvres, divisant la poitrine en deux parties, l'une droite, l'autre gauche, recevant dans ses intervalles le coeur renfermé dans le péricarde, l'aorte, l'oesophage, la veine cave supérieure, l'artère pulmonaire, la trachée, la veine azygos, le canal-thoracique.

Membranes. - Organe, ou partie d'organe, disposé en feuillet mince. On distingue les membranes muqueuses, séreuses ou fibreuses. - En biologie cellulaire, on identifie plusieurs types de membranes : celle qui sépare le noyau du cytoplasme; ou encore celle qui sépare l'intérieur de l'extérieur de la cellule et qui est appelée la membrane plasmique. - En botanique, on nomme membrane l'assise ou ensemble d'assises cellulaires, assez fortement cohérentes entre elles pour servir d'enve loppes à d'autres parties, par exemple l'épiderme
d'une tige. 

Meibomius (glandes de) = glandes tarsiennes. - Petites glandes sĂ©bacĂ©es situĂ©es dans la paupière. Elles sont nommĂ©es d'après Heinrich Meibom, un anatomiste qui les a dĂ©crites pour la première fois au XVIIe siècle. Ces glandes  sont disposĂ©es verticalement le long du bord libre des paupières, Ă  l'intĂ©rieur du tarse, le tissu cartilagineux de la paupière. Les glandes de Meibomius produisent un liquide sĂ©crĂ©toire huileux appelĂ© sĂ©bum, qui s'Ă©tale sur le bord de la paupière lorsqu'on cligne des yeux. Cette couche de sĂ©bum forme ce qu'on appelle le film lipidique, qui aide Ă  empĂŞcher l'Ă©vaporation excessive des larmes et contribue Ă  maintenir la stabilitĂ© du film lacrymal. Le film lacrymal est essentiel pour protĂ©ger la surface de l'Ĺ“il, maintenir l'humiditĂ© et favoriser une vision claire et confortable.

Méiose. - Processus de division cellulaire spécialisé qui se produit dans les cellules germinales ( = cellules reproductrices) des organismes multicellulaires. Elle consiste à réduire le nombre de chromosomes de moitié (haploïdie) afin de produire des cellules sexuelles ou gamètes (spermatozoïdes chez les mâles, ovules chez les femelles). Ces gamètes, lorsqu'ils se combinent lors de la fécondation, forment une cellule diploïde, qui a le nombre complet de chromosomes. On distingue dans la méiose deux divisions successives (méiose I et méiose II) chacune comportant plusieurs étapes similaires à celles de la mitose, mais avec pour résultats la réduction du nombre de chromosomes à chaque division.

MĂ©iose I

• Prophase I. - Lors de cette étape, les chromosomes homologues (chromosomes appariés venant du père et de la mère) subissent la condensation et l'appariement. C'est également à ce moement que le phénomène de recombinaison génétique ou crossing-over se produit, entraînant un brassage du matériel génétique entre les chromosomes homologues.

• Métaphase I. - C'est le moment où les paires de chromosomes homologues se placent sur la plaque équatoriale de la cellule.

 â€˘ Anaphase I. - Etape pendant laquelle les chromosomes homologues sont sĂ©parĂ©s et tirĂ©s vers les pĂ´les opposĂ©s de la cellule.

• Télophase I. - La méiose I se termine par la formation de deux cellules filles, chacune avec un ensemble haploïde de chromosomes. La cytocinèse divise le cytoplasme, créant deux cellules filles.

MĂ©iose II
• Prophase II, Métaphase II, Anaphase II, Télophase II. Ces étapes sont similaires à celles de la mitose, mais cette fois-ci, les chromatides soeurs de chaque chromosome sont séparées. Cela aboutit à la formation de quatre cellules filles haploïdes ( = chacune avec la moitié du nombre de chromosomes de la cellule mère). Ces cellules deviennent les gamètes matures, prêtes pour la fécondation et la formation d'un nouvel individu diploïde avec un mélange génétique unique. chacune contenant un ensemble unique de chromosomes.
Meissner (corpuscules de) = corpuscules tactiles de Meissner. - RĂ©cepteurs sensoriels spĂ©cialisĂ©s situĂ©s dans la peau des doigts, des orteils, des paupières, des lèvres et d'autres zones sensibles du corps.  Les corpuscules de Meissner se trouvent dans la couche superficielle de la peau, dans le derme papillaire, juste en dessous de l'Ă©piderme. Leur localisation dans les zones sensibles du corps les rend particulièrement sensibles aux stimuli tactiles lĂ©gers et aux mouvements fins. Les corpuscules de Meissner sont constituĂ©s de terminaisons nerveuses enroulĂ©es dans des cellules de Schwann. Ces terminaisons nerveuses sont entourĂ©es par une capsule de tissu conjonctif. Les corpuscules de Meissner sont sensibles aux stimuli tactiles lĂ©gers et Ă  des changements rapides dans la pression exercĂ©e sur la peau. Ils jouent un rĂ´le important dans la perception du toucher fin, de la texture des objets et des mouvements fins. Par exemple, ils sont impliquĂ©s dans la capacitĂ© Ă  sentir la douceur, les vibrations lĂ©gères et les mouvements dĂ©licats. Les corpuscules de Meissner prĂ©sentent une adaptation rapide, ce qui signifie qu'ils rĂ©agissent rapidement Ă  un stimulus tactile mais s'adaptent rapidement Ă  des stimuli constants. Cette adaptation rapide permet au système nerveux de dĂ©tecter les changements dans le toucher plutĂ´t que de rester constamment activĂ© par des stimuli constants. Les corpuscules de Meissner sont innervĂ©s par des fibres nerveuses myĂ©linisĂ©es de type Aβ, qui transmettent rapidement les signaux sensoriels au système nerveux central. Ces fibres sont associĂ©es Ă  la transmission rapide des informations tactiles au cerveau.

Mélanine. - Pigment biologique produit par les cellules appelées mélanocytes. Elle est responsable de la couleur de la peau, des cheveux, des yeux et d'autres parties du corps chez les humains et de nombreux autres organismes. La quantité et la distribution de la mélanine dans la peau déterminent les variations de couleur de la peau, allant des tons les plus clairs aux plus foncés. Il existe deux types principaux de mélanine chez les humains : l'eumélanine, qui est responsable des teints bruns à noirs, et la phéomélanine, qui est responsable des teints plus clairs, comme les blonds, les roux et les peaux plus pâles. Outre son rôle dans la pigmentation de la peau, la mélanine est également présente dans les cheveux, où elle donne leur couleur, ainsi que dans l'iris des yeux, où elle détermine la couleur des yeux. En plus de son rôle dans la couleur de la peau, la mélanine joue également un rôle dans la protection contre les dommages causés par les rayons UV, dans la cicatrisation des plaies, et dans d'autres processus biologiques.

Mélatonine. - Hormone produite naturellement par la glande pinéale, une petite glande située dans le cerveau. Elle joue un rôle essentiel dans la régulation des cycles du sommeil et de l'éveil chez les êtres humains et d'autres animaux. La production de mélatonine est influencée par la lumière et l'obscurité dans l'environnement. Le processus de sécrétion de la mélatonine est généralement régi par la variation de la lumière. La production de mélatonine augmente généralement en réponse à l'obscurité, signalant au corps qu'il est temps de se préparer au sommeil. À l'inverse, en présence de lumière, la production de mélatonine diminue, indiquant au corps qu'il est temps de rester éveillé et actif.

Membrane cellulaire  = membrane plasmique = membrane cytoplasmique. - Structure essentielle qui entoure et dĂ©limite toutes les cellules vivantes. Elle agit comme une barrière sĂ©lective qui sĂ©pare l'intĂ©rieur de la cellule, le cytoplasme, de son environnement extĂ©rieur, tout en rĂ©gulant le passage des substances entre les deux. La membrane cellulaire est principalement composĂ©e de phospholipides, de protĂ©ines et de glucides. Les phospholipides sont des molĂ©cules amphiphiles, ce qui signifie qu'elles ont une tĂŞte hydrophile (qui aime l'eau) et deux queues hydrophobes (qui repoussent l'eau). Cette structure particulière des phospholipides conduit Ă  la formation d'une bicouche lipidique, oĂą les tĂŞtes hydrophiles sont orientĂ©es vers l'extĂ©rieur de la membrane, en contact avec l'eau, tandis que les queues hydrophobes se trouvent Ă  l'intĂ©rieur, crĂ©ant une barrière impermĂ©able aux substances hydrophiles. Les protĂ©ines intĂ©grales et pĂ©riphĂ©riques sont dispersĂ©es dans la bicouche lipidique, et elles remplissent une variĂ©tĂ© de fonctions, notamment le transport sĂ©lectif de substances Ă  travers la membrane, la transmission de signaux cellulaires, le maintien de la structure et de la forme de la cellule, et l'adhĂ©sion cellulaire. Les glucides, quant Ă  eux, sont souvent liĂ©s aux protĂ©ines ou aux lipides de la membrane pour former des glycoprotĂ©ines et des glycolipides, qui sont impliquĂ©s dans la reconnaissance cellulaire, l'identification de la cellule et l'adhĂ©sion cellulaire. La membrane cellulaire rĂ©gule activement le passage des substances, telles que les ions, les nutriments et les dĂ©chets, Ă  travers un processus appelĂ© transport membranaire, qui peut se produire par diffusion simple, diffusion facilitĂ©e, osmose, ou transport actif.

Membrane vitelline. - Structure externe présente autour de l'ovule ou de l'œuf. Elle est principalement composée de glycoprotéines et de polysaccharides. Chez les mammifères, la membrane vitelline est formée par les cellules folliculaires qui entourent l'ovocyte dans le follicule ovarien. Lorsque l'ovule est libéré de l'ovaire lors de l'ovulation, il est entouré par cette membrane. La membrane vitelline joue plusieurs rôles importants, notamment la protection de l'ovule, la régulation de la fécondation et la formation des premières barrières embryonnaires. Après la fécondation, la membrane vitelline aide à prévenir la polyspermie, c'est-à-dire la fécondation par plus d'un spermatozoïde. Une fois qu'un spermatozoïde a pénétré dans l'ovule, la membrane vitelline subit une réaction qui la rend imperméable aux autres spermatozoïdes. Chez d'autres organismes, comme les poissons, les amphibiens et les oiseaux, la membrane vitelline peut avoir des compositions et des fonctions différentes, mais elle reste généralement une structure importante pour la protection et la régulation du développement embryonnaire.

Membre. - Appendice du tronc de l'humain et de la plupart des autres animaux, destiné à l'exercice des fonctions de relation. Chez l'humain. les membres sont au nombre de quatre-: deux membres inférieurs, pelviens ou abdominaux, qui servent à la sustentation et à la locomotion, et deux membres supérieurs ou thoraciques, qui servent au toucher et à la préhension. Chaque membre est composé de trois segments réunis par des articulations. Au membre supérieur on distingue le bras, l'avant-bras et la main; au membre inférieur : la cuisse, la jambe et le pied.

MĂ©narche. - Premier cycle menstruel chez les jeunes filles, marquant le dĂ©but de la pĂ©riode de fertilitĂ©. En d'autres termes, c'est le premier saignement menstruel. La mĂ©narche survient gĂ©nĂ©ralement entre l'âge de 10 et 16 ans, bien que cela puisse varier d'une personne Ă  l'autre. La mĂ©narche est le rĂ©sultat d'un processus  impliquant l'interaction entre plusieurs hormones, notamment l'hormone folliculostimulante (FSH), l'hormone lutĂ©inisante (LH), les oestrogènes et la progestĂ©rone. Avant la mĂ©narche, le système hormonal subit des changements progressifs qui prĂ©parent le corps Ă  la reproduction. Une fois que ces changements hormonaux atteignent un certain seuil, cela dĂ©clenche l'apparition de la mĂ©narche.

Mendel (lois de). - Trois lois Ă©noncĂ©es dans les annĂ©es 1860 par Gregor Mendel et posant les principes fondamentaux de l'hĂ©rĂ©ditĂ© et de la gĂ©nĂ©tique.  Il s'agit de : 1) la loi de la sĂ©grĂ©gation, 2) la loi de l'assortiment indĂ©pendant, et 3) La loi de l'hĂ©rĂ©ditĂ© indĂ©pendante des caractères liĂ©s.

