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Face, du latin facies = visage. - La forme générale de la face est déterminée par celle du front, des maxillaires et des os malaires (pommettes). Légèrement convexe chez l'humain, elle devient, chez certains autres animaux, proéminente et allongée en avant. A la face se trouvent réunis les organes des sens : yeux, oreilles, nez (sens de l'odorat et entrée des voies respiratoires), la bouche (sens du goût, orifice du tube digestif et organe de la voix). On compte dans la face quatorze os. L'expression de la physionomie est sous la dépendance des muscles de la face, qui sont presque tous des muscles peauciers, et dont le nombre est considérable. La bouche et les lèvres sont, après les yeux, les parties du visage qui ont le plus de mouvement et d'expression. Le système pileux de la face prend le nom de barbe, et donne à l'homme sa physionomie. Les différents muscles de la face sont innervés par le nerf facial; les artères viennent de la faciale.

Facial, du latin facies, face. - Ce terme s'applique Ă  diverses parties qui sont en rapport avec la face :

L'artère faciale est un rameau de la carotide externe qui s'en détache au-dessous de l'angle de la mâchoire, et au niveau du pli du cou et du menton; elle se porte vers l'angle de la bouche, obliquement et en serpentant sur la face, et va se terminer sur l'aile du nez en s'unissant au rameau nasal de l'artère ophtalmique. Cette artère donne ses rameaux à la partie inférieure de la joue, aux deux lèvres, à l'aile du nez et au menton.

La veine faciale naĂ®t par une veine placĂ©e sous la peau verticalement au milieu du front, traverse la face obliquement de l'angle interne de l'oeil vers l'angle de la mâchoire, et va s'aboucher avec la veine jugulaire interne vers la partie latĂ©rale-moyenne du cou. 

Le nerf facial est un des nerfs dits crâniens, parce que, naissant de l'encéphale, ils émergent à travers un des trous du crâne; le facial naît sur le côté de la portion postérieure de la protubérance annulaire, un peu au-devant du nerf auditif; il sort du crâne par le conduit auditif interne et l'aqueduc de Fallope, d'où il envoie au nerf lingual une singulière anastomose, nommée corde du tympan, donne aux muscles des osselets de l'ouïe (oreille moyenne) des filets nerveux, et, pénétrant par le trou stylo-mastoïdien dans la glande salivaire-parotide, se partage en deux troncs qui distribuent leurs rameaux aux muscle, de la face, à ceux des côtés de la tête derrière l'oreille et des parties supérieures du cou.

Facteurs de croissance. - Substances, souvent des protĂ©ines, qui rĂ©gulent la croissance, la prolifĂ©ration et la diffĂ©renciation des cellules. Ces facteurs jouent un rĂ´le crucial dans le dĂ©veloppement et le maintien des tissus et des organes chez les organismes vivants. Ils agissent en se liant Ă  des rĂ©cepteurs spĂ©cifiques situĂ©s Ă  la surface des cellules cibles, dĂ©clenchant ainsi des rĂ©ponses cellulaires qui contrĂ´lent leur comportement. Certains facteurs de croissance stimulent la division cellulaire (mitogènes), tandis que d'autres favorisent la diffĂ©renciation cellulaire, l'apoptose (mort cellulaire programmĂ©e), la migration cellulaire, ou encore la synthèse de la matrice extracellulaire. Exemples : le facteur de croissance Ă©pidermique (EGF), le facteur de croissance des fibroblastes (FGF), le facteur de croissance nerveuse (NGF), le facteur de croissance transformant bĂŞta (TGF-β), et l'insuline, entre autres. 

Faim. - Etat biologique qui est rĂ©gulĂ© par plusieurs mĂ©canismes physiologiques et neurologiques.  Des hormones telles que la ghrĂ©line, sĂ©crĂ©tĂ©e par l'estomac, jouent un rĂ´le dans la rĂ©gulation de la faim. La ghrĂ©line stimule l'appĂ©tit et est libĂ©rĂ©e lorsque l'estomac est vide. Des hormones telles que la leptine, produite par les cellules adipeuses, signalent au cerveau que le corps a suffisamment de rĂ©serves Ă©nergĂ©tiques et inhibent ainsi l'appĂ©tit. Le cerveau, en particulier l'hypothalamus, joue un rĂ´le central dans la rĂ©gulation de la faim et de la satiĂ©tĂ©. Il intègre les signaux hormonaux et neuronaux provenant du corps pour dĂ©terminer le moment de manger et de cesser de manger. Les sensations gustatives, olfactives et visuelles associĂ©es Ă  la nourriture peuvent dĂ©clencher ou inhiber la faim.

Faine. - On nomme faine le fruit et la graine du Hêtre commun ou Fagus silvatica. C'est une capsule en forme de pyramide triangulaire dont les trois arêtes latérales sont courbes et ailées. Les faines sont réunies par deux dans un involucre simulant une cupule. Au début, l'ovaire comprend trois loges dans chacune desquelles il y a deux ovules; mais ensuite tous les ovules s'atrophient, sauf un qui devient la graine ou l'amande de la faine. Cette graine ne contient pas d'albumen, mais elle a deux gros cotylédons charnus et repliés en méandres. La faine fournit une huile à manger qui est la meilleure après l'huile d'olives et qui se conserve une dizaine d'années sans rancir. Ce n'est même qu'après avoir vieilli quatre ou cinq ans que l'huile de faine a acquis toute sa qualité. Pour la bien préparer, il convient de ne récolter les fruits que quand ils tombent naturellement, de les dessécher lentement et de les presser à froid. Les porcs sont friands de faines, mais néanmoins elles ne constituent pas, pour ces animaux, une nourriture très avantageuse; mangées en trop grande quantité, elles causent une ivresse d'une nature particulière. Les hêtres ne produisent des faines en abondance que lorsqu'ils sont parvenus à tout leur développement et ils ne donnent une récolte importante que tous les trois ans environ. Cette récolte a lieu vers la fin d'octobre. (DMC).

Faisceaux vasculaires = faisceaux conducteurs. - Structures anatomiques présentes dans les plantes vasculaires. Ces faisceaux jouent un rôle essentiel dans le transport de l'eau, des nutriments et d'autres substances à travers la plante. Ils se trouvent principalement dans le tissu vasculaire de la plante, qui est constitué du xylème et du phloème-

• Le xylème est responsable du transport de l'eau et des minéraux depuis les racines jusqu'aux parties aériennes de la plante, telles que les feuilles et les tiges. Les faisceaux de xylème contiennent des cellules mortes appelées trachéides et vaisseaux dans les plantes angiospermes, ou des éléments de tubes criblés dans les plantes gymnospermes. Ces cellules ont des parois épaissies et lignifiées qui assurent la rigidité et la conductivité du xylème.

• Le phloème transporte principalement les sucres produits par la photosynthèse depuis les feuilles vers les autres parties de la plante, telles que les racines et les fruits. Les faisceaux de phloème sont composés de cellules vivantes appelées cellules criblées et cellules compagnes. Les cellules criblées sont reliées entre elles par des structures qui permettent le passage des nutriments à travers le phloème.

Les faisceaux vasculaires sont organisĂ©s en structures cylindriques qui parcourent toute la plante, formant un rĂ©seau complexe de vaisseaux interconnectĂ©s. 

Falciforme (anatomie humaine, animale ou végétale), du latin falx, faux, et forma, forme. - Ce terme désigne un grand nombre de parties ou d'organes de l'humain, des animaux, des plantes, qui rappellent la forme du fer d'une faux.

Falqué (botanique), du latin falcatus, en forme de faux. - Terme synonyme de falciforme et appliqué, comme ce dernier, à certains organes des végétaux.

Famille*. - On donne le nom de famille au groupement naturel des genres ayant entre eux un certain degrĂ© de ressemblance, un ensemble plus ou moins complexe de caractères communs; inversement, les familles constituent le premier degrĂ© de subdivision de l'ordre. On admet parfois, entre la famille et le genre, une catĂ©gorie intermĂ©diaire qui prend le nom de sous-famille. Cette règle, introduite par les botanistes, a produit des noms comme ceux des LiliacĂ©es, des IridĂ©es. des RubiacĂ©es, des RenonculacĂ©es, des PolygonĂ©es, des ConvolvulacĂ©es, etc. Dans le règne animal, les groupes considĂ©rĂ©s comme des familles sont moins bien dĂ©terminĂ©s. Dans la nomenclature, la famille est dĂ©signĂ©e par la dĂ©sinence idae, la sous-famille par la dĂ©sinence inae; ces dĂ©sinences sont ajoutĂ©es ordinairement au nom du genre considĂ©rĂ© comme typique. Par exemple, parmi les Insectivores, la famille des L'Erinaceidae comprend deux sous-familles : les Erinaceinae ayant pour type le HĂ©risson (Erinaceus), et les Centetinae ayant pour type le Tanrec (Centetes).  Parfois, cependant, le nom de la famille est en rapport avec un caractère anatomique ou zoologique important et ne dĂ©rive pas du nom d'un genre particulier tel est le cas pour les Cavicornes (Cavicornia) parmi les Ruminants, pour les Fongicoles (Fungicolae) parmi les Diptères, etc. (R. BL.).

Fanaison = flétrissement. - Phénomène observé chez les plantes où les feuilles ou d'autres parties de la plante perdent leur turgescence et commencent à se flétrir ou à se dessécher. Ce processus est souvent le résultat d'une perte d'eau excessive par les tissus de la plante, ce qui entraîne une diminution de la pression de turgescence dans les cellules. Parmi les quelques causes courantes de flétrissement chez les plantes, on peut mentionner : le déficit hydrique, la transpiration excessive, la mauvaise absorption de l'eau, les stress environnementaux divers (exposition excessive au soleil, sols pauvres en nutriments, ravageurs, parasites, etc.).

Fanes (agriculture), du verbe faner. - Ce mot désigne tous les débris herbacés ou foliacés, qu'on réunit et qu'on laisse sécher pour les introduire dans la litière des animaux. On l'applique aussi, à cause de cela, aux feuilles et aux tiges herbacées qui surmontent certaines racines ou certains tubercules; on dit les fanes de la betterave, de la pomme de terre, du salsifis, etc.

