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Zoïle,
sophiste
contemporain d'lsocrate (fin du IVe siècle
av. J.-C.), né, croit-on, à Ephèse
ou à Amphipolis .
ll est surtout fameux comme détracteur d'Homère,
dont il faisait profession d'expliquer et de commenter le texte; aussi
le surnomma-t-on «le Fléau d'Homère».
C'était peut-être le titre de l'ouvrage, en neuf livres, qu'il
avait composé sur les poèmes homériques, et où
il prenait un malin plaisir à dénigrer l'œuvre illustre,
à railler toutes les absurdités prêtées, soit
aux dieux, soit aux héros, à flétrir maint vice ayant
son maître aux cieux.
Conséquemment, le nom de Zoïle,
au rebours de celui d'Aristarque, est demeuré
proverbial pour désigner un interprète d'esprit étroit,
envieux et partial. Notons, d'ailleurs, que le trait essentiel de cette
critique mesquine était précisément de manquer, au
premier chef, de sens historique et critique, dans l'acception moderne
du mot. L'Antiquité répandit, sur le compte de Zoïle,
une quantité de fables. On prétendait, par exemple, que,
condamné à mort par le roi Ptolémée
Philadelphe, il avait été lapidé ou crucifié
par la multitude, enthousiaste du chantre d'Achille .
Outre le recueil précité
de remarques hypercritiques - et dénuées de critique - sur
Homère, on attribuait encore à Zoïle plusieurs études,
dont aucune n'est parvenue jusqu'à nous, notamment une Histoire
d'Amphipolis et une Histoire générale du monde jusqu'à
Philippe de Macédoine. (Victor Glachant). |
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