Méninges, du grec méninx = membrane. - Nom commun des enveloppes membraneuses de l'encéphale et de la moelle épinière chez les vertébrés. Les trois méninges; la dure-mère, l'arachnoïde et la pie-mère.

Ménisque. - Structures cartilagineuses en forme de croissant situées dans les articulations, principalement dans les genoux. Ils agissent comme des amortisseurs et des stabilisateurs dans les articulations, en répartissant uniformément la pression et en aidant à absorber les chocs. Chaque genou possède deux ménisques : un ménisque médial, situé du côté intérieur du genou, et un ménisque latéral, situé du côté extérieur. Ces ménisques sont fixés à la capsule articulaire du genou et s'attachent au plateau tibial (la partie supérieure de l'os du tibia) par des ligaments appelés ligaments méniscaux. Les ménisques sont composés de tissu cartilagineux dense et résistant. Leur structure fibreuse leur permet de résister aux forces de compression et de cisaillement qui se produisent lors des mouvements du genou, tels que la marche, la course et la flexion.

Ménopause. - Stade de la vie d'une femme qui marque la fin de sa période de fertilité et de ses menstruations régulières. C'est un événement naturel qui survient généralement entre l'âge de 45 et 55 ans, bien que cela puisse varier d'une personne à l'autre. La ménopause a lieu lorsque les ovaires cessent de produire des hormones sexuelles, en particulier les oestrogènes et la progestérone. En conséquence, la fonction ovarienne diminue progressivement, ce qui entraîne des changements dans le cycle menstruel et finalement l'arrêt des menstruations. Le processus menant à la ménopause peut durer plusieurs années et est souvent précédé par une période appelée périménopause, au cours de laquelle les cycles menstruels deviennent irréguliers et les symptômes associés à la ménopause, tels que les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil, les changements d'humeur et les sécheresses vaginales, peuvent apparaître.

Menstruation. -  On parle de menstruation pour dĂ©signer soit la pĂ©riode de quelques jours au cours de laquelle ont lieu les menstrues (règles), soit la fonction physiologique consistant dans le flux rĂ©gulier des menstrues au cours de la vie de la femme. La menstruation comprend alors : 1° la pĂ©riode d'Ă©tablissement qui correspond sensiblement avec la pubertĂ©; 2° La pĂ©riode d'Ă©tat, qlui correspond Ă  la vie gĂ©nitale de la femme; 3° la pĂ©riode de cessation ou mĂ©nopause. - La pĂ©riode menstruelle ou intervalle entre le dĂ©but de deux menstrues consĂ©cutives (cycle menstruel) varie, suivant les femmes, de vingt-cinq Ă   trente jours environ; elle est mĂŞme variable chez une mĂŞme femme. - La menstruation est sous la dĂ©pendance de l'ovulation et lui est consĂ©cutive. Les femmes ne sont ordinairement fĂ©condes que quand elles sont rĂ©glĂ©es (entre dix et dix-huit ans, selon les pays et les sujets). Les menstrues sont presque toujours suspendues pendant la grossesse et ordinairement pendant l'allaitement. Chez la mère qui n'est pas nourrice, elles rĂ©apparaissent au bout de dix semaines environ (retour de couches). - Les menstrues ne sont pas absolument propres Ă  l'espèce humaine. On les voit se produire chez quelques femelles de singes.

Menstrues, du latin menstruus = mensuel; (synonymes : Règles, mĂ©norrhĂ©e, flux catamĂ©nial, mois). - Les menstrues sont un flux pĂ©riodique de liquide sanglant femme, dont la pĂ©riode est environ un mois (Menstruation). Elles sont constituĂ©es par du sĂ©rum sanguin venant de l'utĂ©rus, contenant des globules blancs et rouges et des sĂ©crĂ©tions muqueuses avec des dĂ©bris d'Ă©pithĂ©lium. Pauvres en globules rouges et peu colorĂ©es au dĂ©but et Ă  la fin de la pĂ©riode d'Ă©coulement, elles sont, Ă  la pĂ©riode d'Ă©tat, formĂ©es de sang  presque pur. La quantitĂ© moyenne de sang qui s'Ă©coule est de 150 Ă  200 grammes. Variable avec les sujets, elle est faible chez les femmes obèses ou anĂ©miques. Le flux menstruel est le plus souvent prĂ©cĂ©dĂ© et accompagnĂ©, surtout au dĂ©but, d'une sensation de pesanteur et quelquesfois d'une vĂ©ritable douleur. 

Menton, du nom latin mentum. - Saillie située chez l'humain à la partie inférieure de la face, et formée principalement par un muscle nommé releveur du menton, et par une saillie de la partie moyenne du bord de l'os-maxillaire inférieur.

Mentonnier, nom donné aux parties qui se rapportent au menton : l'artère mentonnière est la terminaison de l'artère dentaire inférieure; le nerf mentonnier est aussi la terminaison du nerf dentaire inférieur; le trou mentonnier est l'orifice externe du canal dentaire inférieur; il donne passage au nerf et à l'artère ci-dessus nommés : il est situé de chaque côté de la symphyse du maxillaire inférieur, à sa face externe.

MĂ©ristème. - Naegeli a donnĂ© ce nom au tissu cellulaire gĂ©nĂ©rateur des jeunes tiges, tissu douĂ© au plus haut degrĂ© de la facultĂ© de multiplier ses cellules par division, c.-Ă -d. par formation de cloisons perpendiculaires Ă  leur plus grand diamètre.  Les cellules mĂ©ristĂ©matiques sont indiffĂ©renciĂ©es et ont la capacitĂ© de se diviser rapidement pour produire de nouveaux tissus vĂ©gĂ©taux. Par les divisions rĂ©pĂ©tĂ©es ce tissu, d'abord homogène donne naissance finalement Ă  des cordons qui deviendront des faisceaux fibro-vasculaires et dans lesquels le cambium continuera Ă  jouer le rĂ´le de tissu gĂ©nĂ©rateur. Les mĂ©ristèmes peuvent ĂŞtre trouvĂ©s Ă  divers endroits sur une plante, notamment Ă  l'extrĂ©mitĂ© des racines (mĂ©ristème apical racinaire), Ă  l'extrĂ©mitĂ© des tiges (mĂ©ristème apical caulinaire), ainsi que dans les zones de croissance latĂ©rales (mĂ©ristèmes latĂ©raux ou intercalaires). Ces mĂ©ristèmes permettent Ă  la plante de croĂ®tre en longueur et en largeur, et de produire de nouveaux organes tels que des feuilles, des fleurs et des branches.

Méroblaste. - Cellule qui se divise de manière incomplète, produisant des cellules filles de taille inégale. Ce processus de division inégale se produit dans le développement embryonnaire de certains organismes, en particulier chez les invertébrés, où le zygote initial subit des divisions cellulaires pour former un blastocyste ou un embryon multicellulaire. Dans les organismes où le développement est méroblastique, les premières divisions cellulaires ne sont pas complètes : la totalité du cytoplasme n'est pas distribuée également entre les cellules filles. Au lieu de cela, une partie du cytoplasme reste dans le blastomère initial, appelé méroblaste, tandis que l'autre partie est répartie dans les blastomères filles de taille réduite, appelés micromères. Ces blastomères filles sont généralement plus petits et peuvent avoir des fonctions spécifiques dans le développement embryonnaire. Le mode de division cellulaire méroblastique est souvent observé chez les oeufs à vitellus riche, où le volume important du vitellus rend difficile la distribution équitable du cytoplasme lors de la division cellulaire. Cette forme de division cellulaire est en contraste avec la division cellulaire holoblastique, où les divisions cellulaires sont complètes et produisent des blastomères de taille égale.

MĂ©rogonie. -  Mode de reproduction chez certains parasites protozoaires, en particulier chez les Apicomplexa (un groupe de protozoaires parasites comprenant des organismes pathogènes comme Plasmodium, responsable du paludisme, et Toxoplasma, responsable de la toxoplasmose). La mĂ©rogonie  implique une sĂ©rie de divisions cellulaires multiples (schizogonie) qui se produisent Ă  l'intĂ©rieur de la cellule hĂ´te, gĂ©nĂ©ralement des cellules du système immunitaire ou des cellules du foie chez l'hĂ´te vertĂ©brĂ©. Ces divisions cellulaires produisent un grand nombre de mĂ©rozoĂŻtes, qui sont des formes infectieuses capables d'envahir de nouvelles cellules de l'hĂ´te ou de se transformer en d'autres formes du parasite, selon l'espèce. La mĂ©rogonie est souvent suivie par une phase de gamĂ©togonie, oĂą les mĂ©rozoĂŻtes se dĂ©veloppent en gamĂ©tocytes, des cellules sexuelles qui sont nĂ©cessaires Ă  la reproduction sexuĂ©e du parasite dans son hĂ´te dĂ©finitif, souvent un vecteur arthropode tel que le moustique pour Plasmodium.

Mésencéphale. - Région du cerveau située dans le tronc cérébral, entre le pont et le diencéphale. Il fait partie du système nerveux central et est composé de différentes structures :

• Le tectum comprend les colliculi supérieurs et inférieurs, qui jouent un rôle important dans la perception sensorielle, notamment l'audition (colliculi inférieurs) et la vision (colliculi supérieurs).

• Le tegmentum est une région du mésencéphale impliquée dans le contrôle des mouvements volontaires, la régulation de la douleur, le maintien de l'éveil et d'autres fonctions autonomiciennes.

• La substance noire (locus niger), située dans le tegmentum, est impliquée dans la production de dopamine, un neurotransmetteur essentiel pour le contrôle des mouvements et la régulation de la motivation et du plaisir.

• Les pédoncules cérébraux sont des faisceaux de fibres nerveuses qui traversent le mésencéphale et servent de voie de communication entre différentes régions du cerveau, y compris le cortex cérébral et le cervelet. Ils transportent des informations sensorielles et motrices.

Le mésencéphale intervient dans la coordination des mouvements, la régulation de l'attention, la modulation de la douleur et d'autres fonctions neurologiques essentielles.

MĂ©senchyme. - D'après les frères Hertwig, et leur opinion est admise par Kuppfer, Disse, Waldeyer, Kollmann, RĂĽckert, etc., sous le nom de mĂ©soderme, il y a lieu de distinguer deux formations diffĂ©rentes. Dans un cas, le mĂ©soderme se sĂ©pare de l'entoderme sous forme de plissement ou d'Ă©vagination et conserve l'aspect d'une membrane cellulaire rĂ©gulière; c'est le mĂ©soderme Ă©pithĂ©lial. Dans l'autre cas, il se dĂ©tache des feuillets primordiaux des cellules qui s'insinuent entre ces deux feuillets, s'y multiplient d'une façon active et Ă©laborent une sorte de tissu muqueux par sĂ©crĂ©tion d'une substance fondamentale; c'est le mĂ©soderme mĂ©senchymateux, c'est le mĂ©senchyme (tissu intermĂ©diaire, tissu de soutien) qui donne naissance au tissu conjonctif et au sang.  Certains organismes ont un mĂ©soderme exclusivement mĂ©senchymateux (Mollusques, CtĂ©nophores), d'autres exclusivement Ă©pithĂ©lial (Choetognathes); enfin les VertĂ©brĂ©s possèdent Ă  la fois un mĂ©soderme Ă©pithĂ©lial et un mĂ©soderme mĂ©senchymateux. Les Pseudocoeliens ont un mĂ©soderme mĂ©senchymateux qui reste massif ou se creuse secondairement; les Enterocoeliens ont un mĂ©soderme feuilletĂ©, Ă©pithĂ©lial, creusĂ© d'un coelome d'origine entĂ©rique, auquel s'ajoute par surcroĂ®t un  mĂ©senchyme. Mais comme le schizocoele n'est pas toujours liĂ© Ă  un mĂ©senchyme, et l'entĂ©roeoele toujours limitĂ© par un mĂ©soderme Ă©pithĂ©lial, la thĂ©orie des frères Hertwig ne saurait ĂŞtre aujourd'hui acceptĂ©e dans son intĂ©gralitĂ©. (Ch. Debierre).