Fanon (zoologie), corruption du latin pannus, lambeau. - Pli de la peau, souvent très dĂ©veloppĂ©, qui pend sous le cou des boeufs, le long de la ligne mĂ©diane. On nomme Ă©galement fanon, la pelote graisseuse couronnĂ©e d'une houppe de crins plus ou moins longs, qui croĂ®t derrière le boulet, au pied des chevaux. Enfin, le nom de fanons est donnĂ© aux milliers de lames de corne que possèdent les baleines dans leur bouche, et Ă  travers lesquelles est "filtrĂ©e " la nourriture qu'elles absorbent. 

Fascia. - Ce mot tout latin signifie bande. Il désigne certaines expansions aponévrotiques, des feuillets celluleux résistants, des aponévroses d'enveloppe destinées à maintenir des muscles ou antres organes dans leurs positions respectives. D'où l'on a distingué deux sortes de fascia : les fascia celluleux et les fascia aponévrotiques.

Le fascia celluleux superficiel (superficialis) est une couche celluleuse sous-cutanée qui enveloppe tout le corps sans être interrompue nulle part; très mince dans certaines régions, il s'épaissit sur le bas-ventre et vers les régions iliaques, et se confond sur le sternum et le long de la colonne vertébrale avec le tissu fibreux; c'est dans son épaisseur que se trouvent les muscles peauciers des animaux.

Le fascia celluleux profond s'étend sur la face pariétale des membranes séreuses, qu'il suit dans l'abdomen, dans la poitrine, d'où il se porte au col, où il se confond avec l'aponévrose d'enveloppe de cette partie.

Le fascia iliaca est un feuillet aponévrotique qui s'étend des muscles psoas à la crête de l'os iliaque; en bas, il s'unit au ligament-de Fallope; en avant et en arrière au fascia lata, avec lequel il se confond pour former la paroi postérieure de l'arcade-crurale.

Le fascia lata est la plus forte aponévrose d'enveloppe; il recouvre tous les muscles de la cuisse; en haut, il se fixe au bassin en s'unissant, d'une part, au muscle grand oblique de l'abdomen, au niveau de l'arcade crurale, s'attache à la crête du pubis; d'autre part, il s'insère à la crête iliaque jusqu'à la ligne courbe supérieure de l'ilium, si prolonge sur le moyen fessier, un peu sur le grand fessier, en ne descendant jusqu'à la cuisse que vers la partie antérieure de l'épine. En dedans, il s'implante sur les ligaments de la symphyse du pubis, sur cet os et l'ischium. Enfin, en arrière, il naît du tissu cellulaire que recouvre le sacrum, le coccyx, celui de la marge de l'anus; de ces différents points, il descend sur la cuisse dont il enveloppe tous les muscles, en donnant des prolongements entre plusieurs d'entre eux. Enfin, il se termine en se confondant avec l'aponévrose de la jambe, avec le tendon du triceps, et en se fixant aux condyles du fémur et à la tubérosité externe du tibia.

Le fascia transversalis est une expansion fibreuse qui se détache de l'arcade crurale et du tendon du muscle droit, et entre pour beaucoup dans la formation du canal inguinal.

Fascia lata (muscle du). - Ce muscle occupe la région externe de la cuisse, est court, aplati, a une forme quadrilatère. Il naît de la crête iliaque, de l'épine antérieure et supérieure, entre le couturier et le moyen fessier; de là il descend vers le tiers supérieur de la cuisse, et se termine par de petits faisceaux aponévrotiques qui se continuent avec l'aponévrose-fascia lata, en se confondant avec elle. C'est le muscle iléo-aponevrosi-fémoral, de Chaussier. Il est tenseur de l'aponévrose fascia lata. (F - N.).

Fasciculé (zoologie et botanique), du latin fascis, faisceau. - Se dit des organes qui se montrent réunis en faisceaux.

Fascié (zoologie et botanique), du latin fascia, bandelette. - Ce terme s'applique aux organes ou aux espèces d'animaux ou de plantes qui se font remarquer par une ou plusieurs bandes d'une couleur tranchée. On l'emploie aussi pour désigner, chez les plantes, certaines dispositions des fibres étalées symétriquement en bandelettes, comme on en observe, par exemple, dans l'inflorescence de l'amarante à crête.

Fastigié (botanique), du latin fastigium, faîte. - Se dit des végétaux dont les rameaux, au lieu de s'étendre latéralement dans une direction voisine de l'horizontale, se dirigent vers le sommet de la plante en se serrant contre la tige principale. Le peuplier pyramidal (Populus fastigiata) offre un type de cette disposition.

Faune. - Ensemble des animaux vivant dans une région déterminée. - Ouvrage sur les animaux d'un pays.

Fauves. - Les chasseurs désignent sous le nom de bêtes fauves, d'après leur couleur, les Cerfs, les Chevreuils, les Daims, tandis qu'ils nomment bêtes noires les Sangliers; bêtes rousses, les renards, etc. - Le nom de bêtes fauves prend dans la langue ordinaire un sens plus étendu, et sert plus courrament à désigner les grands carnivores (Lions, Tigres, etc.).

Fécondation. - Action de féconder. Son
résultat. La fécondation est le phénomène terminal de la reproduction sexuelle des êtres vivants. Il y a deux catégories de gamètes (cellules reproductrices) : les éléments mâles (gamète mâle, audrogamète, anthérozoide, spermatozoide), et les éléments femelles (gamète femelle, gynogamète, oosphère, ovule). Les gamètes de chaque catégorie jouissent des propriétés suivantes : 1° chacune d'eux isolément est incapable de développement (on a reconnu cependant que cette propriété n'est pas absolue : on a pu faire éclore des oeufs d'oursins non fécondés, en les plaçant dans des solutions salines concentrées); 2° la gamète femelle d'une espèce attire la gamète mâle de la même espèce; 3° ces éléments sont complémentaires; 4° la fusion de ces gamètes transforme la gamète femelle en oeuf complet. - En général, il y a deux individus différents, et la fécondation est dite croisée. Si le même individu porte les deux éléments, il est dit hermaphrodite, L'abeille et quelques autres auimaux présentent un cas particulier de fécondation : leur ovule peut se développer seul en donnant naissance à un mâle, mais s'il est fécondé, il donne une femelle (ouvrière ou reine). - Fécondation artificielle : elle consiste à déterminer l'union des spermatozoïdes avec les ovules, en dehors de tout rapprochement sexuel. Elle fut pratiquée d'abord par les pisciculteurs, puis par les horticulteurs et arboriculteurs.

FĂ©conditĂ©. - La fĂ©conditĂ© est la règle de toutes les espèces vivantes, puisque, naturellement, des espèces infĂ©condes disparaĂ®traient forcĂ©ment par la mort des individus. Dans la gĂ©nĂ©ration sexuelle, la fĂ©conditĂ© n'est pas limitĂ©e aux unions d'individus de mĂŞme espèce. Lors du croisement de deux individus d'espèces diffĂ©rentes, plusieurs situations se pĂ©rsentent. 1° Le croisement est impossible quand les espèces sont Ă©loignĂ©es. C'est le cas le plus gĂ©nĂ©ral. 2° Le croisement est possible et donne naissance Ă  des individus nommĂ©s hybrides (mulet, par exemple). - On a longtemps considĂ©rĂ© comme une règle gĂ©nĂ©rale l'absence de fĂ©conditĂ© des hybrides, et l'on se servait mĂŞme de ce critĂ©rium pour dĂ©finir l'espèce. Deux  populations Ă©taient d'espèces diffĂ©rentes quand une union croisĂ©e donnait, soit pas de produits du tout, soit des produits infĂ©conds; par exemple, on disait que l'Ane et le Cheval sont d'espèces diffĂ©rentes, parce que les mulets sont stĂ©riles. Au contraire, les lĂ©porides (produits du croisement du Lapin et du Lièvre) Ă©tant infiniment fĂ©conds, on aurait dĂ» en conclure que le Lapin et le Lièvre sont des races d'une mĂŞme espèce; on a prĂ©fĂ©rĂ© considĂ©rer comme mauvaise, ou du moins insuffisante, la loi de la stĂ©rilitĂ© des hybrides et chercher un autre critĂ©rium pour la dĂ©finition de l'espèce.

FĂ©cule, du  latin, faecula = sĂ©diment, dĂ©pĂ´t. - Ce nom a dĂ©signĂ© autrefois les dĂ©pĂ´ts formĂ©s dans les sucs exprimĂ©s des matières vĂ©gĂ©tales; aujourd'hui il s'applique surtout au sĂ©diment amylacĂ© que donne l'amidon dans un grand nombre de sucs, et il est presque devenu synonyme d'amidon. Les botanistes l'emploient surtout pour dĂ©signer la matière amylacĂ©e accumulĂ©e en amas farineux dans certains points du tissu cellulaire vĂ©gĂ©tal, et de laquelle les chimistes extraient leur amidon. La fĂ©cule est une matière granuleuse de dimensions variables. Chacune des cellules du tissu chargĂ© de fĂ©cule renferme plusieurs de ces grains, et souvent ils y sont tellement serrĂ©s qu'ils remplissent exactement sa capacitĂ©. GĂ©nĂ©ralement colorĂ©s en blanc, ils offrent le caractère constant de bleuir instantanĂ©ment au contact d'une solution d'iode. Cette mĂŞme solution colore au contraire en brun ou en jaune les granules de matière azotĂ©e, de sorte que cette coloration bleue est un des moyens propres Ă  faire reconnaĂ®tre la fĂ©cule. Les grains de fĂ©cule ont d'ailleurs une forme reconnaissable, mais qui varie suivant l'espèce vĂ©gĂ©tale qui les produit. SphĂ©roĂŻdaux ou polyĂ©driques, ils font voir plusieurs couches ou cercles concentriques autour d'un point qui est ordinairement Ă  la superficie du grain. Ce point, qu'on nomme hile ou ostiole, est en effet celui qui a reçu la première lame de matière amylacĂ©e, puis les autres se sont successivement accumulĂ©es sur le mĂŞme point, de manière Ă  refouler vers le fond de l'utricule les couches plus anciennes. Une Ă©tude attentive de l'aspect des grains de fĂ©cule et une mesure exacte de leurs dimensions ont permis de reconnaĂ®tre chaque espèce. Les fĂ©cules que nous utilisons communĂ©ment sont celles que recèle la graine des cĂ©rĂ©ales dans son pĂ©risperme, la graine des LĂ©gumineuses (fèves, haricots, pois, lentilles) dans ses cotylĂ©dons. Les graines de certaines chĂ©nopodĂ©es, telles que les ansĂ©rines, du sarrasin ou le blĂ© noirr, en fournissent Ă©galement. - Le nom de fĂ©cule, dans le langage ordinaire, est plus spĂ©cialement rĂ©servĂ© pour la matière amylacĂ©e que l'on extrait de la pomme de terre, de l'igname de la Chine, des patates, en un mot, des plantes qui la tiennent en rĂ©serve dans leurs rhizomes, leurs tubercules, on en gĂ©nĂ©ral dans les organes autres que les graines; ainsi la fĂ©cule de Sagou vient de la tige des cycas et des palmiers; l'arrow-root, du rhizome d'un maranta d'Inde; le tapioca, du rhizome du manioc ou manihot. (A19).

