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George Dandin
ou le Mari confondu, comédie en trois actes et en prose,
de Molière, représentée
pour la première fois le 19 juillet 1666, et accompagnée
de quatre intermèdes. - George Dandin est un paysan auquel son argent
a ouvert la maison d'un gentillâtre ruiné et entiché
de sa noblesse : il expie cruellement l'honneur d'avoir épousé
Angélique de Sotenville. Il apprend, grâce à la maladresse
d'un messager, que sa femme correspond avec un galant, Clitandre. Il s'en
plaint à son beau-père et à sa belle-mère;
mais Angélique n'a pas de peine à mettre les apparences de
son côté. Clitandre demande raison à George Dandin,
qui est obligé de lui faire des excuses. "Vous l'avez voulu, vous
l'avez voulu", se dit à lui-même George Dandin. Angélique
se rencontre avec Clitandre; George Dandin survient, avec ses beaux-parents,
pour la surprendre; mais elle feint de quereller et de battre son amant.
Enfin, Clitandre et Angélique vont jusqu'à se donner rendez-vous
la nuit au dehors. George Dandin ferme la porte derrière sa femme
et ne veut pas la laisser rentrer, malgré ses supplications, jusqu'à
ce que M. et Mme de Sotenville soient venus constater le flagrant délit.
Angélique fait semblant de se tuer, et, tandis que son mari, dupe
du stratagème, sort de la maison, elle y pénètre et
lui ferme la porte au nez. Quand M. et Mme de Sotenville arrivent, c'est
George Dandin qu'on accuse de désordre, d'ivrognerie, et qui doit,
à genoux, demander pardon à sa femme. Ce dernier épisode
est emprunté à un vieux tableau. Cette comédie, qui
contient tous les éléments d'un drame, nous frappe aujourd'hui
moins par son comnique que par ce que la situation morale y a de poignant,
et la critique sociale d'amer. (NLI). |
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