Mésentère, du grec mesos, milieu, et entéron, intestin. - On nomme ainsi, chez les vertébrés, un repli du péritoine qui enveloppe les intestins à la manière d'une écharpe, les suspend à la colonne vertébrale et en règle la mobilité.

Mésentérique, du mot mésentère. - On désigne par cette épithète divers organes qui sont maintenus entre les feuillets du mésentère; ce sont des glandes appartenant au système absorbant, des veines et des artères. - On distingue, chez l'humain, l'artère mésentérique supérieure, qui naît de l'aorte en avant, à droite, et un peu au-dessous du tronc coeliaque, et qui se distribue surtout à l'intestin grêle; et l'artère mésentérique inférieure, qui naît aussi de l'aorte, mais en avant et à gauche, un peu au-dessus de sa division en iliaques primitives. On distingue de même deux veines mésentériques. - On nomme plexus mésentériques des lacis de filets nerveux appartenant au système du grand sympathique; le supérieur se voit autour de l'artère mésentérique supérieure; l'inférieur entoure l'artère mésentérique inférieure et les artères iliaques primitives.

Mésocôlon. - Repli du péritoine qui soutien le côlon.

Mésoderme. - En embryologie, c'est le nom donné au feuillet moyen qui apparaît dans la gastrula, entre l'ectoderme et l'endoderme; il se divise ultérieurement en deux lames : le mésoderme ou mésoblaste pariétal du côté de l'ectoderme, et le mésoderme ou mésoblaste viscéral du côté de l'endoderme. Ces deux lames limitent une cavité appelée coelome. - En botanique, c'est la partie de l'écorce située entre la couche tubéreuse et l'enveloppe herbacée.

Mésogastre. - Région de l'abdomen, située entre les régions épigastrique et hypogastrique.

Mésolobe. - Nom donné par Chaussier au corps calleux, partie moyenne du cerveau.

Mésophylle. - Structure présente dans les feuilles des plantes. Il est situé entre les deux épidermes de la feuille, formant la majeure partie du tissu foliaire. Le mésophylle est composé de deux types principaux de tissus : le mésophylle palissadique et le mésophylle lacuneux.

• Le mésophylle palissadique est situé juste en dessous de l'épiderme supérieur de la feuille et est composé de cellules allongées, disposées en une ou plusieurs couches. Ces cellules sont riches en chloroplastes et sont responsables de la photosynthèse, le processus par lequel les plantes convertissent la lumière du soleil en énergie chimique.

• Le mésophylle lacuneux est situé sous le mésophylle palissadique et est composé de cellules plus irrégulières et moins organisées. Ces cellules sont plus espacées et contiennent des espaces intercellulaires, qui permettent la circulation de l'air et facilitent les échanges gazeux, notamment la diffusion du dioxyde de carbone et de l'oxygène.

Ensemble, le mésophylle palissadique et le mésophylle lacuneux forment le tissu foliaire qui réalise la photosynthèse et permet à la plante de produire des hydrates de carbone à partir de la lumière du soleil, de l'eau et du dioxyde de carbone.

Mésorectum, du grec mesos, moyen, et du nom rectum, portion triangulaire du péritoine qui s'étend de la face antérieure du sacrum à la face postérieure du rectum.

MĂ©sothorax (anatomie, zoologie), du grec mesos, moyen, et thorax, poitrine. - Anneau moyen du thorax chez les insectes.

MĂ©sozoĂŻque. - Le MĂ©sozoĂŻque est une ère gĂ©ologique qui s'est Ă©tendue d'environ 252 millions Ă  environ 66 millions d'annĂ©es avant notre ère (Ma). Il est subdivisĂ© en trois pĂ©riodes : le Trias, le Jurassique et le CrĂ©tacĂ©. Le MĂ©sozoĂŻque est prĂ©cĂ©dĂ© par le PalĂ©ozoĂŻque et suivi par le CĂ©nozoĂŻque dans l'Ă©chelle des temps gĂ©ologiques.  Le MĂ©sozoĂŻque est souvent associĂ© Ă  l'âge des dinosaures, qui ont dominĂ© les Ă©cosystèmes terrestres pendant la majeure partie de cette ère. Les dinosaures ont diversifiĂ© et occupĂ© de nombreux niches Ă©cologiques, allant des petits prĂ©dateurs aux Ă©normes herbivores et aux redoutables prĂ©dateurs carnivores. Bien que les dinosaures aient dominĂ© les terres, les premiers mammifères sont apparus au cours du MĂ©sozoĂŻque. Ces mammifères primitifs Ă©taient gĂ©nĂ©ralement de petite taille et occupaient des niches Ă©cologiques variĂ©es, notamment celles de petits insectivores et de crĂ©atures arboricoles. Les ocĂ©ans du MĂ©sozoĂŻque Ă©taient habitĂ©s par une grande diversitĂ© d'animaux marins, notamment des reptiles marins tels que les ichthyosaures, les plĂ©siosaures et les mosasaures, ainsi que des mollusques, des coraux et d'autres formes de vie marine. La fin du MĂ©sozoĂŻque a Ă©tĂ© marquĂ©e par une extinction massive, connue sous le nom d'extinction CrĂ©tacĂ©-PalĂ©ogène, qui a conduit Ă  la disparition des dinosaures non aviaires et de nombreux autres groupes d'organismes. Cet Ă©vĂ©nement a ouvert la voie Ă  l'ascension des mammifères et Ă  la diversification des groupes d'organismes qui caractĂ©risent l'ère suivante, le CĂ©nozoĂŻque.

Métabolisme. - Ensemble des processus chimiques qui se déroulent dans les cellules d'un organisme pour maintenir la vie. Ces processus sont responsables de la transformation des nutriments provenant de l'alimentation en énergie et en matériaux nécessaires à la croissance, à la reproduction, à l'entretien cellulaire, et à d'autres fonctions biologiques. L'énergie est stockée et libérée au cours des réactions métaboliques. L'adénosine triphosphate (ATP) est la principale molécule énergétique utilisée par les cellules pour alimenter divers processus biologiques. On distingue dans le métabolisme deux types de processus. Les uns relèvent de l'anabolisme (processus responsables de la synthèse de molécules plus complexes à partir de molécules plus simples), les autres du catabolisme (processus de dégradation des molécules complexes en molécules plus simples, libérant de l'énergie). Les réactions métaboliques sont catalysées par des enzymes. Ces protéines accélèrent les réactions chimiques, permettant au métabolisme de se dérouler efficacement. Le métabolisme est étroitement régulé pour répondre aux besoins énergétiques de l'organisme. Les signaux hormonaux, la disponibilité des nutriments, et d'autres facteurs influent sur l'équilibre entre l'anabolisme et le catabolisme. Il existe plusieurs voies métaboliques distinctes. Par exemple, la glycolyse est la voie métabolique qui décompose le glucose en pyruvate, tandis que la gluconéogenèse synthétise le glucose à partir de précurseurs non glucidiques. Les molécules énergétiques telles que le glucose et les triglycérides sont stockées dans le corps et libérées lorsque l'énergie est nécessaire.

Métacarpe, du grec méta, après, et carpos, poignet. - Portion du squelette des vertébrés, correspondant à la paume de la main, formée normalement de 5 os parallèles articulés en haut avec les os du carpe, et supportant chacun un des doigts de la main. - En général, il y a autant d'os au métacarpe que l'animal a de doigts. Cependant on observe parfois qu'un os métacarpien rudimentaire est la trace d'un doigt non développé; et, d'une autre part, chez les ruminants, les deux os métacarpiens qui soutiennent les deux doigts posant sur le sol sont soudés en un seul os nommé le canon; ce même nom désigne aussi l'os métacarpien qui soutient le doigt unique des animaux du genre cheval. - Les oiseaux ont deux os métacarpiens soudés par leurs extrémités et faisant partie de ce qu'on nomme le bout de l'aile. Il n'existe rien d'analogue au métacarpe chez les poissons.

Métacarpien, du mot métacarpe. - Ce nom désigne d'abord les os mêmes du métacarpe, que l'on distingue par leur numéro d'ordre en commençant par celui qui soutient le pouce; il s'applique, en outre, à divers organes tenant au métacarpe. Nous signalerons surtout : - Le ligament métacarpien, sorte de bandelette aponévrotique qui maintient dans leur position l'extrémité inférieure des quatre derniers os métacarpiens. - L'artère métacarpienne ou dorsale du métacarpe est un rameau de l'artère radiale qui se distribue à la peau du dos de la main et au muscle-abducteur de l'index.

MĂ©tamère ou zoonite (zoologie, embryologie).  - Chacun des anneaux d'un ver ou d'un arthropode. Le terme de mĂ©tamère a Ă©tĂ© crĂ©Ă© par le  Haeckel. Pour ce naturaliste, en effet, tout mĂ©tamère, qu'il soit d'un ver, d'un crustacĂ©, d'un insecte, reprĂ©sentait un individu, un Ă©lĂ©ment distinct d'une sĂ©rie d'ĂŞtres unis bout Ă  bout, une unitĂ© morphologique de ce tout, qui est un animal, ou, pour mieux dire, une colonie animale.

Métamérie. - Division primitive de la corde dorsale de l'embryon et des tissus environnants en segments ou métamères. Chacun des segments constituant la métamérie présente les caractères généraux et les propriétés principales de l'individu auquel il appartient, ce qui a fait penser à divers auteurs que la métamérie est la marque de l'existence, dans la phylogénie de l'être, d'une colonie animale qui aurait disparu par coalescence. Chez les vertébrés supérieurs, la division primitive ne persiste pas, et c'est une nouvelle division de la corde dorsale qui aboutit à la formation des vertèbres.

Métamorphose. - Changements de forme ou de structure qui surviennent pendant la vie de certains animaux. La métamorphose est un développement post-embryonnaire, qui ne compte que du jour où l'animal a quitté l'oeuf et, par conséquent, dans la règle, le corps de la mère. Les animaux qui subissent le plus de métamorphoses régulières sont certainement les insectes, puisque, en général, aucun deux n'éclôt sous la forme définitive apte à reproduire son espèce; mais il en est beaucoup d'autres qui passent par divers états (échinodermes, mollusques, crustacés, poissons, batraciens). - Les insectes sortent de l'oeuf à l'état de larve, puis, après plusieurs mues, qu'accompagnent parfois de grands changements de formes, ils passent par un état, ordinairement dormant, qui est celui de nymphe, pupe ou chrysalide; enfin, ils apparaissent à l'état d'insecte parfait. Plusieurs années peuvent être consacrées à ce développement; il peut aussi se faire en quelqucs jours. Mais, des trois états, le plus court est généralement celui d'insecte parfait, car le mâle ne survit guère à l'accouplement, non plus que la femelle à la ponte. Cependant quelques coléoptères vivent plusieurs années à l'état parfait. On distingue les insectes à métamorphoses complètes, et les insectes à métamorphoses incomplètes : les premiers passant par les trois états, comme : chenille, chrysalide et papillon; les autres (sauterelles et punaises) ayant leur forme définitive au sortir de l'oeuf et ne faisant que grossir et acquérir des ailes au fur et à mesure de leurs mues. On appelle aussi les premiers métaboles (hémimétaboles étant le nom de ceux qui ont des métamorphoses incomplètes, comme : les orthoptères, les hémiptères, etc., et holométaboles celui des insectes qui subissent des métamorphoses complètes), et les seconds amétaboles.

Métanéphros. - Un des trois types de reins embryonnaires chez les vertébrés. Il se développe à partir du mésoderme intermédiaire, une couche de tissu embryonnaire, et devient l'organe principal de filtration et d'excrétion des déchets chez les vertébrés adultes. Chez les mammifères, le métanéphros est la forme de rein définitive qui, chez les humains, se développe à partir de la sixième semaine de gestation jusqu'à la naissance. Il remplace les structures rénales embryonnaires précédentes, le pronephros et le mésonéphros, qui sont transitoires et ne jouent qu'un rôle mineur dans la fonction rénale. Le métanéphros se compose de plusieurs structures anatomiques importantes, notamment les néphrons, qui sont les unités fonctionnelles des reins, ainsi que le bassinet, le calice rénal, le pelvis rénal et l'uretère. Les néphrons sont des structures en forme de tubules qui filtrent le sang, éliminant les déchets et régulant l'équilibre hydrique et électrolytique du corps en produisant de l'urine. Les reins métanéphriques se développent à partir d'une structure initiale appelée le bourgeon urétéral, qui émerge de la partie distale de l'arc aortique. Ce bourgeon urétéral pénètre ensuite dans le mésoderme environnant, formant le bassinet, le calice rénal, le pelvis rénal et l'uretère, tandis que les néphrons se développent à partir de bourgeons métanéphriques induits par le bourgeon urétéral. À la naissance, les reins métanéphriques sont fonctionnels et continuent de se développer et de mûrir après la naissance. Ils jouent un rôle vital dans le maintien de l'homéostasie du corps en filtrant le sang, en régulant la pression artérielle, en éliminant les déchets métaboliques et en régulant les niveaux d'eau et d'électrolytes dans l'organisme.