Fémoral (anatomie), du latin fémur, cuisse. - Se dit de certaines parties anatomiques qui se rapportent à la cuisse; cependant la plupart de ces parties sont plutôt désignées par le mol crural.

Fémur. - Os de la cuisse, le plus fort de tous les os du corps. Le fémur est le premier segment du squelette du membre abdominal. Chez l'humain, le corps de cet os est triangulaire prismatique, à angles peu saillants. L'extrémité supérieure s'articule avec l'os iliaque par une tête arrondie (articulation de la hanche). L'extrémité intérieure présente une trochlée, qui reçoit la rotule, En arrière, cette trochlée se divise en deux condyles, qui roulent sur les cavités glénoïdes du tibia. - Chez les insectes, le fémur est la première division de la patte, qui va de la hanche au tibia.

Fenêtre (anatomie), par analogie avec l'ouverture d'une fenêtre. - Ce nom est appliqué à deux trous percés dans la paroi osseuse qui sépare la cavité du tympan de celle du vestibule de l'oreille interne : ce sont la fenêtre ovale et la fenêtre ronde. La première, ou vestibule du Tympan, fait communiquer ensemble ces deux parties; la seconde, ou l'ouverture cochléenne du tympan, fait communiquer la rampe interne du limaçon avec le tympan.

Fermentation. - Processus biologique qui se produit en l'absence d'oxygène (anaĂ©robie) et qui permet aux cellules de gĂ©nĂ©rer de l'Ă©nergie Ă  partir de sources de carbone, comme le glucose. C'est un mĂ©canisme utilisĂ© par certains organismes, tels que certaines bactĂ©ries et levures, pour produire de l'Ă©nergie en l'absence d'oxygène ou lorsque l'oxygène est limitĂ©. Il existe diffĂ©rents types de fermentations, chacune caractĂ©risĂ©e par des rĂ©actions chimiques spĂ©cifiques et des produits finaux distincts. 

• La fermentation lactique. - Les bactéries lactiques, comme celles présentes dans le yaourt, utilisent le glucose pour produire de l'acide lactique. Ce processus est utilisé dans la fabrication de produits laitiers fermentés.

• La fermentation alcoolique. - Les levures sont capables de fermenter le glucose pour produire de l'alcool éthylique (éthanol) et du dioxyde de carbone. C'est le processus de base qui se produit lors de la fabrication de la bière, du vin et d'autres boissons alcoolisées.

• La fermentation acétique. - Les bactéries acétiques transforment l'alcool en acide acétique, ce qui est le processus clé dans la production de vinaigre.

Fesse (anatomie, zoologie), du latin fessa, fĂ©minin de fissus = fendu; de findere  = fendre). - Partie charnue placĂ©e de chaque cĂ´tĂ© du corps au bas des reins, chez l'humain. En mĂ©decine vĂ©tĂ©rinaire, on dĂ©signe ainsi la rĂ©gion de l'extĂ©rieur des animaux, comprise entre les reins et la jambe, et en arrière de la cuisse. Elle a pour base la saillie des os ischions et les muscles qui s'attachent Ă  ces os et au sacrum, puis Ă  la partie supĂ©rieure et postĂ©rieure du tibia. La fesse peut ĂŞtre volumineuse ou maigre, longue ou courte, suivant l'animal. Un cheval qui a de belles fesses est dit bien gigotĂ©.

Fessier. - Qui appartient aux fesses. S'applique aux muscles, aux artères et aux nerfs de la rĂ©gion supĂ©rieure et postĂ©rieure du membre abdominal. - Les muscles superposĂ©s au nombre de trois de chaque cĂ´tĂ© sont connus sous le nom moyen et petit fessiers. Ces trois muscles extenseurs du membre infĂ©rieur sur le tronc ont pris, chez l'humain une importance considĂ©rable, en rapport avec la station bipède. Ils forment la saillie de la fesse. Le bord infĂ©rieur de la rĂ©gion est indiquĂ© par un sillon presque  transversal, le pli fessier, bien Ă©tudiĂ© surtout au point de vue l'anatomie artistique. Il est effacĂ© dans la coxalgie. - L'artère fessière et les nerfs fessiers sortent du bassin par la grande Ă©chancrure sciatique. L'artère est la branche la plus volumineuse de l'hypogastrique. Les nerfs sont au nombre de deux. Le fessier supĂ©rieur est uniquement moteur. Le fessier infĂ©rieur ou petit sciatique Ă©met, quelques rameaux sensitifs Ă  la peau de la partie infĂ©rieure de la cuisse et du creux poplitĂ©.

Feuillaison. - Phénomène par lequel un végétal se couvre de nouvelles feuilles. Epoque à laquelle a lieu ce phénomène.. C'est l'accroissement de la chaleur qui détermine la feuillaison. Suivant que le printemps est plus ou moins précoce, l'atmosphère plus ou moins humide, l'époque en est avancée ou retardée. Elle n'est d'ailleurs pas uniforme pour tous les végétaux, et l'on observe à cet égard d'énormes différences. Un fait, cependant, qui est commun à presque toutes les espèces végétales, c'est que les bourgeons supérieurs de chaque branche se développent les premiers.

Feuille. - Partie terminale des végétaux, mince et plate. La feuille est un appendice de la tige (et parfois de la racine), de couleur ordinairement verte, de forme aplatie, ayant une symétrie bilatérale et une croissance limitée. La sève brute, apportée par le bois des nervures, y est transformée en sève élaborée, que reprend le liber pour la distribuer à tout le corps de la plante. La feuille s'insère en un point de la tige appelée noeud. Suivant le mode de répartition, les feuilles sont dites solitaires, éparses ou alternes, quand un noeud en porte une seule; opposées, quand il y en a deux pour chaque noeud; verticillées, quand il y en a plus de deux. La partie essentielle de la feuille est le limbe, qui est plat et est souvent attaché à la tige par le pétiole (vulgairement queue); la base peut se dilater en une gaine, qui enveloppe plus ou moins la tige (graminées). Le contour du limbe peut être uni (feuilles entières), porter des dents (feuilles dentées), des lobes (feuilles lobées). Si les échancrures divisent le limbe en folioles, on a des feuilles composées. La partie résistante du limbe est la nervure. Le tissu cellulaire, qui se trouve entre les nervures, et qui constitue le limbe ou parenchyme, est criblé d'une infinité de trous microscopiques (stomates). La durée de la feuille est ordinairement limitée (feuilles caduques); si, au contraire, la feuille dure plusieurs étés, elle est dite persistante. La feuille est, normalement, le siège d'une respiration et d'une transpiration fort actives; elle joue dans la vie de la plante le rôle des poumons chez les mammifères; mais elle peut également être appelée à d'autres fonctions : défense (épines), protection (écailles des bourgeons), réserve nourricière (écailles des bulbes), fixation (vrilles), capture des proies (feuilles de la dionée, ascidies des népenthes), enfin formation des corpuscules reproducteurs (feuilles des cryptogames vasculaires, etc.).

Feuilles conjuguées, du latin conjugatus, accouplé, dérivé, du latin cum, avec, jugo, je joins. - Se dit des feuilles composées, pennées, dont les folioles sont attachées par paires. Parmi les feuilles conjuguées, on distingue celles qui sont unijuquées, quand le pétiole porte une seule paire de folioles, comme dans la fabagelle, les gesses des prés, à larges feuilles, des bois, etc.; bijuguées lorsque le pétiole porte deux paires de folioles comme plusieurs mimosa; trijuguées, comme dans l'orobe tubéreux, la vesce en forme de gesse; quadrijuguées, dans la casse à longues siliques; enfin, multijuguées, dans l'orobe des bois, le sainfoin cultivé (onobrychis sativa), l'astragale fausse réglisse, etc.

Feuilles convolutives (botanique). - On nomme feuilles convolutives celles qui, avant leur épanouissement complet, sont roulées en cornet comme dans les bananiers où l'un des bords de la feuille est situé de manière à former l'axe.

Feuilles curvinervées, du latin curvus, courbe, et nervus, nerf. - On nomme ainsi certaines feuilles dont les nervures sont courbées de façon à devenir parallèles au bord du limbe.

Feuilles décurrentes. - On appelle feuilles décurrentes celles dont le limbe se prolonge le long du pétiole on de la tige et y adhère comme si elle en naissait; on dit alors qu'ils sont ailés, comme cela a lieu dans certains chardons.

Feuilles digité-pennées. - Lorsque la feuille, au lieu d'être simplement digitée, a son pétiole terminé par des pétioles secondaires sur les côtés desquels les folioles sont attachées, on dit qu'elle est digitée-pennée. Dans le Mimosa purpurea, les pétioles secondaires sont au nombre de deux ; il y en a quatre dans le Mimosa pudica, etc. Dans ce cas, les feuilles sont bidigitées-pennées, tridigitées-pennées, quadridigitées-penées.

Feuilles imparipennée, c'est-à-dire feuille foliolée avec une seule folioles au sommet; telles sont les feuilles du frêne, de la rose, de l'acacia robinier, etc.

Feuilles trijuguées, c'est-à-dire feuilles composées de 3 paires de folioles.

Feuilles quadrijuguées. - Feuilles dont le pétiole porte 4 paires de folioles, c'est-à-dire 8 folioles opposées.

Feuilles quaternées. - Ce sont des feuilles qui sont disposées en verticelle par quatre, ou bien les feuilles composées de 4 folioles-digitées.

Feuillet (anatomie, zoologie). - Ainsi nommé en raison de ce qu'il renferme un grand nombre de lames analogue aux feuillets d'un livre, le feuillet est un compartiment stomacal des ruminants, intermédiaire entre le réseau et la caillette. Les lames de feuillet sont blanchâtres et parsemées de mamelons papillaires; elles ont un bord adhérent attaché à la grande courbure de l'organe, qui, plein, a la forme d'un ovoïde. Les lames sont de dimension inégales; il y en a de larges, et, entre celles-ci, il y en a d'autres beaucoup plus petites. Toutes sont destinées à tamiser les aliments avant leur entrée dans la caillette, véritable estomac des ruminants dont la muqueuse présente tous les caractères qui distinguent celle de la muqueuse des carnivores. (L. Garnier).

