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Acta Diurna,
publica, urbana populi. - Sortes de chroniques journalières,
qui avaient pour objet de tenir les Romains en voyage au courant des nouvelles
de la ville. Jules César, lors de son premier
consulat, en 69, rendit cette publication régulière et officielle.
Ces journaux contenaient les actes officiels et aussi des renseignements
concernant la vie privée des citoyens. Une fois composé,
l'original était affiché; on en faisait de nombreuses copies
qui étaient envoyées dans les provinces avec l'autorisation
du préfet de la ville; le texte original se conservait dans les
archives publiques; il ne reste aucun fragment authentique de ces antiques
documents; les fragmenta Dodwelliana sont des falsifications du
XVe, siècle.
Les acta diurna populi ou urbis
sont distincts des acta senatûs ou patrum, appelés
encore commentarii senatûs ou actorum, recueils des
procès-verbaux du Sénat. Dans l'origine, on n'y consignait
vraisemblablement que les décisions prises; plus tard on y ajouta
un résumé des discussions, et les opinions des principaux
orateurs, y compris les discours des empereurs. C'est également
Jules César qui donna aux Acta senatûs
un caractère régulier et une complète publicité;
Auguste les supprima, et ils furent rétablis
après lui. Sous la République, le consul président
désignait les sénateurs chargés alternativement de
rédiger les Acta; les empereurs confiaient ce soin à
un sénateur de leur choix, aidé probablement d'actuarii.
Les Acta senatûs furent conservés d'abord dans le temple
de Cérès ,
plus tard dans le trésor de Saturne ,
ou dans les bibliothèques publiques, où l'on ne pouvait les
consulter qu'avec une autorisation spéciale. Peut-être aussi
des extraits étaient-ils rendus publics. (A. W.). |
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