Métaphase. - Etape de la division cellulaire, à la fois dans la mitose et la méiose. Elle se situe entre la prophase et l'anaphase et représente l'une des phases les plus visuellement distinctes de la division cellulaire. Au début de la métaphase, les chromosomes se sont déjà condensés pendant la prophase, devenant visiblement compacts et visibles au microscope optique. Chaque chromosome est constitué de deux chromatides sœurs reliées par un centromère. Pendant la métaphase, les chromosomes alignent soigneusement le long d'une structure appelée plaque équatoriale ou plan métaphasique, située au centre de la cellule. Cette position est cruciale pour assurer une répartition égale des chromosomes dans les cellules filles lors de la division cellulaire ultérieure. Des microtubules provenant des centrioles opposés de la cellule se lient aux centromères de chaque chromosome, formant des attachements spécialisés appelés kinétochores. Ces microtubules kinétochoriens exercent des forces sur les chromosomes, aidant à les aligner avec précision sur la plaque équatoriale. Pendant la métaphase, la cellule effectue des vérifications pour s'assurer que tous les chromosomes sont correctement alignés sur la plaque équatoriale. Ce processus est important pour éviter les erreurs de répartition des chromosomes et assurer que chaque cellule fille reçoit le bon nombre de chromosomes. Une fois que tous les chromosomes sont correctement alignés sur la plaque équatoriale, la cellule entre dans la phase suivante de la division cellulaire, l'anaphase, où les chromatides sœurs sont séparées et tirées vers les pôles opposés de la cellule par les microtubules du fuseau mitotique.

MĂ©taphragme.  - Cloison membraneuse ou chitineuse qui sĂ©pare le dernier segment thoracique de l'abdomen, chez les insectes.

Métatarse, métatarsien, du grec meta, après, et tarsos, plante du pied. - Le métatarse est cette partie du pied située entre le tarse et les orteils; chez l'humain, il est composé de cinq os désignés sous le nom de métatarsiens, numériquement de dedans en dehors. Ils s'articulent en avant avec chacun des doigts, en arrière avec les trois os cunéiformes et le cuboïde de la seconde rangée des os du tarse. - Les articulations métatarsiennes sont celles des os métatarsiens entre eux. - L'artère métatarsienne est une des branches externes de la pédieuse.

Métazoaires, du préfixe grec méta, et de zôon = animal. - Ce terme sert à regrouper tous les animaux pluricellulaires. - Haeckel avait défini les métazoaires comme des animaux possédant des organes cellulaires différentiels : la gastrula est la forme larvaire des métazoaires.

MĂ©thionine. - Acide aminĂ© essentiel. La mĂ©thionine est l'un des acides aminĂ©s nĂ©cessaires Ă  la synthèse des protĂ©ines dans le corps. Elle est incorporĂ©e dans les chaĂ®nes polypeptidiques lors de la traduction de l'ARNm en protĂ©ines par les ribosomes. La mĂ©thionine est un prĂ©curseur important de divers composĂ©s mĂ©thylĂ©s dans l'organisme. Elle est nĂ©cessaire Ă  la synthèse de la S-adĂ©nosylmĂ©thionine (SAM), un donneur de groupes mĂ©thyle utilisĂ© dans de nombreuses rĂ©actions de mĂ©thylation, y compris la mĂ©thylation de l'ADN, des protĂ©ines et des lipides. La mĂ©thionine contribue aussi Ă  la formation du glutathion, un antioxydant. Le glutathion aide Ă  protĂ©ger les cellules contre les dommages causĂ©s par les radicaux libres et les espèces rĂ©actives de l'oxygène. La mĂ©thionine est impliquĂ©e par ailleurs  dans la santĂ© du foie et dans la dĂ©toxification des substances nocives. Elle est nĂ©cessaire Ă  la synthèse de la phosphatidylcholine, un composant important des membranes cellulaires hĂ©patiques. Enfin, c Comme tous les acides aminĂ©s, la mĂ©thionine est nĂ©cessaire Ă  la croissance et Ă  la rĂ©paration des tissus dans tout le corps.

Microbiologie. - Branche de la biologie qui Ă©tudie les micro-organismes ou microbes (ci-dessous).  La microbiologie examine divers aspects des micro-organismes, notamment leur structure, leur fonction, leur physiologie, leur gĂ©nĂ©tique, leur Ă©cologie, leur distribution et leur interaction avec d'autres organismes. Elle comprend Ă©galement l'Ă©tude des maladies infectieuses causĂ©es par des micro-organismes et des mĂ©canismes de prĂ©vention et de traitement de ces maladies.

Micro-organisme = microbe. - Organismes vivants de taille microscopique qui ne peuvent être vus à l'œil nu. Ils comprennent notamment les bactéries, les archées, les virus, certains champignons, et les protozoaires. Les microbes sont omniprésents dans l'environnement, et beaucoup d'entre eux jouent un rôle crucial dans de nombreux aspects du monde vivant, de l'écologie à la digestion, en passant par la production alimentaire. Certains peuvent également causer des maladies et des infections.

Micropyle. - En botanique, on nomme ainsi l'orifice du sommet organique l'ovule, par lequel pénètre le tube pollinique et par où passe le sac embryonnaire.

Microspore. - Spore de petite dimension qu'on observe dans les espèces de Champignons qui présentent deux sortes de spores de volume différent. Il y en a en outre chez les Lycopodiacées Hétérosporées. Ces organes de reproduction sont abrités et se développent dans les Microsporange.

Microfilaments. - Structures constitutives des cytosquelettes. Ils sont composĂ©s de protĂ©ines d'actine et sont impliquĂ©s dans la contraction musculaire, la division cellulaire et le mouvement cellulaire. 

Microtubules. - Structures tubulaires composĂ©es de protĂ©ines appelĂ©es tubulines (l'alpha-tubuline et la bĂŞta-tubuline),  s'assemblent en protofilaments, et ces protofilaments s'organisent ensuite pour former les microtubules. Ceux-ci font partie du cytosquelette, un rĂ©seau dynamique de filaments protĂ©iques Ă  l'intĂ©rieur des cellules. Les microtubules sont souvent organisĂ©s Ă  partir du centrosome, qui contient deux centrioles. Le centrosome est impliquĂ© dans la formation du fuseau mitotique pendant la division cellulaire. Les microtubules ont une structure cylindrique creuse, composĂ©e de 13 protofilaments disposĂ©s en pĂ©riphĂ©rie. Ils ont une extrĂ©mitĂ© plus (extrĂ©mitĂ© +) qui favorise l'addition de sous-unitĂ©s, et une extrĂ©mitĂ© moins (extrĂ©mitĂ© -) oĂą les sous-unitĂ©s sont perdues ou retirĂ©es. Les microtubules sont dynamiques, ce qui signifie qu'ils peuvent subir des changements constants dans leur longueur (polymĂ©risation et dĂ©polymĂ©risation) en raison de l'addition et de la perte de sous-unitĂ©s tubulines. Ce processus est rĂ©gulĂ©e par diverses protĂ©ines associĂ©es aux microtubules, telles que les protĂ©ines +TIP (end-binding proteins) et les protĂ©ines de liaison aux microtubules (MAPs). Ces structures remplissent diverses fonctions dans la cellule. Le microtubules forment le fuseau mitotique pendant la mitose, aidant Ă  sĂ©parer les chromosomes. Ils contribuent Ă  la forme et Ă  la stabilitĂ© de la cellule, participant Ă  la dĂ©finition de son architecture interne. Ils servent de rails pour le transport des vĂ©sicules et d'autres organites Ă  l'intĂ©rieur de la cellule. Les microtubules sont par ailleurs impliquĂ©s dans les mouvements cellulaires, comme le battement des cils et des flagelles.

MicrovillositĂ©s. - Petites structures en forme de doigt qui se trouvent Ă  la surface des cellules Ă©pithĂ©liales. Elles sont constituĂ©es de projections membranaires minuscules et fines et sont prĂ©sentes dans divers types de cellules Ă©pithĂ©liales, notamment dans l'intestin grĂŞle, les reins, les voies respiratoires et d'autres tissus. Ces microvillositĂ©s forment une structure appelĂ©e bordure en brosse, qui est visible au microscope Ă©lectronique. Chaque microvillositĂ© est composĂ©e d'une fine membrane plasmique recouvrant un faisceau de microfilaments d'actine, qui lui confère une structure rigide. Cette structure cytosquelettique est importante pour maintenir la forme et la stabilitĂ© des microvillositĂ©s. Les microvillositĂ©s augmentent considĂ©rablement la surface d'absorption disponible des cellules Ă©pithĂ©liales. Cela permet aux cellules de maximiser leur capacitĂ© Ă  absorber des nutriments, des Ă©lectrolytes, des ions et d'autres substances essentielles Ă  partir du milieu environnant. Les microvillositĂ©s contiennent des protĂ©ines de transport spĂ©cialisĂ©es, telles que des transporteurs membranaires et des canaux ioniques, qui facilitent le mouvement sĂ©lectif de substances Ă  travers la membrane cellulaire. Ces protĂ©ines de transport permettent l'absorption sĂ©lective de nutriments et d'autres substances essentielles tout en rĂ©gulant le passage des molĂ©cules. 

Miel. - Substance sucrĂ©e, sirupeuse, que certains insectes, et principalement les abeilles, prĂ©parent avec les matières recueillies dans les fleurs.  Le miel rĂ©sulte de la transformation que subit, dans le jabot ou premier estomac de l'abeille, le nectar que l'insecte a recueilli sur les fleurs. Cette transformation s'opère sous l'influence du suc gastrique et de la salive. Elle consiste principalement dans l'Ă©vaporation d'une notable quantitĂ© d'eau et l'interversion du saccharose en dextrose et lĂ©vulose. Le miel contient environ 1/5 de son poids d'eau et 77% de sucre interverti (dextrose et lĂ©vulose). Le reste, soit 3%, est formĂ© pour moitiĂ© de saccharose, et pour l'autre moitiĂ© de gomme, cire, pollen, matières azotĂ©es et substances minĂ©rales. C'est un produit visqueux, aromatique, Ă  saveur sucrĂ©e, Ă  couleur variant en gĂ©nĂ©ral du banc jaunâtre au brun noir. Il est dĂ©posĂ© par les abeilles dans une partie des cellules des rayons ou gâteaux de cire qu'elles Ă©difient Ă  l'intĂ©rieur de la ruche. La rĂ©colte des gâteaux est opĂ©rĂ©e de fin mai au commencement d'aoĂ»t. Pour extraire le miel, ou bien les gâteaux sont mis Ă  Ă©goutter Ă  une tempĂ©rature favorable (20° Ă  30°), puis on les broie et les soumet Ă  une certaine pression, ou bien on les dispose dans un extracteur. Il y a trois qualitĂ©s de miel : le miel vierge, recueilli par le premier Ă©coulement, qui est le miel surfin; le miel fin, obtenu par un second Ă©coulement, et le miel commun, exprimĂ© Ă  la presse, qui contient gĂ©nĂ©ralement des dĂ©bris de cire, de cellules  et d'insectes.