Feuillet plissĂ©  (bĂŞta). - Structure secondaire existant dans les protĂ©ines, et dans laquelle des « plis » sont formĂ©s par liaison hydrogène entre des atomes sur le squelette de la chaĂ®ne polypeptidique.

Fibre. - On dĂ©signe ainsi des filaments de natures diverses. - En anatomie, le nom de fibre a Ă©tĂ© donnĂ© Ă  des Ă©lĂ©ments très variĂ©s, n'ayant comme caractère commun que leur forme filamenteuse. On distingue : les fibres conjonctives, les fibres Ă©lastiques, les fibres musculaires et les les nerveuses (Tissu fibreux). Les fibres conjonctives et les fibres Ă©lastiques font partie intĂ©grante du tissu conjonctif. Les fibres tendineuses ne sont que des faisceaux de fibrilles conjonctives. Celles-ci se retrouvent sous le nom de  fibres de Sharpey, dans la texture des os d'origine pĂ©riostique. Les fibres musculaires se rattachent Ă  deux types : les fibres musculaires striĂ©es et les fibres musculaires lisses, ces dernières Ă©tant de vĂ©ritables cellules complètes. A ces types il faut joindre celui des fibres myocardiques, qui se trouvent dans le muscle cardiaque. Enfin, les fibres nerveuses ne sont autre chose que les cylindres-axes des nerfs, vĂ©ritables prolongements des cellules nerveuses. Les fibres de Remak sont de fibres nerveuses du système sympathique. - En botanique, et plus spĂ©cialement en histologie vĂ©gĂ©tale, on appelle fibre une cellule allongĂ©e, ordinairement fusiforme, dont le cytoplasme s'est Ă©puisĂ© en donnant une Ă©paisseur considĂ©rable Ă  la membrane cellulosique qui s'est, en mĂŞme temps, plus ou moins lignifiĂ©e. Les fibres, qui constituent pour la plante des Ă©lĂ©ments de soutien, sont parfois isolĂ©es, mais le plus souvent rĂ©unies en faisceaux; ce sont s qui fournissent les matières textiles extraites du lin, du chanvre, de l'agave, du phormium tenax, etc.

Fibre-cellule. - Les fibres musculaires lisses ou fibres-cellules sont de véritables cellules ayant la forme d'un fuseau plus ou moins aplati, dépourvues d'enveloppe et possédant en leur centre un noyau en forme de bâtonnet. Elles dérivent des cellules du mésoderme et renferment des fibrilles contractiles homogènes, disposées parallèlement dans le sens de la longueur donnant à l'ensemble de la cellule une striation longitudinale. Chaque fibrille est l'homologue d'un des disques épais qui constituent les fibrilles des muscles striés. La contraction de chaque fibrille consiste dans un raccourcissement accompagné d'une augmentation de diamètre.

Fibreux (tissu). - Tissu vivant qui est formé d'une réunion de fibres. Le tissu fibreux est un type de tissu présent dans les plantes, ainsi que dans certains tissus conjonctifs des animaux. Dans les plantes, le tissu fibreux est généralement associé au tissu de soutien. Il est principalement composé de fibres végétales allongées et épaissies, généralement constituées de cellulose et de lignine. Ces fibres peuvent être réparties dans tout le corps de la plante, offrant un soutien mécanique et structurel. Elles renforcent les tiges, les feuilles et les racines, aidant la plante à maintenir sa forme et à résister aux contraintes externes telles que le vent ou la gravité. Les fibres peuvent être regroupées en faisceaux fibreux, parfois appelés sclérenchymes, qui sont souvent situés dans les parties les plus externes de la plante, comme l'écorce. Ces faisceaux fournissent une protection supplémentaire contre les dommages mécaniques et les attaques d'insectes. Chez les animaux, le tissu fibreux se trouve dans certains tissus conjonctifs, tels que le tissu conjonctif dense. Ce tissu est composé principalement de fibres de collagène, qui sont organisées de manière dense et régulière. Ces fibres offrent une grande résistance à la traction, ce qui confère au tissu une force et une rigidité significatives. Le tissu fibreux dans les animaux est généralement impliqué dans le soutien et la protection des organes vitaux, ainsi que dans la transmission des forces musculaires et la stabilisation des articulations.

Fibrillaire (botanique). - Ce nom est donné à des productions filamenteuses qui ne sont autre chose que des mycéliums de champignons. Ces productions se rencontrent généralement dans les endroits humides et obscurs, par exemple dans les caves, sur de vieilles poutres. Les filaments ténus qui les constituent peuvent se grouper en cordons enchevêtrés qui atteignent parfois des longueurs considérables : 1 mètre et même plus, en plaques minces appliquées sur le vieux bois, en sortes de petits tubercules globuleux. Le mot fibrillaire ne désigne donc pas un genre de champignons, mais un mode spécial de végétation dû à des conditions extérieures particulières, et qui peut se présenter pour divers genres. La fibrillaire appelée souterraine, une des plus fréquentes, se rapporte au cérionzyce, champignon dont on connaît des organes de fructification, mais qui n'est probablement lui-même qu'une forme particulière de plusieurs genres de champignons supérieurs : polypores, dédalées ou lenzites.

Fibrille. -  Petite fibre. - En anatomie, la fibrille conjonctive, par exemple, est le filament simple non Ă©lastique du tissu conjonctif, la fibrille striĂ©e est la fibre Ă  strie transversale qui est l'Ă©lĂ©ment constitutif de la fibre musculaire. - En botanique, ce nom est donnĂ© Ă  certains organes d'une extrĂŞme tĂ©nuitĂ©, notamment aux dernières ramifications des racines et aux filaments dĂ©liĂ©s qui naissent de la fronde ou thalle des lichens.

Fibrine (biochimie, médecine). - Une des matières albuminoïdes du sang, qui en contient normalement 2 à 4%. La fibrine, qui se rencontre aussi dans la lymphe et, en général, dans tous les exsudats séreux, se retire du sang par le battage. Elle se présente alors sous la forme de filaments blancs; desséchée, elle ressemble à de la corne. En outre de carbone, hydrogène, oxygène et azote, elle renferme un peu de soufre, des phosphates de chaux et de magnésie, du carbonate de chaux. etc. Soluble dans une solution de sel marin, de sulfate et de phosphate de soude, elle se coagule par les acides. La fibrine ne préexiste pas dans le sang; elle n'apparaît qu'au moment de la coagulation. La coagulation est la transformation du fibrinogène, soluble durant la vie, en une substance qui devient insoluble et se change en fibrine en s'unissant aux sels de chaux du plasma sous l'influence du fibrin-ferment. Ce fibrin-ferment paraît venir par décomposition des leucocytes. La fibrine doit être considérée, non comme une matière de synthèse nutritive ou un aliment, mais comme une substance de déchet, un produit excrémentitiel. Aussi la fibrine se montre-t-elle surtout abondante dans le surmenage, la fièvre, dans le muscle qui a beaucoup travaillé, etc.

Fibrinogène (biochimie). -  Matière albuminoĂŻde de la classe des globulines, qui se dĂ©double en un composĂ© soluble (globuline) et un composĂ© insoluble (fibrine), sous l'influence du ferment de la fibrine et en prĂ©sence des sels de calcium.

Fibroblaste. - Cellules responsables de la production et de la maintenance de la matrice extracellulaire. Comme leur nom l'indique, les fibroblastes, inoblastes ou cellules fibroplastiques sont les cellules jeunes du tissu conjonctif destinées à donner naissance aux fibres lamineuses. Au cours du développement embryonnaire, ces éléments prennent leur origine dans les formations mésenchymateuses du feuillet moyen; primitivement arrondis (éléments embryoplastiques de Ch. Robin) , ils s'allongent ensuite et deviennent fusiformes ou étoilés, à prolongements minces et effilés dont il est bientôt difficile de déterminer la longueur exacte à cause de leur extrême ténuité. Sur l'embryon de mouton de 4 à 5 centimètres, les fibroblastes à leur début ont environ 25 micromètres de long sur 40 micromètres de large et présentent un noyau ovoïde et granuleux à contour peu distinct. Examinés chez le foetus humain, vers le milieu de la grossesse, ils offrent des dimensions beaucoup plus considérables; leur noyau allongé a pris un aspect vésiculeux et se montre entouré d'une membrane nucléaire très nette.

Le point le plus important et le plus litigieux de l'histoire des Ă©lĂ©ments fibroblastiques est celui qui a concernĂ© le mode de formation des fibres conjonctives. Tandis que Schwann (1839) admettait que le corps cellulaire se transformait directement en un faisceau fibrillaire, Henle professa le premier que c'Ă©tait la substance amorphe interposĂ©e aux cellules qui subissait une sorte de clivage et se divisait ainsi en fibres distinctes. Par la suite, l'une et l'autre opinion ont comptĂ© des partisans autorisĂ©s : Max Schulze, Beale, Obersteiner, Ch. Robin, W. Krause, Flemming, etc., se sont prononcĂ©s pour l'origine cellulaire directe; Virchow, Donders, Koelliker et autres tenaient pour une modification de la substance fondamentale primitivement muqueuse qui se changerait progressivement en une masse fibrillaire collagène. Enfin, d'après plusieurs auteurs de la fin du XIXe siècle, la portion pĂ©riphĂ©rique du cytoplasme des fibroblastes Ă©tait employĂ©e Ă  la sĂ©crĂ©tion de la matière amorphe prenant ultĂ©rieurement la structure fibrillaire (Rollett, Ziegler). 
On voit persister chez l'adulte, parmi les fibres lamineuses, des cellules de tissu conjonctif qui représentent les restes de fibroblastes ayant subi une réduction de volume très notable au cours des phénomènes histogéniques précités. Ces éléments affectent des formes assez variables, suivant la variété de tissu envisagée; en général, ils ont un corps mince et lamelleux et s'anastomosent entre eux par des prolongements ramifiés. On observe les mêmes phases morphologiques lors de la néoformation de tissu connectif si fréquente chez l'adulte (scléroses séniles et pathologiques, néoplasie inflammatoire, cicatrices, tumeurs). (G. Herrmann).
Fibrocartilage ou fibro-cartilage. - Le fibrocartilage est formé par des cellules disposées comme dans le cartilage hyalin, mais il se distingue de ce dernier en ce que sa substance fondamentale intercellulaire est nettement fibreuse, parcourue par une multitude de fibres lamineuses entre-croisées en tous sens et disparaissant sous l'action des acides et des bases. Les cellules cartilagineuses y sont fort peu nombreuses; elles ont une paroi épaisse et sont disposées en petits groupes ou en traînées à des distances assez notables les unes des autres. Ce tissu constitue les disques intervertébraux, les cartilages sésamoïdes les ménisques interarticulaires, fibrocartilages semi-lunaires, fibrocartilages semi-lunaires du genou, ménisque de l'articulation temporo-maxillaire; on le trouve aussi au niveau de l'insertion des tendons sur les os. Le fibrocartilage est recouvert de périchondre, membrane fibroélastique , qui se continue insensiblement avec la substance fondamentale du fibrocartilage. (Ch. Debierre).

