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Barbançois
(Charles Hélion, marquis de), agronome né le 17 août
1760 au château de Villegongis, près Châteauroux ,
mort le 17 mars 1822. Il fut d'abord lieutenant-colonel d'infanterie, puis,
au moment de la Révolution, s'enferma dans sa terre patrimoniale
pour se livrer tout entier à l'agriculture. Sa propriété
était située dans la partie du Berry
nommée la Champagne, rebelle à la culture des céréales
et ne produisant qu'une herbe fine et courte qu'il jugea favorable à
l'élève des moutons. Grâce à lui, il y eut bientôt
250 000 moutons dans la région. C'est alors qu'il importa le premier
dans le centre de la France les mérinos; cette importation lui réussit.
Il publia bientôt un Mémoire
sur les moyens d'améliorer les laines et d'augmenter les produits
des bêtes à laine dans le département de l'Indre
(Châteauroux 1804, in-8). En 1808, il publia un écrit tiré
à 25 exemplaires seulement et portant ce titre : le Rêve
singulier ou la nature comme il n'y en a pas (par M. de B. 1808). Puis
parut un Petit Traité sur les parties les plus importantes de
l'agriculture en France (Paris, 1812, in-12). En 1816, Barbançois
est le premier à évoquer l'organisation et la classification
du vivant en termes de filiation, c'est-à-dire de généalogie.
Son Observation sur la filiation des animaux, "de l'infusoire jusqu'au
au singe", paru sept ans après les travaux de Lamarck
est le premier manifeste proprement évolutionniste, au sens qu'imposera
Darwin.
Les éléments concrets sur lesquels reposait l'argumentation
de Barbançois était cependant beaucoup trop fragiles, voire
étranges, pour que ses idées aient eu à l'époque
le moindre impact.
Le marquis de Barbançois, en 1815,
approcha aussi de la vie politique et comme président du collège
électoral de l'Indre tenta, mais vainement, d'arriver à la
députation. Depuis cette époque ses travaux s'éloignent
de l'agriculture. Il publia entre autres : Lettre au président
de l'Académie des sciences (Paris, 1819, in-8), et les Majorats
dans la Chartre, réponse à Lanjuinais (1819, in-8). |
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