Miellat, Miellée, miellure. - Matière sucrée plus ou moins liquide, mucilagineuse, se rapprochant par sa nature de la manne, et qu'on trouve en été sous la forme de gouttes sur les feuilles, les fleurs, les tiges, les bourgeons de certaines plantes (feuilles d'érable, de tilleul, etc.). Elle est produite souvent par une maladie ou par la piqûre de pucerons qui s'attachent à la face inférieure des feuilles, et font jaillir de temps en temps des gouttelettes de la matière dont viennent se repaître les abeilles, les guêpes, etc. D'autres fois, c'est une sécrétion produite par une grande abondance de sucs que l'ardeur du Soleil fait paraître au dehors; quelle qu'en soit la cause, la production de cette substance nuit aux plantes, qui finissent par en souffrir lorsqu'elle se fait en trop grande quantité.

Migrations animales. - Voyages que certains animaux entreprennent à des époques périodiques. Les migrations d'animaux adultes peuvent être considérées comme subordonnées it l'instinct de conservation : défaut d'aliments (certains singes, grands tropeaux d'herbivaures africains), variations de la température (oiseaux), nécessité de la reproduction (poissons); quelquefois, les conditions mécaniques courants marins, courants aériens) semblent seules intervenir. Les migrations du pigeon voyageur paraissent être d'origine plus complexe. Les animaux à migration font toujours preuve d'un sens extraordinaire de l'orientation.

Milieu. - Environnement physique dans lequel les organismes vivent et interagissent. Il englobe tous les éléments abiotiques (non vivants) et biotiques (vivants) qui composent l'environnement d'une zone donnée. Le milieu peut varier en taille, allant des microhabitats, comme une flaque d'eau, à des écosystèmes entiers, comme une forêt tropicale. La nature du milieu influence la distribution, l'abondance et la diversité des organismes vivants. Les organismes ont des adaptations spécifiques à leur milieu qui déterminent leur succès de survie et de reproduction. Les changements dans les milieux, tels que la déforestation, la pollution, le changement climatique, peuvent avoir des impacts profonds sur les écosystèmes et sur la biodiversité globale.

Mimétisme. - Phénomène dans lequel une espèce imite délibérément une autre espèce ou un élément de son environnement pour obtenir un avantage évolutif, souvent en termes de survie ou de reproduction. Le mimétisme peut se produire entre des espèces différentes ou au sein de la même espèce. e mimétisme offre un exemple de l'évolution convergente, où des espèces non apparentées développent des caractéristiques similaires en réponse à des pressions de sélection similaires. Il existe plusieurs types de mimétisme, parmi lesquels :

• MimĂ©tisme batesien. -  Une espèce inoffensive imite les caractĂ©ristiques d'une espèce toxique, dangereuse ou rĂ©pulsive. Par exemple, une espèce de papillon non toxique peut imiter les couleurs vives et les motifs d'un papillon toxique pour dissuader les prĂ©dateurs.

 â€˘ MimĂ©tisme mĂĽllerien. - Deux espèces toxiques ou dangereuses partagent des caractĂ©ristiques similaires, telles que des couleurs vives ou des motifs distinctifs, afin de renforcer le message de danger pour les prĂ©dateurs. En imitant mutuellement leurs apparences, les deux espèces rĂ©duisent le risque d'ĂŞtre attaquĂ©es.

• Mimétisme agressif. - Un prédateur imite un objet ou un élément de l'environnement pour se cacher de ses proies. Par exemple, certains poissons prédateurs peuvent avoir des motifs qui ressemblent à des coraux ou des rochers, ce qui les rend difficiles à détecter par leurs proies.

• Mimétisme sexuel. - Un organisme imite les signaux ou les comportements sexuels d'une autre espèce pour tromper et attirer un partenaire sexuel. Cela peut être observé dans certaines espèces d'insectes, où un mâle peut imiter les signaux sexuels d'une femelle pour attirer un autre mâle et ainsi réduire la concurrence pour l'accès aux femelles.

Miocène. - Epoque géologique situé entre l'Éocène et le Pliocène et qui s'étend d'il y a environ 23 millions à 5,3 millions d'années avant notre ère. C'est une subdivision du Cénozoïque. Le Miocène est caractérisé par une diversification significative de la faune et de la flore. Les mammifères, y compris les ancêtres de nombreux animaux actuels, ont prospéré pendant cette époque, qui a également vu l'extinction de certaines espèces. Les migrations d'animaux entre les continents ont continué à avoir lieu, entraînant des changements dans les écosystèmes.

Mitochondries. - Organites prĂ©sents dans presque toutes cellules eucaryotes et en grande quantitĂ© dans les cellules nĂ©cessitant beaucoup d'Ă©nergie (cellules musculaires). Elles sont  entourĂ©es par une double membrane : une membrane externe lisse et une membrane interne profondĂ©ment pliĂ©e en structures appelĂ©es crĂŞtes mitochondriales. La membrane interne renferme des molĂ©cules et des enzymes clĂ©s impliquĂ©es dans la principale fonction des mitochondries, qui est la production d'Ă©nergie sous forme d'adĂ©nosine triphosphate (ATP), au cours du processus de respiration cellulaire. Les mitochondries sont Ă©galement impliquĂ©es dans la rĂ©gulation du mĂ©tabolisme, de la signalisation cellulaire, et de l'apoptose ( = mort cellulaire programmĂ©e). Elles jouent aussi un rĂ´le dans le mĂ©tabolisme des lipides et la rĂ©gulation de diverses voies mĂ©taboliques. Une caractĂ©ristique unique des mitochondries est qu'elles possèdent leur propre ADN (ADN mitochondrial) et ont une origine Ă©volutive distincte. Il semble qu'elles aientt Ă©voluĂ© Ă  partir de symbiotes endocellulaires, oĂą une cellule hĂ´te primitive a Ă©tabli une relation symbiotique avec une bactĂ©rie ancestrale, conduisant Ă  la formation des mitochondries.

Mitose (du grec mitos = filament). - Division indirecte de la cellule, dans laquelle chaque chromosome se dédouble, de sorte qu'à la fin du processus de division cellulaire, chaque cellule résultante possède la même formule chromosomique que la cellule initiale. La mitose se déroule dans les seules cellules somatiques (cellules du corps) et ne concerne pas la division des cellelles reproductrices (méiose). Elle se compose de plusieurs étapes distinctes :

• L'interphase est la phase préparatoire où la cellule se prépare à la division en se répliquant et en doublant son contenu cellulaire, y compris l'ADN.

• La prophase est l'étape pendant laquelle, la chromatine (ADN et protéines) commence à se condenser en chromosomes bien définis. Les centrosomes se déplacent aux pôles de la cellule et forment les fuseaux mitotiques, des structures qui aideront à la division cellulaire.

• La métaphase correspond au moment où les chromosomes sont alignés en une rangée équatoriale de la cellule, appelée plaque équatoriale. Les fibres du fuseau mitotique se fixent aux centromères des chromosomes.

• L'anaphase est l'étape au cours de laquelle les chromatides soeurs ( = copies identiques des chromosomes) sont séparées et tirées vers des pôles opposés de la cellule par les fibres du fuseau mitotique.

• La télophase est le moment où les chromatides soeurs atteignent les pôles de la cellule et commencent à se décondenser, revenant à leur état initial de chromatine. De nouveaux noyaux se forment autour de chaque groupe de chromatides.

• La cytocinèse (ou cytodiérèse) est la division du cytoplasme et des organites entre les deux cellules filles, formant ainsi deux cellules filles individuelles.

Mitrale (valvule) = valve bicuspide. - Une des quatre valves cardiaques qui régulent le flux sanguin dans le cœur. Elle est située entre l'oreillette gauche et le ventricule gauche du cœur. La valvule mitrale est composée de deux feuillets, appelés valvules antérieure et postérieure, qui se rejoignent pour former une structure en forme de dôme. Ces valvules sont attachées à des cordages tendineux (cordages tendineux de la valvule mitrale), qui sont eux-mêmes attachés à des muscles papillaires situés dans le ventricule gauche. La fonction principale de la valvule mitrale est de permettre au sang oxygéné provenant des poumons de passer de l'oreillette gauche dans le ventricule gauche lors de la contraction du coeur (systole ventriculaire), tout en empêchant le sang de refluer de manière anormale de retour dans l'oreillette (régurgitation). Pendant la diastole ventriculaire, lorsque le coeur se détend et se remplit de sang, les valves mitrales s'ouvrent pour permettre au sang de l'oreillette gauche de remplir le ventricule gauche. Lorsque le ventricule se contracte pendant la systole ventriculaire, les valves mitrales se ferment pour empêcher le sang de refluer dans l'oreillette.

Moelle, du latin medulla, même sens. - Ce mot peut avoir plusieurs sens : on parle ainsi de moelle osseuse pour désigner la substance qui remplit le canal médullaire des os, de moelle épinière ou vertébrale pour parler de la partie du système cérébro-spinal contenue dans le canal vertébral, ou encore de moelle allongée, qui correspond au bulbe rachidien.

• Moelle épinière. - Structure du système nerveux central chez les vertébrés. Elle est logée dans la colonne vertébrale et s'étend du cerveau, à partir du bulbe rachidien, jusqu'au niveau lombaire de la colonne vertébrale. La moelle épinière est constituée de tissu nerveux, de cellules gliales et de diverses voies neuronales qui transmettent les signaux nerveux entre le cerveau et le reste du corps.

• Moelle osseuse. - Tissu spongieux et gélatineux qui se trouve à l'intérieur des os. Elle remplit les cavités médullaires des os et est responsable de la production des cellules sanguines, notamment les globules rouges (érythrocytes), les globules blancs (leucocytes) et les plaquettes (thrombocytes), dans un processus appelé hématopoïèse.

En botanique, on appelle moelle la région axiale du cylindre central, ou stèle de la tige et de la racine, occupée généralement par du parenchyme. Dans la moelle s'accumulent parfois des substances de réserve, comme la moelle des tiges aériennes de la canne à sucre et des tiges souterraines de la pomme de terre, etc. Souvent, en vieillissant, elle se déchire ou se résorbe de manière que la tige devient fistuleuse.

Moisissures. - Organismes fongiques (champignons) présents partout dans l'environnement, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur, et sont essentiels pour la décomposition de la matière organique. Les moisissures se développent dans des conditions humides et chaudes, se nourrissant de matières organiques telles que le bois, les tissus, les papiers, les aliments et d'autres matériaux. Les moisissures se présentent sous forme de filaments minuscules appelés hyphes, qui forment un réseau appelé mycélium. Le mycélium est la partie végétative du champignon et est souvent caché dans le matériau sur lequel la moisissure se développe. Les moisissures se reproduisent par la formation de spores, qui sont de petites structures reproductrices produites par les hyphes. Les spores sont légères et peuvent se disperser dans l'air, ce qui facilite la propagation des moisissures dans l'environnement. Les moisissures peuvent avoir différentes couleurs, notamment le blanc, le noir, le vert, le gris et le jaune. Leur texture peut varier également, allant de poudreuse à duveteuse ou visqueuse, selon le type de moisissure et les conditions environnementales.

Molaires, du latin molaris, de
mola = meule à moudre). - Se dit des grosses dents qui servent à broyer les aliments. Disposées pour écraser et triturer comme des meules, les molaires présentent, en règle, une vaste surface masticatoire, avec couronne tranchante ou tuberculeuse, servant à broyer les aliments déjà divisés par les incisives et les canines. Elles sont très développées chez les herbivores. - Les molaires de l'humain sont au nombre de vingt; dix pour chaque mâchoire. On les divise en petites et grosses molaires : huit petites molaires et douze grosses : ces dernières n'apparaissent qu'il la seconde dentition. Les racines sont doubles, triples ou quadruples. Les dernières molaires (dents de sagesse) poussent vers vingt-trois ans.

Mollet, du mot mou. - Saillie de la partie supérieure et postérieure de la jambe, qui est formée par le double ventre charnu des muscles jumeaux soutenu par le muscle soléaire en dessous.

Monécie. - Situation dans laquelle les organes reproducteurs mâles et femelles sont présents sur le même individu, ou dans la même structure reproductive, d'une plante ou d'un organisme. En d'autres termes, une plante monécique possède à la fois des organes reproducteurs mâles (étamines) et des organes reproducteurs femelles (carpelles) sur le même individu. La monécie est l'un des différents systèmes de reproduction sexuée chez les plantes, et elle est contrastée avec la dioécie, où les organes reproducteurs mâles et femelles sont présents sur des individus différents. La monécie peut offrir certains avantages en termes de pollinisation, car elle peut permettre à une plante de s'auto-polliniser plus facilement si les organes mâles et femelles sont proches les uns des autres. Cependant, elle peut également poser des défis en termes de diversité génétique, car la pollinisation croisée entre individus différents est réduite.