Fibroïne (chimie). - Lorsqu'on traite successivement la soie par l'eau, l'alcool, l'éther et l'acide acétique bouillant, il reste un résidu qui a reçu le nom de fibroïne. Ce résidu, qui représente environ la moitié de la matière première, présente la même apparence que la soie, mais il est plus tendre, plus souple et moins résistant. A chaud, il se boursoufle, brûle avec une flamme bleuâtre, en répandant une odeur de corne brûlée, et en laissant un charbon qui renferme une notable quantité de sels, notamment de phosphates. La fibroïne est insoluble dans l'eau, soluble, comme le coton, dans le réactif de Schweizer; la solution n'est précipitée ni par le sucre, ni par les sels neutres, mais seulement par les acides étendus. Avec l'acide sulfurique, elle donne un liquide brun clair, visqueux, précipitable par le tanin; les solutions chlorhydrique et azotique sont précipitées par les alcalis ; à chaud, la dernière engendre de l'acide oxalique. La fibroïne ne se dissout pas dans les lessives alcalines étendues, mais seulement dans les alcalis caustiques, en donnant des solutés précipitables par l'acide sulfurique étendu ; elle est insoluble dans l'ammoniaque et dans les carbonates alcalins ; la potasse en fusion donne surtout de l'acide oxalique. Elle se rapproche par sa composition de la gélatine. (Ed. B.).

Filaments intermédiaires. - Structures constituants les cytosquelettes. Ils sont composés de différentes protéines selon le type cellulaire et fournissent une résistance mécanique et une stabilité structurelle.

Fil-de-la-Vierge ou Fil Notre-Dame (zoologie). - Chacun connaĂ®t ces flocons de filaments blancs, très lĂ©gers, qui se balancent lentement au milieu des airs, dans les jours calmes d'automne, lors des premiers brouillards. Hermann fils les regardait comme produits par diverses espèces de Mites ou  Acarus (entre autres le Gamase tisserand, G. telarius de Latreille), qui vivent sur les feuilles de certains arbres, et surtout du tilleul, et les recouvrent de fils très fins. G. Cuvier a cru leur reconnaĂ®tre une origine un peu diffĂ©rente.

Ces flocons blancs, dit Cuvier, sont certainement produits, ainsi que nous nous en sommes assuré en suivant leur point de départ, par diverses jeunes araignées, et notamment des épeires et des thomises; ce sont principalement les grands fils qui doivent servir d'attache aux rayons de la toile, ou ceux qui en composent la chaîne, et qui, devenant plus pesants à raison de l'humidité, s'affaissent, se rapprochent les uns des autres, et finissent par se former en pelotons; on les voit souvent se réunir près de la toile commencée par l'animal, et où il se tient. Il est d'ailleurs probable que beaucoup de ces aranéïdes, n'ayant pas encore une provision assez abondante de soie, se bornent à en jeter au loin de simples fils. C'est, à ce qu'il me paraît, à de jeunes araignées lycoses qu'il faut attribuer ceux que l'on voit en grande abondance croisant les sillons des terres labourées, lorsqu'ils réfléchissent la lumière du soleil. Analysés chimiquement, ces fils de la Vierge offrent précisément les mêmes caractères que la soie des araignées; ils ne se forment donc pas dans l'atmosphère, ainsi que l'a conjecturé, faute d'observations propres, un savant dont l'autorité est d'un si grand poids, M. le chevalier de Lamarck. (Règne animal, t. IV, p. 219).
Filet (botanique). - On donne ce nom à la partie ordinairement filamenteuse de l'étaminequi supporte l'anthère. Cet organe manque quelquefois, comme dans l'aristoloche; l'anthère est alors dite sessile. - Le filet a la même organisation que les pétales; aussi présente-t-il quelquefois la même forme que ceux-ci; ainsi, dans les balisiers, il est large, mince, souple, coloré comme un pétale; on le dit alors pétaloïde. Le filet est capillaire quand il a la finesse d'un cheveu, comme dans la plupart des graminées et des plantains. Dans le sparmannia d'Afrique. il est toruleux, c'est-à-dire qu'il présente des renflements comme des noeuds de distance en distance. Le filet peut être encore crénelé, spiralé, génicule, etc. - Le filet est en outre velu comme dans l'avocatier, glanduleux dans la fraxinelle, barbu comme,dans les mourons. Il est quelquefois aussi doué de mobilité. Il est élastique dans la pariétaire; et irritable dans l'épine-vinette, la rue, etc. Les filets peuvent être soudés entre eux.

Filières (zoologie). - On nomme ainsi les organes qui produisent, dans les araignées, les fils dont elles tissent leurs toiles. Réaumur les a bien décrits, et après lui Tréviranus. L'appareil sécréteur de la soie est situé dans l'abdomen, près de son origine; il se compose d'une petite vésicule transparente, placée de chaque côté à la base d'un groupe de six tubes recourbés six à sept fois sur eux-mêmes, et qui viennent aboutir à deux on trois paires de mamelons charnus à l'extrémité, cylindriques ou coniques; ce sont les filières. Leur extrémité est percée d'un très grand nombre de trous très petits par où sortent les fils extrêmement ténus, qui s'unissent pour former le fil d'araignée.

Fissiparité (physiologie), du latin fissus, fendu, et parere, produire. - Mode de reproduction observé chez un assez grand nombre d'êtres organisés, animaux ou végétaux, d'une organisation très simple, et particulièrement chez ceux de ces êtres que l'on nomme habituellement infusoires. Le corps de l'être vivant s'étrangle par un rétrécissement spontané, de façon à se montrer bientôt conformé en deux lobes; puis, l'étranglement devenant de plus en plus marqué, l'individu se divise bientôt en deux êtres distincts qui, séparés l'un de l'autre, se montrent aussi complets que leur parent commun l'était avant la division. On dit que ces êtres sont fissipares ou scissipares.

Fissipare, du latin fissus = fendu, et parere = enfanter). Qui se produit par la scission de son propre corps. On nomme fissiparitĂ©  le mode
de reproduction des animaux fissipares.

Fissipède, du latin fissus = fendu, et pes, pedis = pied). Qui a le pied divisé en plusieurs doigts ou parties, en parlant des quadrupèdes.

Fissure de Glaser (anatomie), fissura, fente. - On appelle fissure glénoïdale ou de Glaser une petite fente que l'on remarque au fond de la cavité articulaire (cavité glénoïde) de l'os temporal. Elle donne passage à l'apophyse grêle de Rew, qui appartient à l'os nommé marteau, au muscle antérieur de cet os, aux vaisseaux auditifs externes, à la corde du tympan.

Flagelle. - Structures présentes chez certains organismes unicellulaires, ainsi que chez certaines cellules animales, telles que les spermatozoïdes. Les flagelles sont de longues extensions filamenteuses de la membrane cellulaire, composées principalement de protéines. Ils sont généralement plus longs et plus minces que les cils et peuvent varier considérablement en longueur selon l'organisme. Les flagelles peuvent produire un mouvement de nage ou de propulsion pour déplacer l'organisme dans son environnement. Ce mouvement est souvent réalisé par une rotation du flagelle à sa base, qui crée une force de propulsion dans le liquide environnant. Les flagelles possèdent une structure interne complexe, comprenant un axe central, appelé axonème, composé de microtubules. Chez les bactéries, l'axonème est composé de protéines différentes et est entouré par une membrane externe. Chez les bactéries, les flagelles sont essentiels à la motilité. Ils permettent aux bactéries de se déplacer vers des sources de nutriments ou de s'éloigner de substances toxiques. La rotation du flagelle est alimentée par des moteurs moléculaires spécialisés qui utilisent l'énergie chimique pour produire le mouvement. Chez les spermatozoïdes, le flagelle est la structure motrice qui leur permet de se déplacer à travers le liquide séminal et de se diriger vers l'ovule pour la fécondation.

Flanc. - On appelle flancs les deux régions latérales de l'abdomen, qui s'étendent depuis les fausses côtes où elles se confondent avec les hypochondres jusqu'aux crêtes iliaques, où commencent les régions ou fosses iliaques. Les deux flancs sont séparés par la région ombilicale. - En anatomie vétérinaire, les flancs sont une partie importante à considérer dans les animaux domestiques. Ils ont pour base, principale la portion charnue du muscle petit oblique; on y distingue une partie médiane, saillante, c'est la corde du flanc; une partie déprimée située au-dessus et nommée le creux; enfin, une troisième au-dessous, et qui se continue avec le ventre. - On dit que le flanc est cordé lorsque le muscle petit oblique qui constitue la corde est très saillant. Lorsque la partie inférieure du flanc est peu développée, on dit qu'il est retroussé

Flavoprotéines. - Groupe de protéines qui contiennent un groupe prostétique appelé flavine, notamment la riboflavine (vitamine B2) ou ses dérivés phosphorylés tels que le FMN (mononucléotide de flavine) et le FAD (adénosine dinucléotide de flavine). Les flavoprotéines interviennent dans une variété de processus biologiques, y compris les réactions d'oxydoréduction. Elles agissent souvent en transférant des électrons entre différents substrats dans le cadre de réactions enzymatiques. Les flavoprotéines peuvent agir comme des oxydoréductases, catalysant des réactions d'oxydation ou de réduction. Les groupes flavine dans ces protéines peuvent accepter et transférer des électrons lors de ces réactions. Les flavoprotéines peuvent avoir une grande diversité de structures protéiques. Certaines sont des enzymes solubles, tandis que d'autres sont intégrées à des complexes enzymatiques ou à des membranes cellulaires. De nombreuses flavoprotéines sont impliquées dans le métabolisme énergétique, notamment dans la chaîne respiratoire des mitochondries, où elles participent au transport d'électrons et à la production d'ATP. Exemples de flavoprotéines : la NADH déshydrogénase, la succinate déshydrogénase, et la glucose oxydase.

