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Les
textes
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| Cantate,
petit poème fait pour être mis en musique, et composé
de récits et d'airs. Le récit expose le sujet, et l'air exprime
le sentiment que ce sujet fait naître. La cantate de Circé,
dans J.-B. Rousseau, est un beau
modèle du genre. En italien, Métastase a fait d'excellentes
cantates.
On donne aussi le nom de Cantate à
la musique composée sur un poème de ce nom. Les récits
y deviennent des récitatifs, et les airs des mélodies qui
portent le même nom. Dans plusieurs cantates, il y a trois récits,
et chacun d'eux est suivi d'un air, ce qui fait trois parties distinctes,
qu'on peut, à la rigueur, séparer l'une de l'autre. La première
sert à l'exposition du sujet, la deuxième présente
la scène principale, la troisième renferme la conclusion
et termine par des réflexions ou des sentiments plus animés.
Les premières pièces citées en Italie sous le nom
de cantates sont dues à Benoît Ferrari, de Reggio, et ont
été publiées à Venise La vraie cantate est à une seule
voix, et d'autres pièces auxquelles on a mal à propos donné
ce nom ne s'y rapportent ni pour le fond ni pour la forme. Ses caractères
principaux sont l'élévation de la pensée, l'expression
la plus vive dans les récitatifs, et la pureté la plus élégante
dans les mélodies, qui ne doivent pas être surchargées
de phrases parasites, mais rouler chacune sur une idée principale
habilement développée. La forme définitive de la cantate
parait avoir été fixée par Jacques
Carissimi et Alexandre Stradella. Elle fut portée à sa
perfection au XVIIIe siècle par
Alexandre Scarlatti, après lequel on peut citer Gasparini, Lotti,
Marcello, Emmanuel d'Astorga |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.