Baudelaire
1857 |
De ce ciel bizarre
et livide,
Tourmenté
comme ton destin,
Quels pensers dans
ton âme vide
Descendent? Réponds,
libertin.
- Insatiablement
avide
De l'obscur et de
l'incertain,
Je ne geindrai pas
comme Ovide
Chassé du
paradis latin.
Cieux déchirés
comme des grèves,
En vous se mire
mon orgueil,
Vos vastes nuages
en deuil
Sont les corbillards
de mes rêves,
Et vos lueurs sont
le reflet
De l'Enfer où
mon coeur se plaît. |
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