FlétrissementFanaison.

Fleur. - Organe reproducteur des plantes Ă  fleurs (angiospermes).  Les organes reproducteurs mâles (Ă©tamines) produisent le pollen, tandis que les organes reproducteurs femelles (carpelles) contiennent les ovules. La pollinisation, qui consiste au transfert du pollen des Ă©tamines au stigmate des carpelles, est essentielle Ă  la fĂ©condation et Ă  la production de graines. Les fleurs prĂ©sentent une grande diversitĂ© de formes, de tailles, de couleurs et de parfums, ce qui contribue Ă  attirer une variĂ©tĂ© de pollinisateurs, tels que les insectes, les oiseaux, les chauves-souris et mĂŞme le vent, selon les espèces.

Fleuron (botanique). -  Se dit chez les plantes de la famille des composĂ©es, des fleurs Ă  corolle actinomorphe ou rĂ©gulière, symĂ©triques par rapport Ă  un axe; par exemple des petites fleurs jaunes qui occupent la rĂ©gion centrale d'un capitule de marguerite.

Floraison ou fleuraison. - Epanouissemcnt des fleurs. Temps où cet épanouissement se produit. Certaines plantes n'ont qu'une fleuraison dans leur existence et meurent après leur unique fructification, qu'elles soient annuelles, bisannuelles ou pluriannuelles; elles sont dites monocarpiques. D'autres, dites vivaces, fleurissent plusieurs fois (arbres fruitiers). Les plantes sont dites printanières, estivales, automnales, hivernales, suivant l'époque de leur fleuraison. Elles sont encore dites remontantes, quand elles fleurissent deux fois l'an.

Floral (botanique). - Epithète qui sert à désigner, à caractériser les organes qui dépendent de la fleur. Ainsi on appelle enveloppes florales le calice et la corolle. Les feuilles florales sont celles qui sont situées à la base de certaines fleurs, comme le chèvrefeuille des jardins; lorsqu'elles diffèrent des autres feuilles, on les appelle bractées (le mélampyre à crête), etc.

Flore. - Végétation présente dans une région donnée. - Ouvrage dans lesquels sont décrites et classées les plantes d'une région, d'un pays, ou qui est spécialement consacré à telle ou telle branche du règne végétal (phanérogames, plantes sauvages, plantes cultivées, paléontologie, etc.).

Florifères (botanique), du latin ferre, porter, flores, des fleurs. - Les botanistes ont donné ce nom aux parties de la plante qui portent les fleurs. Les bractées sont florifères dans les chatons du noisetier, du peuplier, du saule, etc. Les feuilles sont florifères dans la lenticule exiguë (lentille d'eau), dans les xylophylles, etc.

Foetus. - Produit de la conception non encore arrivĂ© Ă  terme, mais ayant dĂ©jĂ  les formes de l'espèce.  La dĂ©marcation entre l'Ă©tat d'embryon et l'Ă©tat de foetus n'a rien d'absolu, C'est gĂ©nĂ©ralement vers la fin du quatrième mois de la vie intra-utĂ©rine, que le nom de « foetus » est appliquĂ© Ă  l'espèce humaine. A la fin du troisième mois on distingue le sexe, et les traits du visage sont bien dessinĂ©s. Le foetus est viable Ă  partir de six mois environ. 

Foie, du latin [jecur] ficatum = foie d'oie engraissĂ©e avec des figues). - Viscère de couleur rougeâtre, organe sĂ©crĂ©teur de la bile. Le foie est le plus volumineux de tous les viscères; il pèse chez l'humain 1500 grammes. Sa couleur, variable, est gĂ©nĂ©ralement rouge-brun; sa consistance est ferme, quoiqu'il se laisse facilement dĂ©chirer. SituĂ© dans l'hypocondre droit, qu'il remplit entièrement, le foie s'avance jusque dans l'hypocondre gauche. Sa face supĂ©rieure est lisse et convexe, sa face infĂ©rieure est concave et traversĂ©e par deux sillons latĂ©raux. Un troisième sillon transversal, dit hile du foie, contient tous les organes qui vont au foie, ou qui en partent : veine porte, veine hĂ©patique, vaisseaux lymphatiques et filets nerveux.  Le foie est entourĂ© en grande partie par le pĂ©ritoine, dont Les diffĂ©rents replis le maintiennent en place, formant : le ligament suspenseur ou falciforme, dont le bord infĂ©rieur contient le ligament rond du foie, vestige de la veine ombilicale du foetus, le ligament cordonaire; les deux ligaments triangulaires. En faisant une coupe du foie, on distingue de petits corpuscules arrondis de 1 Ă  2 millimètres de diamètre. Ce sont les lobules hĂ©patiques, Un lobule se compose de cellules diverses; de chaque lobule sort la veine sushĂ©patique; les vaisseaux qui y entrent sont des ramifications de l'artère hĂ©patique et de la veine porte. Le foie reçoit le sang veineux de la veine porte, c'est-Ă -dire issu des organes abdominaux, et le transmet Ă  la veine cave infĂ©rieure. Il sĂ©crète la bile, produit le glycose et emmagasine le glycogène. Enfin, c'est le foie qui agit sur les toxines et les dĂ©truit.

Foliacé (botanique). - Se dit des organes qui ont l'apparence, la nature et l'organisation des feuilles. Les stipules sont foliacées dans la plupart des cas, ainsi que l'involucre. La spathe est foliacée dans les glaïeuls. Le terme foliacé s'emploie surtout pour qualifier certains cotylédons qui, minces et souvent relevés de nervures, ressemblent tout à fait aux feuilles, comme dans les belles-de-nuit et autres nyctaginées, quelques euphorbiacées, comme le sablier explosif (Hara crepitans); tels sont encore les sterculiers, les tilleuls, etc.

Foliaire. - Qui a rapport aux feuilles (ex. :glandes foliaires).

Foliation. -  Disposition des feuilles sur la tige. Moment oĂą les bourgeons commencent Ă  dĂ©velopper leurs feuilles. (Synonyme dans ce sens de feuillaison). 

Foliole (botanique). - Petite feuille. On désigne particulièrement sous le nom de folioles les divisions articulées des feuilles composées ou encore les bractées qui constituent l'involucre du capitule dans la famille des Composées.

Follicule. - En botanique, ce mot désigne un fruit à péricarpe sec et déhiscent, ordinairement polysperme, provenant d'un carpelle clos et s'ouvrant à maturité par une fente unique, qui passe exactement entre les deux rangées de graines : une fleur fournit généralement autant de follicules qu'elle contenait de carpelles. - En anatomie ce nom est donné à divers organes en forme de petit sac (follicules pileux, sébacés, dentaires, etc.). Les follicules dentaires ou sacs dentaires ont pour fonction de sécréter les dents et se comportent comme des glandes. Ils se montrent au deuxième mois de la gestation, sous forme d'épaississements, puis de bourgeons épithéliaux, qui s'enfoncent dans la gencive. Le follicule est double pour les dents qui sont destinées à être remplacées.

Fontanelle (anatomie). - On désigne sous ce nom les espaces membraneux qui existent chez le foetus et les très jeunes enfants aux régions du crâne où se rencontreront les angles des os, lorsque leur ossification sera complète. Les fontanelles résultent de ce que l'ossification de ces os se faisant du centre à la circonférence par une progression régulière, les points les plus éloignés, qui sont les angles, sont atteints les derniers par l'encroûtement osseux; pendant ce temps, ces intervalles sont complétés seulement par l'adossement du péricrâne et de la dure-mère. - Le nom de fontanelle vient probablement de ce que ces régions paraissent plus humides que les autre, parties du crâne. Celui de Fons pulsatilis des Latins leur a été donné, parce que l'absence des parois osseuses permet d'y sentir les mouvements d'élévation et d'abaissement du cerveau. - On compte six fontanelles, deux en haut, à savoir : une à la réunion du coronal (os frontal) et des angles antérieurs supérieurs des pariétaux; c'est la plus importante et la plus connue; la deuxième à la réunion des angles postérieurs inférieurs des pariétaux avec l'occipital. Il y en a deux autres de chaque côté, la première située entre le pariétal, l'occipital et le temporal, au-dessus de l'apophyse mastoïde; et la seconde à la réunion du pariétal, du coronal et du sphénoïde dans la fosse temporale.

Foraminifères. - Organismes marins unicellulaires qui sécrètent des coquilles en carbonate de calcium. Ces coquilles forment souvent des dépôts sédimentaires dans les fonds marins. Les foraminifères utilisent des pseudopodes pour se déplacer et capturer des particules alimentaires. (Rhizopodes).

Forêt, du bas latin fores, -tis, de foris = dehors). - Grande étendue de terrain planté d'arbres. Les régions forestières par excellence, très réduites aujourdhui par les progrès du déboisement, se trouvent dans les régions tempérées des deux hémisphères le plus abondamment et surtout le plus régulièrement arrosées : dans le nord-est de la France, le plateau schisteux rhénan, les plateaux de l'Allemagne centrale (Forêt-Noire, Franconie, Thuringe), la Norvège, la Finlande, la Russie au Nord du 55e degré de latitude Nord, la Sibérie septentrionale, etc. En Amérique, une zone forestière correspondante existe au Canada et au Nord des prairies de l'Ouest. Enfin, dans les régions tropicales de l'Afrique et du Brésil, de l'Inde et de l'Insulinde, très abondamment arrosées par les pluies tropicales, se développe la magnifique végétation de forêts primaires.

Fosse. - Se dit en anatomie d'excavations plus ou moins profondes (fosse orbitaire, fosse iliaque, fosses nasales , etc.).

Fossette. - Petite cavité. Par exemple, en anatomie, la fossette de l'estomac qui est un creux de l'estomac. En zoologie, une fossette c'est encore un petit creux ou une petite dépression dans le tégument de divers animaux : Annélides, Crustacés, Insectes, etc. : Les téguments chargés de fossettes sont dits fovéolés.

