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Chacornac
(Jean), astronome né à Lyon le 21 juin 1823, mort près
de Lyon en septembre 1873. D'une famille peu fortunée, il n'était,
en 1851, que commis dans un bazar de Marseille. Admis à fréquenter
l'observatoire de cette ville, il s'intéressa à l'astronomie,
fit dans cette science de rapides progrès et annonça le 13
mai 1852 une nouvelle comète (1852, II). Il s'adonna dès
lors complètement à l'étude du ciel, principalement
à la recherche des petites planètes comprises entre Mars
et Jupiter, et construisit à cet effet trente-six cartes des zones
voisines de l'écliptique, contenant toutes les étoiles jusqu'à
la 13e magnitude et composant les six premières
livraisons de l'Atlas des annales de l'Observatoire de Paris
(Paris, 1856-63, in-fol.).
Il découvrit ainsi à Marseille
: le 20 septembre 1852, un jour après de Gasparis,
Massalia (20); le 6 avril 1853, Phocéa (25); à Paris, où
Le
Verrier l'avait fait nommer astronome-adjoint (mars 1854) : le 3 mars
1854, deux jours après Marth, Amphitrite (29), le 28 octobre 1854,
Polymnie (33), le 6 avril 1855, Circé (34), le 12 janvier 1856,
Leda (38), le 8 février 1856, Laetitia (39), le 12 septembre 1860,
Olympia (59).
II se livra en outre à d'intéressantes
observations sur les comètes, le satellite de Sirius, les apparences
de la surface lunaire, et sur diverses nébuleuses spirales, dont
il donna d'excellents dessins exécutés avec le télescope
de 80 cm de Foucault. Il fit partie de la mission
envoyée en Espagne pour étudier l'éclipse de soleil
du 18 juillet 1860. Sa santé l'obligea malheureusement à
quitter en juin 1863 l'observatoire de Paris, où il avait été
nommé astronome titulaire en 1857, et il se retira à Villeurbanne.
Il s'y fit construire un petit observatoire, avec une lunette et un télescope
de sa fabrication, et y suivit avec assiduité les transformations
des taches solaires, qu'il attribua à d'incessantes éruptions
volcaniques. (Léon Sagnet).
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En
bibliothèque - Ses mémoires,
au nombre d'une quarantaine, sont relatifs pour la plupart aux astéroïdes,
aux comètes, aux nébuleuses, aux taches solaires, et ont
paru dans les Monthly notices of the astron. society (1851-73),
l'Astronomical Journal de Gould (1854),
les Comptes rendus de l'Acad. des sciences de Paris (1855-67), les
Astronomische
Nachrichten (1855-56), les Annales de la Soc. agric. de Lyon
(1864-65), les Mondes (1865-67), le Bulletin de l'Acad. des
sciences de Bruxelles (1867).
Revue
scientifique de la France et de l'étranger, 4 octobre 1813,
p. 334, Paris, 1873, in-8. - La Nature, 8 novembre 1873, p. 358;
Paris, 183, in-8. - L. Figuier, l'Année scientifique et industrielle,
1873; Paris, 1874, in-18, p. 549. - R. Wolf, Geschichte der Astronomie,
dans
le 16e vol. de Geschichte der Wissenschaften in Deutschland; Munich,
1877, in-8, pp. 689 et 746. - Annuaire du Bureau des longitudes pour
1887; Paris, 1887, in-8, pp. 148-152 et 201.
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