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Laruette
(Jean-Louis). - Acteur et compositeur né à Paris
le 7 mars 1734, mort à Paris le 10 janvier 1792. Il débuta
à Paris, à l'Opéra-Comique de la Foire, en 1752, dans
les rôles, d'amoureux, emploi qu'il ne tarda pas, malgré son
âge, à échanger contre celui des pères, dans
lequel il se fit remarquer à ce point qu'il y attacha son nom; on
sait, en effet, qu'aujourd'hui encore on désigne sous le nom de
« laruettes » les rôles de pères et de financiers
dans l'opéra-comique. Chanteur de goût, bien que doué
d'une voix médiocre, il était surtout comédien excellent,
plein de naturel et de vérité. Pendant les vingt-sept années
que dura sa carrière, il fit avec succès nombre de créations,
notamment dans le Diable à quatre, Blaise le savetier, Rose et
Colas, l'Ecole de la jeunesse, Tom Jones, Toinon et Toinette, etc.
Artiste instruit d'ailleurs, Laruette ne se contentait pas de chanter la
musique des autres, il en écrivait
lui-même d'agréable. Il donna ainsi à l'Opéra-Comique
: le Docteur Sangrado (1756); le Médecin de l'amour
(1738); Cendrillon (1759), et à la Comédie-Italienne
: le Dépit généreux (1761); le Gui de chêne
(1763); les Deux Compères (1772). Laruette prit sa retraite
en 1779 et se retira à Toulouse .
(Arthur Pougin). |
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Laruette (Mlle Villette,
épouse). - Cantatrice française, née vers 1740, morte
vers la fin du XVIIIe siècle. Elle
fut l'une des actrices les plus charmantes et les plus célèbres
de l'ancienne Comédie-Italienne. Elle débuta avec le plus
grand succès, le 9 septembre 1758, à l'Opéra-Comique
de la Foire, puis à l'Opéra, où elle se vit surtout
bien accueillie dans le rôle de Colette du Devin du village.
Sa voix, brillante et légère, manquait un peu de puissance,
et MIle Villette, an bout de trois ans, quitta l'Opéra pour entrer
à la Comédie-Italienne (1761). Elle y excita aussitôt
une sorte d'enthousiasme et y occupa bientôt une situation prépondérante.
Cantatrice exquise, elle devint rapidement une comédienne accomplie,
pleine de grâces, de charmes et de séductions, et pendant
l'espace de seize années se vit l'idole du public. Elle créa,
dans l'emploi des ingénues et des amoureuses, plus de quarante rôles;
il faut citer surtout : Rose et Colas, le Roi et le Fermier, Lucile,
la Fée Urgèle, les Deux Chasseurs et la Laitière,
l'École de la jeunesse, etc. Cependant, Mlle Villette, qui avait
épousé en 1763 son camarade Laruette, se vit obligée
par l'état de sa santé de prendre sa retraite en 1778. Elle
a été, on peut le dire, l'une des gloires de cet aimable
théâtre de la Comédie-Italienne, précurseur
et devancier de notre Opéra-Comique actuel. (Arthur
Pougin). |