Fossile, du latin fossilis = extrait de la terre. - Nom donnĂ© aux dĂ©bris ou empreintes de plantes (ex. : bois fossiles), d'animaux et Ă  divers Ă©lĂ©ments Ă©lĂ©ments liĂ©s Ă  une activitĂ© biologique  prĂ©servĂ©s dans les roches ou les sĂ©diments et ensevelis dans les couches terrestres antĂ©rieures Ă   la pĂ©riode gĂ©ologique actuelle. Les fossiles peuvent prendre diffĂ©rentes formes, selon le processus de fossilisation et le type d'organisme prĂ©servĂ©. Les fossiles les plus courants comprennent les os, les dents, les coquilles, les empreintes de pas, les empreintes de feuilles, les empreintes de plumes, les traces de mouvements (ichnofossiles) et les fossiles de pollen.

Fossilisation. - Passage d'un corps organisé à l'état fossile. Si un organisme se trouve, après sa mort, exposé au contact de l'eau ou de l'air humide, il se décompose rapidement et ses parties les plus solides seront complètement détruites au bout de quelques années. Si, au contraire, il se trouve à l'abri de l'air, entouré de substances minérales qui pénètrent ses tissus ou se déposent sur sa surface, sa substance pourra être détruite en tout ou en partie, mais, du moins, il conservera sa forme et même jusqu'à un certain point sa structure; il sera devenu fossile. Ce sont très rarement les organismes eux-mêmes qui se sont ainsi conservés; presque toujours, leur composition a été altérée, modifiée; leurs molécules ont été remplacées par d'autres, plus susceptibles d'une longue conservation. C'est ainsi que certains organismes fossiles sont entièrement silicifiés. Souvent le corps a disparu, sans laisser d'autres traces que les empreintes ou moules de sa forme extérieure et souvent de sa forme interne, ce qui a lieu pour les fossiles du calcaire grossier.

Fouet de l'aile (zoologie). - C'est la troisième partie ou la plus extérieure de l'aile des oiseaux. Quelques-uns d'entre eux, tels que certaines espèces de Vanneaux des pays chauds, les Kamickis, les Jacanas, parmi les Échassiers, ont le fouet de l'aile armé d'un et souvent de deux éperons ou ergots. On trouve la même disposition chez un petit nombre de Palmipèdes; ainsi la Bernache armée ou Oie d'Afrique n'a qu'un petit ergot à l'aile, tandis que l'Oie de Gambie se fait remarquer par les deux gros éperons dont le fouet de son aile est armé. Ce sont véritablement des armes pour ces oiseaux.

Fouisseurs (mammifères). - En zoologie, on donne le nom général de mammifères fouisseurs (fossores; du latin fodere, fouir) à tous les mammifères qui creusent la terre pour y trouver un abri ou des aliments. Ils ont les membres antérieurs constitués fortement et des ongles très longs; mais comme ces animaux, malgré cette analogie, diffèrent essentiellement entre eux par d'autres caractères plus importants, ils ne peuvent être classés dans une même division. Tels sont les Taupes (Les Talpidés); les Spalax (rongeurs); les Tatous (édentés); les Echidnés (monotrèmes). etc.

Fourchette (anatomie vĂ©tĂ©rinaire). - On appelle ainsi cette partie du sabot du cheval, formĂ©e par une corne molle, Ă©lastique, qui s'Ă©largit vers le talon et qui est moulĂ©e exactement sur le coussinet plantaire, partie molle et charnue situĂ©e sous le pied.  "C'est, dit Girard, une partie exubĂ©rante, pyramidale, dont la pointe est antĂ©rieure et prolongĂ©e dans le milieu de la sole; dont la base, bifurquĂ©e et plus Ă©levĂ©e, se continue de chaque cĂ´tĂ© avec les talons et termine postĂ©rieurement la circonfĂ©rence du dessous du pied. Elle porte deux branches disposĂ©es en V, et sĂ©parĂ©es par un enfoncement triangnlaire nommĂ© le vide. Elle est composĂ©e d'une corne plus ou moins flexible, concourt avec le bord de la paroi Ă  l'appui, modère les effets des percussions violentes, empĂŞche l'animal de glisser sur le pavĂ© mouillĂ© on plombĂ©, et sert spĂ©cialement au toucher."

Fovéa = fovéa centralis. - Petite dépression située au centre de la rétine de l'oeil humain. Elle est particulièrement densément peuplée de cônes, les cellules photoréceptrices responsables de la vision en détail. La densité de cônes dans la fovéa est extrêmement élevée, atteignant jusqu'à 200 000 cônes par millimètre carré. Cette densité élevée de cônes est ce qui permet une vision très nette et détaillée dans cette région. La fovéa est située au fond de la macula, une zone légèrement plus grande, qui est également riche en cônes. La fovéa elle-même a un diamètre d'environ 1,5 mm, ce qui correspond à environ 0,5 degré de l'angle visuel.

FovĂ©ole (du latin  foveola =, petite fosse ou fossette). En zoologie, le terme dĂ©signe une dĂ©pression, un creux Ă  la surface du corps. S'emploie surtout pour les insectes.). - En botanique, la fovĂ©ole est la  fossette que prĂ©sente, chez certaines composĂ©es, la surface du rĂ©ceptacle, et dont chacune reçoit la base d'une fleur. C'est aussi la dĂ©pression du fond de laquelle se dĂ©tache le liquide d'une feuille d'isoète.

Fovéolé, ée (rad. fovéole). - Qui est chargé de fossettes, qui est marqué d'une ou de plusieurs impressions arrondies.

Fovilla (botanique), du latin fovere = chauffer, couver. - Expression tombée en désuétude et par laquelle les botanistes désignaient jadis une matière fluide, épaisse, contenue dans l'enveloppe interne du pollen. Dans cette matière nagent de nombreux corpuscules granuleux et opaques, des gouttelettes huileuses, et beaucoup plus rarement des grains de fécule. - "Les corpuscules sont en général de deux sortes, la plupart extrêmement petits et sphériques; quelques. uns beaucoup plus gros, globuleux eux-mêmes ou ellipsoldes, ou allongés en courts cylindres, amincies à leurs extrémités. On a cru reconnaître, dans ces derniers, des mouvements de contraction ou de flexion, comme dans les animalcules infusoires. Mais ces délicates observations demandent à être encore soigneusement vérifiées." (Jussieu). - Cette matière intérieure joue un grand rôle dans la reproduction des plantes.

Frai. - On appelle ainsi les oeufs des Poissons, des Batraciens et de quelques autres animaux aquatiques. Les oeufs des Poissons sont ordinairement rĂ©unis en masses plus ou moins grandes, au moyen d'un enduit muqueux, et dĂ©posĂ©s par les femelles dans des endroits qu'elles recherchent comme des abris sĂ»rs et ayant une tempĂ©rature convenable, des fonds plus commodes et une eau adaptĂ©e Ă  leur Ă©tat. En gĂ©nĂ©ral, les poissons qui habitent la haute mer s'approchent des rivages, d'autres remontent les grands fleuves; quelques-uns quittent les lacs pour se rapprocher des sources des rivières et des ruisseaux. Les carpes cherchent les fonds herbus; Ia tanche, l'anguille, prĂ©fèrent la vase et les eaux dormantes; les truites, les perches, les goujons, les loches, aiment les eaux vives et coulant sur le gravier. On voit souvent les saumons (Le Saumon commun) remonter par bandes nombreuses certaines grandes rivières pour aller retrouver les frayères sableuses qu'ils avaient dĂ©jĂ  frĂ©quentĂ©es auparavant. Du reste, le temps du frai ou de la ponte varie suivant les espèces; ainsi c'est de novembre Ă  mars pour la truite-saumon, le brochet, la lotte, etc. Mais le grand temps du frai est d'avril Ă  aoĂ»t, ainsi c'est celui des cyprins, carpes, goujons, gardons, chevannes, tanches, ables, perches, etc.  Parmi les Batraciens, les grenouilles et les crapauds jettent aussi un frai composĂ© de bulles d'une substance albumineuse, transparente, avec un point noir au milieu de chacune d'elles; c'est le rudiment de l'embryon. Tout le monde connaĂ®t les frais de grenouille qui existent en si grande quantitĂ© dans certaines mares. Complètement abandonnĂ© aujourd'hui en mĂ©decine, le frai de grenouille Ă©tait autrefois considĂ©rĂ© comme Ă©mollient. Son eau distillĂ©e Ă©tait employĂ©e en collyre. Plusieurs coquilles univalves et bivalves laissent aussi Ă©chapper un frai gĂ©latineux. Il en est de mĂŞme, en gĂ©nĂ©ral, des autres animaux aquatiques ovipares.

Frayère. - On appelle ainsi le lieu oĂą les femelles des poissons, viennent dĂ©poser leurs oeufs (Frai). Ces endroits sont presque toujours plus ou moins Ă©loignĂ©s de leurs habitations ordinaires. Dans ce cas les poissons quittent leur sĂ©jour habituel quelquefois isolĂ©ment, d'autres fois par bandes nombreuses pour aller trouver les frayères dĂ©jĂ  frĂ©quentĂ©es ou pour en chercher de nouvelles. Cette migration n'a jamais lieu le jour. Les uns quittent la mer, remontent les fleuves; les rivières, les ruisseaux mĂŞme pour chercher les eaux vives; d'autres gagnent les guĂ©s, les Ă©tangs pour trouver des eaux tranquilles et d'une tempĂ©rature plus douce. Les crues d'eau, les variations brusques de tempĂ©rature nuisent au dĂ©veloppement des oeufs et en perdent un grand nombre. Mais dans chaque localitĂ© choisie par les femelles des poissons, la place n'est pas indiffĂ©rente, et l'on a vu, par exemple, des bandes de saumons remontant Ă  leurs frayères situĂ©es dans quelques lieux paisibles de la rivière, caillouteux et bien exposĂ©s, ordinairement dans un ou deux pieds d'eau; et la pratique a constatĂ© que lĂ  oĂą sur une petite gravière, il y avait une fosse, un lit de saumons, on Ă©tait certain d'en trouver tous les ans (EncyclopĂ©die de l'agriculture). D'autres poissons recherchent les petits fonds vaseux, herbus, etc. Les pĂŞcheurs, au fait de ces habitudes, ont soin d'en profiter pour assurer la rĂ©ussite de leur pĂŞche. 

Fretin (zoologie). - Ce nom s'applique à tout poisson trop petit pour être mangé autrement qu'en friture. On l'emploie aussi comme appât pour la pêche à la ligne des poissons voraces. Il diffère de l'alevin en ce que celui-ci n'est composé que de poissons propres aux étangs que l'on veut empoissonner.