Monochlamydé (histoire de la botanique), du grec monos, un seul; et chlamys, manteau. - Candolle nommait ainsi les végétaux dont les fleurs ne présentent qu'une seule enveloppe florale (Apétales). Les Monochlamydés formaient un des deux sous-embranchements dans lesquels il partageait les Exogènes on Dicotylédones

Monocline, du grec monos, seul , et klinè, lit. - Jussieu a adopté ce mot pour désigner les végétaux à fleurs-hermaphrodites, c'est-à-dire réunissant dans chacune d'elles les étamines et les pistils; il s'applique aussi à ces fleurs elles-mêmes.

MonocotylĂ©dones. -  Se dit des plantes qui, comme le lis, n'ont qu'un seul cotylĂ©don.  -  Classe des phanĂ©rogames, caractĂ©risĂ©e par la prĂ©sence d'un seul cotylĂ©don Ă  l'embryon. Outre le caractère principal qui a fait donner son nom Ă  la classe, les monocotylĂ©dones possèdent des caractères secondaires dont les princicipaux sont les suivants  : feuilles souvent dĂ©pourvues de pĂ©tiole, Ă  nervures non ramifiĂ©es, parallèles; les pièces des verticilles (sĂ©pales, pĂ©tales, Ă©tamines) sont gĂ©nĂ©ralement disposĂ©es par trois, alors quelles le sont par quatre ou par cinq chez les dicotylĂ©dones. On distingue dans les monocotylĂ©dones celles dont les fleurs ont un pĂ©rianthe colorĂ© (liliacĂ©es, amaryllidacèes, etc.), celles dont le pĂ©rianthe n'est pas colorĂ© (palmiĂ©rĂ©es, juncaginaceae), enfin celles qui sont totalement dĂ©pourvues de pĂ©rianthe (graminĂ©es, cypĂ©racĂ©es, etc.).

Monocyte. - Type de globules blancs (leucocytes) qui font partie du système immunitaire de l'organisme. Les monocytes sont produits dans la moelle osseuse à partir de cellules souches hématopoïétiques.Ces cellules sont les plus grands des globules blancs. Elles ont une forme de rein ou de rein aplati avec un noyau en forme de rein ou de croissant. Leur taille varie généralement de 12 à 20 µm. Les monocytes (monocytes circulants) représentent environ 2 à 8 % de tous les globules blancs dans le sang périphérique. Les monocytes circulants peuvent migrer des vaisseaux sanguins vers les tissus où ils se différencient en macrophages ou en cellules dendritiques. Ilsjsont capables de phagocyter ( = ingérer) les agents pathogènes, tels que les bactéries, les virus, les champignons et les cellules anormales, pour les détruire. Après la phagocytose, les monocytes peuvent se différencier en macrophages tissulaires, qui continuent à détruire les agents pathogènes et à nettoyer les débris cellulaires. Les monocytes participent également aux processus inflammatoires en libérant des médiateurs inflammatoires, tels que des cytokines et des facteurs de croissance, qui activent d'autres cellules immunitaires et contribuent à la réponse inflammatoire.

Monodelphes (histoire de la zoologie). - Nom proposĂ© par Blainville pour dĂ©signer les Mammifères qu'il rangeait dans les ordres des Bimanes, Quadrumanes, Carnassiers, Rongeurs, EdentĂ©s (sauf les Monotrèmes : Ornithorynques,ÉchidnĂ©s), Pachydermes, Ruminants et CĂ©tacĂ©s. Les Marsupiaux Ă©taient alors dĂ©signĂ©s, par opposition, sous le nom correspondant de Didelphes. Souvent on comprenait aussi sous ce nom les Monotrèmes dont on faisait un ordre; mais  Blainville avait crĂ©Ă© pour eux la dĂ©nomination spĂ©ciale d'Ornithodelphes. Les Monodelphes, que l'on appellerait plutĂ´t aujourd'hui mammiferes placentaires (Placenta), Ă©taient considĂ©rĂ©s comme une sous-classe caractĂ©risĂ©e par l'absence d'os marsupiaux et une reproduction normale donnant le jour Ă  des petits d'un dĂ©veloppement avancĂ© Ă  la suite d'une gestation simple et unique; c'est ce que rappelle le nom de la sous-classe.

Monogame, du grec monos, un seul, et gamos, mariage. - En zoologie, se dit des animaux qui conservent un unique partenaire sexuel pendant  toute une saison ou plus longtemps. - En botanique, se dit d'une calathide (famille des ComposĂ©es) lorsqu'elle ne renferme que des fleurs d'un seul et mĂŞme sexe.

Monoïque, du grec monos, un seul, et oikos, logis. - On désigne sous ce nom des plantes qui offrent, réunies sur le même individu, des fleurs mâles ou staminifères et des fleurs femelles ou pistillées. Le mûrier, le bouleau, le pin, le maïs, le noyer, les courges, les melons, sont des végétaux monoïques.

Monomère. - La plus petite unité de molécules plus grosses appelées polymères.

Monosaccharide. - Unité simple ou monomère d'hydrates de carbone.

MonopĂ©tale , du grec monos = un seul, et pĂ©talos =pĂ©tale). - On nomme ainsi toute corolle formĂ©e d'une seule pièce, par suite de la soudure des pĂ©tales voisins les uns aux autres. - Tournefort avait dĂ©signĂ© sous ce nom la 20e classe de sa mĂ©thode de classification, qui comprenait les arbres et les arbustes Ă  corolle formĂ©e d'une pièce. A.-L. de Jussieu a ensuite groupĂ©, sous le nom de DicotylĂ©dones monopĂ©tales, les familles rangĂ©es dans les 8e, 9e, 10e et 14e classes de sa mĂ©thode, et qui, toutes, sont caractĂ©risĂ©es par une corolle d'une seule pièce. Candolle, trouvant le mot monopĂ©tale propre Ă  donner l'idĂ©e fausse de l'existence d'un seul pĂ©tale, a proposĂ© d'y substituer celui de gamopĂ©tale, qui signifie a pĂ©tales soudĂ©s. Toujours commodes dans les descriptes,  ces termes ne renvoient plus aujourd'hui un caractère utilisables en sytĂ©matique, car il rapproche indĂ»ment des plantes qui n'ont pas d'affinitĂ© biologique rĂ©elle. - Le nombre des pĂ©tales soudĂ©s se reconnaĂ®t ordinairement sans peine au nombre des lobes, divisions ou dents qui se voient au bord libre de la corolle. La corolle gamopĂ©tale est rĂ©qulière lorsque ses parties ou lobes sont Ă©gaux et semblables (fleurs de la campanule, du volubilis) ; irrĂ©gulière, lorsqu'elle se compose de parties inĂ©gales et dissemblables (fleurs de la sauge, du muflier, de la digitale). (G-s.).

Monophylle, du grec monos, un seul, et phyllon, feuille. - Se dit parfois du calice dont les divisions ou sépales sont soudées entre elles, comme dans les fleurs de l'oeillet, du pois. Candolle lui préfèrait le mot plus exact de gamophylle, qui exprime la soudure des sépales et non leur réduction à un seul; du reste, on applique plus volontiers au calice les mots de monosépale et gamosépale pour désigner cette même disposition; on réservé alors le mot de gamophylle pour l'involucre ou le calicule.

Monophylie, monophylétique. - La monophylie est la propriété d'un groupe d'organismes qui comprend un ancêtre commun et tous ses descendants, et seulement ces descendants. La monophylie implique qu'un groupe spécifique d'organismes partage un ancêtre commun exclusif : tous les membres du groupe, appelés taxons, descendent d'un ancêtre commun unique et partagent des caractéristiques dérivées héritées de cet ancêtre. Dans un groupe monophylétique, tous les membres sont inclus, et seuls ces membres sont inclus. Cela signifie qu'aucun taxon extérieur à ce groupe n'est inclus dans la définition du groupe. En d'autres termes, le groupe est complet et exclusif. La monophylie est fondamentale pour la classification phylogénétique, qui vise à regrouper les organismes en groupes qui reflètent leurs relations évolutives. Les clades, qui sont des groupes monophylétiques, constituent les unités de base de cette classification. La reconnaissance des clades monophylétiques permet une classification cohérente et basée sur les relations évolutives entre les organismes. Les méthodes d'inférence phylogénétique, telles que l'analyse cladistique et la construction d'arbres phylogénétiques, sont utilisées pour identifier et définir les groupes monophylétiques. Ces méthodes analysent les caractères partagés entre les organismes pour déterminer les relations évolutives et identifier les clades monophylétiques.

Monosaccharide. - Molécule de sucre simple. Il s'agit de l'unité de base des glucides et ne peut pas être hydrolysé en molécules de sucre plus petites. Les monosaccharides sont généralement composés de chaînes carbonées d'une longueur de trois à sept carbones, bien que certains puissent en avoir plus ou moins. Exemples de monosaccharides :

• Le glucose est le monosaccharide le plus abondant et le plus important dans la nature. Il est utilisé comme principale source d'énergie par les cellules du corps et est présent dans de nombreux aliments, notamment les fruits, les légumes, les céréales et les produits sucrés.

• Le fructose est également un sucre naturellement présentdans de nombreux fruits, ainsi que dans le miel et le sirop de maïs à haute teneur en fructose. Il est également utilisé comme édulcorant dans de nombreux aliments transformés.

• Le galactose est moins courant que le glucose et le fructose, mais il est présent dans les produits laitiers et certains aliments d'origine végétale. Il est souvent associé au glucose pour former le lactose, le principal sucre du lait.

Parmi d'autres exemples de monosaccharides on peut encore mentionner le ribose et le désoxyribose, qui sont des composants des acides nucléiques (ADN et ARN), ainsi que le xylose, l'arabinose et le mannose, entre autres.

Monro(trou de) = isthme du cerveau = isthme interventriculaire. - Structure anatomique située dans le système ventriculaire cérébral. Le trou de Monro correspond à la communication étroite entre deux cavités cérébrales, les ventricules latéraux droit et gauche. La fonction principale du trou de Monro est de permettre le passage du liquide céphalorachidien (LCR) entre les ventricules latéraux et le troisième ventricule. Le LCR est produit dans les ventricules cérébraux par les plexus choroïdes, des structures vasculaires spécialisées situées dans les ventricules latéraux. Une fois produit, le LCR circule à travers le trou de Monro vers le troisième ventricule, puis vers d'autres parties du système ventriculaire cérébral et finalement à l'extérieur du système nerveux central où il est réabsorbé dans la circulation sanguine.

Monosépale, du grec monos, un seul, et du français sépale. - Se dit du calice formant une seule pièce par la soudure des sépales les unes avec les autres.

Monosperme, du grec monos, un seul, et sperma, graine. - Ce mot exprime une disposition de l'ovaire ou du fruit oĂą chaque loge ne contient qu'un seul ovule ou une seule graine.

MorphogĂ©nèse. - Processus par lequel les structures anatomiques et les formes des organismes se dĂ©veloppent et prennent leur forme finale. Au dĂ©but du dĂ©veloppement, les cellules d'un organisme sont relativement indiffĂ©renciĂ©es et possèdent le potentiel de se spĂ©cialiser en diffĂ©rents types cellulaires. La morphogenèse implique la diffĂ©renciation cellulaire, oĂą les cellules acquièrent des identitĂ©s spĂ©cifiques et des fonctions distinctes. Pendant la morphogenèse, les cellules se multiplient et se divisent pour augmenter le nombre de cellules dans les tissus en dĂ©veloppement. La prolifĂ©ration cellulaire est contrĂ´lĂ©e de manière prĂ©cise pour assurer la formation correcte des structures et des organes. Les cellules peuvent se dĂ©placer d'un endroit Ă  un autre dans l'organisme pendant le dĂ©veloppement. La migration cellulaire est essentielle pour la formation de nombreuses structures, telles que les systèmes nerveux et vasculaires, ainsi que pour le positionnement correct des organes et des tissus. Les cellules et les tissus se rĂ©organisent et interagissent les uns avec les autres pour former des structures anatomiques complexes. Ce processus implique souvent des changements dans la forme cellulaire, la polaritĂ© cellulaire, la jonction cellulaire et la matrice extracellulaire. La morphogenèse dĂ©pend de signaux molĂ©culaires qui rĂ©gulent le comportement des cellules et coordonnent leur dĂ©veloppement. Les interactions entre les cellules et les signaux environnementaux guident les processus de diffĂ©renciation, de prolifĂ©ration, de migration et de rĂ©organisation tissulaire. Les gènes et les facteurs de transcription jouent un rĂ´le crucial dans la morphogenèse en rĂ©gulant l'expression des gènes impliquĂ©s dans les processus de dĂ©veloppement. 