Frein (anatomie). - Nom donnĂ© Ă  des structures qui servent Ă  retenir ou Ă  limiter le mouvement d'une partie du corps. Exemples : 

• Frein lingual : Aussi appelé frein de la langue, c'est une petite bande de tissu muqueux située sous la langue qui relie celle-ci au plancher de la bouche.

• Frein prĂ©putial : Chez les hommes non circoncis, le frein prĂ©putial est une fine bande de tissu muqueux situĂ©e sur la face infĂ©rieure du prĂ©puce (peau qui recouvre le gland). 

• Frein des membres : Les freins peuvent également être présents dans les articulations des membres, tels que les freins des tendons, qui servent à stabiliser et à limiter les mouvements excessifs des articulations. Par exemple, les freins des tendons dans le genou ou le coude aident à empêcher les mouvements excessifs qui pourraient endommager les structures environnantes.

• Frein labial : C'est une bande de tissu muqueux qui relie la lèvre Ă  la gencive. 

Fronde. - On dĂ©signe sous le nom  de frondes les feuilles des fougères. Elles offrent un grand nombre de variĂ©tĂ©s dans leur forme. Leur pĂ©tiole est ordinairement assez long, le plus souvent canaliculĂ© Ă  sa partie supĂ©rieure; presque toujours elles sont simples, et profondĂ©ment dĂ©coupĂ©es. Mais le caractère le plus remarquable des feuilles de fougères, c'est le mode de distribution des nervures; par suite de leur organisation elles sont plus fines et plus nettes que dans les autres plantes; tantĂ´t simples et naissant latĂ©ralement de la nervure mĂ©diane, le plus souvent elles se bifurquent, s'anastomosent et forment des rĂ©seaux plus ou moins rĂ©guliers, quelquefois ce sont des arcades peu Ă©loignĂ©es de la nervure mĂ©diane, etc. Ce mode de distribution des nervures a contribuĂ© Ă  caractĂ©riser les genres; et il est presque toujours en rapport avec l'origine des organes reproducteurs. En effet, si l'on en excepte un très petit nombre, ces organes naissent toujours sur un point de la surface infĂ©rieure de la feuille, correspondant Ă  une nervure. On sait que ces capsules sont constamment situĂ©es sur la face infĂ©rieure des feuilles. On donne aussi le nom de frondes aux lames ou expansions herbacĂ©es auxquelles sont rĂ©duits quelquefois un certain nombre de lichens et d'hĂ©patiques, dans l'Ă©paisseur desquelles sont quelquefois plongĂ©s les sporanges; d'autres fois ceux-ci sont portĂ©s sur un pĂ©dicule.

Front, Frons des Latins. - Partie supĂ©rieure de la face, bornĂ©e latĂ©ralement par les tempes, en haut par l'origine des cheveux, en bas par la ligne horizontale des sourcils. Elle forme la ligne, des sourcils. On y retrouve les os, les muscles, les vaisseaux, les nerfs, etc. qui entrent dans la composition de la face. -  RĂ©gion de la tĂŞte des animaux, bornĂ©e en bas par le chanfrein et s'Ă©tendant en haut jusqu'au sommet de la tĂŞte; il a pour base l'os frontal, les pariĂ©taux, les muscles temporaux. Dans le boeuf il ce termine supĂ©rieurement par un bourrelet des deux cĂ´tĂ©s duquel surgissent les cornes

Frontal. - Qui concerne le front. - Muscle frontal : on nomme ainsi un muscle mĂ©dian large, mince, irrĂ©gulièrement quadrilatĂ©ral, qui couvre l'os frontal jusqu'aux sourcils. - Nerf frontal : c'est la branche du nerf ophtalmique qui passe Ă  la partie supĂ©rieure de l'orbite, puis se divise en deux rameaux; l'un passe par le trou orbitaire supĂ©rieur, le second au-dessous de la poulie du muscle grand oblique. - Os frontal. Cet os, placĂ© Ă  la partie antĂ©rieure du crâne, s'articule avec les pariĂ©taux, les temporaux et le sphĂ©noĂŻde; il forme la paroi supĂ©rieure de l'orbite et presque toute la cloison osseuse nasale. C'est sur cet os que l'on trouve les bosses frontales, si dĂ©veloppĂ©es chez les jeunes enfants, et qui sont constituĂ©es par le dĂ©veloppement des sinus frontaux. 

Fructose. - Monosaccharide ( =  glucide simple), qui se trouve naturellement dans de nombreux fruits, ainsi que dans le miel et dans certains lĂ©gumes. Le fructose est un isomère du glucose, ce qui signifie qu'il a la mĂŞme formule chimique (C6H12O6) mais une structure molĂ©culaire diffĂ©rente. Le fructose est plus sucrĂ© que le glucose ou le saccharose (sucre de table), ce qui en fait un Ă©dulcorant populaire dans de nombreux aliments transformĂ©s et boissons sucrĂ©es. Le fructose est absorbĂ© dans l'intestin grĂŞle et transportĂ© dans le sang, oĂą il peut ĂŞtre utilisĂ© comme source d'Ă©nergie par les cellules du corps. Contrairement au glucose, le fructose est mĂ©tabolisĂ© principalement dans le foie. Il est converti en glucose, en glycogène (forme de stockage du glucose) ou en acides gras, selon les besoins Ă©nergĂ©tiques de l'organisme.

Fruit. - Organe des plantes phanérogames qui succède à la fleur, et qui contient la semence. Le fruit est l'ensemble de la graine, de l'ovaire et de ses enveloppes venus à maturité. Il est formé de deux parties : 1° le péricarpe, servant d'enveloppe aux graines, et divisé lui-même en épicarpe, mésocarpe et endocarpe, et 2° la graine. Suivant la forme qu'ils affectent, les fruits reçoivent différents noms (drupe, drupéole, baie, akène, gousse, silique, caryopse, pyxide, capsule, samare, strobile). Certains fruits s'ouvrent à la maturité pour laisser s'échapper leurs graines (fruits déhiscents), d'autres tombent avec leurs graines, qui ne sont libérées que par la décomposition des enveloppes extérieures (fruits indéhiscents). La plupart des fruits servant à l'alimentation de l'homme sont fournis par des végétaux ligneux : un petit nombre seulement proviennent de plantes herbacées. On distingue dans les pays tempérés : les fruits à pépins (poire, pomme, coings sorbes); à noyau (abricot, cerise, péché, prune). à osselets (nèfle, cornouille), baies (raisins, groseilles, framboises, fraises, ronces, épine-vinette, busserole), les fruits secs ou non pulpeux (noix, noisette, amande, châtaigne, faine). Les pays chauds fournissent les grenades, oranges, citrons, mandarines, figues, dattes, ananas, anones, noix de coco, bananes, goyaves, kakis, physalis, litchis, sapotille, caroubes, jambosa, etc.

Frutescent (botanique), dit latin fruter, arbrisseau. - Se dit d'un vĂ©gĂ©tal ligneux, rameux dès sa base Ă  la manière des arbrisseaux, Une plante est dite sous-frutescente, lorsque la partie infĂ©rieure de sa tige seule est ligneuse. Une plante frutiqueuse est celle qui, Ă©tant herbacĂ©e  tend Ă  devenir frutescente.

Funicule (botanique). - On donne ce nom au cordon vasculaire qui, partant du placenta de l'ovaire , aboutit à la graine et est destiné à servir de conduit aux sucs nourriciers. Ce cordon est désigné souvent sous le nom de cordon ombilical. Certains auteurs ont aussi nommé cet organe podosperme (du génitif grec podos, pied, et sperme, graine). Il est quelquefois très développé comme dans certains magnolias. Dans les asclépiades, il est formé de filets soyeux qui composent une aigrette. - Le funicule est un faisceau de fibres et de vaisseaux détachés du placenta ou trophosperme. Destiné à nourrir l'embryon comme il a été dit, il pénètre à travers l'épisperme jusqu'à l'amande; dans ce trajet, il franchit l'épaisseur de la testa en un point nommé le hile, et celle du tegmen ou membrane interne en un autre point nommé la chalaze.

Furca. - Terme utilisé en anatomie pour désigner des structures en forme de fourche. Il désigne également une structure spécifique présente chez certains crustacés, en particulier les amphipodes et les isopodes. La furca est, dans ce cas, une paire de appendices caudaux, souvent modifiés, qui sont situés à l'extrémité postérieure de l'abdomen. Ces appendices peuvent être utilisée pour la propulsion, en battement synchronisé avec d'autres appendices, ce qui permet au crustacé de nager rapidement en avant ou en arrière. La furca peut également servir de gouvernail, fournissant stabilité et contrôle directionnel pendant la nage.

Fuseau mitotique.= Fuseau de division ou fuseau mitotique. - Structure cellulaire spécialisée qui se forme pendant la division cellulaire, spécifiquement lors de la mitose. Il est essentiel pour la distribution équitable des chromosomes, assurant ainsi la transmission correcte de l'information génétique aux cellules filles. La formation et la régulation du fuseau mitotique sont des processus impliquant différentes protéines et signaux cellulaires. La précision de ces processus est cruciale pour éviter des erreurs de ségrégation chromosomique. Le fuseau mitotique se forme à partir des microtubules. Ceux-ci s'étendent à partir des centrosomes, qui sont situées aux pôles opposés de la cellule. Le fuseau mitotique est composé de microtubules polymérisés, organisés en une structure tridimensionnelle. Il est divisé en deux parties principales : les microtubules kinétochoriens attachés aux centromères des chromosomes et les microtubules astraux qui s'étendent vers les côtés de la cellule. Les microtubules kinétochoriens attachés aux centromères des chromosomes tirent les chromatides soeurs vers des pôles opposés de la cellule. Le fuseau mitotique passe par plusieurs phases pendant la mitose, notamment la formation, la métaphase (alignement des chromosomes au centre de la cellule), l'anaphase (séparation des chromatides soeurs vers les pôles opposés) et la télophase (formation de deux nouvelles cellules distinctes).

Fusiforme (histoire naturelle). - Qui a la forme d'un fuseau, renflé vers le milieu et s'amincissant par les deux bouts. On rencontre assez souvent cette forme en zoologie et en botanique; ainsi plusieurs espèces de coquilles sont fusiformes, la racine d'une variété de Rave (Raphanus sativus, Lin.) est fusiforme, etc.

Fusion. - Mode d'entrée par certains virus à enveloppe, où cette enveloppe fusionne avec la membrane plasmique de la cellule hôte.

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