Morphologie*. - Etude de la forme extérieure des organismes vivants.

Mort. - La vie de toutes les espèces d'ĂŞtres organisĂ©s est limitĂ©e dans sa durĂ©e, et la mort en est le terme. Chez les vĂ©gĂ©taux, les diverses parties cessent peu Ă  peu et très lentement de participer au mouvement vital, et le moment de la mort est insaisissable; mais chez les animaux la mort envahit plus rapidement l'organisme, et la cessation des phĂ©nomènes de sensibilitĂ©, de mouvement, dans beaucoup d'espèces, celle de la respiration et de la circulation, marquent d'une manière beaucoup plus apprĂ©ciable le moment oĂą la vie prend son terme. 

Morula (biologie, embryologie). - Phase de la segmentation de l'oeuf dans laquelle tous les blastomères, plus ou moins semblables entre eux, se réunissent en une masse sphérique, d'aspect framboisé ou mûriforme, et dépourvue de cavité de segmentation

Moustaches, du nom grec mystax. - On nomme ainsi chez l'humain, comme chacun sait, les poils de la barbe qui ombragent la lèvre supérieure jusqu'autour des deux commissures des lèvres. Souvent chez les autres mammifères on trouve, à l'extrémité postérieure de chacune de ces commissures, un certain nombre de poils gros, longs et rigides, tantôt droits, tantôt contournés, que par analogie on nomme moustaches. Les chiens, les chats, les phoques, plusieurs autres espèces de carnivores, beaucoup de rongeurs en offrent des exemples. Ces poils, parfois fort longs, susceptibles de se dresser, servent d'organes supplémentaires du toucher, et paraissent en général provoquer à leur base, dès qu'on les touche, une grande sensibilité.

Mucilage. - Substance vĂ©gĂ©tale, qui semble un Ă©tat particulier de la gomme, dont elle se rapproche beaucoup, une gomme non encore Ă©laborĂ©e, peu consistante, qui n'en a pas encore tous les caractères physiques et chimiques, que l'on retire en grande quantitĂ© des racines de guimauve, de grande consoude, des graines de lin, des semences de coing, des bulbes de quelques liliacĂ©es, etc. Elle se coagule par l'alcool et rend l'eau plus visqueuse; plus filante que la gomme, elle forme une Ă©mulsion avec l'huile et donne de l'acide mucique et de l'acide oxalique par l'acide nitrique. 

Mucine. - Mucoprotéine (ci-dessous) présente dans divers tissus et sécrétions du corps humain, principalement dans les muqueuses, telles que celles trouvées dans les voies respiratoires, le tube digestif, le système reproducteur et les yeux. Les mucines sont produites par divers types de cellules glandulaires, notamment les cellules caliciformes des muqueuses. Les mucines ont des propriétés viscoélastiques et sont responsables de la viscosité et de la lubrification des surfaces muqueuses, ce qui les aide à protéger les tissus contre les dommages, les infections et les irritations. Elles jouent également un rôle dans le piégeage des particules étrangères, des microbes et des allergènes, aidant ainsi à les éliminer du corps.Elles sont caractérisées par la présence de chaînes latérales riches en sucres, appelées résidus de glycosylation, qui sont liées à leur structure protéique de base. Ces résidus de sucre contribuent à la viscosité et à la cohésion des mucines, ainsi qu'à leur capacité à interagir avec d'autres molécules, telles que les anticorps et les récepteurs cellulaires.

Mucopolysaccharides. -  =  glycosaminoglycanes (GAG). - Polysaccharides prĂ©sents dans les tissus conjonctifs, tels que le cartilage, les tendons, la peau et les os, ainsi que dans les fluides corporels, tels que le liquide synovial et le liquide cĂ©phalorachidien. Les mucopolysaccharides sont constituĂ©s de chaĂ®nes linĂ©aires ou ramifiĂ©es de sucres simples, tels que le glucose, le galactose, le glucosamine et l'acide glucuronique. Ces chaĂ®nes sont souvent fortement sulfatĂ©es, ce qui leur confère des propriĂ©tĂ©s hydrophiles et des charges nĂ©gatives. Les mucopolysaccharides jouent plusieurs rĂ´les biologiques essentiels. Ils contribuent Ă  la structure et Ă  la rĂ©silience des tissus conjonctifs, en particulier dans le cartilage, oĂą ils sont abondamment prĂ©sents. Ils agissent Ă©galement comme lubrifiants et amortisseurs dans les articulations en formant une partie importante du liquide synovial, qui aide Ă  rĂ©duire la friction entre les surfaces articulaires. De plus, les mucopolysaccharides sont impliquĂ©s dans la rĂ©gulation de processus biologiques tels que la coagulation du sang, la croissance cellulaire et la migration, et la signalisation cellulaire. Exemples de mucopolysaccharides  : le chondroĂŻtine sulfate, le sulfate de dermatane, le sulfate d'hĂ©parane, l'acide hyaluronique, la kĂ©ratane sulfate et l'hĂ©parine. 

MucoprotĂ©ines. - ProtĂ©ines contenant des chaĂ®nes de polysaccharides ou de glycosaminoglycanes (GAG) liĂ©es Ă  leur structure protĂ©ique de base.  Les mucoprotĂ©ines sont composĂ©es d'une chaĂ®ne polypeptidique de protĂ©ines Ă  laquelle sont attachĂ©es des chaĂ®nes de glucides. Les glucides peuvent ĂŞtre attachĂ©s Ă  la protĂ©ine par des liaisons glycosidiques, formant ainsi des glycoprotĂ©ines. Ces chaĂ®nes de glucides peuvent ĂŞtre relativement courtes et simples ou longues et complexes, avec des arrangements spĂ©cifiques de sucres. Les mucoprotĂ©ines remplissent diverses fonctions biologiques importantes. Elles sont souvent impliquĂ©es dans la lubrification et la protection des surfaces des muqueuses, des voies respiratoires, du tractus gastro-intestinal, des voies urinaires et d'autres surfaces corporelles exposĂ©es Ă  l'environnement. De plus, les mucoprotĂ©ines peuvent jouer un rĂ´le dans la reconnaissance cellulaire, la signalisation cellulaire, la rĂ©gulation des processus de croissance et de dĂ©veloppement, ainsi que dans l'adhĂ©rence cellulaire et la migration.

Mucosités, Mucus, du nom latin mucus. - Matières liquides, visqueuses et filantes, sans odeur ni saveur, incolores ou légèrement opalescentes, qui recouvrent les membranes nommées pour cela muqueuses, et qui sont sécrétées d'une façon continue par la surface libre de ces membranes. Ainsi la bouche est humectée par des mucosités auxquelles se mêle la salive en plus ou moins grande proportion; les amygdales sécrètent particulièrement des mucosités pour faciliter le passage des corps étrangers dans le gosier. Les fosses nasales sont humectées par une mucosité, le mucus nasal; la muqueuse des voies respiratoires est lubrifiée par le mucus bronchique. Ces liquides onctueux servent à protéger la surface des muqueuses contre le contact des corps étrangers et l'action desséchante de l'air; ils sont produits par des organes plus ou moins compliqués nommés cryptes, follicules, glandes muqueuses.

MucronĂ©, du latin  mucro = pointe de glaive. - Se dit des organes des plantes terminĂ©s en une pointe droite et rigide comme celle d'une Ă©pĂ©e.

Mue. - Changement dans le plumage, le poil, la peau, auquel les animaux sont sujets Ă  certaines Ă©poques de leur vie. Temps oĂą arrive ce changement. Chez les mammifères et les oiseaux, ce sont les poils et les plumes qui tombent, pour ĂŞtre remplacĂ©s par d'autres. Chez les reptiles c'est l'Ă©piderme entier qui se dĂ©tache, comme un fourreau  d'oĂą sort l'animal. Les arthropodes Ă©prouvent mues semblables; les crustacĂ©s changent de peau mĂŞme pendant l'Ă©tat adulte, tandis que les insectes muent surtout Ă  l'Ă©tat de larve (toutefois, les sauterelles et les punaises, qui ont leur forme dĂ©finitive au sortir de l'oeuf, subissent des mues en grossissant). L'acte de muer s'appelle ecdysis ou exuvation. - Modification qui s'opère dans le timbre de la voix humaine, au moment de la pubertĂ©. Cechangement du timbre et de la hauteur de la voix, tient aux modifications anatomiques qui s'accomplissent dans le larynx et les organes voisins. Il coĂŻncide avec l'Ă©volution des organes gĂ©nitaux.

Mufle. - On appelle ainsi cette surface nue, plus ou moins saillante, qui termine le museau de certains Mammifères, et particulièrement des ruminants : tels sont le boeuf, les antilopes, le cerf, le daim, le chevreuil; quelques-uns cependant n'ont ont pas, ainsi le renne, les chèvres, la girafe, etc.

Multiplication végétative. - Processus de reproduction asexuée chez les plantes, dans lequel de nouveaux individus sont produits à partir de parties végétatives de la plante mère, telles que les racines, les tiges ou les feuilles. Contrairement à la reproduction sexuée qui implique la formation de graines et la fusion de gamètes, la multiplication végétative se produit sans la formation de gamètes ni la fécondation. Exemples : le bouturage, le marcottage, le greffage.

Muqueux (tissu). - Avec Bordeu, Meckel et d'autres après lui ont désigné sous le nom de tissu muqueux le tissu cellulaire. Virchow considère comme tel le tissu cellulaire sous-cutané de l'embryon rendu glutineux par la substance amorphe qui écarte ses éléments. Enfin on a appelé le tissu mésodermique qui précède le squelette (prosquelette) du nom de tissu muqueux. Le type de ce tissu est dans le cordon ombilical. Il est essentiellement composé par de grandes cellules étoilées et anastomosées avec substance intermédiaire ou fondamentale, abondante et gélatiniforme.

Murique (botanique), du latin murex, pointe de rocher. - Se dit des organes des plantes qui sont hérissés de pointes ou d'aiguillons à large base.

Muscle, du latin musculus = petit rat). - Tissus contractiles qui produisent le mouvement en tirant sur les os Ă  travers les tendons. Il existe trois types de muscles : les muscles squelettiques (contrĂ´lant le mouvement volontaire), les muscles lisses (contrĂ´lant les mouvements involontaires des organes internes) et les muscles cardiaques (constituant le muscle du coeur).

Muscle iliaque. - Ce muscle s'étend de la face interne de l'os iliaque au petit trochanter du fémur. Uni au psoas, il a la même action : flexion sur la cuisse et rotation au dehors du membre inférieur.

Muscles abducteurs et adducteurs. - Les muscles abducteurs et les muscles adducteurs sont deux groupes de muscles antagonistes qui travaillent ensemble pour produire des mouvements dans différentes parties du corps, souvent de manière opposée. Dans de nombreuses activités, ces deux groupes de muscles travaillent en coordination pour produire des mouvements fluides et contrôlés. Par exemple, lors de la marche, les muscles abducteurs et adducteurs des hanches travaillent ensemble pour stabiliser et déplacer les jambes dans un mouvement de balancement régulier. Des déséquilibres entre ces deux groupes de muscles peuvent entraîner des problèmes de posture, de stabilité et de mouvement. C'est pourquoi il est important de maintenir un équilibre entre les muscles abducteurs et les muscles adducteurs grâce à un entraînement approprié et à des étirements réguliers.

Muscles releveurs. - Plusieurs muscles ont reçu ce nom à cause des fonctions qu'ils sont chargés de remplir. Ainsi le Releveur de l'aile du nez est le pyramidal du nez; le Releveur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure est l'élévateur commun, etc.; le Releveur commun des lèvres est le muscle canin; le Releveur du menton est le muscle de la houppe du menton; le Releveur de la luette, etc.

Musculature. - Ensemble et disposition des  muscles du corps humain et de celui de autres animaux.

Mutation génétique. - Changement permanent dans la séquence d'ADN d'un gène. Un tel changement peut affecter un seul nucléotide (mutation ponctuelle) ou des segments plus importants d'ADN (avec des délétions, des insertions ou des duplications). Les mutations peuvent se produire de manière spontanée ou être provoquées par des facteurs externes (exposition à des substances chimiques, à des radiations, etc.). Parmi les principaux types de mtuations génétiques, on peut citer :

• La mutation ponctuelle, qui implique un changement dans un seul nucléotide de la séquence d'ADN. Cela peut être une substitution d'une base par une autre (par exemple, A à T, C à G), une insertion ou une délétion d'un nucléotide.

• La mutation silencieuse, qui est une mutation ponctuelle ne modifiant pas l'acide aminé codé par le gène, et donc n'affectant pas la protéine finale produite.

• La mutation par décalage du cadre de lecture, qui se produit lorsque l'insertion ou la délétion d'un nombre incorrect de nucléotides modifie la lecture de la séquence génétique, ce qui affecte souvent profondément la protéine produite.

• La mutation de duplication, qui implique la répétition d'une section de la séquence d'ADN, conduisant à la présence de deux copies du même gène.

• La mutation de délétion, qui implique la perte d'un ou plusieurs nucléotides dans la séquence d'ADN.

• La mutation d'insertion, qui concerne l'ajout de nucléotides dans la séquence d'ADN.

Enfin, on parle de mutation chromosomique pour désigner les changements affectant de plus grandes parties du chromosome, pouvant inclure la perte, le gain ou la réorganisation de régions chromosomiques.

Certaines mutations peuvent être bénéfiques, contribuant à l'évolution des espèces en fournissant de nouvelles variantes génétiques qui confèrent un avantage sélectif. D'autres mutations peuvent être neutres et n'avoir aucun impact sur l'organisme (par exemple, avec une mutation silencieuse ou avec une mutation ponctuelle qui crée un codon stop prématuré, provoquant l'arrêt de la synthèse de la protéine et souvent une protéine non fonctionnelle ou tronquée). Il y a aussi des mutations aux effets délétères, qui contribuent à des maladies génétiques ou à des affections graves.

Mutique (zoologie, botanique).  - Cette expression s'applique Ă  tout organe qui n'est terminĂ© ni par une arĂŞte ni par une pointe. Elle est opposĂ©e Ă  celles de aristĂ©, mucronĂ©; acuminĂ©. On l'emploie surtout en botanique.

MycĂ©lium, du grec mykès = champignon.  - On dĂ©signe sous ce nom la souche, le tronc des champignons, qui a pour origine les spores, corps extrĂŞmement petits qui servent Ă  la reproduction des champignons comme les graines Ă  celle des autres plantes. - « Lorsque l'on place, dit LĂ©veillĂ©, sur du sable mouillĂ©, et mieux encore sur des lames minces de verre, des spores que l'on recouvre d'une cloche, on voit, quand la tempĂ©rature est modĂ©rĂ©e ou chaude, au bout de quelques jours, naĂ®tre des filaments d'un, deux ou trois points de leur surface. Ces filaments sont rampants, se divisent, s'anastomosent et finissent par former un tissu plus ou moins Ă©pais. C'est ce tissu que l'on appelle Mycelium, Blanc de champignon, etc. »  (Dict. d'hist. nat. d'Orbigny, art. Mycologie). - C'est de ce mycĂ©lium que naissent les champignons Ă  des Ă©poques dĂ©terminĂ©es; ceux- ci, Ă  leur tour, portent les organes de la reproduction ou les spores, et lorsque l'Ă©poque de la fructification est Ă©coulĂ©e, le champignon meurt et le mycĂ©lium rentre dans le repos. Aussi le  mycologiste que nous venons de citer pense-t-il que « le champignon lui-mĂŞme n'est pas une plante, mais un fruit plus ou moins composĂ©; et la plus grande preuve, dit-il, qu'on puisse en donner, c'est que le mycĂ©lium a une existence propre, qu'il est annuel ou vivace et qu'Ă  une Ă©poque fixe, quand les circonstances sont favorables, on le voit donner naissance Ă  des champignons, comme les arbres donnent naissance Ă  des fleurs, et par suite Ă  des fruits. » (Article citĂ©).

Mycologie*. - Etude des champignons.

Mycorhizes. - Certains champignons établissent des relations symbiotiques avec les racines des plantes, formant des mycorhizes. Cette association mutuellement bénéfique aide les plantes à absorber les nutriments du sol.

Myéline. - Substance lipidique qui enveloppe de manière segmentée certains axones, formant ainsi une gaine. La myéline est produite par certaines cellules gliales, notamment les oligodendrocytes dans le système nerveux central et les cellules de Schwann dans le système nerveux périphérique. La fonction principale de la myéline est d'augmenter la vitesse de transmission des impulsions électriques le long des axones. Elle agit comme une sorte d'isolant électrique, permettant aux signaux électriques de voyager de manière beaucoup plus rapide et efficace le long des neurones. En plus de sa fonction d'isolation électrique, la myéline intervient dans la protection et le soutien des axones, ainsi que dans la régulation de la plasticité neuronale et la régénération nerveuse.

MyĂ©linisation. - Processus par lequel des cellules spĂ©cialisĂ©es (oligodendrocytes et cellules de Schwann) enveloppent de myĂ©line  les axones des neurones. La myĂ©linisation se dĂ©roule principalement pendant le dĂ©veloppement embryonnaire et continue tout au long de l'enfance et de l'adolescence, bien que certains axones puissent continuer Ă  ĂŞtre myĂ©linisĂ©s Ă  l'âge adulte dans certaines rĂ©gions du cerveau. Ce processus est important pour le dĂ©veloppement cognitif et moteur normal, et les perturbations de la myĂ©linisation peuvent contribuer Ă  divers troubles neurologiques et maladies, notamment la sclĂ©rose en plaques.

Myéloblaste. - Cellule souche hématopoïétique, précurseur des cellules de la lignée myéloïde, qui comprend les globules blancs (neutrophiles, éosinophiles, basophiles), les plaquettes et certains types de macrophages. Dans le processus de maturation hématopoïétique, le myéloblaste se développe à partir de cellules souches hématopoïétiques pluripotentes présentes dans la moelle osseuse. Sous l'influence de certains facteurs de croissance et de cytokines, les myéloblastes subissent une série de divisions cellulaires et de différenciations pour donner naissance à des précurseurs plus matures des différentes cellules de la lignée myéloïde. Les myéloblastes sont généralement observés dans la moelle osseuse au stade précoce de la maturation des cellules sanguines. Ils sont caractérisés par leur taille relativement grande, leur noyau rond ou ovale et leur cytoplasme abondant avec peu de granulations. Au fur et à mesure qu'ils mûrissent, les myéloblastes subissent des changements morphologiques et se différencient en précurseurs plus matures, tels que les promyélocytes, les myélocytes, les métamyélocytes et finalement les cellules sanguines matures.

MyĂ©locytes . - PrĂ©curseurs des cellules sanguines prĂ©sentes dans la moelle osseuse.  Ils sont engagĂ©s dans le processus d'hĂ©matopoïèse et reprĂ©sentent un stade de dĂ©veloppement ultĂ©rieur des cellules sanguines par rapport aux cellules souches hĂ©matopoĂŻĂ©tiques. Les myĂ©locytes subissent des divisions cellulaires et des diffĂ©renciations pour donner naissance Ă  diffĂ©rents types de cellules sanguines matures (globules rouges, globules blancs et plaquettes).

Myofibrilles. - Structures intracellulaires trouvées dans les fibres musculaires. Elles sont responsables de la contraction musculaire. Les myofibrilles sont de longs fils cylindriques situés à l'intérieur du cytoplasme des cellules musculaires. Elles sont composées de filaments protéiques organisés de manière ordonnée. Les myofibrilles sont principalement composées de filaments d'actine et de myosine, qui sont disposés en structures parallèles appelées sarcomères. Les filaments d'actine, plus minces, sont ancrés à la ligne Z à chaque extrémité du sarcomère, tandis que les filaments de myosine, plus épais, se chevauchent partiellement avec les filaments d'actine. La contraction musculaire se produit lorsque les filaments d'actine et de myosine glissent les uns par rapport aux autres dans les sarcomères, raccourcissant ainsi la longueur du sarcomère et de la myofibrille dans son ensemble. Ce processus est activé par des signaux électriques transmis le long des cellules musculaires, qui déclenchent le relâchement du calcium dans le cytoplasme et l'interaction entre les filaments d'actine et de myosine.

Myoglobine. - Protéine présente dans les cellules musculaires, où elle joue un rôle important dans le stockage et le transport de l'oxygène. Elle est particulièrement abondante dans les muscles squelettiques et cardiaques des vertébrés. La principale fonction de la myoglobine est de lier l'oxygène et de le stocker dans les cellules musculaires. Lorsque les muscles ont besoin d'oxygène, la myoglobine libère l'oxygène stocké pour permettre aux cellules musculaires de fonctionner efficacement, en particulier lors d'activités physiques intenses ou prolongées. La myoglobine est une petite protéine globulaire composée d'une seule chaîne polypeptidique repliée sur elle-même pour former une structure tridimensionnelle compacte. Au cœur de cette structure se trouve un groupe hème, un complexe contenant du fer qui est capable de se lier à une molécule d'oxygène. C'est ce groupe hème qui permet à la myoglobine de lier et de transporter l'oxygène. La myoglobine est responsable de la couleur rouge des muscles. Lorsque l'oxygène est lié à la myoglobine, elle prend une couleur rouge vif. C'est pourquoi la viande rouge, comme le bœuf, contient souvent plus de myoglobine que la viande blanche, comme le poulet ou le poisson. Bien que la myoglobine et l'hémoglobine remplissent des fonctions similaires en liant et en transportant l'oxygène, il existe des différences importantes entre les deux protéines. Par exemple, la myoglobine a une plus grande affinité pour l'oxygène que l'hémoglobine, ce qui lui permet de lier l'oxygène à des pressions partielles plus basses. De plus, la myoglobine est présente en plus grande quantité dans les muscles, où elle agit principalement comme réserve d'oxygène, tandis que l'hémoglobine est présente dans le sang, où elle transporte l'oxygène des poumons vers les tissus.

Myosine. - Protéine motrice a une structure en forme de "tête" qui peut se lier à l'actine et hydrolyser l'ATP (adénosine triphosphate) pour fournir de l'énergie.

Myotomes. - Régions segmentaires du tissu musculaire formées à partir des somites dans l'embryon en développement et qui sont impliquées dans le développement des muscles squelettiques et dans l'organisation générale du système musculaire, ainsi que dans la motricité et le contrôle musculaire dans le corps adulte. Les somites sont des blocs de mésoderme segmentés qui se développent de chaque côté de la notochorde dans l'embryon. Au cours du développement embryonnaire, les somites se différencient en plusieurs structures, dont les sclérotomes (qui donnent naissance aux vertèbres), les dermatomes (qui donnent naissance à la peau) et les myotomes (qui donnent naissance aux muscles). Les myotomes se répètent de manière segmentaire le long de l'axe corporel et sont alignés de manière précise avec les vertèbres correspondantes. Chaque myotome est associé à une paire de nerfs spinaux qui innervent les muscles dérivés de ce myotome. Les myotomes subissent une différenciation pour former les différents muscles squelettiques du corps. Chaque myotome donne naissance à un groupe spécifique de muscles squelettiques qui partagent une origine commune. Par exemple, les muscles des membres supérieurs se développent à partir des myotomes cervicaux, tandis que les muscles des membres inférieurs proviennent des myotomes lombaires et sacrés. Les muscles dérivés d'un myotome particulier sont innervés par les nerfs spinaux associés à ce myotome. Ces nerfs spinaux fournissent les signaux nerveux nécessaires pour activer et contrôler les muscles dérivés du myotome, permettant ainsi le mouvement et la fonction musculaire appropriés.

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